Je croyais avoir fait le tour du microcosme politique. Hélas, la pseudo gauche a détruit les quelques illusions que j'avais et maintenant, avec la nouvelle version du bull doser, je suis passé de sceptique à révolté ... Et plus je vieillis, plus je me révolte, plus je me révolte et plus j'ai des envies de révolution.

Pendant les travaux, la vente continue !
Ma pharmacie a été refaite entièrement l'année dernière et sur la façade, au dessus de la porte d'entrée, trônait une grande banderole portant cette inscription en bleu sur fond blanc.
Maintenant, ça y est, la pharmacie est comme neuve, mais elle est méconnaissable.
Aujourd'hui, la France ressemble à cette boutique. L'Etat y fait des travaux qui sont censés l'embellir, en faire quelque chose de plus moderne, de plus attrayant, de plus agréable à vivre, mais la réalité rattrape la fiction. Nous sommes à la remorque d'un amalgame de serfs et d'esclaves d'un maître à penser qui n'ont pour seul but que conserver leurs places dorées à l'or fin. Notre pays ressemble à une secte à la tête de laquelle se proclame Dieux une espèce de E.T, martien devenant depuis peu un petit homme vert.
Et que font-ils tous ces petits soldats qui s'auto congratulent et cirent les pompes de leur gourou : ils bradent.
Ils vendent à vil prix tout ce qui a fait la différence, la richesse de notre pays, son exemplarité et son exception.
Tous ces joyaux nationaux que les impôts de plusieurs générations ont contribué à former en techniques et technologies de pointe au service de notre pays, toute cette fonction publique que l'Etat sarkozyste rabaisse aux yeux de la population, qu'en ont-ils fait et que veulent-ils en faire ?
Cette droite néo, voire pseudo libérale a bradé la Télévision, la SFP, la SNECMA, les autoroutes, GDF, France Télécom, une partie d'EDF et j'en oublie. Maintenant elle nous prépare l'abandon de La Poste en attendant la grande braderie de la SNCF.
Tout ceci est réalisé au motif que l'Europe l'exige, mais quelle Europe ? Celle de quelque technocrates même pas élus, nommés par le fait du prince de chefs d'Etat ou de gouvernements tous aussi néo libéraux les uns que les autres, tous à la solde "d'amis" princes de la finance ou de l'industrie plus enclins à "faire" de l'argent qu'à aider les ouvriers et employés qui font leurs fortunes par la recherche, le savoir et la sueur.
On retrouve toujours les mêmes noms dans ces entreprises nouvellement nationalisées, ces noms qui reviennent comme des leitmotivs quand les gouvernants parlent d'argent ou se réunissent avec eux dans les palaces de l'Europe entière de Davos à Nice, ces noms que je ne donnerai pas car j'aurais trop peur de vomir en les prononçant, ces noms qui dépensent des fortunes quotidiennement alors que des gens meurent de faim et de froid dans la rue, ces personnes qui tirent les ficelles des pantins qui nous gouvernent
La Poste, dernière élue du libéralisme effréné, va devenir une S.A avec des capitaux privée, mais elle gardera le service public. On croit rêver. Jamais on n'a pris autant les gens pour des imbéciles. Déjà, dans les prévisions la distribution du courrier va passer de 24 à 48 heures, on prépare le terrain pour que la concurrence prenne rapidement le marché avant d'acheter La Poste pour une poignée de cacahouètes, virer 40% des effectifs et imposer sa loi, pompeusement baptisée loi du marché mais en réalité loi du profit. Voyez la poste en Grande Bretagne.
A quand la SNCF ? Certes, ce n'est pas la fonction publique, c'est juste une entreprise d'Etat que la pseudo gauche a commencé à morceler pour que la vraie droite donne les morceaux en pâture aux requins de la finance.
Mais enfin, puisque, soit disant, la fonction publique coûte cher, pourquoi ne pas privatiser la police, l'éducation nationale (encore que là, on assiste à une privatisation déguisée avec le financement de l'école privée), les impôts, la sécu, la caf ou l'armée. Tiens! La réponse est pratiquement contenue dans la question. Ce sont des pôles qui ne rapportent pas.
Moralité : je vomis cette Europe de technocrates ignares et ignobles assujettis à une poignée de richissimes et j'y joins ces gouvernements complices par naïveté, complicité ou cupidité.