Je croyais avoir fait le tour du microcosme politique. Hélas, la pseudo gauche a détruit les quelques illusions que j'avais et maintenant, avec la nouvelle version du bull doser, je suis passé de sceptique à révolté ... Et plus je vieillis, plus je me révolte, plus je me révolte et plus j'ai des envies de révolution.
Et allez donc ! Ca manquait au paysage politique, il me tardait le retour du "je dis", monsieur bourdes, l'homme à la connerie chevillée au corps, le seul, l'unique, le vrai, l'authentique doberman de l'UMP, le toutou à Nic, celui qui balance les boules puantes dans l'espoir que personne n'osera dire que ça sent mauvais. Vous avez reconnu Monseigneur Lefebvre, Frédéric de son prénom, Fred pour les amis et Freddy pour les horreurs commises.
Donc, voici de retour l'ancien dépité et probablement futur sous ministre de son mètre après la digestion de son éviction légale de la chambre par le corse d'Issy (pas de là bas) Santini qui voulait retrouver ses pénates.
Que voulez-vous, il est difficile de se passer d'un pompier pyromane quand l'Elysée fournit le carburant et les allumettes nécessaires aux incendies.
C'est parti ! Il a commencé à sévir dans les médias. Après l'annonce de la "crise cardiaque" du Roy en début de vacances, il nous gratifie, à la rentrée, d'une de ses phrase dont il a le secret:
-" S'il y a des banques qui ne jouent pas le jeu des mesures qui ont été arrêtées au niveau international, il ne faut pas hésiter à ce que les autorités publiques ne travaillent pas avec elles."
Et vlan ! Il faut que l'Etat français ne travaille plus avec les banques, toutes trichant honteusement avec les mesures arrêtées, il ne restera plus qu'à transformer la ministre des finances en ministre du bas de laine.
Remarquez, c'est moitié mal, elle a des jambes longues, le magot sera grand. Imaginez que Borloo ait été maintenu aux finances, c'était la faillite assurée avec sa taille de schtroumpf.
Trêve de plaisanteries, La Garde a reçu les banquiers aujourd'hui pour leur expliquer ce que le Roy voulait entendre lorsque demain ils iront faire la révérence chez lui puisqu'il les a invités pour un menuet entre hommes (avez-vous remarqué l'absence de femmes responsables de banques ? C'est criant).
Et mon saigneur de reprendre :
-" Il y a beaucoup de choses qui ont déjà été faites, mais il faut aller beaucoup plus loin, on verra ce que les banquiers mettront sur la table mardi. Nous, à l'UMP, on veut que les banquiers rendent des comptes sur le crédit et sur les bonus. Les autorités de notre pays sont exemplaires sur la scène internationale, il s'agit que nos banques le soient aussi."
Comme il y va le fils de l'évêque ! Il faut sortir les petits poings des poches pour combattre avec acharnement ces banquiers qui font à peu près ce qu'ils veulent puisque c'est eux qui détiennent le nerf de la guerre et peuvent ainsi asphyxier l'économie quand ils le souhaitent.
Une fois encore, on fait des effets d'annonce, on fustige les méchants banquiers qui ne respectent rien mais c'est totalement gratuit car la seule mesure pour les contraindre serait de nationaliser mais le libéralisme, chassé verbalement par le Roy, revient au galop dès qu'il s'agit de prendre des mesures concrètes.
Par contre, mon attention a été attirée par notre aminaute RENARD sur une épée de Damoclès qui nous pend au-dessus de la tête et dont le nom barbare s'écrit en trois lettres : LBO (Leverage Buy Out). Une rigolade qui risque bien de coûter la bagatelle de 28 milliards d'euros aux banques françaises, et ça, personne dans le staff du mégalomane élyséen ne nous en pipe mot, et pour cause, c'est une affaire purement libérale qui, entre autre, prend les salariés en otage. Je m'explique:
-" Les banquiers prêtent de l'argent à des holdings montées artificiellement par des groupes majoritairement constitués de fonds de pensions. Ces sociétés écran achètent des entreprises proches du dépôt de bilan, souvent petites ou moyennes, auxquelles elles imposent des gains de productivité pour pouvoir rembourser les emprunts de la holding. Or, en ce moment, crise oblige, les PME sont au bord de la faillite et, par voie de conséquence, ne peuvent pas rembourser."
Ce système a engendré une espèce de bulle financière qui menace d'éclater très vite si la reprise se fait encore attendre.
La CGPME qui hurle à la mort pour que les banques respectent leur engagement pris en contrepartie du soutien public, voudrait que des prêts leurs soient alloués pour "tenir le coup". En fait, ce serait des prêts pour rembourser des prêts. Le nom de ces opérations s'appelle de la cavalerie et c'est interdit par la loi pour la simple raison que c'est le motif d'éclatement de la bulle financière.
Ce sont des informations qui seraient certainement plus importantes pour les citoyens que les bavardages inutiles et vains d'un petit porte parole plus grande gueule qu'informateur.
La voix de son maître.