Je croyais avoir fait le tour du microcosme politique. Hélas, la pseudo gauche a détruit les quelques illusions que j'avais et maintenant, avec la nouvelle version du bull doser, je suis passé de sceptique à révolté ... Et plus je vieillis, plus je me révolte, plus je me révolte et plus j'ai des envies de révolution.
Il est à la fois ancien et nouveau ministre. Avant les municipales, il était assis sur un strapontin du gouvernement Fion, secrétaire d'état chargé de l'outre mer, mais depuis le dernier remaniement, il a obtenu une selle biplace de moto, ministre chargé de l'industrie auprès de Cricri La Garde. Pas un fauteuil, il ne faut pas déconner non plus, tout au plus une chaise à peine rembourrée.
Vous l'avez deviné, c'est du motodidacte Estrosi dont il s'agit.
Comme il est mini ministre de l'industrie, activité pratiquement disparue en France, il lui faut se mettre en valeur par tous les moyens et actuellement, les occasions ne manquent pas avec tous les plans sociaux et leur cortège de séquestrations de patrons et de menaces de destructions. Il a donc choisi de rouler les mécaniques avec les New Fabris qui demandaient 30 000 euros et pour lesquels il en a obtenu 11 000 "parce qu'ils ont besoin de se remettre au travail" découvre-t-il.
Eh oui! Il est devenu tellement "social" que son nouveau surnom est "ministre des ouvriers". Si ça continue, on va le retrouver en col Mao en tête des manifs pour réclamer le retour aux 35 heures, la retraite à 55 ans et les remboursements sécu à 100%. Il a effectué un virage à 180 degrés, en quelques sortes un tête à queue (c'est comme ça qu'il risque de se retrouver avec la tête dans le cul), c'est fréquent chez les motards de compétition me direz-vous, sauf que là, il ne s'agit pas de moto.
Petit historique des exploits politiques d'Estrosi :
- Fin 1991, dépôt d'un projet de loi pour le rétablissement de la peine de mort.
- 1994, il considère que les assassins d'enfants doivent purger une peine de perpétuité réelle pour rester en prison vu que c'est là qu'ils sont le mieux.
- Novembre 1998, hostile au PACS, il demande à ce que ne soient pas sacrifiés 200 ans d'histoire pour faire plaisir à quelques uns.
- En 2003, il demande l'augmentation de la limitation de vitesse sur autoroutes à 150 km/h eu égard à la qualité du réseau autoroutier et au renforcement de la sécurité des véhicules.
- Février 2008, remise en cause du droit du sol notamment à Mayotte alors qu'il est secrétaire d'état à l'outre mer.
- Il réclame, avant 2010, le retour en France des cendres de Napoléon III.
Si l'on rajoute à ce palmarès les quelques casseroles plus ou moins attachées à ses basques comme l'affaire du golf de Nice, le magouilles des balcons du Mercantour ou le voyage en jet privé à New York pour pouvoir assister à un apéro à l'Elysée, nous voilà devant un élu pour le moins enclin à faire du social.
C'est vrai qu'il n'a pas de scrupules. Après avoir démissionné lors des municipales pour se consacrer à sa ville de Nice, il est revenu manger au râtelier du gouvernement et lorsqu'un journaliste du canard lui a posé la question suivante :
- "Le chef de l'état vous a demandé d'être toujours à 200%, comment allez-vous faire pour gérer en plus la ville de Nice ?"
Réponse du motodidacte :
-"Je peux être à 300%".
Voyez-vous, ça ne s'invente pas, un cyclomoteur à la vitesse d'un dragster, c'est de l'Estrosi pur jus. En tout cas, j'espère qu'il met un casque, ça empêchera sa tête d'enfler.