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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 00:17

Vous saviez que ces deux derniers jours avaient lieu au Touquet les journées parlementaires de l'Union des Minus Puants ? Oui, l'ancien Ramassis de Petites Raclures, vous voyez, ces godillots, bénis oui oui, et autres ravis de la crèche qui hurlent contre les coutumes établies par leurs chefs bien aimés voire vénérés lorsqu'ils sont dans leurs circonscriptions et qui courbent l'échine et s'aplatissent devant  ces mêmes chefs. Des invertébrés en quelque sorte qui rampent devant leur saigneur en attendant qu'il leur flatte l'ego.

Il parait qu'ils ne sont pas tous d'accord sur la fiscalisation des indemnités pour accidents du travail, qu'ils ergotent contre les phrases assassines de Sark Ubu qui déclare coupables les prévenus à propos de Clearstream (en français, courant d'eau claire … tout un programme) et que les plus savants regrettent que leur idole à hauts talons traite le CO2 de destructeur de la couche d'ozone. Ca, c'est ce qui se raconte dans la cour de récré du rassemblement, mais la vérité est toute autre. On a mis en place une tribune du haut de laquelle, de toute la hauteur de son incompétence, le Fion est venu dicter les divers caprices et volontés du petit absent retenu au G20 (qui pourrait être un Grand Vin, mais il ne boit pas d'alcool … qu'il dit … sauf avec Vladimir).

Dans un discours aussi plat que l'encéphalogramme d'un lombric, le Fion n'a fait que raconter les aventures du Roitelet, se gardant bien de prendre une initiative qui ne soit auparavant estampillée Naboléon. On a eu droit à l'obligation de cohésion de la majorité autour du gouvernement pour soutenir les initiatives du Président Nicolas Sarkozy (vous remarquerez  que tous les vassaux de Sarko utilisent le même dialecte qui veut que la fonction de Président soit suivie de son prénom et de son nom, mais jamais de sa particule ni son titre de noblesse). On a assisté au "remontage de bretelles" dont a été gratifié le Co Pet pour avoir insinué que le gouvernement devrait désormais passer par les volontés ses dépités. Diable ! C'est qu'il voudrait se démarquer de la file des oies ce blanc bec, il aimerait que "SA" formation politique au sein de l'Assemblée Nationale, dise le quoi et le comment, de la vie politique du pays ! Mais il se prend pour qui l'ambitieux ? Il n'y en a qu'un seul, un vrai, un unique, un bon, un excellent, un phénix, LE  guide tout puissant, notre Saigneur Naboléon. Seul, il a droit aux honneurs, seul, il a droit à l'image permanente, seul, il peut décider ou renier, et que personne ne s'avise de l'imiter, de penser même à l'imiter sans craindre les foudres de son courroux.

Le Fion a quand même apporté une note gaie dans ce rassemblement de tristes sires. Il annonce la taxe carbone à 1 centime par litre pour les agriculteurs et les pêcheurs avec une compensation intégrale dès le mois de janvier 2010, sous prétexte qu'ils ne peuvent répercuter l'augmentation du gazole dans leurs prix. Ah, il les chouchoute ces voix qui mettent la droite au pouvoir à chaque élection !

Et, Fion ! Et le représentant de commerce, le salarié qui se rend à son travail (et qui risque l'accident), le retraité qui se rend à la poste en ville parce que celle de son village a fermé, le papa qui doit conduire ses enfants à l'école du village à côté parce que votre sinistre de l'éducation a fait fermer une classe chez lui … tu leur fait à combien le kilo de CO2 ? A prix d'ami peut-être. Et les vaches qui pètent et qui détruisent la couche d'ozone autant que cent personnes chacune, comment vous les taxez ? Au litre de lait ?

Eh, monsieur le viseur de la mairie de Paris, les porcs élevés en batterie en Bretagne, à l'origine d'algues toxiques qui libèrent un gaz mortel, tu les taxes, ou tu taxes les éleveurs ?

Décidément, toute cette bande d'incapables ne comprendra jamais rien aux besoins et aux aspirations du peuple, à moins qu'il s'agisse de riches ou d'agriculteurs dont je rappelle que les bienfaits de l'état vont aux gros et pas aux petits producteurs.

Et pour les déplacements de ton mètre ? Dis nous, Fion, à combien tu évalues le coût de la taxe au litre de kérosène ?

Et moi, grand pêcheur devant l'éternel, qui ai beaucoup pêché dans ma vie, à combien tu le ma fais la taxe, dis, Filon ?... Allez, un effort, 1 cent le kilo …

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Published by Lucien Aymard - dans aymard
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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 23:31

Ce soir, je serai assez bref, je vous conterai l'histoire d'un mec, pas celui de Coluche, qui s'est endormi à son volant en se rendant à son travail et s'est fracassé, avec sa Twingo, contre le mur central d'une quatre voies.

Il était trois heures quarante cinq et il partait assurer son poste pour la cinquième fois consécutive dans la semaine.

L'été, voyez-vous, il est assez difficile de s'endormir le soir à cause de la chaleur et des bruits de la rue, et c'est pire encore si on espère une sieste réparatrice. Ce monsieur avait dormi environ 4 heures par jour depuis la première matinée qu'il allait assurer.

En pleine ligne droite, le sommeil l'a emporté sur la grosse dose de café qu'il avait ingurgitée à la va-vite sur le coup des trois heures pour être à l'heure lors de la relève du camarade de nuit, et vlan ! Multiples fractures des jambes et des bras, traumatisme crânien et enfoncement de la cage thoracique, la totale.

Désincarcéré et conduit à l'hôpital, on a appris à sa famille qu'il s'en sortirait pour les fractures mais qu'il resterait certainement des séquelles motrices à cause du traumatisme crânien. En effet, aujourd'hui, le monsieur, marche, se sert de ses bras mais il a de grosses difficultés d'élocution et souffre d'amnésie partielle et de violentes migraines.

On lui a constitué un dossier accident du travail, car ne l'oublions pas, les accidents de trajet pour se rendre sur son lieu de travail sont considérés comme accidents du travail. Depuis, il perçoit des indemnités journalières qui lui permettent de vivoter avec sa famille dont l'épouse, heureusement, travaille à mi-temps.

Pourquoi donc vous relater cette histoire somme toute assez banale puisque ce cas n'est pas rare ? Tout simplement pour illustrer le mauvais coup qu'est en train de nous concocter la cour du roi petto, le locataire en CDD de l'Elysée.

Ces messieurs au grand cœur (ou chœur comme vous le sentez), sous la conduite de l'inénarrable Co Pet veulent, dès 2010, fiscaliser les indemnités journalières versées par la Sécu à ce brave homme à moitié déglingué, et le sinistre du budget Beurgh est, semble-t-il en accord parfait avec l'ambitieux de service au prétexte que c'est une manne qui rapporterait 150 millions d'euros pour le comblement du trou de la ces cul.

Il a du culot ce Beurgh qui déclare que les indemnités sont un revenu qui remplace le travail et donc doivent être fiscalisé comme revenu du travail. Il s'agirait pour lui d'une mesure de justice qui permettrait de mettre le travail en avant. Il nous prend vraiment pour des cons.

Pourquoi ne fiscalise-t-il pas les revenus de la totalité des placements financiers, quels qu'ils soient qui remplacent le travail pour une grande majorité de rentiers ?

Et si l'on suit son raisonnement jusqu'au bout, donc jusqu'à l'absurde, l'accidenté du travail dont je parle plus haut a beaucoup de soucis à se faire car il va certainement payer des impôts (pardon, être fiscalisé) sur la pension qu'il percevra car il est évident qu'il ne pourra plus jamais travailler.

C'est reparti, la chasse aux avantages sociaux est à nouveau ouverte, pourvu que le canon du fusil qui va leur tirer dessus se replie à 180 degrés au moment où le chasseur appuiera sur la queue de détente.

Doré de l'avant, il vous est pratiquement interdit d'avoir un accident du travail, en tout cas, ne comptez pas sur lui pour éviter le paiement des impôts. Si toutefois, la mésaventure vous arrive, réclamez un capital à la place des indemnités et devenez rentier éventuellement en fauteuil roulant ou mourez, vous rendrez servis à la Nation.

En France, si les cons volaient, notre exécutif serait fait de chefs d'escadrilles et le législatif comporterait une majorité de charognards.

Au moment où le gouvernement décide de laisser en paix les niches fiscales, c'est une œuvre de charité que d'imposer les pensions d'accidentés du travail.

J'ai dit charité ? Non, chat irrité.

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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 23:18

Imaginez quelqu'un qui aurait une tumeur du cerveau à qui un médecin prescrirait du paracétamol pour éradiquer les maux de tête. Ca vous ferait certainement bondir et appeler à faire rayer ce toubib de l'ordre, je n'en doute pas une seule seconde.

Alors, voyez-vous, je suppute de votre part une réaction identique au remède que vient d'apporter Erik Baie Son à l'immigration clandestine : il a fait "évacuer" le site nommé "La Jungle" de Calais.

Opération communication s'il en est, c'est devant une forêt de caméras et de micros que quelques 600 policiers ont procédé à l'arrestation de 278 migrants dont 132 mineurs malgré la présence active de plusieurs dizaines de représentants et sympathisants d'associations caritatives venus tenter d'arrêter l'opération "nettoyage" organisée par le baron de la tronche en biais.

Ils étaient paraît-il plus de 1000 il y a trois jours, les 722 manquants se sont évaporés jusqu'à Paris en attendant de pouvoir retourner à leur idée fixe de rejoindre Londres au départ de Calais.

En novembre 2002, un sinistre individu, alors ministre de l'intérieur, avait fait fermer le centre de la croix rouge de Sangatte pour "faire disparaître" ces individus qu'il jugeait indésirables en France (pays des droits de l'homme faut-il le repréciser ?), et ce, avec l'appui (déjà) du succédané de socialiste nommé Lang (de bois). Son coup d'éclat réussi, il a fait rajouter 2 centimètres à ses talonnettes pour se grandir, et s'est servi de ce fait divers pour attiser la peur qui l'a fait élire Présiroi de la Raie Publique.

Quinze jours après la fermeture de ce centre, il y avait des migrants partout dans Calais et ses environs, et ils ont fini par établir leur base de départ pour l'eldorado britannique dans une petite forêt sablonneuse baptisée "la jungle". En fait, Naboléon avait déplacé le problème mais ne l'avait pas résolu, comme il fait systématiquement avec tout ce qu'il entreprend.

Au dernier remaniement ministériel, il a confié au traître socialiste (un de plus) la charge de ministre des reconduites en frontière avec mission de faire disparaître la zone dite de non droit de Calais, et le sinistre Baie Son exécute le caprice. Oui, il s'agit bien d'un caprice car, figurez-vous que ces pauvres gens, chassés manu militari de leurs abris de fortune, avec tout le respect de la dignité humaine, nous a dit le ministre (vous pouvez rire), ont toutes les chances de retourner à la rue rapidement et donc reconstruiront au même endroit ou ailleurs une nouvelle jungle. Au passage, le socialiste reconverti aura montré qu'il s'occupait de son job.

Je plaisante, naturellement, son job serait, pour éradiquer les trafics humains, de mettre les moyens pour rechercher les "passeurs" et de s'en prendre à eux sérieusement. Cela s'appellerait s'attaquer à la racine du mal et non pas, comme il le fait, soigner les effets de ce mal.

Voilà donc comment on traite les affaires sous le régime médiatique du Saigneur des Anons. Détecter 10 passeurs, les arrêter et les juger est beaucoup plus coûteux et difficile. C'est aussi nettement moins télégénique que d'arrêter par la force 278 pauvres en dénutrition et de montrer des pelleteuses en pleine démolition de leur campement. S'ils reviennent, tant mieux, ça donnera encore l'occasion d'un reportage de 3 minutes au 20 heures des grandes chaînes, et le bon peuple de France, déjà préparé à la délation pourra remonter une fois de plus vers ses vieux démons vichyssois où il assistait à des arrestations en pleine rue. Encore un effort, et on va pouvoir assister à des exécutions sur les places publiques dans la liesse populaire. J'ai bien dit populaire, comme le mouvement d'union du même nom qui a adopté le sigle UMP.

Allez, docteur Baie Son, continuez de distribuer de l'aspirine pour éradiquer une maladie incurable puisque tel est votre destin. Au passage, je vous poserai simplement une question :

-" Etes-vous certain d'être français de souche ? … Attendez, ne répondez pas tout de suite … méditez d'abord sur la question qui suit : C'est quoi la souche ?"

N'oubliez jamais que la gangrène est un mal qui se développe dans le corps, pas dans les éléments extérieurs.

Vous êtes la gangrène.

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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 23:20

Ah, les goinfres ! Ils voudraient tout dévorer sans se préoccuper si la table a été mise, s'il y a des couverts et si le partage peut être réalisé pour le plaisir des autres convives.

Je veux parler ici des affamés de la politique, ou mieux encore des affamés de l'argent qu'elle peut rapporter, à condition, bien sûr, de trouver des postes rémunérateurs en nombre suffisant.

Ainsi, le chef incontesté du parti de godillots, le guide suprême de l'UMP, Nikos Sarkos, a décidé de mettre le holà au cumul des mandats, comme j'ai eu par ailleurs l'honneur de vous en informer.

Pour rappel, les ministres qui seraient élus présidents de région à la prochaine consultation électorale devraient quitter leur ministère. Sous entendu, s'ils ne sont que conseillers régionaux, ils peuvent rester.

Et voilà ce qui arrive quand on veut imiter l'opposition et tenter de la suivre sur des terrains où l'on risque de s'enliser :

L'UMP est en recherche active de têtes de liste qui soient un peu crédibles pour tenter de reconquérir les Régions cédées à la gauche il y a 5 ans.

Certains ministres, attirés par le pouvoir et surtout l'argent commencent à reculer devant cette obligation dictée par le Roy et ne sont plus très chauds pour tenter l'aventure régionale s'ils doivent quitter les palais parisiens en échange de salles communes en province, avec la perte des avantages des premiers nommés.

Ainsi, Brice de Clermont Ferrand a déclaré forfait en Auvergne, Bâche l'eau, la pharmacienne de l'A H1N1 pourrait prochainement annoncer son désistement en Pays de Loire, U B  Falk Haut a décidé la désobéissance au Grand Yaka et choisit de rester maire de Tout Long (donc, maire et ministre : Cul mule mon collègue!). L'UMP de PACA est, parait-il, sous le choc. Alain Joy and ET, pour la Franche Contée affiche déjà des regrets …

Alors, les valets de Sarko qui ont l'œil de la télé à leur convenance ne se bousculent pas pour laisser honneurs, pouvoir et fric en route, et puis aller tenter une chasse à courre sur les terres de gens bien ancrés dans le paysage local risque de mener à des déconvenues (des cons venus pour les parachutés de frais) difficilement surmontables dans un ministère quand on est laissé pour mort sur la route de la gloire.

Le Saigneur a donc tenté de convaincre des candidats potentiels susceptibles de "grandes choses dans les Régions". Bus heu Rhô serait prié d'aller guerroyer en Poitou Charente contre Ségolène car le courageux baudet du Poitou Raffy ne veut pas rééditer son exploit d'il y a 5 ans et la tentative de parachutage de Chantal Joue à nos a tellement enthousiasmé celle-ci qu'elle s'est déclarée prête pour se présenter dans … les Hauts de Seine. Ca merde sérieux pour les valets dans cette Région, au point que le "Petit Nicolas" (pas le film, l'autre) serait prêt à faire une entorse à la règle du non Cul Mule pour Bus Euro.

Pour le remplacement de la pharmacienne, les hommes du président ont trouvé l'ersatz : Christophe Bée chut, jeune loup qui bénéficierait, excusez du peu, du soutien du vicomte du Puy du Fou.

En définitive, sur les 25 Régions de notre territoire, seuls trois candidats se disent intéressés malgré la menace d'abandon de leur porte fafs de sinistre. Valérie l'Ogresse en Ile de France, toute désignée, cette fille du président de Bolloré Télécom, née à Neuilly comme le géant des schtroumpfs se dit que même battue, elle engrangera un peu de pognon comme conseiller régional. Bruno Le Maire en Haute Normandie, également né à Neuilly (c'est une manie décidément de naître au pays des pauvres sarkozyens), marié à la noble dame directrice de St Louis de Gonzague aura ainsi l'occasion de larguer sa noble épouse à Paris pour élever des vaches, normal, il est ministre de la condition laitière. Enfin, à tout seigneur tout honneur, en Aquitaine, Xavier Dard Cosse, bien que battu sans appel dans son fief de Périgueux aux dernières municipales, se dit prêt à affronter le sortant, fort de toutes les conneries qu'il a pu faire et dire au titre de Ministre de l'Education et maintenant du travail et des relations sociales. Notez qu'il vient d'annoncer l'abandon de la réforme des bonus de retraite pour les femmes. Si c'est pas électoraliste ça ?

Alors, chers aminautes, si vous n'êtes pas comme moi, allergique à tout ce qui peut venir de chez les godillots de l'UMP, déposez votre CV accompagné d'une lettre de motivation à l'adresse suivante :

Le Petit Nique Holà  - Palais de l'Elysée – 55 Rue du Faubourg Saint Honoré – 75008 PARIS.

Il reste 22 têtes de … liste à trouver.

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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 22:46

Il avait réalisé un coup d'essai dans l'Isère où il était en poste comme contrôleur général directeur départemental de la sécurité publique.

Ce coup d'essai lui ayant valu les félicitations et les remerciements de la Place Beauvau, il est muté dans la région parisienne pour diriger la volaille de l'Essonne … et rééditer l'exploit qui fut le sien dans le département grenoblois. De plus, il se trouve ainsi en approche du saint des saints de la maison poulaga.

Mais quel est donc cet exploit qu'a réalisé le Contrôleur Général Borel-Garin ?

Il a remis au goût du jour les pratiques créées en juin 1940 par le maréchal de France Philippe Pétain, autoproclamé chef de l'état français, entouré d'un panel de fascistes assoiffés de pouvoir et de gloire à l'image de leur modèle allemand et grand collaborateur devant l'éternel avec les nazis. Ces pratiques consistant à envoyer des lettres anonymes pour dénoncer des voisins juifs, roms, communistes, arméniens … tout ce qui n'avait pas  une ressemblance avec la race aryenne.

Mais, c'est qu'il est moderne le monsieur, il a remplacé la vulgaire et crasseuse lettre de dénonciation qui risque de propager des microbes de toutes sortes comme celui de la grippe A H1N1 par la mise à disposition d'une adresse mail qui ne pourra que propager le microbe de la haine ordinaire tout aussi contagieux mais moins coûteux pour la Sécu.

Cette boite électronique est censée "mieux répondre aux attentes de la population" pour des délits tels que l'occupation des halls d'immeubles, les ivresses sur la voie publique, ou les rodéos de motos.

Une fiche explicative a été publiée par Le Parisien (libéré ?????) portant la mention suivante : " Aidez la police nationale dans son action au service des citoyens". Ils n'ont pas osé remettre le slogan de Vichy : "Soyez de bons français, la dénonciation est un devoir républicain".

Il n'empêche, cette fiche encourage l'envoi de témoignages, photos et vidéos et promet la garantie de l'anonymat, ce que je crois fermement avec l'application de la loi HADOPI 2. Et le père "la flicaille" d'assurer que ce n'est pas de la délation mais qu'il s'agit d'être réactifs (et puis quoi plus ?????).

Il va sans dire que certains syndicats de police soutiennent l'initiative. Dès lors, n'est pas étonnant pour moi, de lire dans la presse : "c'est une façon pour les habitants de signaler à la police, de manière feutrée, des faits de délinquance", émanant d'un responsable syndical.

Dans le milieu politique, on trouve les mêmes arguments que ceux qu'utilisaient Laval et les membres de son cabinet. Ca va de : "c'est une bonne initiative" à "il est normal que les gens puissent témoigner sans représailles" en passant par "la police a besoin d'indices".

Quelle concordance ! On nage en plein dans la campagne présidentielle de 2007, celle de la peur des racailles de banlieues qu'il fallais passer au Kärcher. Ca ne vous rappelle rien ?

Que va-t-il se passer, d'après vous ?
Des citoyens amers, racistes, vindicatifs, acrimonieux, méchants, vont se précipiter sur les claviers et dénoncer à tour de bras qui le petit jeune qui écoute de la musique trop fort, qui le coloré qui porte un capuchon et qui a sûrement quelque chose à cacher, qui le brave gars qui a mal garé sa voiture parce qu'il en a pour trois minutes à récupérer chez lui le sandwich qu'il a oublié le matin en partant … etc …

Vous ne croyez pas qu'au lieu d'envoyer des soldats se faire trouer la paillasse en Afghanistan pour les beaux yeux des américains, il serait plus judicieux de mettre ces jeunes militaires dans des renforts de police avec pour mission de se rapprocher des citoyens comme au temps de la police de proximité ?

Mais non, il est bon pour les descendants de la confrérie de maréchal, de tenir le bon vieux peuple sous l'empire de la peur de la violence, c'est très électoraliste pour cette droite si attachée aux valeurs de la République qu'elle se fait assister et aider par des délateurs pour la défendre.

A quand le remplacement du coq gaulois par la francisque et les épis de blé ?

A quand le remplacement de "liberté, égalité, fraternité" par "travail, famille, patrie" ?

Si le cœur (ou le chœur) vous en dit, voici l'adresse pour dénoncer ces salauds de blogueurs qui trouvent toujours à redire à notre guide spirituel en talonnettes ou à ses vassaux :
police-ddsp91@interieur.gouv.fr.

Si vous n'avez rien à faire chez vous en ce dimanche, lorgnez chez vos voisins ou dans la rue, l'adresse ci-dessus vous permettra de dénoncer anonymement ce que vous jugerez anormal, et tant pis si vous n'habitez pas l'Essonne, ça fera du courrier à lire aux poulets d'élevage de ce département.

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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 22:54

Tchin-tchin ! Ce n'est pas pour Aflelou que je trinque, mais pour vous dire :

-"A votre santé !"

De la santé, il en est question en ce moment, et quelles questions.  Ne parlons pas des 17 derniers nés de la liste noire des médicaments dé remboursés comme Tanakan, Magné B6 ou Biafine (moi qui suis au pays du soleil, j'apprécie tout particulièrement). Ceci n'est qu'une peccadille comparé au séisme que vient de nous asséner la sixième chambre de la cour des comptes (oui, je sais, c'est comme à l'hôtel, il y a des chambres numérotées, mais n'en espérez pas la clé, ce sont des chambres sourde comme pour les mesures acoustiques). Nous sommes en présence du mystère de la chambre … jaune… Les "pseudos sages" viennent de découvrir d'"incroyables" écarts de productivité dans nos hôpitaux. C'est à vous en laisser tomber à plat ventre sur le cul. On croit cauchemarder, une telle institution vérolée au point de parler de productivité dans un secteur public, le ciel leur est tombé sur la tête à ces braves caméristes. Imaginez que dans une autre chambre, on trouve que la police n'est pas assez productive, ça vous ferait rigoler non ? (Bon, c'est un mauvais exemple, la police française est de plus en plus productive en matière de résolution de crimes et délits. C'est bien connu des statisticiens bidon de la place Beauvau).

Maintenant, on ne rigole pas. Les "sages", ou plutôt Rolande Ruellan (ancienne directrice de la SECU), la présidente de la sixième chambre nous explique qu'il s'agit moins de moyens que de leur utilisation au bon endroit au bon moment. Ceci sous entend que nos hôpitaux ont les moyens mais ne savent pas les utiliser. Pour faire ce bilan, la chambre à accoucher de conneries a réalisé une étude sur une quarantaine d'hôpitaux publics sur le pays qui en compte 1035. Autant dire qu'en choisissant un échantillonnage bien particulier, on peut démontrer absolument ce que l'on veut. En l'occurrence, que veut démontrer la cour des comptes, sinon que l'hôpital public coûte cher à la nation et qu'il faut l'éliminer ?

Partant de ce constat aussi incomplet qu'orienté, on nous explique que l'organisation des hôpitaux publics est d'une diversité que l'on ne soupçonne pas. La comptabilité analytique n'existerait pas toujours. En pneumologie par exemple, le nombre de médecins par lit varie de 1 à 10 d'un hôpital à l'autre et le taux d'occupation des lits passe de 1 à 3 (du solo à la partouse). Des écarts incroyables sont relevés sur le nombre de médecins sur une même intervention chirurgicale. A croire que pour une appendicite il existe des établissements où un seul toubib vous ausculte, vous passe une échographie, réalise votre ECG, vous endort (a coups de gourdin ça va plus vite), vous opère, vous réveille (au verre d'eau et à la gifle) et vous administre les antidouleur. Par contre, dans certains hôpitaux privilégiés, ils sont au moins trois pour chacune de ces étapes. Je crois que ces messieurs et dames de la chambre d'hôpital se foutent de nous.

Le meilleur reste à venir. Ce sont les recommandations sous forme de préconisations que la dame en noir (normal, après le mystère de la chambre jaune, le parfum de la dame en noir … et, roule ta bille …) :

-"Il ne nous revient pas de dire quel est le bon niveau (encore heureux) mais il manque sans doute du personnel à certains endroits (sans blague !). Il existe un problème (re-sans blague)." Et ça continue. "Il existe dans tous les établissements (de l'échantillonnage) des marges d'amélioration (en matière de productivité ?) et la baisse du déficit est plus un problème de réduction de coûts que de hausse de l'activité et des recettes (on l'aurait juré devant Dieu avant même le début de l'analyse, c'est dire …)"

Enfin, et il fallait déjà y penser, eh bien, ils l'ont fait. Ils ont calculé l'équivalent temps plein et déterminé qu'un chirurgien dans cet échantillon ne réalisait "en moyenne" qu'une opération par jour (243 par an). Conclusion : il y a surcapacités manifestes.

Bien, vous remarquerez, en passant que nulle part il n'est question des infirmières et aides soignantes qui sont souvent à 1 pour 15 à 20 lits, mais vous aurez certainement compris le sous-entendu qui veut que l'on réalise des économies de gestion (traduisez, suppression de personnel). Vous noterez que nulle part on ne mentionne l'utilisation des installations et des personnels publics par des médecins et professeurs qui, s'ils pratiquent 243 opérations par an, le font pour le compte de l'hôpital, mais en réalisent en réalité 750 de plus … pour leur propre compte.

Alors, si, comme moi, vous avez eu recours à l'hôpital public, songez que l'Etat sarkozyste veut le supprimer et que pour cela, tous les moyens sont bons et les aides des institutions "d'appoint" ne font qu'accélérer le processus de démolition déjà engagé.

On finira par vous promettre que dans le privé, vous serez réveillé après votre appendicectomie par une belle infirmière ou un chippendale en string. Surtout, n'y croyez pas, les soignants n'ont pas de temps à perdre.

On a bradé notre service public dans sa quasi-totalité, ne laissons pas partir le bastion le plus utile à nos concitoyens : la santé publique.

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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 23:07

Bon, on n'a pas grand-chose à se mettre entre les doigts et le clavier, mais il faut bien avouer que ce n'est que provisoire. Jusqu'ici le Saigneur Nano a bien jugulé son monde, de sorte que tout ministre est interchangeable dans son approche du discours étatique. Quand on entend la voix d'un ministre sur une radio, on n'a pas besoin de passer sur une autre station pour entendre un autre ministre, la voix change, mais le récit est le même. Il faut croire que le Roi distribue une prose identique à tous pour qu'ils la récitent où qu'ils se trouvent.

On s'est habitués, c'est comme ça depuis que Naboléon premier a été porté au pouvoir par une poignée de crédules qui ne voyaient pas plus loin que leur écran de télé et TF1. Tout le gouvernement doit parler d'une seule voix, et les députés doivent obéir et soutenir sans réserve ce que le Roy veut au risque de représailles. Ca ronronnait ainsi comme un moteur à cinq cylindres de Mercedes ou de BMW jusqu'à ce week-end où un fouteur de merde est venu mettre son grain de sable dans les rouages huilés du pouvoir.

Contre toute attente, Eric (encore un) Besson a décidé de ne pas signer le décret d'application concernant l'expérimentation des tests ADN de la loi sur le regroupement familial, au motif qu'il ne "se sent pas prêt" pour appliquer cette disposition au premier janvier.

Attention humanistes et démocrates, ne sortez pas le champagne pour trinquer, Fion a décidé de remettre le couvert à l'Assemblée Nationale pour rediscuter de cette loi et, je vous parie qu'elle sera encore plus vacharde.

Tollé chez les dépités UMP, plus fachos que jamais, qui voient en Besson, non plus le secrétaire général adjoint de leur parti, mais un ancien socialiste (une horreur quoi) et Jef  Co Pet d'enchérir avec acrimonie de deux phrases qui démontrent toute l'étendue de sa connerie :

-"Il est quelques ministres qui n'ont pas compris que les temps avaient changé et qui oublient qu'il y a un parlement."

Que diable n'a-t-il pas dit la même chose de son Idole à talonnettes qui a fait supprimer la pub sur la télé publique avant que la loi ne soit votée.

-"Lorsque la loi est votée, les gouvernements ont l'obligation de mettre en œuvre les décrets d'application."

Que diable n'a-t-il pas dit la même chose à son Idole à talonnettes qui n'a toujours pas promulgué le décret rendant applicable la modification de la constitution qui instaure le référendum d'initiative populaire.

Et voilà le meilleur de Co Pet qui refait surface, sa jalousie alliée à ses rancoeurs et ses frustrations lui font vomir une dernière phrase très coopérative envers Besson :

-"Quand on pense à Matignon, il vaut mieux se mettre bien avec les députés. C'est mieux quand on est premier ministre et qu'on engage la responsabilité de son gouvernement."

Ca se passe de commentaire, tellement c'est bas. Certes je ne défends pas Besson car un traître n'a toujours que ce qu'il mérite, mais il est des manières plus intelligentes de descendre des concurrents au sein de sa propre confrérie.

Enfin, je donnerai le mot de la fin à cet admirable, inénarrable président de la commission des lois, le nommé Jean Luc Warsmann (que personne ne connaît hors de sa circonscription) :

-" La décision de Besson est extrêmement choquante".

Dis donc, Machin Mann, et l'amendement que tu as déposé et fait voter en douce et qui permet à la Scientologie d'éviter une dissolution pratiquement certaine, ce n'est pas extrêmement choquant ça ?

Surtout quand on sait que le vote est intervenu 8 jours avant l'ouverture du procès.

On va de surprises en déconvenues avec ce parti de godillots. Les surprises, finalement ne sont rien à côté des cons venus.

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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 00:24

Qu'est-ce que je fous ici ? Mais qu'est-ce que je fous ici ?

C'est le refrain et le titre d'une vieille chanson écrite par Antoine dans les années soixante. Je sais, certains ne connaissent pas cet air et ces paroles parce qu'ils sont trop jeunes ou trop peu intéressés par les chansons d'Antoine. Certains les ignorent tout simplement parce que la musique n'est pas leur violon d'Ingres.

Il y a ceux qui se sont remémorés ces paroles quand ils se sont retrouvés dans des situations grotesques, ubuesques ou honteuses.

Il y a enfin ceux qui auraient dû s'en rappeler avant d'être confrontés aux trois situations simultanément, surtout quand ils ont provoqué ces dernières de leur propre chef, ou entraînés par leur chef, pas forcément propre.

Vous l'avez compris, je fais allusion à Freddy Vétéran et Riquet Beurgh.

Quelle mouche a piqué ces deux hurluberlus d'aller provoquer les militants du PC à la fête de l'Huma à La Courneuve ? Qui les leur a envoyé ? Il parait qu'ils se sont rendus à l'invitation des dirigeants du journal l'Humanité pour débattre. Personne ne me fera jamais croire qu'ils sont allés plastronner là sans que le grand Yaka ait donné son feu vert, pas plus qu'ils n'ont pris l'initiative de fanfaronner devant la foule.

Riquet précise même qu'il s'attendait à cet accueil et qu'il est prêt à revenir l'an prochain. Bien sûr, devant la réprobation militante, le débat n'a pas eu lieu, à ce régime, il peut toujours revenir.

A qui profite le crime ?

Bien sûr qu'il y a eu crime aux dires de médias qui ont retenu et diffusé de cette fête qui a accueilli plus de 600 000 visiteurs, les séquences où l'on voit les ministres se faire copieusement huer. Le rôle que s'est attribuée la télé est de "victimiser" ces pauvres ministres venus en amis qui se sont fait siffler, insulter, presque lyncher et même agresser à coup de yaourts pour l'un d'eux. Ainsi, le bon peuple peut voir comment sont traités ces représentants de la République par les nervis du parti rouge à la faucille et au marteau, le parti de bolcheviques, du totalitarisme à la Staline. C'est, du moins, ce qu'on voudrait nous montrer.

Quand même, bien que je ne sois pas d'accord à 100% avec ces manières, je me mets à la place de ceux qui souffrent de licenciements, de chômage ou de boulots à temps partiel, tous ces laissés pour compte de "la crise" pour qui l'Etat n'apporte aucune réponse alors qu'il fait des cadeaux somptueux aux plus riches et aux banquiers. Je les comprends quand ils refusent d'entendre un représentant de cet Etat. Pour eux, les remèdes à la crise n'ont et n'auront jamais rien à voir avec ce que pourrait leur dire quelqu'un qui prône le "travailler plus pour gagner plus" et ne fait rien pour leur donner le minimum de travail.

Alors, de grâce, messieurs les ministres, n'allaient pas provoquer ces gens en essayant de jouer les bons samaritains un jour de septembre alors que vous les oppressez  pendant les 364 jours restants.

La décence voudrait que, par égard à ces citoyens qui peinent au quotidien, vous décliniez poliment l'invitation du journal ou pour le moins, vous ne montiez pas sur les podiums comme des vedettes que vous ne serez jamais. Mais, dans vos milieux aisés, les mots décence et politesse n'ont pas plus d'importance que les termes : ouvrier, employé, cadre, technicien ou salarié. Ce ne sont que des mots mais qui appliqués aux hommes et sous le règne Sarko, n'engendre que des maux.

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12 septembre 2009 6 12 /09 /septembre /2009 22:44

Et voilà où ça mène ! On va transformer La Poste en S.A comme on l'a fait en 1996 avec France Télécom, et voici les leçons que nous donne cette dernière société qui n'a pour but que de faire de l'argent pour engraisser les actionnaires, et ce, à n'importe quel prix y compris celui de la vie humaine.

Si je vous dis vingt trois, votre premier réflexe sera sans soute de penser au Pape Jean ou à André l'archevêque de Notre Dame de Paris. Eh bien non, vingt trois, c'est le nombre de suicides enregistrés officiellement en dix huit mois à France Télécom, curieusement, depuis l'échec de l'OPA lancée contre TeliaSonera, entreprise fino-suédoise fournisseur GSM, ADSL et accès Internet.

Partant de cette période, outre les compressions de personnel pudiquement appelées gains de productivité, faisant passer le groupe de 190 000 employés en 2007 à 106 000 aujourd'hui, on note un abandon des fonctionnaires dont le nombre est passé de 140 000 en 1993 à 80 000 en 2006. Ce dernier nombre étant certainement trop important aux yeux des actionnaires qui souhaitent pouvoir utiliser les personnes comme des kleenex, la "solution finale" a été toute trouvée. Un quelconque tordu des ressources humaines, bien sûr soutenu par le joyeux PDG Didier Lombard, a imaginé que c'était décourageant de multiplier les changements de postes à l'intérieur de l'entreprise et s'est adonné à ce sport plus de 14 000 fois entre 2006 et 2008 … et ça continue de plus belle. Bien évidemment, ces changements sont accompagnés de brimades, d'abaissement des personnes et de chantages comme seuls savent les faire ces trous du cul issus de pseudos grandes écoles à qui on a inculqué le sens de la gestion par un management adapté qui doit aboutir à des suppressions d'emploi.

Vous ne les connaissez peut-être pas ces olibrius à la science infuse qui n'ouvrent la bouche que pour dire des vérités, leurs vérités, celles qu'on leur a imposées dans des classes scolaires où tout le monde est premier, sourit à son voisin et lui plante des poignards dans le dos quand il se retourne. Je les ai côtoyés ces imbus de science qui demandent des explications aux personnes expérimentées uniquement dans le but de trouver un moyen pour les éliminer de peur de se retrouver dans leur ombre.

Ce sont ces inconscients aveuglés par leurs propres propos et la pseudo intelligence qu'ils sont censés développer mais qui n'est rien que de l'instruction livresque inadaptée à la nature humaine et incapable d'éveiller une quelconque compassion à l'égard de l'homme à l'exception peut-être de leur propre personne, ces inconscients disais-je qui ont poussé peu à peu  23 personnes au suicide.

Des esprits fragiles disent-ils dans la hiérarchie de France Télécom, naturellement qu'ils sont fragiles aux yeux de ceux qui ont un compteur à billets à la place du cœur, et surtout les moyens financiers et des appuis familiaux pour supporter des mutations. D'autre part, bardés de leurs diplômes qui n'ont rien à voir avec le métier qu'ils sont payés pour encadrer, ils peuvent aller apporter leur ignorance dans n'importe quelle entreprise du jour au lendemain.

Pensent-ils seulement à celles et ceux qui ont entre 10 et 30 ans d'ancienneté et qui sont "placardisés" alors qu'ils ont donné une partie de leur vie à l'entreprise à qui ils doivent, c'est vrai, une élévation sociale indéniable mais qui ne serait rien sans eux.

Faut-il être poussé à des extrémités insoupçonnées pour en arriver à se suicider pour échapper à la pression exercée par ces petits chefs qui s'imaginent être les piliers de leur boîte mais qui ne seront jamais que des carpettes d'une saleté repoussante, des tapis d'immondices.

Où vivons-nous ? Sur quelle planète ? Dans quel monde ?  Qui sont ces humanoïdes qui préfèrent engraisser quelques actionnaires qu'apporter leur aide à des femmes et des hommes en difficulté ? Des machines, sans doute, des robots peut-être, des dégénérés certainement.

Et dans tout ce système qui mène des employés, ouvriers, cadres et techniciens vers la mort sinon physique au moins morale pour la plupart, que va dire Dard Cosse qui ne représente pratiquement plus rien aux yeux des autres actionnaires de France Télécom ? Notre pays a vendu en Juin 2007, sous le règne du petit Roy, les 5% d'actions qui ont fait définitivement basculer l'entreprise dans la sphère privée. A la limite, s'il n'est pas trop poli, le PDG pourra dire au ministre :

-"Je fais ce que je veux et je t'emmerde."

Oui, je suis, nous sommes, tous avec vous, gens de France Télécom, que vous soyez fonctionnaires en CDI ou même en CDD. Oui, nous combattrons à vos côtés s'il le faut pour éradiquer cette race de malveillants qui vous considèrent comme du bétail. Oui, nous le ferons parce que sinon demain, ce sera La Poste, le Fisc, la SNCF et c'est déjà commencé pour les écoles de nos enfants … à l'initiative de celui qui veut aujourd'hui s'ériger en monsieur propre devant le PDG de votre maison.

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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 18:36

Vous voyez bien que j'avais raison !

C'était le 4 septembre, dans mon article "Nain faux du jour", je dénonçais le "profit" tiré des soldats morts en Afghanistan par notre Roisident. J'évoquais, dans le paragraphe sur cet évènement, l'utilisation médiatique des obsèques de soldats décédés pendant les opérations, par cette phrase:

-"En y réfléchissant bien, ça vous donnera l'occasion de" passer à la tété" le jour des obsèques (….) Ça rappellerait au bon peuple éploré que vous êtes toujours là."

Il ne me fait pas mentir notre mini Roy, il est bien là, présent, le jour de l'enterrement de ces deux braves soldats, il parade, se montre, se vante, il se donne raison sur toute la ligne, se délivre un satisfecit au milieu des képis armés du 3ème RIMa de Vannes. Drôle de vanne d'ailleurs qu'il en profite pour balancer à la tête de tous ces militaires et de leurs familles réunis en cette pénible circonstance.

Certes, comme je le dis toujours, les militaires d'aujourd'hui sont des engagés qui font le métier pour lequel ils ont signé et comme tous les métiers, ils en subissent les inconvénients comme ils en retirent les avantages, sauf qu'en l'occurrence, les inconvénients sont dramatiques on le voit bien.

Si nos soldats défendaient la patrie en danger, je les soutiendrais, bien que n'étant patriote que de ma famille, mais dans le cas qui nous préoccupe, je ne puis que compatir mais pas apporter mon soutien.

-" La France poursuivra le combat contre le terrorisme et la barbarie en Afghanistan malgré le sacrifice de ses soldats."

Telle était la déclaration de notre mètre en remettant la légion d'honneur et l'avancement au grade supérieur aux deux militaires décédés. J'aime cette idée que le soldat sert de chair à canon et n'est honoré que lors de sa mort.

Médias pour médias, ne serait-il pas séant que le chef de l'Etat se déplace pour assister aux obsèques du couvreur tombé du toit ou de l'enfant tué par un chauffard ivre ?

Mais aujourd'hui, c'est une date spéciale, on célèbre l'anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, et il fallait que Sarko l'américain y aille de son couplet sur cet évènement pour justifier la présence de nos soldats en Afghanistan. Il a donc fait organiser les obsèques ce jour précis pour se donner l'alibi nécessaire. Ainsi, il fait coup double, il justifie en même temps le ralliement de notre pays à la bannière de l'OTAN.

-" Le statut international de notre pays nous confère des prérogatives importantes, mais il nous confère aussi des devoirs. Des devoirs au service de la sécurité du monde, de la paix, de la liberté, des droits fondamentaux de la personne. Tel est bien le rôle des armées françaises."

Voici encore une phrase à l'emporte pièce qui sort tout droit de la bouche de notre enfant roy.

Le statut international, à part les pays neutres comme la Suisse, toutes les nations du monde l'ont et ce n'est pas pour autant qu'elles envoient leur armée chez les afghans. Par contre, le fait de s'inféoder à l'OTAN crée des obligations et il faut les remplir. Où sont les prérogatives si ce n'est le cocorico d'avoir un général français à la tête de je ne sais quelle partis de cette organisation ? Les devoirs, eux, sont coûteux en armement et en vies humaines.

S'il ne pouvait passer sous silence les vies humaines, il s'est bien gardé de nous comptabiliser le montant des dépenses engendrées par cette folie guerrière. A l'heure où l'on cherche comment remplir les caisses de l'Etat désespérément percées, on pense surtout à faire payer le citoyen moyen plutôt qu'à rapatrier notre armée en France.

Quant à la sécurité du monde, la paix, la liberté et les droits fondamentaux de la personne, cette guerre prouve tous les jours son inutilité en la matière. D'autre part, ça lui va bien de parler des libertés quand il les fait réduire tous les jours un peu plus dans son propre pays et des droits fondamentaux de la personne quand il réduit les droits sociaux à leur plus simple expression.

Il termine en beauté sa démonstration par l'absurde :

-" Nous y resterons le temps nécessaire à l'avènement d'un état afghan souverain. La France y est pour empêcher les fanatiques d'y rétablir un régime allié à Al-Qaeda (…) La France poursuivra ce combat parce que c'est son devoir, sa responsabilité, son honneur."

A mon avis, on n'est pas prêts de voir revenir nos militaires, quant à Al-Qaeda, les armées alliées cherchent toujours Ben Laden et ne paraissent pas très pressées de le trouver car avec tous les déploiements de forces et d'agents secrets, il y a belle lurette qu'il devrait être sous les verrous, mais tant qu'il court, ça justifie le débauche d'argent dilapidé pour le contrôle du pétrole et rien d'autre. Si les autres motifs étaient authentiques, pourquoi ne pas envoyer les militaires au Soudan par exemple ?

La fin qui est là pour justifier les moyens ne peut satisfaire que son auteur qui s'est contenté de remplacer la première personne par la troisième car c'est bien lui qui a engagé la France dans ce bourbier d'où elle était prête à se retirer.

Tout le monde peut faire des erreurs, mais à ce niveau, ce n'est pas une erreur, c'est une faute … Et elle est grave.

Errare humanum est …. Perseverare diabolicum.

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