Je croyais avoir fait le tour du microcosme politique. Hélas, la pseudo gauche a détruit les quelques illusions que j'avais et maintenant, avec la nouvelle version du bull doser, je suis passé de sceptique à révolté ... Et plus je vieillis, plus je me révolte, plus je me révolte et plus j'ai des envies de révolution.
Toujours plus de répression, tel est le credo dans notre Sarkozye bien-aimée.
La dernière en date ne concerne pas, comme on pourrait le penser, le retour des immigrés dans leurs pays d'origine comme ce charter d'afghans que l'on veut renvoyer dans leur pays en guerre au mépris des droits de l'homme et des conventions internationales. Au passage, je dirai que Notre Saigneur qui se prend pour le roi du monde se permet de donner le feu vert à une telle opération, comme s'il s'agissait pour lui de décider pour la terre entière. Plus ça va, plus j'ai l'impression que le petit se met en danger, sa tête enfle tellement qu'il va finir par marcher avec tant le poids l'aura retourné. Il apparaît comme un complexé qui a besoin de montrer qu'il existe par tous les moyens.
Je disais donc qu'à ma grande surprise, la répression supplémentaire ne touche pas les étrangers, mais nos petits élèves et nos collégiens. C'est la chambre haute, vous savez, le ramassis de vieux à qui il ne manque que le poudrage et la perruque grise frisée pour ressembler aux Lords de sa grincheuse majesté british, le Sénat, qui a eu la lumineuse idée de voter un texte interdisant les portables dans les écoles et collèges. En d'autres termes, pas de portable avant le lycée, ceci au nom du principe de précaution.
L'expression me laisse pantois, les croulants du Sénat l'utilisent pour interdire le portable avant le lycée mais n'abordent pas les risques hors des établissements. On a donc la preuve, s'il en était besoin, qu'on a affaire à un projet de loi circonstanciel, comme c'est devenu l'habitude avec la droite et particulièrement depuis 2007. Il est notoire que le fait que soit sorti un sondage indiquant que 73% des enfants utilisent leur portable à l'école et plus spécialement en classe, a poussé les vieux à voter un texte totalement inepte et surtout inadapté à la situation, mais qui peut satisfaire le français moyen abruti de médias téléguidés.
Certes, le texte doit encore passer devant l'Assemblée Nationale, mais gageons qu'il se trouvera encore une majorité de godillots fascistes pour le voter et peut-être l'amender pour qu'il soit encore plus répressif. Pourtant, le Château singulier et NKM la toute nouvelle maman, ont déclaré "qu'il fallait bannir ces appareils pendant le temps scolaire mais ne pas les exclure des cartables puisqu'ils servent de lien entre parents et enfants après les cours, surtout dans le cas des familles recomposées" (on se demande bien pourquoi celles-là justement).
Mesdames et messieurs les sénateurs, madame et monsieur les sinistres, la liberté, je vous le rappelle puisque vous semblez l'avoir oublié, n'est pas infinie, elle s'arrête exactement où commence celle du voisin. Ce précepte est vieux comme la République (mais c'est vrai que nous n'y sommes peut-être déjà plus), il induit que cette liberté a des limites qu'il ne faut pas franchir, mais entre ces limites et la répression, existe tout un monde que vous bâtissez de toute la hauteur de votre arrogante ignorance.
Voici donc ce que je vous propose, moi, pauvre petit citoyen de la classe de ceux que vous dédaignez à défaut de les haïr :
Laissez les portables dans les cartables des enfants, qu'ils soient ou non dans les lycées, et installez des brouilleurs d'ondes dans les écoles, les collèges, les lycées, même les facs et les grandes écoles et votre but sera atteint de ne plus voir les jeunes se servir de cet appareil qui, effectivement n'a rien à faire dans les salles de classe où ils perturbent les cours et l'utilisateur lui-même, pas plus que dans la cour de récréation où il est à l'origine de vols, de conflits entre élèves, de racket et de litiges avec les professeurs.
Ainsi, dès la sortie, les enfants pourront joindre leur famille, se disputer le dernier Nokia et même s'inonder d'ondes néfastes, mais là, ce sera uniquement de la responsabilité des parents. Vous qui êtes les premiers à fustiger la démission des parents, redonnez-leur un peu de responsabilité car n'oubliez pas que si un problème survient dans l'école à cause d'un portable, c'est l'enseignant que les parents rendront immanquablement responsable et vous serez à nouveau les premiers à critiquer les agissements du prof.
De toute manière, vous êtes toujours les premiers, pour critiquer, proposer des lois liberticides, réagir aux sondages même bidonnés, et vous n'êtes pas les derniers pour pondre des âneries réactionnaires, mais vous êtes bien les derniers à utiliser les moyens modernes. C'est normal, vous êtes trop vieux pour comprendre, ce qui vous rend aussi utiles que le préservatif chez un eunuque.