Je croyais avoir fait le tour du microcosme politique. Hélas, la pseudo gauche a détruit les quelques illusions que j'avais et maintenant, avec la nouvelle version du bull doser, je suis passé de sceptique à révolté ... Et plus je vieillis, plus je me révolte, plus je me révolte et plus j'ai des envies de révolution.

Pourquoi "para" ? … Paranoïa des parents, parapluie ouvert par l'Education Nationale, parade de la police, paradoxe étatique, paralangage du ministre, paraphrénie de son éminent soutien, etc … tous ces paramètres dans les parages du parascolaire qui, parallèlement, nous parasitent et paralysent certains citoyens paralogiques.
Français, tu deviens parano ! ...
Auditionner un enfant de 8ans pour une bagarre à l'école, c'est ce qui peut se faire de mieux en matière de police et de justice.
Pour mieux analyser les faits à ma manière, je me suis mis dans la situation actuelle par rapport à tout ce que j'avais connu par le passé.
Dans des temps pas si éloignés, les bagarres à l'école se terminaient par un baffe à chaque belligérant de la part de l'instit et personne ne racontait l'épisode à la maison par crainte de refaire "le plein" de la part des parents pour avoir été sanctionné par l'instit. C'est ainsi que les choses se sont passées pour moi, mon fils et mon petit fils qui pourtant n'a que 20 ans. L'incident était clos et, à défaut, il suffisait de se voir entre parents pour que les affaires s'arrangent entre les enfants.
Maintenant, les choses sont différentes. Pour un oui ou pour un non on dépose une plainte (à l'américaine). D'une part, c'est plus facile que d'aller discuter avec un parent, d'autre part ça peut rapporter financièrement. De plus, il ne prendrait jamais l'envie à un instit de mettre un coup de pied aux fesses ou une baffe à un gamin de crainte de se retrouver devant un tribunal.
Aujourd'hui, l'enfant est devenu roi, sacré, intouchable, parangon de vertu, détenteur de la vérité, enfant-loi. Il est donc exclu de poser autre chose que des fleurs sur sa petite personne (et encore des fleurs odorantes). Pourtant, à y regarder de plus près, les enfants sont aujourd'hui comme hier des futurs hommes ou femmes, c'est-à-dire ni suppôt de Satan, ni angéliques, ce sont de êtres humains avec leurs qualités et leurs défauts.
Une maman qui dépose plainte parce que son enfant s'est battu dans la cour de récréation relève de la connerie d'autant que les deux gamins sont à nouveau amis. Mais il est bien connu que la connerie n'a pas de limite.
Qu'est-ce qui a donc changé dans cette société française ?
D'abord, la fin du dialogue entre adultes qui a pour cause essentielle l'individualisme créé et entretenu principalement par la boite à images. En effet, les parents, donnant ainsi exemple à leur progéniture, sont scotchés devant ce média qui, peu à peu, les conditionne et les éloigne les uns des autres y compris au sein de la cellule familiale. Ils découvrent dans ce média toutes les violences qui engendrent les peurs de l'autre exacerbées par le fait que l'on ne le connaît pas.
Ensuite, on trouve, au rayon des anachronismes, le report sur les enseignants d'une éducation que l'on ne sait ou ne veut plus assurer. Dans ce cas, la seule chose dont on se soucie, c'est que l'enseignant fasse tout pour éduquer sauf la punition que l'on a subie par le passé et qui reste la seule chose mémorisée dans notre inconscient, d'où la haine développée à l'encontre de l'instit que met une claque à son enfant.
Enfin, comme seule la voix de l'enfant compte et s'avère audible, on finit par devenir hargneux sur tout ce qui l'entoure et pourrait écorner son ego.
Seulement, voilà, si on remet les affaires dans le contexte d'aujourd'hui, on se rend compte que la dramatisation est bien de mise, particulièrement dans le média principal qu'est la télé.
Loin de moi l'idée de cautionner la violence scolaire quelle que soit la forme qu'elle prend, de justifier un acte illégal ou de condamner la police qui fait son travail lorsqu'il y a plainte, mais je me permets de vous livrer les statistiques que j'ai relevé dans les rapports officiels.
Détail du nombre d'enfants scolarisés hors maternelles et études supérieures (Source Education nationale 2007/2008) :
Elèves dans le 1er et second degrés : 12 016 484
Ecoliers : 6 645 116
Collégiens : 3 187 955
Lycéens : 1 470 032
Lycéens professionnels : 713 381
A ces chiffres s'ajoutent 2 450 000 enfants scolarises dans les maternelles (source Sénat 2007/2008).
On a donc 14 466 484 enfants en classe (je laisse volontairement de coté les étudiants).
Au cours de la même année scolaire, les établissements publics du second degrés ont déclaré en moyenne 11,6 incidents graves pour 1000 élèves. 4 faits graves sur 10 sont des agressions verbales envers le personnel et 33% relève de violences entre élèves. (Sources SIVIS).
Il est à noter que les statistiques ne portent que sur le secondaire et sont totalement disparates. Si l'on calcule les pourcentages, on arrive à 0,43% de violence et 0,17% de faits graves. Il faut donc relativiser, même si ces chiffres sont toujours trop élevés.
Nous avons, de manière flagrante, une parfaite illustration de l'exploitation étatique de faits divers pour entretenir la peur et faire monter les sondages sur la sécurité. C'est ainsi que la paranoïa se développe et arrange bougrement la droite fascisante en période d'élections.
Le ministre se sert des "251 signalements en relation avec des armes" entre 09/2008 et 03/2009 (comprenant des couteaux, armes à feu, matraques. etc …) pour encenser la répression scolaire. Il oublie deux choses essentielles, sur 251 il y a 73 usages pas forcément dans les établissements et ce chiffre représente 35 signalements par mois sur 10 mois contre 45 l'année dernière.
A vous de juger.
Après Le Pen, nous avons Le Men (Ministre de l'Education Nationale). Dans les deux cas, l'idée de nationalisme transparaît.
Je parachève ainsi mon explication et tant pis si vous avez besoin de paracétamol.