Je croyais avoir fait le tour du microcosme politique. Hélas, la pseudo gauche a détruit les quelques illusions que j'avais et maintenant, avec la nouvelle version du bull doser, je suis passé de sceptique à révolté ... Et plus je vieillis, plus je me révolte, plus je me révolte et plus j'ai des envies de révolution.
Hercule ! Tu as dû en baver avec tes douze travaux.
Nous, on en a réalisé seulement cinq ou six, certainement les plus simples et nous voilà sur les rotules, mais il ne s'agit que de fatigue physique, car pour le côté moral, on est de retour avec du 230 volts dans les neurones.
Donc, bonjour à toutes et à tous nos aminautes, amis pas nautes et nautes pas amis, le couple de sécateurs des politiciens droitiers est de retour, le couteau entre les dents et une paire de ciseaux à chaque main.
Pour notre retour, j'ai fait un petit come-back sur les huit jours qui viennent de s'écouler et j'ai tellement trouvé de choses machiavéliques, de rodomontades, de fanfaronnades à raconter ou dénoncer que j'ai pris la décision de redonner une analyse de la situation de notre bonne mère patrie au temps du sarkozysme déliquescent, soit : maintenant.
Une fois n'est pas coutume, je commencerai par la conclusion liée à mon propos :
-"Il faut éradiquer le sarkozysme au plus tôt pour éviter une catastrophe sociale et financière de grande ampleur."
Entre 1199 et 1215, on a connu l'Inquisition organisée par les intégristes de l'église catholique, plus tard, beaucoup plus tard, sont venus les intégristes de toutes les religions qui, au nom d'un dogme plus ou moins arrangé à leur faveur, ont détruit tout ce qui pouvait aller dans le sens du progrès et du développement humain.
Aujourd'hui, il existe encore de par le monde quelques illuminés qui continuent à sévir au nom d'un Dieu qu'ils prétendent être les seuls à comprendre et dont ils interprètent des idées ou des pensées qu'ils ne peuvent même pas vérifier.
La France, dans ce domaine, est aujourd'hui bien nantie. Elle a son propre dieu qui dicte son dogme et possède une horde de prêtres du plus grand au plus petit, du penseur à l'exécutant, de l'obséquieux à la carpette, tous plus intégristes les uns que les autres. Ce dogme porte un nom : le sarkozysme.
A la différence des religions, ses adeptes n'ont pas l'excuse de ne pas connaître le dieu puisqu'il est vivant, ils n'ont pas non plus le handicap de la transmission de la parole puisqu'elle est quotidiennement reprise par ses apôtres dans les médias, quand ce n'est pas lui qui l'apporte en des lieux et devant un auditoire bien choisi et sélectionné pour qu'aucune contradiction ne se fasse jour car l'inconvénient d'un dieu vivant, c'est qu'il peut s'exposer à une opposition d'idées risquant de mettre son dogme à mal.
Cette "religion", avec ses apôtres intégristes qui agissent vicieusement par le biais de scoops énormes lancés à la cantonade, dans l'espoir que les "ouailles" seront heureuses de ne voir se réaliser qu'une partie de ces scoops. Une manière de mettre un peu de sirop pour faire passer une potion amère sans que ceux qui l'absorbent se rendent compte de son arrière goût de merde.
Les religions, que l'on soit croyant ou non, ont le mérite de reposer sur un fondement basé essentiellement sur l'entraide, la paix, la justice et la fraternité, ce qui exclut de facto les intégristes de tout poil qui prétendent détenir "la" vérité, celle de leur interprétation.
Le sarkozysme, lui, est basé sur le contraire des religions classiques : l'égoïsme, la haine de l'autre, l'injustice et la jalousie. Son gourou s'évertue à attiser tous ces sentiments (ou ces non sentiments) soutenu par ses apôtres intégristes qui amplifient les reniements qu'il organise dans son petit milieu où des initiés le conseillent dans le sens qu'il souhaite. On brosse la bête dans le sens du poil, ça permet de vivre grassement à ses dépends.
Comme pour tous les intégrismes, il est plus que jamais indispensable de mettre fin à cette "religion" de la personnalité qui s'installe peu à peu avec l'aide et les bonnes grâces des médias dont la télé est le porte drapeau.
Pendant ces huit jours, on a assisté à des énormités proférées pas la bande sectaire du petit dieu.
La loi Carle sur la mise en exergue de l'enseignement privé par rapport au public, les Sarko jouent au couple sympa sur le net, votation pour le maintien de la Poste en service public raillée par les minus de service de la Sarkozye, interdiction des déguisements, payer les élèves pour qu'ils aillent en cours, présentation du budget antisocial pour 2010, annonce mensongère pour le RSA des jeunes, nomination d'un copain chez EDF, voici quelques régalades que nous a concocté le mini dieu talonné, mais il s'est bien gardé de mettre en exergue le vingt quatrième suicide à France Télécom où on a choisi un fusible dont je rappelle qu'il a un supérieur hiérarchique nommé par l'Etat.
Voilà ce que devient notre pays sous le joug d'un homme dont les structures même du parti qui l'a adoubé sont à sa discrétion et qui, par cela, se permet d'agir exactement comme certains dirigeants de pays émergeants qu'il ne se prive pas de critiquer.
Il est vital, à la première occasion, de mettre un coup d'arrêt à toute cette mascarade faite de mensonges (comme les ventes d'avions à Kadhafi ou au Brésil), de dépenses somptuaires (voir la presse allemande), et de conférences organisées avec des figurants (voir la sélection des spectateurs par la taille). On ne peut plus continuer à être gouverné par une équipe vouée au seul bien être d'une personne et à l'affût du moindre de ses caprices enfantins.
La France mérite mieux quoique, pour l'instant, elle n'a que ce qu'elle mérite puisque c'est ce que, démocratiquement, elle a choisi.