Je croyais avoir fait le tour du microcosme politique. Hélas, la pseudo gauche a détruit les quelques illusions que j'avais et maintenant, avec la nouvelle version du bull doser, je suis passé de sceptique à révolté ... Et plus je vieillis, plus je me révolte, plus je me révolte et plus j'ai des envies de révolution.

Aujourd'hui, 13 juin 2009, journée des paradoxes ou journée intersyndicale ?
C'est la énième journée de mobilisation qui arrive comme tous les deux mois. A quoi sert-elle ? Uniquement à donner raison au nain de jardin. Chaque fois, le nombre de manifestants se réduit, mais les centrales syndicales persistent à provoquer des manifs régulières avec mot d'ordre de 24 heures. A ce régime, encore 6 mois et on verra un défilé dans Paris comprenant les quatre dirigeants des principaux syndicats suivi des délégués des autres centrales portant une banderole sur laquelle sera écrit le slogan : "Ne nous oubliez pas ! On est là". Et, sur toutes les chaînes de télé, on entendra la voix triomphante du nabot nous déclarer :
-"Maintenant, quand il y a une manif en France, on économise l'énergie des marcheurs".
Ainsi, il aura, à la fois cassé les manifestants et fait plaisir aux écolos d'un jour tenants de l'économie d'énergie par les pauvres.
J'ai été militant syndical actif et déjà en 1993 je suis parti parce que la centrale à laquelle j'adhérais donnait des consignes dans lesquelles je ne me reconnaissais plus. Les choses ne se sont pas améliorées. De nos jours, les syndicats attendent que la base se lève pour "prendre le train en marche" et, dans le cas contraire, c'est pour donner des consignes qui ne servent à rien d'autre qu'à faire perdre inutilement de l'argent aux salariés. Quand on veut obtenir autre chose que des promesses du gouvernement, il faut forcer le blocus qu'il fait en remettant à plus tard d'hypothétiques concertations. En clair, il ne faut pas se laisser prendre pour des cons.
C'était écrit en lettres d'or que la mobilisation d'aujourd'hui serait un ensemble de défilés carnavalesques dans tous les coins de l'hexagone. Fête des mères et élections le 7, résultats prévisibles publiés le 8, black out complet sur les télés jusqu'à ce matin, donc trop tard, pas un mot des personnalités politiques sensées représenter l'opposition. Ils doivent bien rigoler en haut lieu et dans les arcanes de l'UMP, et la mère moutarde doit faire des bonds de trois mètres en voyant le ridicule de la situation.
A propos de ridicule, les producteurs de lait, eux, ont tout compris. Ce sera le bordel tant qu'ils n'auront pas satisfaction, et les déclarations ministérielles ou les signatures de leurs syndicats bidon (de lait) n'y changeront rien. Ils veulent et obtiendront ce qu'ils veulent. On parie ?
Il m'échappe quand même une petite chose. Les dirigeants des syndicats majoritaires d'agriculteurs se recyclent dans la politique sous la bannière de l'UMP lorsqu'ils ne sont plus aux responsabilités….
Bon, j'ai compris, je vais adhérer à l'UMP pour mieux faire entendre mes revendications. C'est ça le changement annoncé par rase mottes.
Non, je rigole, plutôt devenir aveugle que de contracter le cancer UMP.
N'oublions pas que les télés, les sondeurs, la majorité de la presse, la police, la culture etc… sont aux ordres … Comme dans les pays en pleine démocratie : Corée du nord, Chine, Iran, Zimbabwe …