Je croyais avoir fait le tour du microcosme politique. Hélas, la pseudo gauche a détruit les quelques illusions que j'avais et maintenant, avec la nouvelle version du bull doser, je suis passé de sceptique à révolté ... Et plus je vieillis, plus je me révolte, plus je me révolte et plus j'ai des envies de révolution.

C'est l'évidence même, il fallait encore et toujours que le casting soit télévisuel. Les Pierre Dumayet, Lazareff, Desgraupes étant décédés depuis longtemps, les Drucker oncle et nièce persistant dans leur présence respective sur les chaînes publiques, il fallait trouver quelqu'un qui marque les esprits faibles, et, sans forcer, on l'a trouvé. Ce sera un Mitterrand, Frédéric en l'eau cul rance. (Tonton doit se retourner dans la tombe).
C'est vrai que, finalement, j'aurais pu y penser plus tôt. Il s'est préparé depuis belle lurette le filou. En 2007, il a ostensiblement soutenu "Nico le pourfendeur" qui lui a renvoyé l'ascenseur en 2008 en le faisant bombarder à la Villa Médicis où, c'est bien connu, ne sont accueillis que des artistes pauvres, mal fringues, déjà très abîmés par l'alcool et la drogue, enfin, des routards du pinceau, du ciseau ou des mots.
Là bas, il a fait ses preuves, a-t-il dit lui-même en toute modestie et c'est pourquoi on est allé le prier, le supplier d'accepter le ministère de la culture, lui qui ne rêvait que de tranquillité "peuchère". Aux questions du journaliste de France 2, il a répondu sans langue de bois, enfin presque, car lorsque les demandes qui fâchent ont été faites, il a fait, sans honte, référence à "tonton" qui ne répondait pas quand il n'en avait pas envie.
L'histoire retiendra que la Ve République a compté deux Mitterrand. L'un aura laissé des traces indélébiles par l'intelligence de sa présidence, que l'on soit ou non d'accord avec ses méthodes, l'autre, des traces de pneus dans le slip qu'il suffira de laver à la première occasion pour qu'elles disparaissent.
Frédéric, c'est l'homogreffe par excellence, c'est le greffon de la même espèce que l'arbre sur lequel on le pose, l'ambition va à l'ambition, la déconvenue n'est pas dans son champs de vision, souvenez-vous le caca nerveux qu'il a fait à l'occasion de la remise des "sept d'or" il y a quelques années.
Le voilà donc maintenant nanti d'un marocain de ministre de la culture, c'est normal pour quelqu'un qui est un vrai puits, un trou de culturpitude. Le Maître n'a rien à craindre de lui, il connaît le cinéma par cœur et la politique par foi.
Attention ! L'expérience le démontre chaque jour, il n'y a pas pire que les traîtres à la cause, voyez le ministre des reconduites en frontière. Donc le nouveau Brutus de la famille Mitterrand hérite de Kiki Albanel (autre fausse gauche) des braises encore fumantes de la loi HADOPI que Nabot Léon persiste à vouloir appliquer. Méfiance donc à nous, internautes, le danger avance masqué et ce masque est pire qu'une burqa, il prend le nom de Mitterrand, certainement pour faire croire aux gogos que la France est encore un peu à gauche.
Celui là, je ne l'ai jamais aimé, avec sa voix mielleuse à la limite du timbre travelo, ses vannes qu'il est le seul à comprendre et son sourire de faux cul. Je vous le répète : Méfiance !
Un Mitterrand n'en chassera pas un autre, Fred ne vivra pas dans l'ombre de son tonton, il sera noyé dans l'océan de grandeur qu'a laissé ce dernier par rapport à lui, il ne restera plus grand que par la taille.
Quand je pense que le neveu de mon tonton pourrait être mon frère ou mon cousin, je tremble de haine.