Je croyais avoir fait le tour du microcosme politique. Hélas, la pseudo gauche a détruit les quelques illusions que j'avais et maintenant, avec la nouvelle version du bull doser, je suis passé de sceptique à révolté ... Et plus je vieillis, plus je me révolte, plus je me révolte et plus j'ai des envies de révolution.

Le symbole est très fort et je ne peux en aucun cas le passer sous silence. Nous voici arrivés au summum du déni de démocratie, nous voila rendus en quelques semaines au bon vieux temps de la royauté.
Revenez à vos livres d'histoire et souvenez-vous des phrases telles :
- " Le roi disait : Je veux "
- " L'état c'est moi "
- " Malheur au vaincu "
- " Souviens-toi du vase de Soissons " ... etc …
C'est donc ainsi, ou presque, que les choses se passent désormais. Notre "roisident" a donné l'exemple avec la manipulation du traité de Lisbonne en remplacement de la constitution européenne refoulée par les français. La loi HADOPI a été rejetée par les députés, mais comme la décision venait "d'en haut", on a décidé de la remettre à l'ordre du jour pour la faire adopter quand même, quitte à se mettre en contravention avec les règlements européens dont on n'a cure quand ça arrange le patron.
HADOPI, c'est quoi ?
Une loi qui satisfait essentiellement les "majors" du disque et du cinéma qui espèrent enrayer l'hémorragie des titres téléchargés gratuitement sur Internet, au motif que ces téléchargements constituent un énorme manque à gagner qui finira par tuer la création.
Mais enfin, y a-t-il vraiment un manque à gagner ? Réfléchissons un peu.
Lorsque la musique ou le film sont bons, il y a peut-être des téléchargements sauvages, mais cela n'empêche pas de "cartonner" au hit parade ou au box office. Voyez Cabrel, Souchon, Renaud, Benabar, etc. pour les chanteurs ainsi que Les Ch'tis, Les Choristes, Astérix et j'en passe pour les films.
Alors, messieurs des "majors" et vous, leurs soutiens politiques qui d'ailleurs êtes mélangés dans les fêtes de la jet-set, posez-vous des questions, cherchez à savoir pourquoi lorsqu'il y a téléchargement sauvage, c'est pour un ou deux morceaux d'un chanteur et rarement pour son CD entier ou bien quand un film est "pompé" c'est le plus souvent un nanar qui a fait 50 000 entrées grâce à une promotion effrénée.
Faut-il tronquer la liberté sur Internet pour que l'on puisse écouter des âneries beuglées dans un micro ou voir des films dont seul l'auteur comprend le sens ?
Tiens ! Poser la question, c'est déjà y répondre.
Je dois préciser que je ne suis pas un "télé chargeur" sauvage (ni légal d'ailleurs), que je me contente d'écouter la radio et d'enregistrer les morceaux qui me plaisent en toute légalité, de même que je le fais avec les films sur mon magnétoscope, le tout sans qu'un penseur de bistrot vienne pondre une loi pour me l'interdire.
Nous sommes HArassés par la DOmination du PIre !!!