Je croyais avoir fait le tour du microcosme politique. Hélas, la pseudo gauche a détruit les quelques illusions que j'avais et maintenant, avec la nouvelle version du bull doser, je suis passé de sceptique à révolté ... Et plus je vieillis, plus je me révolte, plus je me révolte et plus j'ai des envies de révolution.
Une fois n'est pas coutume, je ne vais pas tirer sur le pianiste, il est tellement insignifiant que je risquerais de le rater, je vais tirer sur l'ambulance tout en essayant d'épargner les blessés qui sont à l'intérieur.
Dans notre pays, le sport national consiste à donner des leçons en tout genre. Nous sommes politiquement entourés de "il faut" et "y a qu'à", parfois même de "je veux" ce qui est d'autant plus farfelu.
J'ai donc voulu faire ressortir ce travers qui touche le PS tout autant que la cacophonie des ego qui pollue une image déjà difficile à décrypter.
Voici donc la lettre que j'adresse à la camarade Martine Aubry pour lui rappeler que les citoyens de base sont là et ont des idées, voire des convictions dont elle devrait imposer les grandes lignes au parti dont elle est première secrétaire en titre.
Madame Aubry, chère camarade,
Je ne suis qu'un élément du peuple de gauche, ce peuple que attend des dirigeants de partis comme le votre, à la fois une réponse à ses préoccupations essentielles et une exemplarité qui semblent vous faire défaut.
Je me permets cette intervention car je ne suis encarté dans aucune formation, ce qui me permet de rester un électron libre, libre de mes choix, libre de mes critiques et surtout libre de ma voix lors des scrutins locaux et nationaux. Je dois même vous avouer que ma voix ne peut aller au PS que dans le cadre de la discipline républicaine, en tout cas pour l'instant, ceci pour vous persuader qu'aucun "courant" ne guide ma pensée.
Que, comme toujours, le PS, mosaïque d'idées, soit un trait d'union balançant entre gauche et centre, n'est en soi que le reflet d'un débat normal d'idées entre courants qui forment un parti démocratique et il n'est rien là que de normal. Par contre, que quelques égocentriques, pour mieux imposer leurs vues et par besoin d'exister, se sentent obligés de détruire les idées de leurs camarades, me parait intolérable et indigne d'une famille, si tant est que l'on puisse encore appeler ainsi le PS.
Il vous appartient, me semble-t-il, de mettre de l'ordre dans tout ce remue-ménage quitte à exclure les fauteurs de trouble, cela vous rendra plus "lisibles" et surtout plus crédibles.
Pour mieux illustrer le problème de crédibilité, je prendrai le dernier exemple en date des dissonances qui arrivent aux oreilles des citoyens.
Tous les caciques du parti se sont retrouvés autour d'une critique du chef de l'état lorsque celui-ci a fait fi de la présomption d'innocence déclarant coupables par avance Dominique Colonna ou Dominique de Villepin. (C'est peut-être le prénom qui le hérisse tant). J'ai approuvé sans réserve cette prise de position citoyenne et conforme au regard de la loi sur la présomption d'innocence.
Seulement, voilà que le PS se met en action pour jouer les jésuites et se ridiculiser aux yeux de la majorité présidentielle qui va très vite se gausser du "faites ce que je dis et pas ce que je fais". Et cette majorité aura raison car votre action est de nature à soulever la critique et brouiller un peu plus l'image du PS.
Ce que vous reprochez vertement au président, vous le faites au sein même du parti en refusant à Julien Dray, conseiller régional sortant, de figurer sur la liste de l'Essonne à moins que le tribunal ne le déclare innocent de ses accusations avant la fin de l'année. Vous seriez plus crédibles de le mettre à la place qui lui revient quitte à l'en sortir s'il était déclaré coupable. L'application du principe que vous réclamez pour les autres, il faudrait commencer par se l'appliquer à soi-même, il y va de la crédibilité de votre parti.
Pour Colonna et Villepin, ce sont des accusations scandaleuses et pour Dray, c'est pendez-le haut et court.
Ce n'est pas ainsi que vous attirerez des sympathies autour du PS, ce n'est pas ainsi que les citoyens vont se précipiter pour vous apporter leurs voix, ce n'est pas ainsi que l'on prépare l'avenir. Ne me parlez pas de débat d'idées qui avancent dans l'établissement d'un programme car il n'est nul besoin d'être grand clerc pour se rendre compte qu'en fait de débat, chacun veut imposer ses idées aux autres. Ce n'est pas ainsi que vous construirez les bases d'une entente avec d'autres partenaires et ce n'est pas ainsi que vous préparerez une alternance que pourtant tout un peuple opprimé attend de vous.
Ressaisissez-vous, chère camarade, n'ayez pas peur de couper les branches malades ou mortes de l'arbre socialiste, il ne pourra que mieux donner des fruits par la suite, mais faites vite, le temps presse, les citoyens attendent impatiemment.
Finalement, lorsque j'y repense, les quadras et les quinquas sont peut-être pires que les "éléphants" tant critiqués, à part les quelques vieux, dont je tairai le nom par pure compassion, qui font le grand écart entre PS et UMP et que vous auriez dû mettre à la porte depuis pas mal de temps pour clarifier votre et leur situation ambiguës.
Je vous remercie d'avoir pris le temps de me lire et vous prie d'accepter mes salutations républicaines.