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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 18:20

banqueroute.gifVoilà, c'est fini … non pas la chanson du "castrat" de l'ancien groupe Téléphone, mais les ennuis avec Alice et les jours de décompression en famille qui s'en sont allés.

Nous replongeons donc dans la vie quotidienne qui apporte son lot de mensonges politiques, de fanfaronnades ubuesques de Petitou premier et d'explications alambiquées de choses simples par les médias pour tenter de nous enfariner un peu plus chaque jour à la poudre de perlimpinpin du pouvoir plus démagogique et puant que jamais.

Le nuage de cendres de l'imprononçable volcan islandais et la méga fuite de pétrole de Louisiane n'ont pas réussi à noircir totalement le paysage politique français, le gouvernement et son idole se sont donc chargés de peindre en noir ce qui restait de couleurs.

Dans le genre :

-" Tout va pour le mieux, mais vous verrez, quand nous serons passés par là, vous retrouverez sourire et joie de vivre grâce à nos mesure draconiennes, drastiques et surtout exemplaires aux yeux des autres Nations."

Car, voyez-vous, toujours prompts à donner des leçons aux autres, on nous explique, comme le nuage de cendres qui évite soigneusement notre pays, tel celui de Tchernobyl, comme la crise des "subprimes" qui ne touchait que les autres, que nous sommes les tracteurs de l'humanité (pas le journal, la population de la terre).

On nous gonfle le mou avec des plans d'austérité qui ne veulent pas dire leur nom car c'est tabou et ça peut faire peur au bon peuple de France qui est déjà en désamour avec son guide spirituel. Le Fion, son nainsident lui a demandé de trouver les mots en forme d'ersatz pour expliquer aux citoyens que geler les dépenses de l'Etat ce n'est pas de la récession, c'est de la suppression de fonctionnaires et de la stagnation de leur pouvoir d'achat, enfin toutes choses qui font plaisir aux frustrés majoritaires qui n'ont jamais eu assez d'intelligence pour entrer dans la fonction publique. Il nous raconte que le ralentissement de l'économie est mondial (il disait déjà la même chose en août 2008 quand il claironnait  que la croissance serait positive en 2009), que les autres pays sont plus mal en point que le nôtre et que la fiscalité n'augmentera pas pour compenser les trous qui se creusent dans notre budget. Des mesures seront annoncées cet été (tiens donc ???) concernant la révision générale des politiques publiques (traduisez : suppression de fonctionnaires). Il en profite, par la même occasion, pour expliquer qu'en matière de réforme de l'hôpital et des universités, on peut aller se faire traire dans la laiterie du coin, le gouvernement ne fera pas de concession … retour à la dictature … qu'on se le dise.

Et le roi de la csardas est venu, pour rajouter à la joie ambiante, nous raconter à grand renfort de tics et de haussements d'épaules que lui, le sauveur de l'humanité, le grand prêtre de la clairvoyance, le génie de la rhétorique,  le forçat de la diplomatie, le gourou de la finance mondiale, lui, le président du monde (enfin de quelques français), le Zeus (dieu grec … est-ce un hasard ?) menaçant de sa poignée d'éclairs, allait frapper énergiquement de son poing meurtrier toutes les agences de notation qui sont à l'origine de la chute des bourses.

Ah, quand j'ai entendu, à demi réveillé, cette réflexion un matin de la semaine dernière, je me suis dressé sur mes ergots et au lieu de lancer un énorme "cocorico!" de fierté nationaliste, je me suis étranglé d'un :

-"Ah le con !!!"

Et j'ai aussitôt pensé aux bourses, pas les miennes, ni les siennes, celles qui sont en pleine dégringolade et j'ai analysé la situation avec mon petit cerveau, loin de celui d'un président du monde.

Les actions, c'est quoi ?

Un paquet de bouts de papiers sans aucune valeur autre que celle de l'imprimerie ou une ligne sur un écran d'ordinateur dont on fait et défait le montant financier par la loi de l'offre et de la demande. Si on s'attarde sur le sujet, on constate que plus il y a de la demande, plus le prix monte et inversement. Alors, que dire et que penser?

Une agence de notation, américaine de préférence, lance une rumeur de faillite d'un pays, une autre, toujours US, prétend à l'extension des risques et aussitôt, les boursicoteurs pris de panique mettent leurs papiers ou leurs lignes d'ordinateurs en vente, le marché s'écroule aussi sec. Les grosses boîtes amerloques achètent à petits prix ces reliefs de festins faisandés et dans quelques mois, les mêmes agences de notation diront que tout va bien et tous les boursicoteurs voudront racheter leurs anciens biens ce qui fera remonter les actions et remplira les poches des ricains. Bilan de l'opération, la monnaie unique européenne aura pris un grand coup dans la gueule et les amerloques nous auront volé des usines d'où ils vireront le personnel pour nous affaiblir un peu plus par le chômage. C'est ainsi que l'Amérique va se remettre de la crise qu'elle avait provoquée avec ses subprimes et nous enfoncer un peu plus dans la vase où nous mettent les libéraux européens qui ne veulent pas prendre les bonnes mesures.

Et Zorro, dans tout ça, il nous raconte qu'il va moraliser les agences de notation, les mettre au pas … mais il oublie qu'il est en France, dans un pays qui devient peu à peu sous-développé et que ce n'est pas de là qu'il va dicter la loi aux financiers US.

J'en entends certains d'ici me reprocher de critiquer. Mais que peut-il faire ? Que peuvent faire les gouvernants des pays européens ?

Une seule réponse s'impose à mon esprit :

-"Nationaliser les banques."

Puisque ce sont ces établissements qui prêtent aux états à un taux frisant l'usure, autant les nationaliser et se servir dans leurs caisses bien remplies par l'escroquerie de leurs petits clients. Quant aux bourses, puisqu'elles travaillent avec de l'argent fictif, autant les supprimer, ce qui éliminera un tas de sangsues intermédiaires inutiles et règlera le problème de la poignée de traders qui se gavent sans payer le moindre impôt.

Je m'explique, les actionnaires ne sont rien d'autre que des participants au capital des entreprises et tirent des bénéfices ou des déficits de celles-ci. Autant donc passer à la caisse directement comme le font les ouvriers sans pour cela devoir faire le transit par une institution inutile qui n'est là que pour permettre les jeux d'écritures et faire de l'argent à bon compte.

Seulement voilà, rase mottes est tout en gueule mais surtout pas en actes. Il veut mettre les autres au pas, mais son pas est si petit qu'il se fait enjamber.

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 14:28

Blog15

Les déboires offerts gratuitement par FREE qui a racheté notre FAI Alice nous poussent à changer de fournisseur et à fuir les problèmes.

Depuis que la belle italienne s'est faite racheter par le gros Free, celui-ci prend un malin plaisir à causer des tracas à ses soupirants. Il les pousse de toutes ses forces à signer de nouvelles conditions générales d'utilisation plus désavantageuses. La hotline gratuite chez Alice devient payante, la résiliation toujours gratuite chez Alice peut coûter jusqu'à 95 euros, l'abonnement passe à 29,95 au lieu de 29,90 et, cerise sur le gâteau, on signe pour un an obligatoirement.

Nous avions demandé à bénéficier de l'offre télé lors de notre déménagement, mais c'était impossible de nous l'accorder il y a un an et demi. On comprend pourquoi aujourd'hui, puisque pour l'obtenir il est indispensable de passer sous les fourches caudines du gros FAI mangeur de clients.

Nous avons donc décidé de partir de chez cet arnaqueur pour migrer sous d'autres cieux qui ne seront pas forcément meilleurs, mais nous n'aurons pas le sentiment d'être pris pour des pigeons.

En attendant, pour parer à toute éventualité, nous mettons notre blog en pause mais rassurez-vous, tant que nous en aurons la possibilité, nous viendrons vous rendre quelques visites.

Amitiés à toutes et à tous.

 

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 18:09

preparez-mouchoirs.gifConnaissez-vous le film de Bertrand Blier "Préparez vos mouchoirs" ?

Ce film a été tourné fin 1978, deux ans avant la fin du règne giscardien et l'avènement de la gauche au pouvoir en France.

Eh bien, aujourd'hui démarre le tournage d'un remake dont on ne connaît que quelques acteurs, le scénario et le titre : "Préparez la vaseline".

C'est en effet aujourd'hui que commencent les défilés de mode syndicaux et patronaux sous les ors du ministère du travail pour assister à la grand messe du sinistre Beurgh appelée pour l'occasion : concertation. Le ministère a bien précisé qu'il s'agissait de se concerter et non de négocier, pour le cas où un quelconque quidam syndical aurait l'intention de discuter les ordres du Roy.

Si l'on en croit le petit Larousse illustré, se concerter signifie s'entendre pour mener une action et à mon avis, avant de s'entendre, lorsque les points de vue sont aussi éloignés les uns des autres au sujet des retraites, il faut avant tout négocier.

Nous nous trouvons donc déjà en présence d'un début de magouille de la part de l'Etat qui annonce la couleur des conclusions du pseudo débat à venir, savoir : c'est le gouvernement qui appliquera ce que le mini Dieu a décidé quoiqu'il ressorte des discussions à venir. En d'autres termes, vous syndicats, n'êtes là que pour servir d'alibi et étayer la thèse annoncée le 2 mars à Laon à grands renforts de haussements d'épaules et de dodelinements de tête par le guide suprême du pays, je cite :

-"Nous allons organiser une large concertation, nous prendrons le temps qu'il faudra et la réforme des retraites devrait être boucles pour la mi septembre."

Je pense qu'à part les sourds, tout le monde a entendu ces mots que j'ai condensés en une seule phrase mais qui ont été prononcés par Son Impudence Nico premier.

Tout commence donc par des mensonges, comme d'habitude. Lors de sa compagne électorale, le candidat de la droite et du patronat n'a jamais abordé la réforme des retraites, mais comme son quinquennat ressemble au zoo de Vincennes avant les travaux de rénovation, il a besoin de redorer son blason et espère mettre de son côté les représentants syndicaux pour montrer au peuple qu'il a fait des choses grandioses pour le pays. Il s'est réveillé, au matin du 22 juin 2009 en se disant :

-"Et si j'organisais la réforme des retraites ???"

Partant de là, l'enchaînement mensonger se poursuit à vive allure. Tout d'abord, dire dans le même discours ou la même phrase que la concertation prendra le temps qu'il faut et limiter ce temps revêt une saveur de merde comme seul le roi est capable d'en lâcher. Et on continue, le summum de l'aberration est atteint lorsque le sinistre fion raconte que le projet de loi devrait être adopté en conseil de ministres début juillet. Tiens donc ! Comme par hasard ! Au moment des grands départs de l'été, cette période choisie pour sodomiser la France d'en bas car les esprits préoccupés par les vacances sont plus insouciants et se laissent mieux manipuler par les charognards de notre gouvernement.

Bon, finalement, inutile de finasser, de chercher des alibis, de se creuser le cerveau pour savoir comment vont se dérouler les négociations, la réforme des retraites se fera comme l'ont décidé les lèche culs du locataire élyséen, c'est-à-dire rapidement, sans tenir compte des avis syndicaux, sauf celui du MEDEF et au détriment des retraités.

En clair, vous aurez besoin d'un gros paquet de tubes de vaseline car ces messieurs vous préparent des poignées de sable voire de gravier … et ça va faire mal.

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 18:28

traque.gifVous connaissez Ebay ? Oui, vous savez, le site Internet de vente aux enchères sur lequel on peut acheter et vendre à peu près n'importe quoi par petites annonces, enchères ou à prix fixe. Eh bien, la mémère Bachelot, ci-devant ministre de la santé (la sienne) et accessoirement pharmacienne au service des laboratoires de fabrication vient de se réveiller, elle a découvert ce site, ce qui lui a donné une idée de merde supplémentaire, comme elle seule est capable d'en avoir.

Voilà qu'après les millions de doses de vaccins inutiles et donc inutilisés dont nous a généreusement doté la dame aux pompes roses, voilà qu'après l'instauration de franchises médicales sur les boites, voilà qu'après l'augmentation du forfait hospitalier … elle envisage d'autoriser la vente des médicaments non remboursés sur Internet.

C'est vraiment une ignorante indéfinissable de la chose du Net. Elle a l'air aussi compétente en matière de surf sur la toile qu'en prévisions de pandémie grippale. Elle est aussi intelligente que les microbes de la grippe A H1N1, son cerveau doit être au moins aussi conséquent … quoi ?! Les microbes n'ont pas de cervelle ? Ah bon.

Bien, je ne suis pas ministre, je n'ai aucune notion de pharmacie, je n'appartiens pas à un organisme d'Etat et je n'ai aucune action chez les fabricants de médicaments, mais j'ai un tout petit peu de bon sens.

Imaginons que demain les médicaments non remboursés soient mis sur le marché Internet, que va-t-il se passer ?

-"Les prix vont peut-être baisser, mais qui va vendre ces remèdes et qui va pouvoir certifier leur authenticité ?"

On va trouver à peu près tout et n'importe quoi. Les petits malins qui vont se fournir directement chez les contrefacteurs d'Asie, ceux qui vont acheter en gros directement aux laboratoires, ceux qui vont revendre les boites que la sécu leur aura remboursé, tout ce petit monde va se retrouver sur la toile depuis les petites annonces jusqu'aux sites d'enchères et ceux qui achèteront les petites pilules qui soignent seront exposés à prendre des cachets de sel ou des suppositoires de savon.

Elle cherche quoi mémère ?

Certainement à faire un peu plus s'engraisser ses amis des laboratoires car en court-circuitant les pharmaciens, les prix vont forcément baisser ce qui, mécaniquement, augmentera la consommation. En plus, une expansion de l'usage des médicaments est à attendre car les risques de surdosages où de mauvaise médication vont forcément engendrer des passages chez les médecins avec prescriptions d'autres médicaments remboursés par la sécu et toute la filière santé va se trouver relancée, à commencer par les laboratoires. Et on reparlera du déficit abyssal de la Sécu.

On se demande comment un raisonnement aussi simpliste n'a pas germé dans le cerveau d'une ministre, à moins que son cerveau soit composé d'une simple bande magnétique qu'elle a du mal à rembobiner. Autre possibilité à envisager, que le cerveau de notre ministre de la sang thé soit une forme de caisse enregistreuse comme on en voit encore dans les petites épiceries de quartier.

Une chose est certaine, elle est rapide comme l'éclair, c'est le Flash Gordon du gouvernement. Le temps que s'étale le rideau de fumée des époux royaux, mis en place en haut lieu pour détourner l'attention du citoyen de base (celui qui est reconnu uniquement le temps d'un vote … et encore s'il vote UMP) et vlan ! Elle nous pond une liste exhaustive de près de 200 médicaments "inefficaces" qui ne seront plus remboursés ou le seront à 15%. C'est d'ailleurs curieux de constater que les médicaments considérés par la rosière comme inefficaces deviennent incontournable pour les laboratoires qui en font aussitôt la publicité à la télé. Prenez l'Efferalgan vitamine C: depuis qu'il n'est plus remboursé, les publicités télé vous indiquent qu'il n'y a pas mieux pour les rhumes, rhinites et autres états grippaux. Vous avez dit "on dérembourse pour cause d'effet insuffisant ???"

Finalement, quand on analyse bien le ministère de la guimauve rose, on s'aperçoit que ce qu'elle fait de mieux, c'est rôder dans les vestiaires des joueurs de rugby ou de hand ball, pour y humer l'odeur virile du musc qui émane des mâles en sueur.

Pour le reste, c'est comme bien des matches de foot ball : nul.

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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 23:59

menace.gifJusque dans le début des années soixante, chaque village de France, jusqu'au plus petit d'entre eux, avait parmi ses artisans un ou plusieurs charrons.

Ces personnes étaient là pour fabriquer ou réparer tout ce qui est amené à rouler, de la brouette à la charrette en passant par la calèche ou le tombereau. Bref, il s'occupait de tout ce qui nécessitait l'intervention du moteur à crottins, de l'homme aux bœufs et de l'âne au cheval.

Les véhicules ont changé de carburant, de forme et de matière pour les roues. Le bois a fait place au caoutchouc, à la tôle et au plastique et le charron a peu à peu disparu.

Disparu ???

Pas tout à fait.

Il nous est revenu en catimini, après avoir enlevé un "R" à son nom.

Est-ce ce manque d'R ? Le tout est que le nouveau Charon fait plus pour le métier que l'ancien charron n'en faisait pour le sien.

Celui là, prénommé Pierre, sévit dans les parages de l'Elysée, il est le conseiller en communication de Sa Majesté Nico premier, et quel conseiller ?

En 2008, chaudement imposé par la potiche italienne, il entre au service de Son Etroitesse premier se vengeant ainsi de la mise à l'écart dont il avait fait l'objet au temps de l'ex madame Martin. Depuis, il n'a de cesse de conseiller son supérieur anarchique au point qu'on se demande si ce n'est pas lui qui a soufflé le "casse toi pauvre con" ou le "vient, descends si tu es un homme".

Il nettoie les coins les plus immondes de la Sarkozye pour y décrocher de quoi faire plaindre le couple princier afin que la côte de popularité remonte coûte que coûte, quitte à organiser le foutoir pour y parvenir.

Et il ne recule devant rien le bougre, jusqu'à la menace sur les journalistes qui ne se plient pas à sa volonté tyrannique. Jusqu'à faire une déclaration de guerre aux journalistes à la suite des rumeurs concernant les déboires conjugaux du couple franco italien.

C'est devenu une règle d'or du royaume, les conseillers parlent au nom du pouvoir en place, comme si ce dernier était incapable de s'exprimer. Les frustrés de la politique qui entourent le chef décident de ce qu'il doit ou non réaliser et ne se contentent pas de le conseiller, ils lui dictent ou écrivent les chemins à suivre, dirigent tout ce qui peut de près ou de loin faire la réclame des inepties qu'ils imposent. Le Charon, lui, ne se contente pas de menacer, il veut imposer une nouvelle loi aux médias : la loi du silence. Fort de l'affaire des fuites qu'il a peut-être organisée et dont il accuse les milieux financiers d'avoir monté le complot, il hurle aux loups, mais c'est certainement parce qu'il est chargé des chasses à courre présidentielles qu'il se prend à chasser un gibier journalistique : il s'entraîne en quelques sortes.

Comme j'ai pu l'écrire pour le compositeur des discours répétitifs de Sa Majesté :

-"Mais qui c'est ce type qui se permet de donner des leçons, de prendre la parole pour les politiques qu'il est censé conseiller ou de proférer des menaces ?… S'il est élu, ce n'est pas dans les instances adéquates qui pourraient lui permettre de s'exprimer, il n'a donc pas plus que moi le droit de parler au nom du pays et encore moins celui de dicter sa volonté aux médias.

On nage de plus en plus dans le courant des idées rétrogrades menant à l'ancien régime et notre Roisident s'est entouré de courtisans auxquels il ne manque plus que la perruque poudrée pour "faire" plus Louis caisse.

La liberté d'expression n'a jamais autant été menacée et le reproche fait à certains pays où le journalisme ne peut être que d'Etat n'est en fait qu'un exemple suivi scrupuleusement par des conseillers se prenant pour des Mazarin ou des Richelieus en puissance.

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 22:02

Au-dela.gifLes censeurs aujourd'hui ne sont pas dans les médias directement, c'est plus sournois, ils sont formés ou mieux encore déformés à l'école de la télévision et de la presse orientée. Ils sont modelés à la forme américaine où tout est caché, souterrain, fourbe, ils sont façonnés au politiquement correct, de plus en plus, le puritanisme du XIX e siècle revient en force. On ne peut plus rire de tout, tout est pris au premier degré, à croire que l'intelligence n'a pas dépassé l'école primaire et le pouvoir de réflexion s'est arrêté à la maternelle.

J'ai retiré mes deux derniers articles parce que l'incompréhension a conduit certaines personnes à franchir les limites du raisonnable.

Je comprends que les personnes touchées dans leur vie ou dans leur chair aient des réactions vives et emportées.

Je comprends tout à fait que le malheur empêche d'avoir assez de discernement pour différencier l'insulte et le pamphlet.

Je comprends  les personnes qui peuvent en vouloir à la terre entière du malheur qui les frappe mais je ne comprendrai jamais qu'ils déversent des paroles de haine parce qu'ils ne sont pas en accord avec les termes de l'article que j'ai écrit, et dont ils n'ont même pas saisi le sens.

Le malheur ne doit pas entraîner la haine, c'est ce que j'ai toujours prôné mais peut-être ai-je tort.

Hier encore, j'ai tenté de m'expliquer, en vain, sur la manière dont il était souhaitable d'interpréter mon billet, mais je me suis heurté à un mur d'incompréhension et de termes haineux. Certes, quelques personnes, dont certaines me connaissent, ont compris mon propos et même si quelques unes n'ont pas cautionné mes écrits, aucune n'a jeté autant de fiel que celles qui me découvraient à l'occasion de cet article.

Je profite d'ailleurs de cet écrit pour signifier à ceux qui, supporters inconditionnels du président (ce qui est leur droit le plus strict), se sont crus obligés de m'insulter, que leurs sarcasmes et leurs allusions au stalinisme ne me touchent pas le moins du monde, mais me confortent au contraire dans l'idée que leur bonheur serait de vivre dans une dictature du type Pinochet. Ceci, vous le comprendrez, m'encourage dans mon combat contre le libéralisme débridé, le fascisme et pour tout dire la gouvernance par un seul homme sous le couvert de démocratie.

Parce que j'ai utilisé un mot qualifiant un handicap pour désigner l'homme politique, un grand nombre de personnes a compris qu'il s'agissait de considérer ce handicap comme une insulte. Je vais donc poser le problème autrement, sous forme de question et ainsi agir comme on sait le faire dans certains milieux où l'on utilise la parabole, le symbole et la litote pour décrire ce qui est tabou.

-"Comment appelleriez-vous la personne qui ne saurait organiser et comprendre l'information transmise par son ouïe et se replierait sur elle-même au point de n'avoir aucune interaction sociale ?

Comment qualifieriez-vous ce chef qui reçoit un avertissement de son entourage à la suite de son peuple mais s'avère incapable de le comprendre et se replie sur ses certitudes au point de n'accepter aucune discussion?"

C'est très exactement ce que je reprochais au Président de la République et je n'avais trouvé qu'un qualificatif, celui qui a déclenché la guerre des mots et les menaces dont j'ai été l'objet et qui m'ont conduit à retirer mes articles.

Je suis profondément convaincu que tant qu'il y aura des personnes qui useront de ces armes pour faire passer la juste cause qu'ils défendent, leurs actions seront contre productives. On n'attire pas les mouches avec du vinaigre.

Vous vous sentez blessés ? A votre tour ne blessez pas les autres, la haine entraîne la haine, comme la peur entraîne la peur et l'incompréhension entraîne la rupture.

Je le redis ici, nous entrons dans l'ère dangereuse du politiquement correct, celle qui conduit à la pensée unique, à l'idée téléguidée, à la négation de l'ouverture d'esprit. Sous le couvert de progrès, on nous conduit peu à peu à penser et parler à l'unisson selon la voix de son maître.

Eh bien, non ! Je ne serai jamais de ceux là, jamais de ceux que l'on conditionne et que l'on veut obliger à passer sous les fourches caudines, je ne serai jamais le mouton qui suit docilement le berger jusqu'à l'abattoir. Je continuerai de faire entendre ma petite voix contre vents et marées pour être aux côtés de ceux qui souffrent de l'abandon de l'Etat, à l'exception, bien sûr, des censeurs.

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 16:54

personne.gifNous y étions, c'était à Toulouse, sous une série presque discontinue de giboulées de mars, il y avait du vert, du jaune et noir et du violet, mais surtout, il y avait une aminaute à qui nous avions donné rendez-vous et la rencontre restera gravée tant elle fut fructueuse et amicale, tant des atomes crochus se sont révélés à cette occasion.

Ah, j'allais oublier de vous parler de la journée "No Sarkozy Day" toulousaine, apparemment dans la lignée de toutes celles de province, à l'exception peut-être de Marseille ou Nice.

Nous étions au total environ un millier, une trentaine de "verts" anti-OGM, à peu près neuf cent handicapés du collectif  "Ni Pauvres, Ni Soumis" et grosso modo soixante et dix "violets". Il y avait beaucoup de bruit sur la place du Capitole et quelques passants emmitouflés dans des vêtements d'hiver, protégés par des parapluies ou des imperméables.

Les cieux n'étaient pas avec nous, mais tout de même, voir le courage de tous ces gens en fauteuils roulants et de leurs accompagnateurs, défiler et s'agiter sous la pluie battante, crier leurs slogans à la face des badauds qui s'interrogeaient sur le pourquoi de ce bruit, conduit à réfléchir sur le comportement des internautes.

Ah, camarades ! Il est doux et facile de lutter virtuellement devant un clavier d'ordinateur, de faire l'apologie des destructeurs du sarkozysme, de s'inscrire sur les listes de soutien aux organisateurs du NSD. Il est facile de se cacher derrière son écran avec très souvent le masque d'un pseudo pour apporter ses critiques au pouvoir en place et se sentir à l'abri des représailles. Certes, je ne reprocherai pas à tous ceux qui ont choisi de prendre un pseudo pour être présents sur le net, de vouloir conserver l'anonymat, ceux que je vise ici sont les poltrons qui encouragent, voire poussent les autres à se mettre en avant pour ensuite rester chez eux, bien au chaud devant le poste de télé ou l'écran de l'ordinateur.

Nous avions décidé de nous rendre à Toulouse parce que cette ville a la réputation, comme tout le pays Cathare, d'être en pointe dans la revendication pour le bien-être de tous. Ils étaient plus de neuf cents inscrits sur le site Facebook du NSD pour la ville, nous pensions dès lors que rien ne pouvait retenir un déploiement d'au moins cinq à sept cents personnes qui auraient constitué une nuée violette aux côtés des "jaune et noir" ou des "verts".

Eh bien non, sur cette nuée attendue, il ne s'est levé que quelques insectes, dont nous faisions partie.

Curieusement, la moyenne d'âge des manifestants violets était plus élevée que celle des autres groupes. Je vais donc, une fois de plus fustiger les jeunes car ceux qui étaient présents hormis, malheureusement les SDF, pouvaient se compter sur les doigts des mains.

Oh là ! Les jeunes ! Nous, on a l'avenir dans le dos et à quelque part, on se bat pour vous. Ce front commun, citoyen, sans notion de parti politique qui s'est créé, aurait dû vous entraîner dans une dynamique propre à faire prendre conscience au président que votre avenir, c'est à vous, pas à lui et ses larbins d'en décider. Hélas, il semblerait que votre avenir ne vous concerne pas, que les leitmotivs qui vous sont distillés à la télé sur le no futur vous découragent de lutter, que vous avez intégré qu'il n'y aura pas de retraite pour vous et qu'ainsi, vous acceptez à genoux et tête basse d'avaler l'hostie empoisonnée que nos actuels gouvernants vous distribuent à profusion.

Ceux qui ont eu des doutes sur cette journée et les ont exprimés avaient certainement raison, l'expérience le prouve. J'émettrai toutefois une petite réserve qui vient tout droit du cœur du combattant perpétuel que je suis :

-"Il est parfois des moments où il ne faut pas trop réfléchir et se poser des questions existentielles. Ces moments où, je crois, il faut au contraire saisir les opportunités qui nous sont données de faire entendre notre voix, fut-elle un murmure à peine audible. Souvenez-vous que le murmure de la source se termine un jour par le rugissement des vagues. Souvenez-vous que l'on a souvent tort d'avoir raison trop tôt."

Nous étions vingt et cent mais pas de milliers.

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 22:03

                                                 

                                               

                                                     Countdown Clocks, Fun Countdowns at WishAFriend.com



Nous ne sommes pas encartés droite, mais si nous l'étions, nous aurions une kyrielle de raisons de nous fâcher avec ce président que nous aurions élu.

Nous ne sommes pas encartés à gauche, mais si nous l'étions, nous aurions une kyrielle de raison de continuer à combattre ce président que nous aurions combattu.

Nous ne sommes pas encartés au centre, mais si nous l'étions, nous aurions des kyrielles de raisons de nous démarquer de ce président que nous avons boycotté.

Nous ne sommes pas encartés à un syndicat, mais si nous l'étions, nous aurions une kyrielle de raisons de refuser tout contact avec ce président qui tente de nous diviser.

Mais, me direz-vous, qui êtes-vous pour avoir une telle aversion envers ce président ? Avez-vous également une kyrielle de raisons qui vous motivent ?

Eh bien, oui !

Ce sont ces mêmes raisons qui devraient attirer l'attention de tous les citoyens "normalement constitués", ceux qui réfléchissent autrement que devant TF1 et ses déballages "poeple" soporifiques chargés de faire diversion. Ces raisons que ne connaissent pas les riches, les exploiteurs et les amis du CAC dûment protégés par  le pouvoir en place sous les ordres de ce président élu sur des promesses fallacieuses que seuls quelques esprits simples aux raisonnements primaires pouvaient gober.

La raison essentielle, c'est qu'il est profondément autiste, que tout ce que peut désirer et même penser le peuple qui l'a assis sur son siège éjectable qu'il prend pour un trône lui passe au-dessus de la tête.

La misère dans laquelle il jette sciemment ses concitoyens ne l'interpelle pas le moins du monde. L'abolition des acquis sociaux mis en place par le Front Populaire et améliorés au long des décennies par les luttes d'ouvriers, d'employés et de paysans est devenu une idée si fixe qu'il persiste malgré les leçons que lui donnent les citoyens.

Il existe d'autres raisons que je ne vous ferai pas l'injure d'énumérer ici, mais souvenez-vous de quelques promesses sur les SDF, le croissance, l'augmentation des retraites, les privatisations qui n'auraient pas lieu, le non augmentation des impôts (ça, c'est vrai, il en a créé de nouveaux sous forme de taxes) etc…

Il est un pur produit marketing des médias qui l'ont créé de toutes pièces et dont il s'est emparé par la suite soit directement, soit par l'intermédiaire d'amis dits "du Fouquet's". La preuve : ce matin sur I-télé, un sondage (on connaît la fiabilité de ces échos) donnait 48% Sarko et 52% Aubry en cas de présidentielle. Ce sondage n'a pas été repris par les médias nationaux de France Télévision au Figaro.

Il a toujours menti, comme il continue de le faire, tant sur sa vie privée que sur son action politique dont il vante les mérites sachant qu'à son départ, il laissera un pays exsangue et proche du sous-développement.

Vous rétorquerez que, compte tenu qu'il ne tient compte de rien autour de lui, sauf de l'avis des esclaves cireurs de pompes qui lui servent de conseillers, il est inutile de rassembler les gens dans la rue pour un No Sarkozy Day qui dès lors ne portera pas à conséquences. Vous aurez en partie raison, à ceci près que si nous sommes nombreux, les médias ne pourront pas faire l'économie de l'information, ce qui conduira les indécis à réfléchir un peu plus loin que leur poste de télévision et il suffi de convaincre 5% d'entre eux de l'inutilité d'un acteur de théâtre à la tête de l'Etat pour qu'en 2012, il soit balayé comme un fétu de paille.

Alors, puisqu'il faut être le plus nombreux possibles, nous allons manifester avec tous ceux qui pensent comme nous qu'il y en a assez de cette Sarkozye aux ordres d'un mini dictateur qui finira un jour par se prendre pour un président à vie de type république bananière.

Portant un signe de couleur violette (violet …  comme le sont les citoyens) :

TOUS AVEC NOUS DEMAIN DEVANT VOTRE PREFECTURE pour ce No Sarkozy Day

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Published by Lucien Aymard - dans aymard
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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 21:30

escroc.gifDites-vous, une fois pour toutes comme je le fais, que je ne serai jamais populaire … à part dans un petit cercle restreint d'amis ou de copains.

Pour être populaire, dans notre bon pays, il faut faire la gueule tout le temps, ne parler que quand on n'a rien à dire, se tenir à l'ombre d'un incompétent et surtout jouer les éminences grises. La preuve ? Fion est plus populaire que jamais.

Bon, il faut dire que les sondages sont nettement orientés avec la question classique :

-"Quelle opinion avez-vous de Fillon en tant que premier ministre ?"

Et là, deux réponses possibles : "bonne ou mauvaise".

C'est exactement comme si vous écriviez sur votre thermomètre : "chaud ou froid" en lieu et place des chiffres de température. Ca ne veut strictement rien dire.

En tant que premier ministre de droite, il ne peut susciter que de bonnes opinions, même venant de la gauche qui reconnaît volontiers que fion est on ne peut plus à droite.

En tant que premier ministre tout court, il bénéficie du paravent que lui fait involontairement son supérieur anarchique (ou hiérarchique, choisissez), de l'ombre qu'organise le staff du roi et des éclats de minimum premier qui attire à lui les projecteurs de l'actualité laissant ainsi son adorateur à l'abri de la critique. Dès lors, aux yeux des malvoyants politiques que sont d'innombrables français, il est un bon père de famille qui ne fait pas parler de lui et donc auquel on peut faire confiance.

Mes chers lecteurs, fidèles ou occasionnels, il faut que je vous apporte une précision de taille, un fait patent que beaucoup de gens ont oublié : fion est l'homme qui a bâti la politique qu'applique aujourd'hui le Roisident. C'est notamment lui qui a prévu les réformes de l'enseignement, des retraites, du code du travail. C'est lui qui a planifié la démolition de la Sécurité Sociale, la privatisation des services publics etc … En d'autres termes, c'est lui qui a élaboré le programme que Sarko applique depuis 2007 et qu'il a décidé d'appliquer coûte que coûte y compris contre l'opinion publique qui s'est retournée contre lui et le lui a fait savoir aux régionales.

La différence entre les deux hommes se situe au niveau de la manière et non de l'idéologie. Sarko, c'est le m'as-tu-vu qui dit aux français :

-"Vous pouvez exprimer ce que vous voulez, je ferai ce que j'ai décidé et si vous n'êtes pas contents : casse toi pauvre con !"

Le fion, il n'est qu'à voir son regard fuyant et sa tête basse pour comprendre que tout se passe en sournoiserie :

-"Vous pouvez vous exprimer, je vous donnerai raison mais quand vous aurez le dos tourné, j'en profiterai pour vous emmancher sans vaseline."

Tournez le dos au roi, il s'en balance, mais au vizir, vous risquez le mauvais coup. C'est ce qu'une grande partie des citoyens (46%) n'a pas compris ou pas voulu comprendre.

Aujourd'hui, premier mercredi après la fessée, les positions sont claires, le Roy s'est remis dans la lumière, il a décidé de continuer comme si rien ne s'était passé, comme si le peuple qui le remettait en cause n'était qu'un ramassis de fantômes. Ce sont les voix de droite et les abstentionnistes qui ont eu le dernier mot, qui ont décidé qu'il devait poursuivre ses réformes, il les a entendus, comme Jeanne d'Arc entendait l'ordre de bouter les anglais dehors. Comme je le disais hier, il a vraiment entendu, mais il n'a pas écouté. Il n'écoute rien que lui-même et les conseillers qu'il a choisis pour leur grande servilité et leur parfaite connaissance de la manière de faire reluire à la brosse sans cirage.

Depuis 2007, l'attelage de bœufs qui est arrivé au pouvoir par le mensonge et la tromperie ne cesse de jouer "au théâtre ce soir" histoire de faire croire que la mésentente règne entre eux pour mieux nous imposer une gouvernance à l'américaine ancien régime et livrer notre potentiel à quelques amis dits "du Fouquet's", quitte, en lui faisant de belles promesses, à faire crever une grande partie du peuple pour qui au moins on n'aura pas à payer les retraites.

On peut toujours voter, quelle que soit l'élection, les cadors de l'UMP sont en train de nous concocter des modes et découpages électoraux tels que la seule alternative pour ceux qui font la richesse du pays sera la révolte ou la mort en esclavage patronal.

Alors, Fion ou Sarko, c'est la même ferraille, celle qu'il faut envoyer à la casse.

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 23:54

code_change.gifBien, voici venu le temps de montrer aux français que leur vote a été entendu. Je vais donc tenter d'éclairer votre lanterne sur la manière dont le "sonotone" a fonctionné.

Tout d'abord, un peu de dissertation sur les subtilités de la langue française :

-"Lorsque je pose le CD de Jean Ferrat (c'est au hasard que je l'ai volontairement choisi … langue de bois) sur la platine de mon lecteur, c'est pour écouter une chanson, voire toutes, mais lorsque j'allume la télé un peu avant l'heure des infos, je vaque à mes occupations et j'entends (distraitement) les publicités qui s'égrènent."

Vous avez donc là la subtile différence de langage à la française. Ecouter induit une action volontaire alors qu'entendre est le résultat de la simple captation des sons. Donc, si l'on écoute, forcément on entend, mais si l'on entend, ce n'est pas forcément parce qu'on écoute. CQFD.

Et voilà comment on peut haut et fort clamer qu'on n'a pas menti à ceux qui ne font pas la différence.

Depuis dimanche soir, toute la colonie d'abeilles de l'UMP et du Nouveau Centre, répète à l'envi que le chef de l'Etat et le gouvernement entendent ce que voulaient leur dire les français dans une élection où ils ont joué le rôle de mauvais figurants.

En premier lieu, ce que veulent dire les français, seuls les français le savent, mais en extrapolant un peu il n'y a qu'un autiste gravement atteint qui ne traduirait pas que le peuple en a ras le bol de la Sarkozye réformatrice de la société au profit des puissants. Il n'y a qu'un négateur aveugle pour refuser l'évidente overdose de démolition du tissu social. Il n'y a qu'un incapable pour ne pas comprendre que le peuple en a par-dessus la tête de lois à l'emporte pièce qui s'empilent inutilement et ne servent qu'à pavaner en surfant sur les faits divers.

En deuxième lieu, ce que souhaitaient les citoyens, c'est, au minimum, un coup de balais sur les ministres écrabouillés par le rouleau compresseur des urnes, voire, la dissolution d'une assemblée nationale qui ne veut plus rien dire puisqu le verdict populaire a fait exploser le parti qui la domine.

Seulement, nous ne sommes pas en démocratie, ce n'est pas le peuple qui gouverne, mais les "pseudos élites", censées décider pour le peuple, qui acquiescent sans mot dire à la volonté d'un seul et même personnage à la fois autocrate et dictateur. Ce personnage qui n'a qu'un seul leitmotiv qu'il ordonne à ses disciples de reprendre en chœur et qu'il nous lit dans les discours questionneurs pondus par son nègre :

-"Il faut continuer les réformes, j'ai été élu pour ça."

Alors, quid de l'opinion publique mécontente de décisions qui n'ont rien à voir avec son programme de campagne comme la désignation du PDG de France Télévision, le paquet fiscal ou l'allongement infini des listes de médicaments non remboursés.

Nous somme vraiment en présence d'un personnage à la fois autiste, négateur et incapable de réagir en fonction de son peuple. Une fois de plus, en changeant les ministres comme on fait circuler des pions sur l'échiquier, il montre, par les raisons de ces changements, qu'il n'est rien d'autre que le chef d'un clan dont certains membres sont en colère et à qui il faut donner un os à ronger. On va chercher un ami chiraquien pour se ménager les bons sentiments de sa tendance, un copain de Villepin pour tenter de désamorcer la bombe que celui-ci prépare pour 2012 et on vire la vitrine "gauchiste" de l'Abbé Pierre pour plaire à tous les culs blancs de l'assemblée tout en descendant en flamme le cul béni du travail qui n'est pas en odeur de sainteté chez les syndiqués, histoire de faire un exemple. Parallèlement à tout ce micro séisme, on réaffirme la volonté de continuer comme si rien ne s'était passé, comme si les citoyens avaient applaudi à la destruction organisée de leurs acquis sociaux, comme si le peuple était heureux de voir tomber un à un les pans de la société créés et entretenus par des générations d'ouvriers et de paysans.

A nous de nous unir pour obliger la gauche, qui je le rappelle en passant aux supporters de la Sarkozye, a mis une raclée mémorable à l'UMP & Co, à continuer de s'entendre pour bâtir un programme assez solide et lisible par tous pour battre et anéantir aux prochaines présidentielles le représentant de la classe antisociale actuellement au pouvoir.

Nous pouvons, nous devons nous tourner vers 2012, mettre au ban tous ces individualistes de gauche à l'ego surdimensionné qui ne peuvent que faire capoter la réunion des forces populaires que j'appelle de tous mes vœux.

Que tous ces petits chefs qui se croient grands et détenteurs d'une vérité (qui n'est que la leur) soient chassés des instances de tous les partis de gauche pour qu'enfin une union, une vrai, celle souhaitée par les citoyens naisse pour que soit remis l'homme à la place de l'argent sur le devant de la société, sans tenir compte de la fameuse mondialisation qui n'existe que par l'exploitation des pauvres par une poignée de riches.

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