Je croyais avoir fait le tour du microcosme politique. Hélas, la pseudo gauche a détruit les quelques illusions que j'avais et maintenant, avec la nouvelle version du bull doser, je suis passé de sceptique à révolté ... Et plus je vieillis, plus je me révolte, plus je me révolte et plus j'ai des envies de révolution.
Vous saviez que ces deux derniers jours avaient lieu au Touquet les journées parlementaires de l'Union des Minus Puants ? Oui, l'ancien Ramassis de Petites Raclures, vous voyez, ces godillots, bénis oui oui, et autres ravis de la crèche qui hurlent contre les coutumes établies par leurs chefs bien aimés voire vénérés lorsqu'ils sont dans leurs circonscriptions et qui courbent l'échine et s'aplatissent devant ces mêmes chefs. Des invertébrés en quelque sorte qui rampent devant leur saigneur en attendant qu'il leur flatte l'ego.
Il parait qu'ils ne sont pas tous d'accord sur la fiscalisation des indemnités pour accidents du travail, qu'ils ergotent contre les phrases assassines de Sark Ubu qui déclare coupables les prévenus à propos de Clearstream (en français, courant d'eau claire … tout un programme) et que les plus savants regrettent que leur idole à hauts talons traite le CO2 de destructeur de la couche d'ozone. Ca, c'est ce qui se raconte dans la cour de récré du rassemblement, mais la vérité est toute autre. On a mis en place une tribune du haut de laquelle, de toute la hauteur de son incompétence, le Fion est venu dicter les divers caprices et volontés du petit absent retenu au G20 (qui pourrait être un Grand Vin, mais il ne boit pas d'alcool … qu'il dit … sauf avec Vladimir).
Dans un discours aussi plat que l'encéphalogramme d'un lombric, le Fion n'a fait que raconter les aventures du Roitelet, se gardant bien de prendre une initiative qui ne soit auparavant estampillée Naboléon. On a eu droit à l'obligation de cohésion de la majorité autour du gouvernement pour soutenir les initiatives du Président Nicolas Sarkozy (vous remarquerez que tous les vassaux de Sarko utilisent le même dialecte qui veut que la fonction de Président soit suivie de son prénom et de son nom, mais jamais de sa particule ni son titre de noblesse). On a assisté au "remontage de bretelles" dont a été gratifié le Co Pet pour avoir insinué que le gouvernement devrait désormais passer par les volontés ses dépités. Diable ! C'est qu'il voudrait se démarquer de la file des oies ce blanc bec, il aimerait que "SA" formation politique au sein de l'Assemblée Nationale, dise le quoi et le comment, de la vie politique du pays ! Mais il se prend pour qui l'ambitieux ? Il n'y en a qu'un seul, un vrai, un unique, un bon, un excellent, un phénix, LE guide tout puissant, notre Saigneur Naboléon. Seul, il a droit aux honneurs, seul, il a droit à l'image permanente, seul, il peut décider ou renier, et que personne ne s'avise de l'imiter, de penser même à l'imiter sans craindre les foudres de son courroux.
Le Fion a quand même apporté une note gaie dans ce rassemblement de tristes sires. Il annonce la taxe carbone à 1 centime par litre pour les agriculteurs et les pêcheurs avec une compensation intégrale dès le mois de janvier 2010, sous prétexte qu'ils ne peuvent répercuter l'augmentation du gazole dans leurs prix. Ah, il les chouchoute ces voix qui mettent la droite au pouvoir à chaque élection !
Et, Fion ! Et le représentant de commerce, le salarié qui se rend à son travail (et qui risque l'accident), le retraité qui se rend à la poste en ville parce que celle de son village a fermé, le papa qui doit conduire ses enfants à l'école du village à côté parce que votre sinistre de l'éducation a fait fermer une classe chez lui … tu leur fait à combien le kilo de CO2 ? A prix d'ami peut-être. Et les vaches qui pètent et qui détruisent la couche d'ozone autant que cent personnes chacune, comment vous les taxez ? Au litre de lait ?
Eh, monsieur le viseur de la mairie de Paris, les porcs élevés en batterie en Bretagne, à l'origine d'algues toxiques qui libèrent un gaz mortel, tu les taxes, ou tu taxes les éleveurs ?
Décidément, toute cette bande d'incapables ne comprendra jamais rien aux besoins et aux aspirations du peuple, à moins qu'il s'agisse de riches ou d'agriculteurs dont je rappelle que les bienfaits de l'état vont aux gros et pas aux petits producteurs.
Et pour les déplacements de ton mètre ? Dis nous, Fion, à combien tu évalues le coût de la taxe au litre de kérosène ?
Et moi, grand pêcheur devant l'éternel, qui ai beaucoup pêché dans ma vie, à combien tu le ma fais la taxe, dis, Filon ?... Allez, un effort, 1 cent le kilo …