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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 23:33

rats_attaque.gifEh !!! Le français moyen, le gueulard, l'homme au béret avec ta baguette et ton kil de rouge !!!

Eh !!! L'héritier des Hugo, Zola, Schoelcher, Césaire, Moulin et autres amoureux et défenseurs du peuple, tu vas rester longtemps devant ta saloperie d'écran de télé à regarder des inepties et écouter des mensonges qu'on te balance comme des vérités ???

Eh !!! L'ouvrier, l'employé, le paysan, le travailleur, tu vas te laisser manipuler, berner, rabaisser, humilier, détruire par une poignée de "j'en foutres" qui croient détenir le vérité ? Par ces représentants patentés des grosses fortunes internationales qui tentent de t'imposer leurs caprices en détruisant tout ce que tes aïeux t'ont laissé en héritage, tout ce qu'ils ont grignoté sur la bourgeoisie et les exploiteurs à coups de manifestations, de grèves et de révoltes.

Eh !!! Toi, le citoyen, mon concitoyen, n'auras-tu pas honte de laisser écraser par le rouleau compresseur des représentants des PME ou du patronat ce livre d'histoire rempli de récits de luttes écrites dans la sueur et le sang du peuple ?

Maintenant, trop c'est trop, le microcosme élyséen tranche, brise, décide au mépris de l'avis des intéressés pour appliquer la seule volonté qui vaille à ses yeux : la sienne.

Tu l'as vu derrière son petit pupitre, perché sur ses talonnettes ? Tu l'as entendu, citoyen, expliquer qu'il allait faire ce que les représentants des PME lui avaient demandé ? Tu as constaté le reniement de sa parole (un de plus me diras-tu) à ce gnome à qui, par pudeur et charité je ne donnerai aucun autre qualificatif que celui de roitelet d'opérette ?

Il l'a dit :

-"Le gouvernement fera ce qu'il veut."

Et c'est ainsi que des phrases du style "on prendra le temps qu'il faudra" ou " tout doit être bouclé en septembre", on est passé à "les arbitrages du chef de l'état seront rendus ce soir".

Au fait, il va arbitrer quoi ou qui ? Il n'a reçu que ses valets, ceux à qui il dicte la pensée et la doctrine. Il doit être un arbitre parmi ceux qui se font acheter dans les matches arrangés avant les rencontres.

Alors, citoyen, si tu n'es pas une carpette, si tu n'es pas de ceux qui n'ont de réflexion que celles que le pouvoir dicte, si tu veux faire honneur à tes aïeux, à ton pays, si tu veux que la France reste une Nation digne de respect : révolte-toi. Fais ta révolution dans les urnes quand ce sera le moment, mais en attendant, descend dans la rue et pas le 21 pour la fête de la musique, non, le 24, en famille, en masse, en foule avec ta hargne, ta volonté de dire non à cette bande d'escrocs qui tentent de te transformer en esclave.

Montre à ces profiteurs impénitents que tu es encore debout et ne te contente pas de ce 24, continue la lutte pour éliminer toute cette racaille qui prétend sauver le pays en asservissant son propre peuple.

Debout ! Peuple de France ! Debout, ouvriers, employés, paysans ! La meilleure défense : c'est l'attaque !

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Published by Lucien Aymard - dans aymard
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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 16:48

faux.gifPar le plus grand des hasards, j'ai eu entre les mains l'hebdomadaire Paris Match du 3 juin sur lequel Céline Dion se félicite d'attendre des jumeaux de chez "Vivagel bien sûr !"

Rassurez-vous, ce n'est pas ce genre d'information qui a attiré mon attention tout comme les 98% des élucubrations de ce tabloïd aussi édifiant que France Dimanche, le JDD, Ici Paris, Public et autre Union. Toute cette série de torchons sales alimentée par des paparazzi dont les photos trafiquées sont aussi fiables que les articles des pseudo journalistes au style aussi riche qu'un poème d'enfant de CP (et encore). Pour tout dire, cette série de revues à couverture glacée, propriété d'Arnaud Lagardère, dont on ne présente plus le lien étroit avec Notre Saigneur, dans laquelle on trouve toujours le coup de brosse qui peut être utile au gouverneur de notre pays.

C'est en cherchant les mots croisés que je suis tombé en arrêt devant le titre page 108 :

-" Les intentions de vote au premier tour de la présidentielle (en rouge) en fonction du candidat PS (en noir)."

Le sous-titre se fait plus précis :

-" Dominique Strauss-Kahn (en rouge) se détache du peloton PS (en noir)."

Le corps de l'article, j'allais dire du délit, n'a pas vraiment d'intérêt car il compare, comme de coutume dans ce genre de revue, des chiffres et des situations qui n'ont rien de commun telle la candidature à un deuxième mandat des De Gaulle, Giscard, Mitterrand ou Chirac avec une possible nouvelle candidature de Sarko. Suivent des pourcentages implicitement attribués aux français alors qu'ils sont obtenus sur un échantillon de 814 personnes extraites d'un échantillon représentatif de 956 où interviennent l'âge, le sexe et la profession du chef de famille, donc d'une relativité qu'il n'est pas nécessaire de préciser.

Le plus intéressant réside dans la colonne de gauche reproduisant en rouge la question suivante :

-"Si dimanche prochain devait se dérouler le premier tour de l'élection présidentielle, pour lequel des candidats y aurait-il le plus de chances que vous votiez ?"

On trouve quatre pavés dont les titres laissent songeur :

DSK BAT SARKOZY – SARKOZY BAT AUBRY – SARKOZY BAT ROYAL et SARKOZY BAT HOLLANDE.

Sous chaque titre, une liste de candidats choisis arbitrairement par la personne qui a pondu les textes (rien à voir avec le mot journaliste) dont seul le nom du socialiste change. On y trouve Arthaud, Besancenot, Mélenchon, Duflot, Bayrou, Villepin, Sarko, Dupont-Aignant et Le Pen fille. Ressortent en rouge, les pourcentages de Sarko et du Socialiste qui seuls permettent de justifier le titre du paragraphe, sauf que :

- Pour ce qui concerne les titres, il ne s'agit que du premier tour et donc le mot "BAT" devrait être remplacé par le mot "DEVANCE".

- Si l'on admet la question, pourquoi se limiter à quatre candidats PS et pourquoi ceux-là ?

- Comment ne pas faire état d'un éventuel deuxième tour où, puisque les supputations sont de rigueur, en écartant l'extrême droite et le Modem, la gauche l'emporte dans tous les cas de figure ?

Que cherche donc à faire ce sondage ?

A mettre en avant DSK, de sorte qu'en cas probable de présence à un deuxième tour de la présidentielle, les larbins du directeur de conscience de l'UMP auraient deux arguments de poids à faire valoir pour attaquer le candidat PS :

- 1 – Il a déserté le mandat international qui lui avait été confié à la tête du FMI malgré ses dires lors de sa nomination, donc un candidat qui se renie par ambition nationale.

- 2 – Ses frasques féminines prouvent qu'il est instable et donc indigne de diriger son pays, ce qui est un argument de poids pour les votes féminins indécis.

Dans les deux cas, on peut compter sur les "fous de dieu" de l'UMP pour appuyer sur ce genre d'argutie et oublier au passage les mensonges et les comportements malsains du gourou. Mais il est vrai que dans toute secte, le gourou peut s'adonner à tous les débordements sans qu'un quelconque des membres trouve la chose incongrue et esquisse un semblant de reproche, par peur de se retrouver au ban de sa "chapelle".

Ils en auront besoin de ces arguments, car si on en croit la côte de popularité dont on ne nous parle pratiquement plus sur les chaînes télé, Sarko et ses attitudes bornées ne va pas tarder à toucher le fond. Comment, dans un tel cas, envisager une seule seconde qu'il puisse battre n'importe qui en 2012 ? Seul Paris Match pouvait le faire.

Nous nous trouvons donc en présence d'un des organes privilégiés de communication de la Sarkozye, avec comme pour toute secte, une assemblée de membres obéissants, dévoués et serviles, prêts à se sacrifier, et le pays avec eux, pour que triomphe l'ignoble gourou qui les tient sous son joug malfaisant.

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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 21:14

maternite suisseAujourd'hui, nous avons vécu un après-midi d'émotions provoqué par les lectures et les visions que nous avons eues lors de notre visite à un bâtiment devenu musée et mémorial.

Je croyais que l'histoire ne se répétait jamais, mais j'ai appris qu'en fait il pouvait exister une sorte de boucle qui faisait revenir certains évènements comme des leitmotivs.

Bien des français, et c'est normal, n'ont jamais entendu parler da la Maternité Suisse d'Elne, et pourtant, l'histoire, la vraie, pas celle qui nous est imposée dans les écoles, devrait consacrer au moins deux heures de cours à son sujet, manière de rétablir certaines vérités historiques peu reluisantes pour notre pays.

Elne est un village catalan de 8000 habitants qui a connu une histoire richissime depuis les grecs et les romains jusqu'à nos jours. Dans cette histoire, un épisode méconnu ou peut-être passé sous silence, retient l'attention d'un nombre de plus en plus important de personnes venues du monde entier. Il s'agit de la "Retirada".

Cet exode, vers notre pays, de 450 000 républicains espagnols pourchassés par Franco et ses spadassins à partir de 1936, lors de la chute de la deuxième république espagnole. Hommes, femmes et enfants arrivaient chaque jours plus nombreux en Catalogne française pour sauver leurs vies, échappant ainsi à la voracité fasciste du franquisme. A cette époque-là, il n'y avait pas un Besson pour les renvoyer chez eux, mais c'était peut-être pire. On parquait tous ces arrivants entassés dans des camps de concentration (car c'est bien ainsi qu'il faut les appeler), parfois de fortune comme sur les plages d'Argelès-sur-mer ou St Cyprien où l'armée française surveillait un périmètre de barbelés entourant des centaines de personnes, sans hygiène, sans eau, sans couchage, sans couverture, sans toit, parfois organisés en tentes ou baraquements comme à Rivesaltes entre de hauts murs surveillés par des miradors. Edouard Daladier, président du conseil et ministre de la guerre et son copain Albert Sarraut ministre de l'intérieur ont pleinement cautionné cette honte française. Tous ces espagnols ont souffert physiquement et moralement et des enfants sont morts par dizaine de froid et de malnutrition malgré les aides de certaines associations, syndicats et partis politiques qui, à cette occasion, ont créé l'embryon de ce que l'on nomme aujourd'hui "aide humanitaire". Parmi ces groupes, "l'Aide Suisse aux Enfants" qui avait envoyé en Espagne Mademoiselle Elisabeth Eidenbenz pour s'occuper des enfants en guerre civile, lui demanda de venir en Catalogne française. A son arrivée, atterrée par les conditions de vie dans les camps de concentration, elle décide de créer une maternité dans le village de Brouilla près de Le Boulou, mais quelques mois après, cet établissement est obligé de fermer. Elle achète alors un petit château à Elne et crée, fin 1939, une nouvelle maternité qui va devenir un lieu hautement historique. Les femmes espagnoles enceintes, sortant des camps où leurs conditions de vie étaient déplorables puis les futures mères d'autres nationalités fuyant l'envahisseur nazi sont alors venues jusqu'en 1944 accoucher dans ce havre de paix. Près de 600 enfants de 22 nationalités vont naître ainsi dont des juifs au nez et à la barbe de la gestapo, grâce à ce petit bout de femme et quelques bonnes volontés qui l'aideront. Et puis, en avril 1944, les nazis aidés des miliciens, vont lui donner trois jours pour évacuer les lieux car ils réquisitionnent le château et Elisabeth, avec les mamans et les enfants rejoindra Montagnac dans l'Aveyron … à pieds car les fridolins refusent de les voir partir en train.

On a toujours l'impression que les camps de concentration ont été créés par les allemandes, mais, bien avant, les français avaient fait des essais sur la côte roussillonnaise. Certes, il ne s'agissait pas de camps d'extermination, mais les conditions de vie et, pour tout dire, de détention étaient aussi confortables que dans les camps nazis. Des photos et des récits poignants attestent de la dureté et de la cruauté des situations que vivaient ces familles espagnoles quittant le risque de mort pour trouver la famine et le malheur. Dans toute cette gabegie humaine, cette femme au courage sans borne et à l'inébranlable volonté d'imposer l'action humanitaire a créé une oasis de paix dans un désert de guerres. La France, reconnaissante, a été la dernière à la décorer. Après la reconnaissance de la famille royale espagnole et celle des juifs entre 2002 et 2005, notre pays a fini par lui attribuer la Légion d'Honneur, cette médaille que l'on distribue un peu n'importe comment à n'importe qui. Penser aujourd'hui qu'Elisabeth Eidenbenz a été décorée bien après les Mireille Mathieu et autre Johnny Hallyday me fait honte.

Si vous avez l'occasion de passer par chez nous, n'hésitez pas à vous rendre dans ce lieu de mémoire, de charmantes hôtesses vous y accueilleront et vous y trouverez à la fois l'horreur, la joie et le bonheur distillés par des photos et des témoignages qui vous prendront aux tripes. Vous y verrez comment la droite, l'extrême droite et une grande frange de "radicaux" ont entravé tant et plus le soutien que les gens de gauche voulaient apporter à tous ces réfugiés, ouvriers pour la plupart mais que l'on ne voulait pas sur notre sol car ils étaient de gauche souvent même communistes.

Pour vous permettre d'avoir plus de détails sur cette histoire, voici un lien qui vous donnera quelques infos supplémentaires dont le nom de l'ancien propriétaire et "bâtisseur" du château, le sieur Bardou fabricant des papiers à cigarette JOB.

Tout ceci ne vous rappelle pas l'époque que nous vivons ? Cette époque où la droite, dans le sillage du patronat et des banques, dicte sa loi au détriment des ouvriers de notre pays.

Ne désespérez pas, il ne nous manque plus que les camps de concentration, et avec la politique sécuritaire qui est menée depuis quelques années, nous y arriverons.

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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 21:19

mauvaise educJe le savais, il m'est impossible de m'éloigner longtemps de la politique intérieure menée par la bande à Sarko, tant elle est antisociale, antidémocratique et pour tout dire d'un niveau comparable au record de natation que peut battre un étron dans le tout à l'égout.

Il va falloir, et avec de vrais arguments, que ces messieurs ou ces dames (ou les deux) du ministère de l'éducation nationale m'expliquent comment un mec élevé et instruit dans les écoles jésuites puis à la Sorbonne peut connaître quelque bribes de ce qu'est l'Education Nationale au sens public du terme.

Qu'un type qui n'a connu que l'opulence, les bancs vernis d'écoles huppées et les cours particuliers se mette à explorer le système éducatif français pour y trouver des économies, traitant par là le sujet uniquement dans son aspect comptable dénote que ceux qui l'ont mis en place, comme lui, sont d'une incompétence qui n'a d'égal que l'inaptitude qui les caractérise.

Le petit château, puisque c'est de lui dont il s'agit, a trouvé le moyen de faire allégeance à son guide spirituel au sujet de la suppression d'un fonctionnaire sur deux. Pour cela, il n'hésite pas à sacrifier les générations futures sur l'autel du saint pognon. Comme toujours, par ailleurs, il est soutenu par les médias largement rodés au service de la carpette. Ceux-ci nous expliquent qu'en moyenne il y a un enseignant pour 22 enfants dans le primaire et 24 au collège et que passer à 1 enfant de plus par classe permettrait de fermer 10 000 classes, puis regrouper ou supprimer les petites écoles rurales permettrait au total l'économie de 17 000 enseignants entre 2011 et 2013.

Prenons donc au mot ces journaleux bidon et faisons le calcul sur une classe de sixième par exemple. Les enfants ont au moins 6 professeurs : Maths, Français, Sciences, Histoire géo, Langues, Sport soit, 6 fois 24 = 144 élèves, donc, si on ajoute 1 enfant par prof, on passe à 150 pour une classe seulement. Absurde me direz-vous ? Bien sûr mais c'est simplement pour montrer comment on raisonne au ministère de l'Education grâce à des moyennes par professeur. Vient ensuite la cerise sur le gâteau à la crème d'arsenic : moins d'élèves par classe ne signifie pas un meilleur enseignement. C'est l'argument qui tue, qui foudroie, qui fout droit. Démontrer qu'une classe où chaque prof aurait à enseigner à 25 élèves est plus attentive que la même avec seulement 15 enfants relève de la chimère et les parents ne s'y trompent pas qui, quand ils le peuvent envoient leur progéniture dans le privé pour de meilleurs résultats, justement parce que les classes moins surchargées évitent les inconvénients du public, à commencer par la violence.

Ensuite, les médias nous commentent l'utilité, pour économiser 6 à 7000 postes, de fermer ou de regrouper les petites écoles qui ne comptent qu'une ou deux classes. Bravo pour la désertification des campagnes, bravo pour la régularité de la vie des enfants, bravo pour le côté développement durable de la chose, les enfants se lèveront une heure plus tôt pour se rendre au village voisin plus ou moins éloigné, dans un bus ou avec plusieurs voitures qui polluent, se nourriront dans des cantines quand les parents auront les moyens et … quitteront l'école à la fin du primaire complètement écoeurés par la vie de merde que le petit château leur aura fait mener pendant des années.

Les autres mesures envisagées sont de la même veine, depuis la baisse de la scolarisation à 2 ans jusqu'à la réduction des besoins en remplacement en passant par la sédentarisation des enseignants "hors la classe" (ils devront être toujours prêts à assurer le remplacement d'un collègue s'ils n'ont pas cours ou corriger les cours par correspondance chez eux après la journée) et le pompon, ils pourront être affectés à d'autres fonctions (imaginez les prof de maths laveur de vitres ou la prof de français serveuse à la cantine … génial non comme idées ???).

La réalité de tout cela est tristement et bassement matérielle. On veut fermer peu à peu l'école publique, l'école pour tous, pour la remplacer par une école privée qui sera réservée à une certaine élite essentiellement argentée car en plus, on fera de l'argent sur le dos des enfants et de leurs parents. Autre volet de ce saccage, on trouvera sur le marché de l'emploi de plus en plus de main d'œuvre non qualifiée que l'on payera, comme au moyen âge à coups de pieds dans le cul et à qui on expliquera qu'il faut se contenter du travail que l'on a la chance d'avoir. Dans tout ceci, les adultes de demain que seront les enfants d'aujourd'hui n'oseront plus rien moufter car leur intelligence sera limitée à ce qu'ils pourront glaner comme instruction de ci de là dans la presse poeple ou devant les émissions débilitantes de la télé réalité qui leur feront miroiter des étoiles qu'ils ne pourront jamais atteindre parce que le petit château les aura rendus trop cons pour réagir.

Voilà ce que veut notre roi, ce que veulent ses lèches bottes (je sais, aujourd'hui, je suis poli), privatiser l'enseignement dans un but purement vénal et finir d'écraser le petit peuple, car l'asservir comme ils le font ne leur parait pas suffisant.

Tant que les décisions pour les jeunes seront prises par les vieux, tant que l'enseignement sera vu sous un angle financier, tant que les décideurs n'auront aucun point commun avec les sujets dont ils ont à traiter, nous serons un peuple rétrograde jusqu'à ce que ce peuple se débarrasse de cette caste  qui se prend pour un groupement de dieux mais n'est réellement qu'un ensemble de rats.

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 19:09

dents_mer.gifVous avez certainement remarqué que, d'une manière générale, je ne tiens jamais de propos sur la politique internationale qu'il s'agisse de celle menée par notre stratège des rizières ou, à fortiori, celle adoptée par les autres Nations. Seulement, quand le vase déborde, il faut que je laisse s'écouler le trop plein et là, on a atteint un niveau d'ignominie tel que je ne me contenterai pas de condamner Israël pour ses exactions, je vais attaquer ses manières d'un autre temps que la décence, eu égard au passé douloureux de ses ressortissants, m'interdit de nommer.

Quelques mots d'histoire à propos de cet Etat.

Une résolution de l'ONU du 29 novembre 1947 prévoit le partage de la Palestine en deux Etats, l'un juif et l'autre arabe. Israël déclare son indépendance le 14 mai 1948 et vote en 1949 une loi fondamentale adoptant Jérusalem comme capitale. La résolution n° 478 du conseil de sécurité de l'ONU déclare "nulle et non avenue" la décision d'adopter cette ville comme capitale "éternelle et indivisible". Cette résolution, comme toutes celle qui vont à l'encontre des désirs de cet état, ne sera jamais appliquée si bien que seuls l'Allemagne et les USA ont reconnu Jérusalem comme capitale.

Cet Etat a été décrété par les instances internationales sur la foi d'écrits bibliques dont la véracité historique n'a jamais été démontrée dans d'autres milieux que ceux touchant à la religion, puisque son existence remonte à Jacob, père des 12 tribus sorties d'Egypte après son combat contre un "ange de Dieu". Imaginez que demain le Vatican réclame les provinces de l'ancien royaume des Francs sous prétexte que la France d'alors, sous l'égide de Clovis, fut la "fille aînée de l'église". Vous croyez que ça plairait à l'Auvergnat, au Bourguignon ou au Parisien ?

Le résultat est simple, depuis sa création en 1948, l'Etat d'Israël est en guerre et cette guerre trouve toujours des motifs pour se perpétuer tant de son côté que de celui de ses voisins, et chacun alimente la querelle par de nouvelles provocations.

Sans vouloir prendre parti dans le conflit qui oppose l'actuelle Nation aux anciens habitants de la terre qu'elle occupe, force est de reconnaître que les résolutions qui demandent le retrait israélien des territoires occupés sont loin d'être suivies. La résolution 242 confirmée par les 476 et 478 restent lettre morte sans pour autant que les grands Etats de ce monde fassent le moindre geste pour les faire appliquer. Dès lors, on assiste à cette fameuse escalade dont je fais état plus haut et qui vont de l'agression des civils par les roquettes palestiniennes à l'intervention ciblée quotidienne de l'armée israélienne.

C'est ainsi qu'est née la dernière "bavure" des éternels impunis : l'attaque d'un convoi humanitaire par les soldats dans un combat à armes notoirement inégales quoiqu'en dise le porte paroles des affaires étrangères d'Israël. Même si les bateaux des organisations humanitaires allaient tenter de forcer le blocus de la bande de Gaza, ils n'étaient pas munis d'armes de guerre et pire encore, naviguaient dans les eaux internationales. Peut-être les dirigeants droitiers d'Israël se croient-ils investis de pouvoirs divins pour intervenir dans des lieux ou leur présence militaire n'est pas plus désirable que n'importe quelle nation, peut-être se sentent-ils au-dessus des lois internationales parce que soutenus par les américains ?

Que nenni, rien de tout cela, je vous fiche mon billet que dans quelques jours on n'entendra plus parler de l'attaque par abordage et des morts que Tsahal a fait dans les bateaux, tout simplement pour une question d'argent. Eh oui, qui détient le pouvoir financier dans le monde ? Ne cherchez pas : la diaspora juive. Ne sommes-nous pas en plein "trafic" économique et financier en ce moment ? Bien sûr que si.

Conclusion, si vous voulez que se rétablisse dans le monde le ronronnement routinier de la finance qui plume toujours les mêmes canards pour fabriquer des édredons toujours aux mêmes dormeurs, mesdames et messieurs les dirigeants du monde occidental, continuez à fermer les yeux sur nos activités comme vous l'avez fait depuis 1948.

Et comme les "grands" de ce monde sont à la remorque des trusts financiers, véritables décideurs des politiques à mener dans chaque nation, sur chaque continent, on mettra les médias sous l'éteignoir et l'attaque des navires humanitaires sera vite oubliée.

Ne vous y trompez pas, je ne suis nullement anti-sioniste, pas plus que je suis pro-arabe, mais je constate que ce sont toujours les mêmes qui agissent à leur guise au dépend des mêmes qui subissent et comme par hasard, les plus pauvres sont encore une fois opprimés par les plus riches. Je ne me hasarderai pas à généraliser car il faut savoir que 11 à 13 % de la population d'Israël est nourrie par la soupe populaire pendant que 60% des enfants de Gaza souffrent de malnutrition et que certaines maladies prennent une ampleur inquiétante chez les adultes (problèmes rénaux, cancers …).

De toute manière, quand un pays en colonise un autre, c'est toujours pour ne prendre que ce qui est bon et laisser les miettes aux autochtones et c'est le cas ici, les colonies s'implantent dans les lieux où les nappes d'eau permettent d'alimenter les cultures que l'on fait au détriment de plantations existantes parce que les agriculteurs locaux sont déplacés et leurs terres défoncées au bull doser. Le rapport de Jean Ziegler sur la faim en Palestine est édifiant à ce sujet.

Alors, Israël, terre de toutes les religions monothéistes, je croyais tes cerveaux, nombreux et érudits, aptes à comprendre qu'il n'y a pas plus de différence entre un  juif et un palestinien issus, si j'en crois les livres sacrés, d'une même famille. S'il est vrai que les disputes existent entre les membres d'une même famille, il n'y a que dans les familles de dégénérés où l'on se querelle à coup de fusils, où l'on se réjouit que certains membres crèvent de faim ou l'on organise la disette.

Ce qui s'est passé dans les eaux internationales au large de Gaza constitue, à mes yeux, le déshonneur d'une Nation et n'est guère plus reluisant que le traitement qu'a subi cette même Nation de la part de ses bourreaux.

Ne vous étonnez pas aujourd'hui si peu à peu, tous les arabes du monde s'attaquent à vos intérêts et parfois, hélas, à vos propres frères. Vous faites déborder copieusement le vase.

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 17:53

monde_fou.gifIls étaient là les cheminots, les pompiers, les égoutiers, les douaniers, les agents des collectivités locales, les anciens mineurs, les gaziers et électriciens, les marins, les instits, les gardiens de prison, les anciens de la RATP,  et j'en passe … j'ai même vu, ô suprême sacrilège, un clerc de notaire. Bien sûr, les seuls militaires que l'on pouvait apercevoir étaient ceux en tenue bleue de gendarmes. D'autres étaient peut-être en civil dans le défilé mais eu égard à leur devoir de réserve, se fondaient dans la foule.

Au-delà de cette représentation bien sentie des "nantis" et autres "favorisés" de la fonction publique, il y avait un nombre impressionnant de salariés du privé tels les gens de chez Vinci ou Carrefour et même des coiffeuses d'un grand salon fermé pour l'occasion.

La foule, parlons-en, elle était compacte et impressionnante pour une ville comme Perpignan qui est plus habituée à s'essuyer les pieds sur les serpillières du FN ou de son cousin UMP qu'à  soulever l'étendard de la révolte. En vieil habitué des mouvements populaires, et quel que soit le chiffre annoncé par les uns et les autres, je mesure à 8000 environs le nombre de personnes qui s'étaient rassemblées pour défiler en ville et montrer ainsi le refus de la paupérisation recherchée avec insistance par les bandits, truands et autres esclavagistes au pouvoir dans notre pays.

Quoi ? Vous dites que j'y vais fort ? Mais non voyons, quand on vous ponctionne un maximum d'argent en vous expliquant qu'on ne touchera pas à vos impôts, ce n'est peut-être pas du truandage ? Que nenni, lorsque le patron vous explique qu'il n'a pas été élu pour repousser l'âge de la retraite et qu'il le fait, ce n'est pas du banditisme ? Et quand il veut faire travailler les gens plus longtemps de manière à payer, à terme, moins de retraités quitte à augmenter la "réserve" de chômeurs, vous n'appelez pas ça esclavagisme ?

Non, je n'y vais pas fort, je reflète le sentiment de toute une population qui se sent de plus en plus opprimée par l'arrogance des vomissures de la Sarkozye, tous ces suppôts de la tyrannie d'un orgueilleux médiocre même pas capable d'assumer seul son incurie récurrente.

C'est certain que je pense à tous ceux qui n'ont pas pu se rendre aux diverses manifestations du jour en particulier parce qu'ils appartiennent à de très petites entreprises où le patron menace de les virer à la moindre grève, ainsi qu'à ceux qui travaillent sous des régimes de contrats de précarité et ne peuvent se permettre ni financièrement, ni socialement de prendre le moindre risque de se faire licencier par le patron ripou qui croule sous les demandes d'emploi et ne pense qu'à exploiter les ouvriers qui le font vivre (comme dans les supermarchés).

Mais, voilà, je pense aussi à tous ces jeunes à qui on a tellement enraciné dans l'esprit qu'ils ne percevraient jamais de retraite, qu'il démissionnent petit à petit d'un combat qui devrait être le leur. Sur les 8000 participants, j'ai évalué peu ou prou à 10% le nombre de jeunes de moins de 30 ans, bébés compris, taux comparable avec la proportion de retraités présents. Vous allez me rétorquer que j'ai déjà évoqué et fustigé ces jeunes qui ne se sentent concernés par rien d'autre que le soucis de la prochaine heure, même pas du lendemain, ceux-là même qui nous regardaient passer ce matin, sourire au coin des lèvres, avec une pensée émue pour les fausses "vérités" assénées par les sinistres décadents de la V ème République selon lesquelles il faut travailler plus longtemps parce qu'on vit plus longtemps. Tout ceci m'a fait enrager au point que j'ai baissé la tête pour ne pas voir ces pauvres gamins insouciants de l'avenir qu'on est en train de leur détruire sans qu'ils esquissent le moindre geste pour l'empêcher.

Et puis, j'ai relevé ma tête et le spectacle qui m'a été offert m'a redonné envie non seulement de me battre, mais de proférer des insultes à l'égard de ces sous produits de la télé et des jeux vidéo. Devant moi, marchait une dame d'âge respectable, appuyée sur une canne pour aider ses jambes arquées à avancer l'une devant l'autre et, plus loin, un grand bonhomme accompagné de son guide et de sa canne blanche, un non voyant avait tenu à participer à ce rassemblement du refus d'un déclin annoncé.

Comme il serait bon que pour une fois la télévision montre ces personnes qui n'ont pas hésité à se mêler aux manifestants pour défendre une cause qui ne touchait finalement que les autres, ces autres qui photographiaient le cortège depuis les balcons ou regardaient passer ce long défilé comme on regarde passer un enterrement, presque caché derrière les rideaux.

Eh bien oui, mesdames et messieurs qui êtes restés dans vos tanières par conviction, par honte ou simplement par connerie congénitale, vous avez assisté à l'enterrement de vos retraites organisé par la Sarkozye à la botte des banquiers et de leurs actionnaires. Maintenant, c'est vous qui pouvez reposer en paix.

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 22:23

bas_les_masques.gifIl l'a dit ! Il l'a avoué ! Vive Sarko !!!!!!

Certes, ce n'est pas dans ces termes que DSK a encensé les prises de position gouvernementales sur les retraites de nos braves français, mais quand on entend, de la bouche d'un soi-disant socialiste, la phrase suivante :

-"Si on vit jusqu'à cent ans, il faudra bien revoir la barre des soixante ans."

On se dit que finalement, si par le plus grand des malheurs, un tel "socialiste" arrivait au second tour de l'élection présidentielle de 2012 face à un représentant de la Sarkozye dévastatrice, il ne nous resterait plus qu'à aller pêcher la raie ou l'anguille, selon son sexe, le dimanche correspondant.

Et dire que le type, polyglotte à souhaits, trouve le moyen de parler d'une seule langue avec notre rase mottes. Et dire également qu'il est le grand argentier mondial, le distributeur de billets terrien, celui qui, en théorie en connaît plus sur la finance que Sarko et Merkel réunis, c'est dire … (tiens, au passage, je remarque une similitude entre les deux : le R et le K, ce qui me fait traduire deux airs caca … c'était uniquement pour marquer ma différence).

Malgré ce, il nous donne en exemple les mesures prises dans d'autre pays de l'UE à propos de leur traitement des retraites et du décalage de l'âge de départ. Il s'avère incapable de donner les véritables bases de calcul des pensions en France comme ailleurs ou mieux, il va dans le sens de libéraux car il n'est rien d'autre qu'un libéral accompli qui a pris sa carte au PS à l'époque où il pouvait profiter de sa position car ce parti dominait le pays. En d'autres termes, il veut se servir du PS pour avancer masqué et sous son masque, il est le clone de Sarko et je ne suis pas loin de penser qu'en échange de sa nomination à la tête du FMI, il dicte les actes à mener pour plaire à la finance mondiale à celui qui l'a propulsé à ces hautes fonctions.

Alors, DSK, poussé par toutes les locomotives de droite, du libéralisme, et de la gauche d'un rose si pâle qu'il ressemble à du blanc, encensé par le gouvernement et présenté comme une sorte de messie par la presse et les sondages farfelus commandés par le grand sachem de l'Elysée, ce DSK, n'est en vérité qu'un succédané de Sarko, un ersatz de mannequin de la finance mondiale qu'il pense commander mais qui, en réalité, le manipule comme guignol entre les mains d'un marionnettiste.

Eh bien, oui, pour la première fois de ma vie, si le cas se présente, si le deuxième tour de la prochaine présidentielle met en présence Sarko et DSK, j'irai me promener loin de mon bureau de vote car je ne saurais choisir entre la peste et le choléra et même si l'un des deux se trouvait face à un candidat du FN, je ne saurais choisir entre le cancer et le SIDA.

Il l'a dit, laissez DSK s'occuper de son job actuel, mais surtout, qu'il le fasse jusqu'à la fin de son mandat en septembre 2012 … quatre mois après l'élection présidentielle.

DSK ? Des Solutions Kafkaïennes.

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 17:54

juillet septembre-"Nous allons organiser une large concertation, nous prendrons le temps qu'il faudra et la réforme des retraites devrait être bouclée pour la mi septembre."

C'est en ces termes choisis, bien sentis et pesés que notre nouveau messie a annoncé la réforme des retraites.

Je ne vous referai pas le coup de l'antinomie du "temps qu'il faut" avec "la mi-septembre", simplement je remarque que le temps qu'il faut a des limites : celles fixées par Dieu.

Avant d'aller plus loin dans mes propos, il est indispensable que je vous mette au courant de la nouvelle hiérarchie spirituelle, ceci afin que vous puissiez mieux juger de la maîtrise du temps, de l'argent et de la proximité des êtres et des Etats.

-"Tout en haut se situe le Divin. Assis à sa gauche : son fils chargé de s'occuper de la chose religieuse et à sa droite : son porte parole, sauveur matériel du monde : Sarko."

Le sauveur a donc déterminé que le temps qu'il faut pour la concertation sur les retraites devait s'arrêter fin juin pour que le conseil des sinistres de juillet présente le projet de loi qui sera voté en assemblées à la mi-septembre. C'est comme dans Fort Boyard, l'émission de la 2, il y a les "maîtres du temps" … enfin, l'un d'eux.

Au-delà du temps, il y a la manière qui interpelle. Le porte-parole de Dieu a décidé non seulement d'un calendrier et d'un délai, mais également d'un guide de réflexions.

Il a fait ce cadeau d'anniversaire à Fion pour ses trois ans d'insignifiance comme chef du gouvernement.

Ce n'est que dans le cadre des directives qu'il a données que la négociation peut avoir lieu, car ce sont bien des directives qui figurent sur le document d'orientation que le gouvernement a adressé aux organisations syndicales. L'introduction de ce torchon est éloquente en la matière puisqu'il est écrit noir sur blanc :

-" Le gouvernement souhaite atteindre les objectifs qu'il donne, dans le respect de plusieurs engagements que ce document d'orientation a vocation à expliquer".

En d'autres termes, répondre durablement aux difficultés financières des régimes de retraite et conforter le régime français de la solidarité inter générationnelle doit passer obligatoirement par ce qui figure dans ces paragraphes. Toute autre démarche est totalement exclue de facto.

Et pourtant, ce farceur de Beurgh assurait il y a peu que rien n'était préparé d'avance et qu'aucune réforme ne sortirait des tiroirs. Espèce de faux cul menteur écoeurant que tu es.

Pour tenter d'amadouer le gogo bien conditionné par les médias, on "donne un coup de canif dans le bouclier fiscal" disent ceux-là même qui, hier encore juraient leurs grands dieux qu'il n'était pas question de toucher à ces mesures. Que voulez-vous, il faut bien donner le change ou mettre de la vaseline pour ceux qui n'ont pas l'habitude.

Après, on trouve tout ce qui fait plaisir au MEDEF : recul de l'âge de la retraite, augmentation de la durée des cotisations, pas touche au montant des cotisations, augmentation du taux d'emploi des seniors, destruction des régimes spéciaux, et j'en passe. Par contre, la prise en compte de la pénibilité et les différences de calcul public/privé, ça, on laisse aux organisations syndicales le soin de diviser la classe ouvrière sur les sujets. Quel travail est plus pénible qu'un autre, autrement dit comparer le physique et l'intellectuel en intérieur ou en extérieur ou même aligner les calculs sur le revenu le plus bas, les culs de plomb du gouvernement n'ont pas les testicules assez solides pour le faire … ils délèguent aux OS.

Que doivent donc faire les syndicats après la réception de se ramassis d'ordres qu'à terme on leur demandera de signer en les menaçant de les appliquer s'ils refusent ? S'ils sont dignes de représenter les travailleurs, ils doivent purement et simplement refuser de participer à une quelconque rencontre avec le gouvernement et le patronat.

Pourquoi ?

Pour plusieurs raisons dont le première est le refus de se laisser dicter des directives par un groupuscule qui représente les citoyens mais pas les travailleurs. De plus, il existe d'autres manières que l'Etat refuse de prendre en compte pour réformer les régimes de retraite. Par exemple, pourquoi le COR n'a pas pris en compte la progression annuelle du PIB pour déterminer les besoins financiers à long terme ? A ce propos, je vous engage à voir le résumé d'un article de Bernard Friot, professeur d'économie et sociologie à l'université Paris X Nanterre chez mon ami Jeff ou l'article entier très édifiant ici.

En définitive, si les syndicats se rendent à ces pseudos rendez-vous de discussions, j'en serai fortement contrarié, c'est le moins que je puisse dire, mais si par hasard, comme je le pressens, certains d'entre eux signent un quelconque recul tel le report de l'âge de départ ou l'augmentation de la durée des cotisations, je les considèrerai au même titre que les collabos du gouvernement de Vichy et, non seulement je les boycotterai, mais je leur ferai une pub anti-syndicale forcenée car je pars du principe qu'il vaut mieux ne pas être représenté que l'être par des pantins.

Attendons de voir, mais je tremble d'avoir raison.

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 22:58

haute_securite.gifEncore un exploit de JFC (il n'a pas eu les moyens de se payer le K), il enfile les conneries comme on enfile les perles pour fabriquer un collier, il est comme les paons pendant la période des amours, il fait la roue mais n'a pas peur que la roue pète (Je sais, elle est facile, mais j'en avais besoin).

Les voilà dans la merde les UMPistes et leurs mentors, ils ne peuvent pas faire plaisir aux judéo-chrétiens les plus racistes ni aux vieux xénophobes de tout poil qui sont la base de leur électorat.

La burqa, telle est la pierre d'achoppement qui gêne l'UMP et son gouvernement de marionnettes.

Les arguments avancés par le Co-pet sont aujourd'hui d'une mièvrerie et d'une démagogie qui frisent la débilité mentale.

Le premier qui vient à l'esprit du soldat de plomb sarkozyen, c'est la sécurité. Parlons-en.

Une personne en burqa ne pouvant être reconnue, elle peut être homme, femme, enfant, hermaphrodite, blanche, de couleur, honnête, malhonnête et même terroriste. Tout ça, c'est parait-il dérangeant pour la sécurité des bons citoyens, ceux qui votent pour Sarko & Co (les autres, on s'en balance, ils ne comprennent rien et sont des méchants empêcheurs de magouiller en rond).

Mais, dites-moi, monsieur le président des amputés de droite à l'assemblée, la sécurité est-elle plus assurée dès l'instant où l'on se trouve devant un motard casqué, un enfant qui se rend à l'école un matin d'hiver avec sa cagoule et son cache-col sur le visage ou bien un quidam quelconque encapuchonné dans son K-way un jour de bruine ?

IL faut croire que cet argument vous est tout simplement dicté par les extrémistes catholiques qui ne supportent pas que le christianisme ne soit plus une religion d'Etat. Si, si, vous savez, les courageux qui envoient sur la toile la copie des lettres anonymes qu'ils ont adressées à Brice ou à Baie son, pour leur expliquer qu'eux, les français, les blancs, ils trouvent intolérable que l'on laisse s'implanter des mosquées dans notre pays d'églises et de cathédrales et que si des femmes veulent se voiler, elles peuvent le faire, mais dans les pays où ça a cours. Que la polygamie doit être réprimée avec force, sans savoir si les intéressés ont, comme eux, des maîtresses et non des femmes, car la maîtresse, c'est permis seulement si on est blanc, autrement, ça se nomme polygamie.

En fait, sous le couvert de sécurité, vous voulez simplement brimer l'Islam pour éviter qu'il ne s'étende et supplante la religion qui fut jadis celle des rois.

Autre argument que vous lancez : la liberté de la femme.

Mais de quel droit voulez-vous entraver la liberté de celles qui auraient choisi délibérément de se vêtir ainsi ? Car voyez-vous, s'il est vrai que certaines femmes sont obligées de revêtir cet accoutrement, d'autres choisissent de le porter, ces dernières n'ont pas, comme vous, besoin de reconnaissance et préfèrent passer inaperçues. Vous agissez exactement comme pour l'interdiction du racolage. Vous voulez punir ce qui se voit et oubliez le reste. Vous saurez comment si la personne derrière son voile est volontaire ou non pour le porter ? Et si vous la verbalisez alors qu'elle est forcée de se vêtir ainsi, vous lui appliquez la double peine. Vous pensez qu'elle vous avouera qu'elle est soumise ?

Décidément, vous avez la réflexion à courte vue, et la pensée en manque de discernement.

Vous avancez aussi le risque pour l'ordre public. Là, vous inventez un argument de toutes pièces et j'ai le regret de vous dire que celui-ci ne tient pas. Il n'y a pas plus de trouble à l'ordre public de porter un voile qu'à porter une croix, une kipa ou un turban, pas plus qu'à porter une mini jupe, des talons aiguille ou à promener un chien. Ce dont vous avez peur, c'est que vos électeurs de base vous reprochent de laisser s'installer l'Islam dans cette France qu'ils veulent catholique.

Vous atteignez enfin le comble de la démagogie lorsque vous affirmez que le port du voile serait une pratique contraire aux valeurs de la République. Mais quelles sont ces valeurs ? Celles que vous souhaitez lui donner ou celles que la diversité des ethnies et des religions au long des siècles a forgée pour qu'aujourd'hui vous puissiez parader aux frais du contribuable ?

Les valeurs essentielles sont inscrites au fronton des édifices publics et vous êtes les premiers à les bafouer. La liberté, vous voulez en supprimer un peu plus chaque jour y compris celle de se vêtir comme bon nous semble. L'égalité, vous la démontez à chaque instant pour faire profiter les amis du roi de tout ce que vous volez aux autres. La fraternité, je ne vous en donnerai qu'un exemple parlant : "casse-toi pauvre con". La veleur que vous voulez introduire en supplément est celle du "vivre ensemble". Eh bien, je vous engage à vous rendre dans les petits villages de certaines régions où vous pourrez constater que le nouvel habitant qui vient du village situé à vingt kilomètres est considéré comme un étranger, comme s'il arrivait de l'autre bout du monde. Et ça, c'est une chose qui dure depuis la nuit des temps.

C'est vrai qu'il y a un problème d'intégration dans notre pays, mais posez-vous les bonnes questions, demandez-vous qui en est responsable et quels sont les vrais remèdes à apporter. Je ferai peut-être un article sur le sujet un de ces jours, car ici, j'aurais trop de lignes à écrire pour vous l'expliquer vous qui avez l'air de ne pas vouloir comprendre. Je vous dirai simplement que nous sommes en République et non en dictature, quoique … que cette manière de gouverner exclut que le pouvoir fasse ce que bon lui semble.

En matière de burqa, le Conseil d'Etat a émis un avis défavorable à l'interdiction totale dans les lieux publics et il se trouve un pseudo responsable politique pour expliquer que cette instance à tort contre son avis qui d'ailleurs n'est autre que la voix de son maître. Si ce Conseil n'a aucun pouvoir, pourquoi existe-t-il ? Pour donner son avis et qu'il ne soit pas suivi d'effet ? Alors, faites une grosse marche arrière, déclarez une bonne fois pour toutes une religion d'Etat et interdisez les autres, vous serez ainsi revenus 5 ou 6 siècles en arrière.

Je précise que je n'ai aucune sympathie pour ce genre de vêtement et encore moins quand il est porté sur ordre d'un quelconque machiste, mais il me semble qu'une interdiction dans les seules administrations serait utile pour la simple reconnaissance de la personne qui "habite" ce vêtement.

Par pitié, monsieur le chef des amputés UMP, restez modeste, ne vous érigez pas en juge des conseillers d'Etat, faites plutôt profil bas car vous ne représentez même pas la totalité de votre majorité et je vous conseille vivement de faire adopter une loi qui, elle, serait utile. A l'heure où on parle de passeport biométrique, exigez une carte d'identité basée sur la photo des yeux et puisque ce sont les seules parties du corps que laisse paraître la burqa, faites comparer la photo et les yeux, comme dans les films de James Bond mais, de grâce, laissez les gens s'habiller comme ils le veulent ou interdisez tout camouflage du visage, y compris le casque … mais attention au code de la route … non," burqa" je dévie de ma trajectoire ? peut-être pour mieux détourner les yeux …

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 20:46

menteurs.gifLes bruits de bottes se rapprochent dangereusement, nous avançons lentement mais sûrement vers une époque où tout sera vert de gris comme ce fut le cas dans un autre pays il y a 70 ans.

Tout ce que la Nation comptait de libertés et particulièrement de liberté d'expression est en voie de canalisation.

La presse est jugulée par les amis du roi affiliés à la bande du Fouquet's. La télévision d'état est passée sous le contrôle du petit monarque et les chaînes appartenant à des groupes privés suivent les canons imposés à la presse puisque leurs patrons sont de la même veine. La justice est peu à peu noyautée par la nomination aux postes clés, d'amis et de sympathisants du chef suprême.  La police et la gendarmerie sont, depuis longtemps, rangées sous les ordres de l'ancien prince de la répression devenu depuis directeur de conscience du peuple de France. L'armée, elle-même, a été correctement noyautée pour éviter une quelconque rébellion  aux envies guerrières de leur chef légitime. La culture est jugulée et l'expression artistique réduite peu à peu à une expression politiquement correcte, indépendamment du fait que l'on fait entrer les amis de Sa Minesté et leurs fonds privés dans les musées du domaine public, que l'on réduit les subventions à l'art et que l'on rejette des dizaines d'intermittents du spectacle dans la misère. Internet est de plus en plus cloisonné et devient le lieu le plus surveillé de notre pays et celui où, sur ordre du roitelet, l'on tente de réduire l'expression de ceux qui ne sont pas dans le moule (et j'en suis) ou bien on pourchasse les "petits" qui risquent de faire de l'ombre aux amis de la reine … merci HADOPI.

La santé et les avantages sociaux du peuple sont peu à peu déposés dans l'escarcelle de la poignée de riches fidèles du petit despote qui n'attendent que le feu vert pour remplacer la sécu ou les caisses de retraite.

Tout est fait, étape par étape, pour qu'un seul homme ait le contrôle total du pays, qu'il ait tous les leviers possibles à sa main, soit directement soit par l'entremise de ses sbires. C'est ce que la définition du dictionnaire appelle : la dictature.

Il reste très peu de domaines où la pieuvre élyséenne n'a pas encore fourré ses tentacules malfaisants et parmi eux, celui de l'éducation nationale n'a pour l'instant, si j'ose dire, fait l'objet que d'un passage d'aspirateur pour tenter de ne laisser que des amis des Darcos et suivants. Très insuffisant en Sarkozye, car ici, on prévoit l'avenir, et pas seulement celui de 2012, mais les "avenirs" suivants. Dès lors, une idée géniale a germé dans la tête de l'un de ces penseurs bien connu pour sa propension à se prosterner devant son idole élyséenne :

-" Recruter uniquement des pro Sarko ou pour le moins, des libéraux en puissance."

Aussitôt pensé, aussitôt publié, voici le torchon signé du ministère, qui entérine le tri à la "compatibilité".

Les épreuves du concours pour le recrutement d'enseignants du premier et du second degré devront, dès 2011, comporter, dans les épreuves orales, à une évaluation sur leurs compétences à "agir en fonctionnaire de l'Etat et de façon éthique et responsable".

Il est bon de préciser que cette "épreuve" comptera pour 4 ou 6 points sur 20 selon le niveau de l'examen et c'est là que se situe l'arnaque. La note sur 20 comporte plusieurs épreuves dont la dernière en date et il est précisé qu'un zéro à l'une de ces épreuves entraîne l'élimination du candidat, quelle que soit par ailleurs la note obtenue sur 20. Donc un candidat qui obtient 16 à l'oral ne sera pas admis s'il a un zéro à l"évaluation des compétences fonctionnaire d'Etat".

Dernière précision de taille, le jury peut "comprendre des personnes choisies en raison de leurs compétences particulières", donc hors du corps enseignant ou de l'inspection académique. CQFD.

Vous ne trouvez pas bizarre que personne ne nous parle de cette arnaque en puissance ?

C'est vrai qu'en ce moment, on nous bombarde de chiffres tous plus farfelus les uns que les autres sur les retraites, exemples et démonstrations à l'appui, tout aussi réels que le flacon brandi par Powell à la tribune de l'ONU quand il voulait faire croire aux armes chimiques de Saddam.

On nous passe aussi sous silence les 10,1% de chômage que vient d'annoncer l'OCDE pour la France pour le dernier trimestre 2009. Vous vous demandez peut-être pourquoi ?

Et vous avez raison car la France s'en sort plutôt mieux que les autres pays européens aux yeux des Sarko, Fion, Bertrand et autres farfelus.

Hélas, voici la réponse issue du communiqué de presse d'Eurostat au 30 avril 2010 :

Sur les 27 pays européens, la France occupe le peu reluisant 18ème rang juste devant la Grèce et derrière la Pologne et en dessous de la moyenne européenne de 10%. C'est super le train de mesures pris par les UMPistes, on est loin de la Lettonie et ses 22,3% mais aussi des 4,1% des Pays Bas.

Tiens, pour enfoncer un peu plus le clou, je vous donne le classement de notre pays dans les 16 de la zone euro : 11ème devant le Portugal, la Hongrie, l'Irlande, la Slovaquie et l'Espagne.

Dormez en paix braves gens devant votre téléviseur calé sur les émissions de merde de TF1 et consort, l'UMP et ses chefs s'occupent de vous, de tout et surtout des soporifiques.

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