Je croyais avoir fait le tour du microcosme politique. Hélas, la pseudo gauche a détruit les quelques illusions que j'avais et maintenant, avec la nouvelle version du bull doser, je suis passé de sceptique à révolté ... Et plus je vieillis, plus je me révolte, plus je me révolte et plus j'ai des envies de révolution.
Nous sommes entourés, traqués, submergés, engloutis par des génies, vous savez, ces génies qui ne sortent pas de la lampe magique d'Aladin, non, non, ceux qui arrivent tout droit des grandes écoles et particulièrement de l'ENA.
Ces mecs-là, ils ont une idée à la seconde. Il n'y a pas qu'eux, voyez Naboléon, il ne sort pas de l'ENA mais il fourmille d'idées, bon, peut-être une par jour et pas par seconde. Parmi ces gens formatés par et pour la République, le dernier à avoir eu une idée de génie (sans bouillir) se nomme Bas (comme collants mais avec porte jarretelles) et se prénomme Philippe. Vous le connaissez, il fut porte parole de l'Elysée à la suite de Vil Pain avant de devenir ministre de la santé. Il ne faut surtout pas le confondre avec Philippe Bas le comédien car leur charisme n'est pas le même, celui dont je veux parler a à peu près celui d'une limace.
Il vient donc d'avoir une idée originale, le bougre, il voudrait que soit instaurée une deuxième journée solidarité comme celle que le Baudet du Poitou nous avait concoctée en juin 2004. Il nous explique qu'il faut avoir le courage de proposer cette solution et renchérit en précisant qu'elle ne devrait toucher que les salariés qui vivent au pays des 35 heures.
A mon avis, sans être psy, je crois que ce mec là est déstabilisé par son instruction et endoctriné par l'école d'Etat qui lui interdit de penser autrement que pompage dans la poche des salariés. Il ne parle pas des commerçants, artisans, agriculteurs et professionnels libéraux qui ne sont pas soumis à la journée de solidarité "raffarine", non, ça, pas touche, c'est l'électorat de fonds de la droite et on ne veut pas le froisser ne serait-ce qu'en lui rappelant qu'il n'est solidaire de rien. D'après ce Bas, ces gens-là travaillent déjà 50 heures par semaine et il n'est pas question de parler d'eux pour une journée solidarité.
Dites-moi, Monsieur bas (il me fait penser à mon camarade de promotion Jean Louis Haut), sortez-vous souvent de votre conseil général de la Manche ou de votre village parisien ? Avez-vous analysé les horaires de travail de ceux que vous écartez de la solidarité ? Avez-vous vu comment se passe une journée de travail chez certains salariés ?
A ces trois questions, sans hésiter je réponds non.
Je prendrai seulement un exemple par catégorie que vous écartez simplement pour vous faire toucher du doigt ce que vous emblez ignorer du haut de votre suffisance scolaire.
Le commerçant du coin, il ouvre et ferme sa boutique quand bon lui semble et partant de là, il travaille le nombre d'heures qui lui convient et surtout au moment où son affaire est la plus rentable dans la journée.
L'artisan est soumis à un régime approchant celui du commerçant sauf qu'avec plusieurs chantiers pour la plupart d'entre eux, il y a déplacement et ce sont des heures non travaillées bien que nécessaires.
Les agriculteurs, sont encore mieux lotis. Prenez un vigneron, certes, il arrive à travailler plus de 50 heures par semaine, mais il n'a pas de travail 52 semaines par an, tout au plus 30.
Des professions libérales, je vous en concèderai une, celle d'infirmière. Pour gagner correctement leur vies, elles sont obligées de travailler pendant un nombre d'heures inhumain contrairement aux médecins (fonctionnaires de la Sécu), avocats (aspirateurs de fric) et autres notaires qui font ce qu'ils veulent en matière d'horaires.
Alors, vous qui êtes Bas, ne soyez pas vil, commencez par aller chercher l'argent dans la poche des élus dont vous faites partie et qui ne travaillent certainement pas plus de 35 heures par semaine. Allez voir les banquiers auxquels vous et vos camarades UMPistes avez généreusement "prêté" des millions et qui jettent des sommes fantastiques en primes irraisonnées quand d'autres crèvent de faim. Puisque votre parti prône l'égalité avant tout, comme pour les retraites par exemple, faites donc voter une loi égalitaire par laquelle vos protégés donneraient aussi une journée de solidarité.
D'autre part, allez faire un tour dans les entreprises où les cadres ont des responsabilités importantes et voyez s'ils ne dépassent pas les 35 heures. Je sais de quoi je parle moi qui ai fait dans le public un boulot pour 35 heures en commençant le matin à 8 heures pour rentrer chez moi à 21 heures avec 1 à 2 heures de coupure pour le repas de midi, 5 jours sur 7, faites le calcul, c'est cela qu'on vous apprend à l'ENA.
Par-dessus tout, vous avez le toupet à défaut de courage, de regretter que le prix des maisons de retraite augmente plus que les retraites elles-mêmes, mais qui c'est qui détruit ces retraites et corrélativement leur augmentation sinon vous et vos amis de l'UMP and Co. Balayez donc devant votre porte, si vous savez ce qu'est un balai, avant d'essayer de tirer des larmes de compassion aux citoyens de ce pays. Vous me faites écrouler de rire lorsque vous nous expliquez que le devoir de notre société est d'épargner aux personnes âgées cette ultime souffrance du grand âge qu'est la difficulté à payer la maison de retraite. Par pitié, donnez l'exemple, ce doit être votre devoir, mais ce mot-là, il ne figure pas dans votre dictionnaire. Epargnez-nous donc la douleur de mourir de rire.
En conclusion, votre journée de solidarité supplémentaire pour subvenir aux besoins des personnes âgées, est exactement comme l'école d'où vous sortez : inutile.