Je croyais avoir fait le tour du microcosme politique. Hélas, la pseudo gauche a détruit les quelques illusions que j'avais et maintenant, avec la nouvelle version du bull doser, je suis passé de sceptique à révolté ... Et plus je vieillis, plus je me révolte, plus je me révolte et plus j'ai des envies de révolution.
Il est revenu d'Italie, il a assez vu de ruines comme ça. Ses quartiers chez les pauvres de Deauville, La Baule, Royan, Biarritz, Cannes ou Nice étaient susceptibles de lui faire passer la compassion obligatoire de L'Aquila.
Il aurait aimé se choisir un petit coin en amoureux avec Carlita, juste avec 50 paparazzi et 100 journalistes, mais voilà, la mama en a décidé autrement.
Notre mètre est donc allé faire le plein d'affection chez maman en vacances à Royan, en prenant bien soin de se déplacer incognito à part 15 à 20 journaux qui avaient été prévenus. On lui a organisé une petite réception sur une place de la ville avec l'aimable collaboration d'une cinquantaine de membres UMP en tenue de plage avec leurs enfants en maillots de bain pour que ça fasse plus spontané. Il a été demandé aux caméras de télévision de filmer à hauteur de têtes pour rendre un effet de foule et permettre à la journaliste de LCI d'expliquer que Nique ola avait pris "un bain de foule". Une toute petite douche, oui. Regardez le début du reportage et mesurez la foule qui se presse autour de la voiture, tous ces beurs, tous ces blacks encapuchonnés, mais surtout toute cette bande de gros bras du service d'ordre d'un président au courage exemplaire qui, en son temps s'était proclamé sauveur d'enfants d'une maternelle contre la folie d'Human Bomb que l'on a flingué pour éviter peut-être qu'il raconte son entrevue avec Nico de Neuilly. Quand je vois le courage qu'il déploie aujourd'hui avec des déplacements en masse de forces de l'ordre et un service d'ordre archi musclé, je doute.
Mais, revenons-en au sujet. Notre Santon s'est donc rendu au repas donné par maman en l'honneur de ses 50 ans de vacances dans la pauvre ville de Royan parmi les 110 invités dont les frérots désargentés : Guillaume délégué général du groupe Malakoff – Médéric, président de Monde Prévoyance (fonds de pension et retraites par capitalisation) et François, chirurgien, Vice président de Bio Alliance Pharma (spécialiste des maladies infectieuses opportunistes).
L'histoire ne dit pas si le petit demi frère (non pas 50 centimètres), l'américain, ancien numéro 5 des noueurs de deal à Wall Street, membre de la direction de CARLYLE (fonds de pension et gestion des fortunes de Bush et … Ben Laden …) était présent à la sauterie maternelle vu qu'il n'est pas utérin.
Vous aurez noté au passage le clin d'œil sarkozyen aux retraites par capitalisation et aux "maladies infectieuses" comme la grippe. De l'argent en perspective pour la famille sur les conseils du nain.
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A la suite de la visualisation de cette vidéo, la chanson "La Foule" m'a inspiré.
Je revois la ville morte et désertique
Avec juste trois pelés en bikini
Et j'entends, venues de loin, plein de critiques
De chômeurs et retraités qu'on a bannis
Et paumé, avec Carla sur cette place
Malgré le rassemblement des encartés
Je souris nerveusement mais ça m'agace
Qu'il y ait si peu de monde à mes côtés.
Délaissé par la foule, malgré toutes mes magouilles
Je précise aux caméras prenez l'image au ras du sol
Ca donne l'impression qu'autour de moi la foule grouille
Je suis content de moi et je souris tout comme un gogol
Avec les vingt personnes qui m'entourent et qui caquettent
Ca suffit pour que la presse me voit dans un bain de foule
Et je serre des mains haut perché sur mes talonnettes
Pendant que ma Carla esquisse son sourire de poule.
Pour mémoire, les vraies paroles
Je revois la ville en fête et en délire
Suffocant sous le soleil et sous la joie
Et j'entends dans la musique, les cris, les rires
Qui éclatent et rebondissent autour de moi
Et perdue, parmi ses gens qui me bousculent
Etourdi, désemparé, je reste là
Quand soudain, je me retourne, il se recule,
Et la foule vient le jeter entre mes bras.
Emporté par la foule, qui nous traîne, nous entraîne
Ecrasés l'un contre l'autre, nous ne formons qu'un seul corps
Et le flot sans efforts nous pousse enchaînés l'un et l'autre
Et nous laisse tous deux épanouis enivrés et heureux.
Entraînés par la foule qui s'élance et qui danse
Une folle farandole nos deux mains restent soudées
Et parfois soulevés nos deux corps en lacés s'envolent
Et retombent tous deux épanouis enivrés et heureux.