Je croyais avoir fait le tour du microcosme politique. Hélas, la pseudo gauche a détruit les quelques illusions que j'avais et maintenant, avec la nouvelle version du bull doser, je suis passé de sceptique à révolté ... Et plus je vieillis, plus je me révolte, plus je me révolte et plus j'ai des envies de révolution.
Aujourd'hui, l'actualité est certainement bloquée dans les bouchons du chassé croisé des vacanciers.
Bien sûr, on trouve quelques infos qui font ou non plaisir suivant les yeux avec lesquels on les regarde.
La Camargue qui voit sa réserve naturelle "endeuillée" par une bande de pétrole noir échappé d'un oléoduc enfoui depuis pas mal de temps. J'ai habité cette région pendant dix ans, en 1971, lors de construction de cet oléoduc, on avait manifesté et expliqué que ce n'était pas bien de le faire passer par là justement à cause des risques encourus par l'environnement, et le site n'était pas encore déclaré réserve naturelle. Comme bien souvent en France, on a eu tort d'avoir raison trop tôt. Il y avait, à l'époque, des solutions différentes, mais les autistes (déjà) de l'Etat avaient fait la sourde oreille, le pétrole et l'argent primaient, comme aujourd'hui, sur tout le reste. On récolte donc les fruits de l'arbre à conneries qu'ont planté les ingénieurs de l'époque avec la bénédiction de Pompidou et Chaban-Delmas émanations de l'UDR, ancêtre de l'UMP. Pour ceux qui connaissent un peu la région, on cueille des champignons appelés bolets de Crau dans tout le coin où passe le tuyau magique. A dater de ce jour, et pour longtemps, on pourra dire "on ramassait" des bolets et les alouettes, lièvres et lapins qui nichaient là auront tout loisir de se rabattre sur l'autoroute ou la ligne de chemin de fer.
On trouve aussi d'autres nouvelles réjouissantes au possible telles les 142 emplois supprimés à l'usine Cameron de Béziers. C'est la seule usine du groupe en France, elle est chargée de la fabrication de vannes et clapets à l'usage des forages pétroliers. (Y aurait-il un lien ?). Je crois que c'était la dernière industrie biterroise, elle se réduit comme peau de chagrin et la ville va devenir un dortoir à retraités. Et puisque nous en sommes à la suppression des emplois, il faut savoir que Pôle emploi déclare que l'emploi salarié a reculé de 0,6% en 2008, ce qui représente 92 700 pertes nettes. Il faut remonter à 1991 pour voir la perte de 87 300 postes. Ce n'est pas tout, le premier trimestre 2009 a vu la suppression de 192 500 emplois (pudiquement appelés postes, des fois qu'un emploi correspondrait à 50 postes). Et le bouquet final de la statistique se passe de commentaire : suppression de CDI : 67%, créations de postes : 64% en CDD. CQFD.
Après ce petit éventail de réjouissances, je dirai que les 64 personnes atteintes de la grippe A H1N1 au cap d'Ail devrait résonner comme une peccadille si ce cap n'était pas à portée de vol de microbe d'un autre cap célèbre. Pourvu que le vent d'est souffle et pousse le H1N1 jusqu'au cap Nègre, histoire de prolonger l'arrêt maladie du petit incompris et nous apporter le calme, la sérénité et les bulletins de santé hyper médiatisés multi quotidiens du Roi.
Vous aurez remarqué que, comme d'habitude, j'ai insisté sur les statistiques de l'emploi ou plutôt du non emploi. Ce n'est pas un hasard si justement ce soir j'insiste sur ce point. C'est pour expliquer que je me suis fait une règle, sinon un devoir, et ce depuis toujours, de dépenser un maximum de mon énergie à prendre le parti des "petites gens", vous savez, ceux qui sont exploitées, utilisés jusqu'à "la corde" et payés avec un lance pierres, ceux dont le nombre d'heures hebdomadaires ne dépasse pas le seuil qui permet de les sortir des statistiques du chômage. C'est aussi le cas de ces retraités dont les 500 euros par mois ne permettent pas de faire les trois repas normaux sans aller chercher dans les poubelles, ces chômeurs de longue durée auxquels on ne verse qu'une obole avec laquelle ils doivent se loger, se nourrir et élever l'enfant ou la famille dont ils sont responsables. J'en oublie, je suis certain des "petites gens" dont le qualificatif ne peut s'appliquer qu'aux oboles que leur donne la société, le plus souvent d'ailleurs par le truchement d'associations bénévoles parce que l'Etat préfère engraisser les banquiers que leur venir en aide.
Alors, oui, je deviens hargneux et je peux même être grossier et insultant quand quelqu'un vient me vanter les mérites des traders auxquels on veut verser plus de 50 000 euros en fin d'année alors que cette somme représente 4 ans de SMIC. Oui, je peux même réitérer ma grossièreté lorsque quelqu'un vient m'expliquer que je me prends pour celui qui détient la vérité et qui pense que les autres sont des imbéciles voire des cons. Bien sûr que je suis conscient que ce n'est pas notre petit chef qui peut empêcher ce genre d'exaction des banquiers parce qu'il les fait rire doucement quand il les menace de ses petits poins. Il le sait d'ailleurs qu'il ne peut rien et faire des moulinets avec ses petits bras ou convoquer les dirigeants dans son bureau ne peut qu'impressionner les rigollots qui croient ce que leur raconte les médias. Seulement, il y a une méthode pour couper court à tous les abus bancaires et ça s'appelle la nationalisation, oh, pas totale évidemment mais suffisante pour siéger aux conseils d'administration et avoir enfin voix au chapitre. Mais ça, ça ne peut pas exister en Sarkozye puisque ce sont les forces de l'argent qui mènent l'Etat par le bout du nez.
Alors, voilà, il ne nous reste plus qu'à nous battre pour faire reculer la misère, nous battre avec des moyens légaux, les urnes sont là pour nous y aider à condition de ne pas aller à la pêche les jours d'élection, de ne pas se laisser berner par des résultats de sondages fabriqués d'avance ou de ne pas céder aux sirènes des médias sous la coupe directe ou non du pouvoir.
Voilà pourquoi je défendrai les pauvres, les exploités et les faibles de toutes les façons qui me seront permises même si je dois encore insulter ou proférer des grossièretés. Et ce, jusqu'à mon dernier souffle.
Pas la peine de dire "amen", c'est fait !