Je croyais avoir fait le tour du microcosme politique. Hélas, la pseudo gauche a détruit les quelques illusions que j'avais et maintenant, avec la nouvelle version du bull doser, je suis passé de sceptique à révolté ... Et plus je vieillis, plus je me révolte, plus je me révolte et plus j'ai des envies de révolution.
Comment redresser une entreprise en difficultés économiques ?
C'est l'histoire de l'avion "Concorde" et de son successeur.
Le supersonique mythique est sorti des hangars de Toulouse en 1967, son premier vol a lieu en 1969 et il obtient le certificat de navigabilité en 1975 (le 10 octobre).
En 1973, crise pétrolière aidant (déjà), les 74 commandes ou options sont annulées et seulement 20 appareils seront construits pour flatter l'ego des français et des anglais … et on passe à autre chose …
En 1999, airbus industries détermine les caractéristiques de l'appareil qui portera le nom d'A380. La commercialisation sous forme de pré commandes est lacée en 2000. Le premier exemplaire présenté début janvier 2005. Le premier vol a lieu en avril 2005 et la certification est obtenue en décembre 2006. On a été bien meilleurs que pour Concorde puisqu'il n'a fallu que 20 mois contre 6 ans pour aller du premier vol à la certification.
Le parallèle est notoire, 8 ans pour Concorde, 7 ans pour A380, crise pétrolière en 1973, la même en 2006. Seul un PDG autiste ne pouvait pas voir venir les difficultés…
Il y a plusieurs moralités à cette histoire:
- Le cocorico médiatique est pris, dans le monde, pour une crise de vanité ou de mythomanie des français.
- A vouloir être les meilleurs à tout prix, on a porté les efforts sur le prototype et pris des retards pour les livraisons des avions commerciaux.
- L'état a modifié des routes aux frais du contribuable, et accordé des dérogations de tous ordres pour le transport des pièces détachées de l'avion.
- Les retards ont entraîné des annulations de commande et les pénalités aidant, EADS se retrouve "dans le rouge".
Comment s'en sortir ?
Pour combler des déficits, il y a plusieurs méthodes:
1 – On réduit les dividendes des actionnaires au maximum, voire à zéro.
2 – On diminue les prix de vente et on fait un forcing commercial.
3 – On abandonne le projet qui creuse le déficit.
4 – On fait payer le personnel en licenciant à la pelle.
C'est la dernière solution qui a été choisie. En raccourci, on fait payer les erreurs de gestion de la direction aux employés des usines (par contre, on a viré le PDG avec un beau parachute … normal pour un avionneur).
Quant aux sous-traitants, commerçants et artisans des sièges d'usines condamnées, familles déplacées et parfois éclatées pour cause de chômage, on s'en fout éperdument, pourvu que les actionnaires soient contents.
Tous devant au cri de COCORICOUAC !!!!!!