Je croyais avoir fait le tour du microcosme politique. Hélas, la pseudo gauche a détruit les quelques illusions que j'avais et maintenant, avec la nouvelle version du bull doser, je suis passé de sceptique à révolté ... Et plus je vieillis, plus je me révolte, plus je me révolte et plus j'ai des envies de révolution.
Juge d'instruction : Magistrat du tribunal de grande instance chargé de l'instruction préparatoire en matière pénale. (Il est aussi officier de police judiciaire).
Instruction : Phase de la procédure pénale pendant laquelle le juge d'instruction met une affaire en état d'être jugée (recherche des preuves d'une infraction, découverte de son auteur, etc …).
Procureur de la République : Magistrat qui exerce les fonctions de ministère public près le tribunal de grande instance.
Voici les définitions telles que l'on peut en prendre connaissance dans le petit Larousse illustré.
La différence essentielle entre le juge et le procureur, se situe au niveau de la dépendance. Le juge, doit instruire une affaire à charge et à décharge pour que le TGI puisse juger en connaissant les éléments pour et contre un accusé. Il est donc totalement indépendant et agit en son âme et conscience en fonction de certitudes et de preuves. Le procureur est chargé de représenter le "peuple", il dépend donc de la hiérarchie judiciaire dont le numéro un est le chef de l'Etat, il requiert ou non l'application de la loi à l'encontre des prévenus ou des accusés.
En clair, le juge d'instruction prépare un dossier qui est transmis à toutes les parties d'un jugement, chacun prenant sa part pour rechercher des arguments d'accusation ou de défense.
Voilà les bases posées.
Mardi, le rapport Léger, très léger d'ailleurs, doit être remis au Roisident.
Pourquoi très léger, simplement parce qu'un rapport qui a été commandé par quelque personne que ce soit doit être remis à son initiateur avant les médias. S'il fallait une preuve de la dépravation des mœurs politiques en Sarkozye, en voila une, et elle n'étonne personne tant le peuple est habitué à l'étalage des caprices de son roi.
En fait, il faut avant tout remarquer que le fameux rapport préconise deux choses essentiellement qui avaient été énoncées le 7 janvier 2009 par le Saigneur des ânons lors de la rentrée judiciaire :
-" Introduction de "plaider coupable" dans le tribunal de grande instance et suppression du juge d'instruction".
Comme par hasard, ce hasard sarkozyste qui fait toujours bien les choses en sa faveur, les conclusions du rapport de sieur Philippe Léger correspondent trait pour trait aux caprices enfantins de Naboléon qui n'a, comme d'habitude, fait aucun cas de la pétition aux 8000 signatures contre ce dernier projet. Cela s'appelle: concertation.
Si, si la concertation telle qu'elle est pratiquée par notre roi d'opérette, comme d'ailleurs la faisait un certain Adolf. On nomme une commission dans laquelle on donne la majorité à des amis à qui on dicte les conclusions du rapport que l'on demande et … concordance à l'arrivée.
Que va-t-il se passer si le juge d'instruction disparaît ?
Le pouvoir en place pourra agir directement sur le levier justice en expliquant au procureur comment il faut faire juger telle ou telle autre affaire, sans le menacer, simplement en lui montrant gentiment des postes qui se libèrent à l'autre bout du pays et pour lesquels il aurait toutes les compétences. Ainsi, certaines affaires comme les financements occultes, les prises illégales d'intérêt et autres abus de confiance pourraient se retrouver abandonnées pour cause de manque de preuve.
Résumons la situation :
Sarko a la mainmise sur les médias publics par son pouvoir de nomination du PDG, sur les autres médias par le truchement de ses frères et amis, sur la police et la gendarmerie par son pouvoir de nomination du ministre de tutelle, il est en train de prendre le pouvoir sur la culture avec HADOPI et le sponsoring des musées par ses amis, il met la finance de son côté en faisant des prêts remboursables en trois traites, une à vue, une à longue vue et une à parte de vue, ne lui reste plus qu'à s'arroger les arcanes de la justice et le voilà Roi de France ou Empereur suivant son choix. Personne d'ailleurs ne va le contredire puisque les deux assemblées sont à sa botte.
C'est ainsi que bien des dictateurs sont arrivés. Elus démocratiquement, ils se sont peu à peu emparés de pans entiers de leur démocratie pour faire régner leur ordre.
Seulement, voilà, on est en France et la dernière chose qu'il aura, c'est le domaine social qu'il veut à tout prix démolir mais qui résiste, et cette résistance va s'amplifiant au fil des licenciements et le mènera à sa perte s'il persiste.