Je croyais avoir fait le tour du microcosme politique. Hélas, la pseudo gauche a détruit les quelques illusions que j'avais et maintenant, avec la nouvelle version du bull doser, je suis passé de sceptique à révolté ... Et plus je vieillis, plus je me révolte, plus je me révolte et plus j'ai des envies de révolution.
Vous avez dit solidarité ?
Ce mot, à lui seul nous parle d'une actualité brûlante savamment diluée dans les médailles olympiques et la Sécurité Sociale d'Obama par les médias nationaux à l'écoute attentive du pouvoir.
Ce mot comporte un début "SOL" de solitude et une fin "ITE" qui donne congé. On pourrait donc penser à la fin de la solitude, mais hélas, les seules lettres qui sont retenues constituent le centre du mot "DAR" qui évoque la blessure, la piqûre, le meurtre. Notre pays est donc en train d'interpréter ce mot comme la mort de la fin de solitude, en d'autres termes, le retour à la solitude, donc l'abandon de l'entraide. Et les preuves nous arrivent en foule justement dans cette période d'heures sombres pour la société et ses acquis. Je sais que ce mot "acquis" révulse et hérisse le poil de tous ces petits bourgeois de droite qui se prennent pour ce qu'ils ne pourront jamais être : des citoyens réfléchis. Tous ces minus qui prétendent à l'instar de leur idole macro présidentielle qu'il faut remettre en cause justement ces acquis pour mieux réformer le pays. Certes, comme j'ai eu l'occasion de le dire, réformer est nécessaire à l'adaptation de la société au siècle dans lequel elle vit, mais adapter ne veut pas dire reculer et il n'est nul besoin de prendre en exemple les pires choses qui se font "ailleurs" pour justifier les exactions sociales de nos gouvernants. Que se passe-t-il aujourd'hui ?
Tout d'abord, on a les retraités dans la rue, et ils ont bien du mérite car ce ne sont pas les journaux télévisés qui les ont informés sur la tenue des manifestations de ce jour. Ils sont dans la rue pour demander à notre gouvernement de fantoches un permis de vivre plus décemment et si possible plus longtemps. A l'heure des largesses de notre souverain à l'égard de l'étranger et des marchands d'armes qu'il fait travailler en expédiant toujours plus de chair à canons dans des lieux où notre présence n'est nullement indispensable, nos retraités crèvent de faim et sont obligés d'abandonner les mutuelles qu'ils ne peuvent plus payer. Elle est belle la solidarité telle que nous la montre notre exécutif ! Il a d'autres soucis que celui de veiller sur les anciens, ceux-là même qui apportent une grande partie des voix de la droite sarkophile. Des manifs, ils peuvent en faire autant qu'ils veulent les vieux, nabot et ses boys n'en ont rien à secouer. 674 euros par mois pour cette dame qui nous a gentiment expliqué ce midi qu'une fois le loyer et la nourriture réglés, il ne lui reste plus de quoi se payer un loisir type cinéma ou théâtre, ou cet autre monsieur qui se considère comme privilégié avec ses 1300 euros par mois mais qui vient manifester parce qu'il pense à ses petits enfants. Cette dame enfin qui vient de prendre une retraite bien méritée et passe du jour au lendemain de 1600 à 1096 euros par mois…
Et l'autre tordu qui veut faire travailler les gens plus longtemps, on sait pourquoi : il y aura de moins en moins de vieux et de plus en plus de morts et ceux qui cotiseront encore permettront de … de rien du tout parce qu'ils seront de moins en moins nombreux puisque les boites ferment à tour de bras créant des chômeurs âgés en plus des jeunes qui arrivent sur le marché de l'emploi … mais, chut ! Ce n'est pas la même caisse, chômeurs et retraités ne sont pas payés par les mêmes instances. Et d'un !
Autre solidarité notoire, celle des syndicats de TOTAL.
En voilà des lèche-cul, ils prennent le train de la grève en marche, suivent les ouvriers de toutes les raffineries qui, par solidarité avec Dunkerque, ont voulu se mettre à l'unisson de leurs camarades du nord dans un mouvement de défense de leur outil de travail, pour enfin commander la reprise (suspension qu'ils appellent ça) en larguant les ouvriers de la raffinerie nord. C'est beau la solidarité dans ce sens, ils ont obtenu que les autres établissements que Dunkerque ne fermeraient pas dans les 5 ans et ça suffit à leur bonheur quant aux camarades touchés dans l'immédiat, on les largue. On conserve notre boulot : ils n'ont qu'à se démerder … le "DAR" de solidarité.
Eh ! Les gars, il ne vous est jamais venu à l'esprit que sans fermer une raffinerie on peut en réduire le personnel de façon drastique et mettre à la porte l'équivalent de deux ou trois sites ? Et si vous faisiez partie de la prochaine charrette des vidés ? Ca vous ferait quoi d'avoir appelé à la reprise ? Des regrets seulement ou des remords ?
Et pendant ce temps là, fidèle à son incorrigible tendance au n'importe quoi, le PS nous envoie des signaux qu'il voudrait en morse mais qui sont en bègue. Ils sont solidaires de leur tête de liste du Val d'Oise, trouvent des raisons valables à la nomination d'un des leurs au Conseil d'Etat, comprennent la collusion d'un ancien avec Sarko pour le Conseil Constitutionnel et excluent les amis de Frêche au prétexte qu'ils sont restés sur la liste de celui-ci pour qui on veut monter une cabale dans le but de déstabiliser Ségolène Royal. Comment voulez vous monter dans un voilier dont la barre suit le mouvement des vagues sans tenir compte de la direction du vent.
Finalement, ces rigollots du Parti Simpliste, finiront par donner raison à Sarko qui veut être leur Directeur des Ressources Humaines. La solidarité, au PS, c'est une affaire de courant mais il s'agit probablement de courant alternatif.
Finalement, j'ai une suggestion quant au mot "solidarité". Prendre en considération le "AR" symbole d'Aller et Retour et lire le reste …. "Solidité".