Je croyais avoir fait le tour du microcosme politique. Hélas, la pseudo gauche a détruit les quelques illusions que j'avais et maintenant, avec la nouvelle version du bull doser, je suis passé de sceptique à révolté ... Et plus je vieillis, plus je me révolte, plus je me révolte et plus j'ai des envies de révolution.
Cygnes d'étang (non, ça, c'est pour le Berry et ses mille étangs qui abritent des cygnes). Donc, corrigeons et voyons ce que sont les signes des temps.
Il est effectivement un signe qui ne trompe pas et qui se manifeste depuis le début des années 2000 pour arriver à une espèce d'apogée en ce moment. Il s'agit de la corruption.
On a vu apparaître ce phénomène dans les milieux politiques, souvent de droite, lorsque des juges d'instruction tels Eva Joly exerçaient leur profession avec droiture et fermeté. A ce propos, et juste pour l'anecdote, il faut remarquer que les juges d'instruction qui ont eu à décrypter des affaires touchant aux élus de gauche sont aujourd'hui majoritairement élus ou sympathisants de l'UMP. D'autre part, on trouve là une raison solide (pour ne pas dire sordide) de vouloir la suppression du juge d'instructions.
Ce n'est pas mon propos de ce soir, mais je ne pouvais pas passer ceci sous silence.
J'en reviens donc à la corruption pour laquelle on apprend aujourd'hui l'accusation dont fait preuve l'Imprimerie Nationale, société anonyme détenue à 100% par l'état. Cette société est soupçonnée d'avoir versé des pots-de-vin de plusieurs centaines de milliers d'euros pour obtenir des contrats dans quatre pays étrangers : Roumanie, Syrie, Géorgie et Sénégal.
Les détournements sont chiffrés par le magistrat instructeur et le plus important d'entre eux serait de 300.000 euros dans le contrat avec la Roumanie.
Plusieurs choses me chiffonnent dans cette affaire :
1 – Dire que l'imprimerie nationale est soupçonnée de corruption est une pure fantaisie car s'il y a magouille, elle vient d'un ou plusieurs hommes (ou femmes) et pas d'une société.
2 – Il est curieux de constater que c'est au moment du renouvellement éventuel du mandat de président de (accrochez-vous et allez boire un coup avant de lire le nom sans quoi vous aurez soif après) Loïc Lenoir de la Cochetière. Nommé le 17 juin 2003 sous Raffanul avec Francis Mer comme ministre de tutelle, il passe sous la tutelle de … Sarkozy en Mars 2004 lorsque ce dernier a commencé à dilapider l'argent des français.
3 – Ce Loïc Lenoir (décidément, un nom prédestiné) a œuvré pour la destruction de l'Imprimerie à commencer par la vente des bâtiments de la Rue Convention à Paris au profit du groupe Carlyle (gestionnaire des fortunes des Bush et de Ben Laden) pour 85 Millions d'euros, rachetés par l'Etat en 2007 pour 376,5 millions d'euros, …. Au passage, la commission d'enquête mise en place par Woerth a trouvé qu'il s'agissait d'une bonne gestion. Cherchez l'erreur !!!
Le même Loïc a fermé plusieurs sites, mis du monde au chômage, provoqué des grèves pour cause de sous-traitance de marchés,vendu les ouvrages à un éditeur privé, mis un site en location gérance ….. un vrai parangon de vertu, le bonheur personnifié, le porte drapeau des délégations ouvrières sur les barricades que cet homme-là.
4 – Enfin, on retrouve un fil rouge qui s'appelle Sarkozy. Bizarre, vous avez dit bizarre …
Il est clair que le Roisident veut privatiser cette entreprise d'Etat et qu'il ne sait pas trop comment faire pour la liquider. Parions qu'il a trouvé une méthode digne de l'affaire Clearstream pour faire plonger tout un pan de la boîte, et il y met le prix puisqu'il fait mettre à sa tête un homme du sérail.
Gageons qu'avec la suppression du juge d'instruction, le déroulement de l'enquête ira dans le sens de l'histoire, celle que se raconte Notre Saigneur tout puissant et qui tire sur la corde.