Je croyais avoir fait le tour du microcosme politique. Hélas, la pseudo gauche a détruit les quelques illusions que j'avais et maintenant, avec la nouvelle version du bull doser, je suis passé de sceptique à révolté ... Et plus je vieillis, plus je me révolte, plus je me révolte et plus j'ai des envies de révolution.
Ce soir, je serai assez bref, je vous conterai l'histoire d'un mec, pas celui de Coluche, qui s'est endormi à son volant en se rendant à son travail et s'est fracassé, avec sa Twingo, contre le mur central d'une quatre voies.
Il était trois heures quarante cinq et il partait assurer son poste pour la cinquième fois consécutive dans la semaine.
L'été, voyez-vous, il est assez difficile de s'endormir le soir à cause de la chaleur et des bruits de la rue, et c'est pire encore si on espère une sieste réparatrice. Ce monsieur avait dormi environ 4 heures par jour depuis la première matinée qu'il allait assurer.
En pleine ligne droite, le sommeil l'a emporté sur la grosse dose de café qu'il avait ingurgitée à la va-vite sur le coup des trois heures pour être à l'heure lors de la relève du camarade de nuit, et vlan ! Multiples fractures des jambes et des bras, traumatisme crânien et enfoncement de la cage thoracique, la totale.
Désincarcéré et conduit à l'hôpital, on a appris à sa famille qu'il s'en sortirait pour les fractures mais qu'il resterait certainement des séquelles motrices à cause du traumatisme crânien. En effet, aujourd'hui, le monsieur, marche, se sert de ses bras mais il a de grosses difficultés d'élocution et souffre d'amnésie partielle et de violentes migraines.
On lui a constitué un dossier accident du travail, car ne l'oublions pas, les accidents de trajet pour se rendre sur son lieu de travail sont considérés comme accidents du travail. Depuis, il perçoit des indemnités journalières qui lui permettent de vivoter avec sa famille dont l'épouse, heureusement, travaille à mi-temps.
Pourquoi donc vous relater cette histoire somme toute assez banale puisque ce cas n'est pas rare ? Tout simplement pour illustrer le mauvais coup qu'est en train de nous concocter la cour du roi petto, le locataire en CDD de l'Elysée.
Ces messieurs au grand cœur (ou chœur comme vous le sentez), sous la conduite de l'inénarrable Co Pet veulent, dès 2010, fiscaliser les indemnités journalières versées par la Sécu à ce brave homme à moitié déglingué, et le sinistre du budget Beurgh est, semble-t-il en accord parfait avec l'ambitieux de service au prétexte que c'est une manne qui rapporterait 150 millions d'euros pour le comblement du trou de la ces cul.
Il a du culot ce Beurgh qui déclare que les indemnités sont un revenu qui remplace le travail et donc doivent être fiscalisé comme revenu du travail. Il s'agirait pour lui d'une mesure de justice qui permettrait de mettre le travail en avant. Il nous prend vraiment pour des cons.
Pourquoi ne fiscalise-t-il pas les revenus de la totalité des placements financiers, quels qu'ils soient qui remplacent le travail pour une grande majorité de rentiers ?
Et si l'on suit son raisonnement jusqu'au bout, donc jusqu'à l'absurde, l'accidenté du travail dont je parle plus haut a beaucoup de soucis à se faire car il va certainement payer des impôts (pardon, être fiscalisé) sur la pension qu'il percevra car il est évident qu'il ne pourra plus jamais travailler.
C'est reparti, la chasse aux avantages sociaux est à nouveau ouverte, pourvu que le canon du fusil qui va leur tirer dessus se replie à 180 degrés au moment où le chasseur appuiera sur la queue de détente.
Doré de l'avant, il vous est pratiquement interdit d'avoir un accident du travail, en tout cas, ne comptez pas sur lui pour éviter le paiement des impôts. Si toutefois, la mésaventure vous arrive, réclamez un capital à la place des indemnités et devenez rentier éventuellement en fauteuil roulant ou mourez, vous rendrez servis à la Nation.
En France, si les cons volaient, notre exécutif serait fait de chefs d'escadrilles et le législatif comporterait une majorité de charognards.
Au moment où le gouvernement décide de laisser en paix les niches fiscales, c'est une œuvre de charité que d'imposer les pensions d'accidentés du travail.
J'ai dit charité ? Non, chat irrité.