Je croyais avoir fait le tour du microcosme politique. Hélas, la pseudo gauche a détruit les quelques illusions que j'avais et maintenant, avec la nouvelle version du bull doser, je suis passé de sceptique à révolté ... Et plus je vieillis, plus je me révolte, plus je me révolte et plus j'ai des envies de révolution.
Connaissez-vous Carine Azzopardi, journaliste à FR3 ?
Non ? Eh bien Sarko lui, il connaît bien. Peut-être a-t-elle refusé ses avances, peut-être a-t-elle des idées différentes des siennes, le tout est que Lilliput n'a pas apprécié.
Mortalité (pardon, moralité), la journaliste est convoquée le 23 juillet pour la deuxième fois par la BRDP (Brigade de Répression de la Délinquance cotre les Personnes) dans le cadre de l'enquête sur la diffusion sur Internet de propos hors antenne de Notre Saigneur. Son collègue Joseph Thual, également de FR3 avait aussi été entendu pour la deuxième fois au début juillet. Notez, dans le sigle, la notion de répression.
Ces convocations font suite à la plainte déposée le 8 juillet …2008 par FR3 pour "vol, recel et contrefaçon" après la diffusion notamment sur Rue 89 d'une vidéo montrant le gnome sur le plateau, hors antenne, avant son passage au 19/20 le 30 juin 2008.
Souvenez-vous, le 1er avril quatre journalistes avaient déjà été convoqués (2 de FR3 et 2 de Rue 89 dont le directeur) pour subir un interrogatoire en forme de manœuvre destinée à faire révéler les sources d'information par ces journalistes.
Voilà une fois de plus posés les problèmes de déontologie journalistique, d'auto censure, de censure et d'application de la loi Dati du 16 mai 2008 sur la protection des sources d'information journalistiques.
Vous pensiez que le petit avait fait amande honorable ? Jamais de la vie ! Vous avez vu les chiens ? Plus ils sont petits, plus ils sont hargneux, c'est la même chose pour certains hommes politiques que je ne saurais désigner de peur qu'ils ne se reconnaissent, ces élus de très haut niveau.
On ne laisse pas, comme cela, s'exprimer la liberté de la presse dès l'instant où elle met en lumière les travers du président de toutes les Gaules, ses insanités, ses sautes d'humeur, ses réflexions de bas étage, ses jeux de mots à l'emporte pièce, ses menaces, son arrogance de nabot, ses blagues qui ne font rire que lui ou ses colères noires incontrôlées.
Ah, le courage ne lui manque pas pour demander, voire imposer de déposer une plainte, à une chaîne de télé dont il peut à loisir décider de l'avenir personnel du patron car, il aime à faire réaliser la basse besogne par les autres pour ensuite se permettre de passer pour intransigeant ou magnanime selon sa volonté du moment.
Que cherche-t-il au travers de FR3 ? A pousser dehors ceux qui ont eu l'audace de lui résister en les écoeurant, en les faisant harceler par sa police qui d'ailleurs ressemble de plus en plus à une milice digne des années noires de la république de Vichy. Il voudrait la délation des journalistes comme il monte les ouvriers français : les uns contre les autres, la dénonciation des sources d'information contrairement aux lois européennes, la possibilité d'user d'un droit de révocation de ces journalistes qui ne partagent pas ses volontés et ses caprices de star.
Eh bien NON, monsieur le micro président, vous n'aurez rien de tout cela, et les journalistes dignes de ce nom, vous pourrez les intimider jusqu'à plus soif, vous les trouverez toujours sur votre route, prêts à vous rappeler vos promesses non tenues et vos caprices inouïs autant qu'inutiles. Ils seront là, ces vrais professionnels, pour vous remémorer votre statut précaire de président provisoire d'une France qui vous hait de plus en plus malgré les sondages que vous manipulez joyeusement pour faire croire au citoyen que vous êtes le plus fort, le plus intelligent et le plus modeste surtout à défaut d'être le plus beau (le plumeau).
La jalousie des autres transparaît de votre regard fuyant et l'envie d'être ce que vous ne serez jamais transpire de tout votre comportement inconséquent.
Il faut être sérieusement hors de toute norme pour se permettre de s'attaquer à la liberté de la presse et surtout à la liberté d'expression que vous voulez museler par tous les moyens possibles pour pouvoir paraître à défaut d'être. Vous êtes finalement le président d'un groupuscule qui vous admire, vous flatte, vous fait des ronds de jambes mais qui ne manquera pas de vous planter le couteau dans le dos à la première occasion, et vous l'aurez bien mérité à défaut de l'avoir cherché … ou inversement … ou les deux.