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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 14:42

tout-puissant.gifBon, vous avez compris ? Vous étiez, nous étions deux millions dans la rue hier, mais sachez qu'"aucune mobilisation ne règlera le problème démographique des retraites". C'est Fion le comique qui a sorti cette phrase d'anthologie ce matin.

Il est un peu déconnecté, il faut l'excuser, trop occupé à régler le problème majeur et actuellement dominant de la faillite de l'équipe de France des manchots avec son sélectionneur de chef de l'état.

Si vous le permettez, monsieur le premier sinistre, je vais vous donner une leçon de démocratie, vous savez, cette manière d'aborder la gouvernance d'un pays que vous évoquez souvent mais dont vous ignorez sciemment ou non la définition et la manière de l'appliquer. Cette méthode de gouvernement qui vous est totalement étrangère, vous, votre gourou et vos adeptes et que vous bafouez allègrement chaque jour, que vous détruisez pour la remplacer par une dictature qui n'ose pas dire son nom.

 Qui êtes-vous ? Pour qui vous prenez-vous pour assurer que vous et les vôtres détenez la vérité ? Comment pouvez-vous oser imposer votre point de vue au peuple ? Est-ce cela que vous appelez démocratie ? Est-ce ce tissus de mensonges que votre chef impose et que vous croyez devoir relayer qui vous permet une arrogance aussi fate et un dédain aussi outrageant du peuple qui a commis l'erreur la plus grave de son histoire en portant au pouvoir la bande d'inféodés à l'argent à laquelle vous appartenez ?

Vous parlez de courage, mais c'est la dernière qualité qui pourrait vous être attribuée. Le courage, c'est d'affronter l'adversité et non pas d'imposer sa volonté, le courage, c'est de dialoguer avec l'opposition et non pas de critiquer son action passée dans un discours unilatéral quand elle n'est pas là pour se défendre. Le courage, enfin, c'est de faire face à l'évènement seul en opposant ses arguments à ceux qui ne sont pas d'accord et pas en imposant la volonté et les caprices d'un chefaillon.

Du courage, vous estimez que c'est en avoir que de se raidir sur une position sachant qu'elle est refoulée par le plus grand nombre ?

Je me demande pourquoi je pose cette question. Quand on sait que le "tout puissant" s'est déplacé en banlieue entouré d'une armée de keufs à la tombée de la nuit pour serrer les mains de quatre pelés qu'on avait obligé à se ranger derrière des barrières métalliques. Quand on apprend qu'à cette occasion on a arrêté un jeune (que je n'approuve pas) qui avait insulté Sa Minesté suivant en cela l'exemple de son président de la raie publique. On devine de quelle manière vous comprenez la définition du mot courage.

Je crois que ce mot, comme "démocratie" est totalement banni du vocabulaire de la droite libérale que vous représentez et qui est tellement "courageuse" qu'elle n'a même pas le cran d'avouer le mot récession.

Alors, permettez-moi de vous dire, monsieur le premier sinistre, vous n'êtes pas un démocrate courageux. La démocratie est la gouvernance du peuple, par le peuple, pour le peuple et vous refusez d'appliquer la totalité de cette définition de base. Vous gouvernez sans tenir compte de la volonté du peuple, au profit d'une infime partie de ce dernier : la partie la plus fortunée. Voilà la preuve que vous n'êtes pas démocrate et j'irai même plus loin, voilà la preuve que vous nous emmenez vers la dictature. Pour ce qui est du courage, c'est encore pire, le courage, c'est de reconnaître ses erreurs, de savoir faire machine arrière pour mieux repartir avec des arguments plus consensuels, mais ça, vous avez une revanche à prendre sur le peuple qui vous a  déjà dénié une fois en 2003 sur les retraites.

 J'ai le regret de vous dire que vous êtes le fossoyeur du bien-être social dont le Chef de l'Etat est l'assassin. Vous vous prenez tous pour des généraux, mais souvenez-vous que ceux-ci ont besoin de la troupe pour ne pas être des gradés d'opérette, et votre troupe, peu à peu, vous la poussez à déserter et celle qui reste se souviendra certainement de tout le mal que vous lui avez fait lorsque sonnera l'heure du verdict en 2012. Vous ne serez plus alors que les fantômes du royaume de Sarkozye, ce pays jadis prospère, devenu pays sous développé à cause de la vanité et de la fatuité d'une poignée d'individus peu recommandables dont vous faites partie.

Vous avez trouvé que la mobilisation était finalement moins importante que celle de 2003 ?

Moi qui suis un démocrate convaincu, un vrai, pas un de cinéma, je vous souhaite une rentrée pas chaude, pas brûlante, pas bouillante : une rentrée révolutionnaire, avec des émeutes et du sang puisqu'il semble que vous attendiez cela avant de réagir et d'entendre ce que vous dit le peuple.

Ce serait un grand malheur que d'en arriver à cette extrémité, mais prenez-y garde, quand le français est à bout, il est capable de se révolter … et des têtes tombent au figuré voire au propre.

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 19:12

capitaine-flam.gifL'équipe de France de fous balles ne l'était peut-être pas encore réellement, mais elle est devenue ridicule et totalement inepte aujourd'hui grâce à l'intervention du nouveau responsable du sport déliquescent français … J'ai nommé Sarkozy Premier : président, directeur technique, entraîneur, préparateur physique, masseur, joueur"s" du numéro 1 au numéro 11 et remplaçant "s" il fera tout.

Jusque là, le onze national avait provoqué la risée de la planète foot, à présent, c'est au tour de notre chef suprême de se ridiculiser aux yeux des dirigeants nationaux du monde entier. Les divers rois, présidents et autres premiers ministres des nations vont-ils comprendre que notre hyper excité se penche avec compassion sur l'ambulance de la FFF, alors que le peuple est dans la rue pour revendiquer son droit légitime à la retraite à soixante ans.

Nous sommes dirigés par un polichinelle incapable de faire la part des choses. Comment, alors que le pays souffre, que des SDF meurent de faim et de froid, que des retraités fouillent les poubelles pour manger, que des familles sont au bord de la faillite à cause des fantaisies bancaires, comment disais-je, un président de la République digne de ce nom, peut-il mobiliser une partie du gouvernement pour mettre son grain de sel dans une affaire régie par l'argent et la connerie d'une poignée de types qui n'ont qu'une vessie de ballon de foot gonflée à l'hélium à la place du cerveau.

Il faut croire qu'il se sent à l'aise et qu'il comprend l'esprit creux de cette bande de gueux pour en arriver à pareille absurdité.

Enfin, quoi ! Un président de la République qui prend en main les destinées d'une équipe sportive quelle qu'elle soit doit être sacrément étroit d'esprit surtout dans une époque de récession qui ne dit pas son nom mais qui aurait besoin d'actions autres que celles que prône notre mini chef.

Il veut montrer qu'il peut sauver le foot français comme il nous explique qu'il a sauvé l'Europe (en nous faisant un enfant dans le dos à Lisbonne) ou qu'il impose sa volonté aux financiers internationaux (qui meurent de rire en le voyant débouler).

Comme toujours, lorsque la fédération aura fait le ménage et que les instances footballistiques seront à nouveau d'aplomb, il arrivera, tel Zorro, pour nous expliquer que c'est grâce à son intervention que la France retrouve son sport de prédilection. Et une fois de plus, les médias nous expliqueront, probablement quelques mois avant les présidentielles de 2012, que Sarko est le meilleur puisque tout ce qu'il a entrepris a réussi, en prenant bien soin de cacher les crash et les vacheries de son quinquennat, ses mensonges et ses colères dignes de charretiers.

Aujourd'hui, on a la totale, alors que ses ministres se vautrent dans les magouilles et les dépenses aussi somptuaires qu'inutiles, monsieur décide, pour "faire bien" qu'il supprime la partouze, pardon la "garden-party" du 14 juillet dans les jardins de l'Elysée. C'est vrai que ça permet d'économiser 732.826 euros, histoire de compenser les 2,5% d'augmentation des dépenses de l'Elysée essentiellement dues aux déplacements de sa Minesté accompagné de ses copains et de faire oublier les 138.000 euros d'Estrosi et les 116.500 de Joyandet jetés à la poubelle pour la location de jets privés.

La vacherie de l'histoire, c'est qu'il ne parle pas du concert de jauni à l'idée à 3 millions d'euros … mais c'est peut-être parce que pépé jauni n'est pas encore en état de fonctionnement optimum pour crever la scène … dommage, ça lui permettait de payer ses impôts … à l'étranger.

Voila, une fois de plus, vous pouvez trouver ici matière à redoubler de hargne et motif à descendre en masse dans la rue demain pour manifester contre tous ces incapables et plus particulièrement leur chef  aussi malin que le capitaine occasionnel des bleus au ballon rond.

Demain, TOUS DANS LA RUE !!!!! TOUS ENSEMBLE ! TOUS ENSEMBLE ! OUEH !!! OUEH !!!

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 14:05

dieux.gifAlors là, ça va chier grave. Notre Roisident comptait sur une très belle coupe du monde pour nous pousser un nouveau sarkocorico, parmi ceux dont il a le secret. Comme il doit être déçu le pauvre petit biquet, il pensait que, tel Chichi en 98, il allait bénéficier de l'engouement de tous ses sujets pour le ballon rond afin de se refaire une santé dans les sondages et baiser le peuple avec adjonction d'une poignée de sable lors de la mise en place des nouveautés sur les retraites, c'est raté.

Lui, le supporter du PSG et de ses loubards, le grand (pardon, le petit) amateur de baballe à deux balles, le piédestal de l'équipe nationale de manchots (maintenant cul-de-jatte), comment va-t-il supporter cette gamelle du 17 juin ?

Il doit être furax, lui qui ne se rend qu'aux matches de football car il n'est pas assez intelligent pour comprendre les règles des autres sports, il doit fulminer par crainte qu'on assimile son image au désastre national, d'ailleurs, il fait la gueule depuis ce matin qu'il est parti chez le rosbif fêter "la pelle" de son illustre prédécesseur. J'ai même entendu une journaliste déclamer pompeusement qu'il était parti mettre ses pas dans ceux du général. Il faut quand même pas déconner, pour mettre ses pas dans ceux de De Gaulle, il faudrait qu'il fasse le grand écart, les enjambées ne sont pas les mêmes et la pointure des rangers diffère passablement, sans compter que le grand Charles n'avait pas besoin de talonnettes pour se montrer à la hauteur.

Bref, nos dieux sont tombés sur la tête.

On connaissait le G20, voici le G23: les 23 Guignols. Ils ont été mis dans des conditions "idéales" pour préparer cette coupe du monde pour laquelle ils avaient volé la qualification, de vraies dispositions pour les isoler d'un monde de pollueurs médiatiques. A voir les mesures prises pour ne pas qu'ils soient mélangés à la foule des supporters qui pourtant les font vivre grassement, on eut pu croire qu'il s'agissait de personnages d'une importance cruciale pour l'humanité, de fortunés internationaux, voire d'objets d'art à la valeur incommensurable. Rien n'était assez beau pour eux, depuis la préparation française en altitude jusqu'à l'hôtel de pauvres, le formule 1 d'Afrique du Sud, à 600 euros la nuit, comme si ces messieurs payés entre 85 000 et 666 000 euros par mois eurent été déshonorés d'occuper des chambres à 150 euros comme leurs bourreaux du Mexique.

Seulement, voilà, les instances du foot français ont cru qu'elles avaient à faire à des hommes responsables, des sportifs prêts à mouiller le maillot pour leur pays, mais ils n'ont pas réalisé qu'ils étaient en présence de sales gosses, d'enfants gâtés, pour la plupart émigrés vers les pays qui ne leur réclament pas d'impôts. Comment voulez-vous que des joueurs, payés par des clubs étrangers, jouant dans des pays d'Europe distants de milliers de kilomètres, déjà individualistes par essence et dont le but est avant tout le fric, puissent former une équipe osmotique ? Comment voulez-vous que des hommes qui, dans la vie de tous les jours prouvent qu'ils n'ont pas d'atomes crochus avec le pays où ils sont nés, qui les a scolarisés gratuitement, soignés gratuitement et couvés dans les centres de formation du football, se battent pour le maillot frappé du coq ?

Je ne suis pas un patriote convaincu, loin s'en faut, mais quand j'ai eu l'occasion de porter un maillot, j'ai donné tout ce que j'avais dans le ventre pour en défendre ses couleurs et sa représentativité. Il est vrai que je n'étais pas payé pour ça et que ce n'était pas au football : deux tares qui m'étaient ainsi épargnées.

Ne nous y trompons pas, l'esprit d'équipe existe chez les footeux, mais ce n'est que dans les petits clubs de quartier ou de villages, là où existe encore une notion de solidarité, cette notion qui, avec l'envie, a cruellement fait défaut à ceux qui devaient être nos représentants nationaux et qui n'ont été que les représentants minables de leurs intérêts individuels.

Comment en sont-ils arrivés là ? Tout simplement parce qu'ils ont été couverts dans toutes leurs frasques par des instances nationales et un entraîneur incompétents qui se sont avérés incapables de mettre de l'ordre dans l'équipe en virant tout simplement ceux qui constituaient des clans. Il vaut mieux perdre avec une équipe de gens qui donnent tout ce qu'ils peuvent qu'avec des vedettes qui viennent montrer le numéro que leur a attribué la fédération, histoire de vendre quelques maillots portant leur nom.

Une fois encore, je prendrai exemple sur le rugby. Incontestablement, les meilleures équipes du monde sont l'Afrique du Sud, la Nouvelle Zélande et l'Australie, curieusement, seuls peuvent être internationaux chez eux les joueurs qui pratiquent dans le pays, ceux qui jouent à l'étranger ne peuvent prétendre au maillot national … et ça marche !!!

Pour en revenir à mon propos de début, je dirai que, par dépit, ceux qui comptaient rester dans leurs pénates le 24 pour fêter la qualificatio de la France, n'ont maintenant plus qu'une chose à fêter : l'abandon du projet de réforme des retraites en manifestant dans la rue. Ils ne seront pas payés pour ça … pour le moment …

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 22:33

rats_attaque.gifEh !!! Le français moyen, le gueulard, l'homme au béret avec ta baguette et ton kil de rouge !!!

Eh !!! L'héritier des Hugo, Zola, Schoelcher, Césaire, Moulin et autres amoureux et défenseurs du peuple, tu vas rester longtemps devant ta saloperie d'écran de télé à regarder des inepties et écouter des mensonges qu'on te balance comme des vérités ???

Eh !!! L'ouvrier, l'employé, le paysan, le travailleur, tu vas te laisser manipuler, berner, rabaisser, humilier, détruire par une poignée de "j'en foutres" qui croient détenir le vérité ? Par ces représentants patentés des grosses fortunes internationales qui tentent de t'imposer leurs caprices en détruisant tout ce que tes aïeux t'ont laissé en héritage, tout ce qu'ils ont grignoté sur la bourgeoisie et les exploiteurs à coups de manifestations, de grèves et de révoltes.

Eh !!! Toi, le citoyen, mon concitoyen, n'auras-tu pas honte de laisser écraser par le rouleau compresseur des représentants des PME ou du patronat ce livre d'histoire rempli de récits de luttes écrites dans la sueur et le sang du peuple ?

Maintenant, trop c'est trop, le microcosme élyséen tranche, brise, décide au mépris de l'avis des intéressés pour appliquer la seule volonté qui vaille à ses yeux : la sienne.

Tu l'as vu derrière son petit pupitre, perché sur ses talonnettes ? Tu l'as entendu, citoyen, expliquer qu'il allait faire ce que les représentants des PME lui avaient demandé ? Tu as constaté le reniement de sa parole (un de plus me diras-tu) à ce gnome à qui, par pudeur et charité je ne donnerai aucun autre qualificatif que celui de roitelet d'opérette ?

Il l'a dit :

-"Le gouvernement fera ce qu'il veut."

Et c'est ainsi que des phrases du style "on prendra le temps qu'il faudra" ou " tout doit être bouclé en septembre", on est passé à "les arbitrages du chef de l'état seront rendus ce soir".

Au fait, il va arbitrer quoi ou qui ? Il n'a reçu que ses valets, ceux à qui il dicte la pensée et la doctrine. Il doit être un arbitre parmi ceux qui se font acheter dans les matches arrangés avant les rencontres.

Alors, citoyen, si tu n'es pas une carpette, si tu n'es pas de ceux qui n'ont de réflexion que celles que le pouvoir dicte, si tu veux faire honneur à tes aïeux, à ton pays, si tu veux que la France reste une Nation digne de respect : révolte-toi. Fais ta révolution dans les urnes quand ce sera le moment, mais en attendant, descend dans la rue et pas le 21 pour la fête de la musique, non, le 24, en famille, en masse, en foule avec ta hargne, ta volonté de dire non à cette bande d'escrocs qui tentent de te transformer en esclave.

Montre à ces profiteurs impénitents que tu es encore debout et ne te contente pas de ce 24, continue la lutte pour éliminer toute cette racaille qui prétend sauver le pays en asservissant son propre peuple.

Debout ! Peuple de France ! Debout, ouvriers, employés, paysans ! La meilleure défense : c'est l'attaque !

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 15:48

faux.gifPar le plus grand des hasards, j'ai eu entre les mains l'hebdomadaire Paris Match du 3 juin sur lequel Céline Dion se félicite d'attendre des jumeaux de chez "Vivagel bien sûr !"

Rassurez-vous, ce n'est pas ce genre d'information qui a attiré mon attention tout comme les 98% des élucubrations de ce tabloïd aussi édifiant que France Dimanche, le JDD, Ici Paris, Public et autre Union. Toute cette série de torchons sales alimentée par des paparazzi dont les photos trafiquées sont aussi fiables que les articles des pseudo journalistes au style aussi riche qu'un poème d'enfant de CP (et encore). Pour tout dire, cette série de revues à couverture glacée, propriété d'Arnaud Lagardère, dont on ne présente plus le lien étroit avec Notre Saigneur, dans laquelle on trouve toujours le coup de brosse qui peut être utile au gouverneur de notre pays.

C'est en cherchant les mots croisés que je suis tombé en arrêt devant le titre page 108 :

-" Les intentions de vote au premier tour de la présidentielle (en rouge) en fonction du candidat PS (en noir)."

Le sous-titre se fait plus précis :

-" Dominique Strauss-Kahn (en rouge) se détache du peloton PS (en noir)."

Le corps de l'article, j'allais dire du délit, n'a pas vraiment d'intérêt car il compare, comme de coutume dans ce genre de revue, des chiffres et des situations qui n'ont rien de commun telle la candidature à un deuxième mandat des De Gaulle, Giscard, Mitterrand ou Chirac avec une possible nouvelle candidature de Sarko. Suivent des pourcentages implicitement attribués aux français alors qu'ils sont obtenus sur un échantillon de 814 personnes extraites d'un échantillon représentatif de 956 où interviennent l'âge, le sexe et la profession du chef de famille, donc d'une relativité qu'il n'est pas nécessaire de préciser.

Le plus intéressant réside dans la colonne de gauche reproduisant en rouge la question suivante :

-"Si dimanche prochain devait se dérouler le premier tour de l'élection présidentielle, pour lequel des candidats y aurait-il le plus de chances que vous votiez ?"

On trouve quatre pavés dont les titres laissent songeur :

DSK BAT SARKOZY – SARKOZY BAT AUBRY – SARKOZY BAT ROYAL et SARKOZY BAT HOLLANDE.

Sous chaque titre, une liste de candidats choisis arbitrairement par la personne qui a pondu les textes (rien à voir avec le mot journaliste) dont seul le nom du socialiste change. On y trouve Arthaud, Besancenot, Mélenchon, Duflot, Bayrou, Villepin, Sarko, Dupont-Aignant et Le Pen fille. Ressortent en rouge, les pourcentages de Sarko et du Socialiste qui seuls permettent de justifier le titre du paragraphe, sauf que :

- Pour ce qui concerne les titres, il ne s'agit que du premier tour et donc le mot "BAT" devrait être remplacé par le mot "DEVANCE".

- Si l'on admet la question, pourquoi se limiter à quatre candidats PS et pourquoi ceux-là ?

- Comment ne pas faire état d'un éventuel deuxième tour où, puisque les supputations sont de rigueur, en écartant l'extrême droite et le Modem, la gauche l'emporte dans tous les cas de figure ?

Que cherche donc à faire ce sondage ?

A mettre en avant DSK, de sorte qu'en cas probable de présence à un deuxième tour de la présidentielle, les larbins du directeur de conscience de l'UMP auraient deux arguments de poids à faire valoir pour attaquer le candidat PS :

- 1 – Il a déserté le mandat international qui lui avait été confié à la tête du FMI malgré ses dires lors de sa nomination, donc un candidat qui se renie par ambition nationale.

- 2 – Ses frasques féminines prouvent qu'il est instable et donc indigne de diriger son pays, ce qui est un argument de poids pour les votes féminins indécis.

Dans les deux cas, on peut compter sur les "fous de dieu" de l'UMP pour appuyer sur ce genre d'argutie et oublier au passage les mensonges et les comportements malsains du gourou. Mais il est vrai que dans toute secte, le gourou peut s'adonner à tous les débordements sans qu'un quelconque des membres trouve la chose incongrue et esquisse un semblant de reproche, par peur de se retrouver au ban de sa "chapelle".

Ils en auront besoin de ces arguments, car si on en croit la côte de popularité dont on ne nous parle pratiquement plus sur les chaînes télé, Sarko et ses attitudes bornées ne va pas tarder à toucher le fond. Comment, dans un tel cas, envisager une seule seconde qu'il puisse battre n'importe qui en 2012 ? Seul Paris Match pouvait le faire.

Nous nous trouvons donc en présence d'un des organes privilégiés de communication de la Sarkozye, avec comme pour toute secte, une assemblée de membres obéissants, dévoués et serviles, prêts à se sacrifier, et le pays avec eux, pour que triomphe l'ignoble gourou qui les tient sous son joug malfaisant.

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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 20:14

maternite suisseAujourd'hui, nous avons vécu un après-midi d'émotions provoqué par les lectures et les visions que nous avons eues lors de notre visite à un bâtiment devenu musée et mémorial.

Je croyais que l'histoire ne se répétait jamais, mais j'ai appris qu'en fait il pouvait exister une sorte de boucle qui faisait revenir certains évènements comme des leitmotivs.

Bien des français, et c'est normal, n'ont jamais entendu parler da la Maternité Suisse d'Elne, et pourtant, l'histoire, la vraie, pas celle qui nous est imposée dans les écoles, devrait consacrer au moins deux heures de cours à son sujet, manière de rétablir certaines vérités historiques peu reluisantes pour notre pays.

Elne est un village catalan de 8000 habitants qui a connu une histoire richissime depuis les grecs et les romains jusqu'à nos jours. Dans cette histoire, un épisode méconnu ou peut-être passé sous silence, retient l'attention d'un nombre de plus en plus important de personnes venues du monde entier. Il s'agit de la "Retirada".

Cet exode, vers notre pays, de 450 000 républicains espagnols pourchassés par Franco et ses spadassins à partir de 1936, lors de la chute de la deuxième république espagnole. Hommes, femmes et enfants arrivaient chaque jours plus nombreux en Catalogne française pour sauver leurs vies, échappant ainsi à la voracité fasciste du franquisme. A cette époque-là, il n'y avait pas un Besson pour les renvoyer chez eux, mais c'était peut-être pire. On parquait tous ces arrivants entassés dans des camps de concentration (car c'est bien ainsi qu'il faut les appeler), parfois de fortune comme sur les plages d'Argelès-sur-mer ou St Cyprien où l'armée française surveillait un périmètre de barbelés entourant des centaines de personnes, sans hygiène, sans eau, sans couchage, sans couverture, sans toit, parfois organisés en tentes ou baraquements comme à Rivesaltes entre de hauts murs surveillés par des miradors. Edouard Daladier, président du conseil et ministre de la guerre et son copain Albert Sarraut ministre de l'intérieur ont pleinement cautionné cette honte française. Tous ces espagnols ont souffert physiquement et moralement et des enfants sont morts par dizaine de froid et de malnutrition malgré les aides de certaines associations, syndicats et partis politiques qui, à cette occasion, ont créé l'embryon de ce que l'on nomme aujourd'hui "aide humanitaire". Parmi ces groupes, "l'Aide Suisse aux Enfants" qui avait envoyé en Espagne Mademoiselle Elisabeth Eidenbenz pour s'occuper des enfants en guerre civile, lui demanda de venir en Catalogne française. A son arrivée, atterrée par les conditions de vie dans les camps de concentration, elle décide de créer une maternité dans le village de Brouilla près de Le Boulou, mais quelques mois après, cet établissement est obligé de fermer. Elle achète alors un petit château à Elne et crée, fin 1939, une nouvelle maternité qui va devenir un lieu hautement historique. Les femmes espagnoles enceintes, sortant des camps où leurs conditions de vie étaient déplorables puis les futures mères d'autres nationalités fuyant l'envahisseur nazi sont alors venues jusqu'en 1944 accoucher dans ce havre de paix. Près de 600 enfants de 22 nationalités vont naître ainsi dont des juifs au nez et à la barbe de la gestapo, grâce à ce petit bout de femme et quelques bonnes volontés qui l'aideront. Et puis, en avril 1944, les nazis aidés des miliciens, vont lui donner trois jours pour évacuer les lieux car ils réquisitionnent le château et Elisabeth, avec les mamans et les enfants rejoindra Montagnac dans l'Aveyron … à pieds car les fridolins refusent de les voir partir en train.

On a toujours l'impression que les camps de concentration ont été créés par les allemandes, mais, bien avant, les français avaient fait des essais sur la côte roussillonnaise. Certes, il ne s'agissait pas de camps d'extermination, mais les conditions de vie et, pour tout dire, de détention étaient aussi confortables que dans les camps nazis. Des photos et des récits poignants attestent de la dureté et de la cruauté des situations que vivaient ces familles espagnoles quittant le risque de mort pour trouver la famine et le malheur. Dans toute cette gabegie humaine, cette femme au courage sans borne et à l'inébranlable volonté d'imposer l'action humanitaire a créé une oasis de paix dans un désert de guerres. La France, reconnaissante, a été la dernière à la décorer. Après la reconnaissance de la famille royale espagnole et celle des juifs entre 2002 et 2005, notre pays a fini par lui attribuer la Légion d'Honneur, cette médaille que l'on distribue un peu n'importe comment à n'importe qui. Penser aujourd'hui qu'Elisabeth Eidenbenz a été décorée bien après les Mireille Mathieu et autre Johnny Hallyday me fait honte.

Si vous avez l'occasion de passer par chez nous, n'hésitez pas à vous rendre dans ce lieu de mémoire, de charmantes hôtesses vous y accueilleront et vous y trouverez à la fois l'horreur, la joie et le bonheur distillés par des photos et des témoignages qui vous prendront aux tripes. Vous y verrez comment la droite, l'extrême droite et une grande frange de "radicaux" ont entravé tant et plus le soutien que les gens de gauche voulaient apporter à tous ces réfugiés, ouvriers pour la plupart mais que l'on ne voulait pas sur notre sol car ils étaient de gauche souvent même communistes.

Pour vous permettre d'avoir plus de détails sur cette histoire, voici un lien qui vous donnera quelques infos supplémentaires dont le nom de l'ancien propriétaire et "bâtisseur" du château, le sieur Bardou fabricant des papiers à cigarette JOB.

Tout ceci ne vous rappelle pas l'époque que nous vivons ? Cette époque où la droite, dans le sillage du patronat et des banques, dicte sa loi au détriment des ouvriers de notre pays.

Ne désespérez pas, il ne nous manque plus que les camps de concentration, et avec la politique sécuritaire qui est menée depuis quelques années, nous y arriverons.

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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 20:19

mauvaise educJe le savais, il m'est impossible de m'éloigner longtemps de la politique intérieure menée par la bande à Sarko, tant elle est antisociale, antidémocratique et pour tout dire d'un niveau comparable au record de natation que peut battre un étron dans le tout à l'égout.

Il va falloir, et avec de vrais arguments, que ces messieurs ou ces dames (ou les deux) du ministère de l'éducation nationale m'expliquent comment un mec élevé et instruit dans les écoles jésuites puis à la Sorbonne peut connaître quelque bribes de ce qu'est l'Education Nationale au sens public du terme.

Qu'un type qui n'a connu que l'opulence, les bancs vernis d'écoles huppées et les cours particuliers se mette à explorer le système éducatif français pour y trouver des économies, traitant par là le sujet uniquement dans son aspect comptable dénote que ceux qui l'ont mis en place, comme lui, sont d'une incompétence qui n'a d'égal que l'inaptitude qui les caractérise.

Le petit château, puisque c'est de lui dont il s'agit, a trouvé le moyen de faire allégeance à son guide spirituel au sujet de la suppression d'un fonctionnaire sur deux. Pour cela, il n'hésite pas à sacrifier les générations futures sur l'autel du saint pognon. Comme toujours, par ailleurs, il est soutenu par les médias largement rodés au service de la carpette. Ceux-ci nous expliquent qu'en moyenne il y a un enseignant pour 22 enfants dans le primaire et 24 au collège et que passer à 1 enfant de plus par classe permettrait de fermer 10 000 classes, puis regrouper ou supprimer les petites écoles rurales permettrait au total l'économie de 17 000 enseignants entre 2011 et 2013.

Prenons donc au mot ces journaleux bidon et faisons le calcul sur une classe de sixième par exemple. Les enfants ont au moins 6 professeurs : Maths, Français, Sciences, Histoire géo, Langues, Sport soit, 6 fois 24 = 144 élèves, donc, si on ajoute 1 enfant par prof, on passe à 150 pour une classe seulement. Absurde me direz-vous ? Bien sûr mais c'est simplement pour montrer comment on raisonne au ministère de l'Education grâce à des moyennes par professeur. Vient ensuite la cerise sur le gâteau à la crème d'arsenic : moins d'élèves par classe ne signifie pas un meilleur enseignement. C'est l'argument qui tue, qui foudroie, qui fout droit. Démontrer qu'une classe où chaque prof aurait à enseigner à 25 élèves est plus attentive que la même avec seulement 15 enfants relève de la chimère et les parents ne s'y trompent pas qui, quand ils le peuvent envoient leur progéniture dans le privé pour de meilleurs résultats, justement parce que les classes moins surchargées évitent les inconvénients du public, à commencer par la violence.

Ensuite, les médias nous commentent l'utilité, pour économiser 6 à 7000 postes, de fermer ou de regrouper les petites écoles qui ne comptent qu'une ou deux classes. Bravo pour la désertification des campagnes, bravo pour la régularité de la vie des enfants, bravo pour le côté développement durable de la chose, les enfants se lèveront une heure plus tôt pour se rendre au village voisin plus ou moins éloigné, dans un bus ou avec plusieurs voitures qui polluent, se nourriront dans des cantines quand les parents auront les moyens et … quitteront l'école à la fin du primaire complètement écoeurés par la vie de merde que le petit château leur aura fait mener pendant des années.

Les autres mesures envisagées sont de la même veine, depuis la baisse de la scolarisation à 2 ans jusqu'à la réduction des besoins en remplacement en passant par la sédentarisation des enseignants "hors la classe" (ils devront être toujours prêts à assurer le remplacement d'un collègue s'ils n'ont pas cours ou corriger les cours par correspondance chez eux après la journée) et le pompon, ils pourront être affectés à d'autres fonctions (imaginez les prof de maths laveur de vitres ou la prof de français serveuse à la cantine … génial non comme idées ???).

La réalité de tout cela est tristement et bassement matérielle. On veut fermer peu à peu l'école publique, l'école pour tous, pour la remplacer par une école privée qui sera réservée à une certaine élite essentiellement argentée car en plus, on fera de l'argent sur le dos des enfants et de leurs parents. Autre volet de ce saccage, on trouvera sur le marché de l'emploi de plus en plus de main d'œuvre non qualifiée que l'on payera, comme au moyen âge à coups de pieds dans le cul et à qui on expliquera qu'il faut se contenter du travail que l'on a la chance d'avoir. Dans tout ceci, les adultes de demain que seront les enfants d'aujourd'hui n'oseront plus rien moufter car leur intelligence sera limitée à ce qu'ils pourront glaner comme instruction de ci de là dans la presse poeple ou devant les émissions débilitantes de la télé réalité qui leur feront miroiter des étoiles qu'ils ne pourront jamais atteindre parce que le petit château les aura rendus trop cons pour réagir.

Voilà ce que veut notre roi, ce que veulent ses lèches bottes (je sais, aujourd'hui, je suis poli), privatiser l'enseignement dans un but purement vénal et finir d'écraser le petit peuple, car l'asservir comme ils le font ne leur parait pas suffisant.

Tant que les décisions pour les jeunes seront prises par les vieux, tant que l'enseignement sera vu sous un angle financier, tant que les décideurs n'auront aucun point commun avec les sujets dont ils ont à traiter, nous serons un peuple rétrograde jusqu'à ce que ce peuple se débarrasse de cette caste  qui se prend pour un groupement de dieux mais n'est réellement qu'un ensemble de rats.

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 18:09

dents_mer.gifVous avez certainement remarqué que, d'une manière générale, je ne tiens jamais de propos sur la politique internationale qu'il s'agisse de celle menée par notre stratège des rizières ou, à fortiori, celle adoptée par les autres Nations. Seulement, quand le vase déborde, il faut que je laisse s'écouler le trop plein et là, on a atteint un niveau d'ignominie tel que je ne me contenterai pas de condamner Israël pour ses exactions, je vais attaquer ses manières d'un autre temps que la décence, eu égard au passé douloureux de ses ressortissants, m'interdit de nommer.

Quelques mots d'histoire à propos de cet Etat.

Une résolution de l'ONU du 29 novembre 1947 prévoit le partage de la Palestine en deux Etats, l'un juif et l'autre arabe. Israël déclare son indépendance le 14 mai 1948 et vote en 1949 une loi fondamentale adoptant Jérusalem comme capitale. La résolution n° 478 du conseil de sécurité de l'ONU déclare "nulle et non avenue" la décision d'adopter cette ville comme capitale "éternelle et indivisible". Cette résolution, comme toutes celle qui vont à l'encontre des désirs de cet état, ne sera jamais appliquée si bien que seuls l'Allemagne et les USA ont reconnu Jérusalem comme capitale.

Cet Etat a été décrété par les instances internationales sur la foi d'écrits bibliques dont la véracité historique n'a jamais été démontrée dans d'autres milieux que ceux touchant à la religion, puisque son existence remonte à Jacob, père des 12 tribus sorties d'Egypte après son combat contre un "ange de Dieu". Imaginez que demain le Vatican réclame les provinces de l'ancien royaume des Francs sous prétexte que la France d'alors, sous l'égide de Clovis, fut la "fille aînée de l'église". Vous croyez que ça plairait à l'Auvergnat, au Bourguignon ou au Parisien ?

Le résultat est simple, depuis sa création en 1948, l'Etat d'Israël est en guerre et cette guerre trouve toujours des motifs pour se perpétuer tant de son côté que de celui de ses voisins, et chacun alimente la querelle par de nouvelles provocations.

Sans vouloir prendre parti dans le conflit qui oppose l'actuelle Nation aux anciens habitants de la terre qu'elle occupe, force est de reconnaître que les résolutions qui demandent le retrait israélien des territoires occupés sont loin d'être suivies. La résolution 242 confirmée par les 476 et 478 restent lettre morte sans pour autant que les grands Etats de ce monde fassent le moindre geste pour les faire appliquer. Dès lors, on assiste à cette fameuse escalade dont je fais état plus haut et qui vont de l'agression des civils par les roquettes palestiniennes à l'intervention ciblée quotidienne de l'armée israélienne.

C'est ainsi qu'est née la dernière "bavure" des éternels impunis : l'attaque d'un convoi humanitaire par les soldats dans un combat à armes notoirement inégales quoiqu'en dise le porte paroles des affaires étrangères d'Israël. Même si les bateaux des organisations humanitaires allaient tenter de forcer le blocus de la bande de Gaza, ils n'étaient pas munis d'armes de guerre et pire encore, naviguaient dans les eaux internationales. Peut-être les dirigeants droitiers d'Israël se croient-ils investis de pouvoirs divins pour intervenir dans des lieux ou leur présence militaire n'est pas plus désirable que n'importe quelle nation, peut-être se sentent-ils au-dessus des lois internationales parce que soutenus par les américains ?

Que nenni, rien de tout cela, je vous fiche mon billet que dans quelques jours on n'entendra plus parler de l'attaque par abordage et des morts que Tsahal a fait dans les bateaux, tout simplement pour une question d'argent. Eh oui, qui détient le pouvoir financier dans le monde ? Ne cherchez pas : la diaspora juive. Ne sommes-nous pas en plein "trafic" économique et financier en ce moment ? Bien sûr que si.

Conclusion, si vous voulez que se rétablisse dans le monde le ronronnement routinier de la finance qui plume toujours les mêmes canards pour fabriquer des édredons toujours aux mêmes dormeurs, mesdames et messieurs les dirigeants du monde occidental, continuez à fermer les yeux sur nos activités comme vous l'avez fait depuis 1948.

Et comme les "grands" de ce monde sont à la remorque des trusts financiers, véritables décideurs des politiques à mener dans chaque nation, sur chaque continent, on mettra les médias sous l'éteignoir et l'attaque des navires humanitaires sera vite oubliée.

Ne vous y trompez pas, je ne suis nullement anti-sioniste, pas plus que je suis pro-arabe, mais je constate que ce sont toujours les mêmes qui agissent à leur guise au dépend des mêmes qui subissent et comme par hasard, les plus pauvres sont encore une fois opprimés par les plus riches. Je ne me hasarderai pas à généraliser car il faut savoir que 11 à 13 % de la population d'Israël est nourrie par la soupe populaire pendant que 60% des enfants de Gaza souffrent de malnutrition et que certaines maladies prennent une ampleur inquiétante chez les adultes (problèmes rénaux, cancers …).

De toute manière, quand un pays en colonise un autre, c'est toujours pour ne prendre que ce qui est bon et laisser les miettes aux autochtones et c'est le cas ici, les colonies s'implantent dans les lieux où les nappes d'eau permettent d'alimenter les cultures que l'on fait au détriment de plantations existantes parce que les agriculteurs locaux sont déplacés et leurs terres défoncées au bull doser. Le rapport de Jean Ziegler sur la faim en Palestine est édifiant à ce sujet.

Alors, Israël, terre de toutes les religions monothéistes, je croyais tes cerveaux, nombreux et érudits, aptes à comprendre qu'il n'y a pas plus de différence entre un  juif et un palestinien issus, si j'en crois les livres sacrés, d'une même famille. S'il est vrai que les disputes existent entre les membres d'une même famille, il n'y a que dans les familles de dégénérés où l'on se querelle à coup de fusils, où l'on se réjouit que certains membres crèvent de faim ou l'on organise la disette.

Ce qui s'est passé dans les eaux internationales au large de Gaza constitue, à mes yeux, le déshonneur d'une Nation et n'est guère plus reluisant que le traitement qu'a subi cette même Nation de la part de ses bourreaux.

Ne vous étonnez pas aujourd'hui si peu à peu, tous les arabes du monde s'attaquent à vos intérêts et parfois, hélas, à vos propres frères. Vous faites déborder copieusement le vase.

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 21:42

Maman16.gifVous êtes une femme. Que ce soit par amour, par hasard, volontairement, par accident ou en remplissant le devoir conjugal, si vous avez eu un enfant, vous êtes Maman.

C'est, paraît-il le plus beau "métier" du monde, c'est aussi le plus désintéressé. C'est celui qui réclame toujours et encore des sacrifices, qui entraîne dans des soucis permanents, qui ajoute du travail au travail.

Les hommes pensent que lorsque l'oiseau quitte le nid, la mère, comme lui, voit s'évaporer une grande partie des angoisses. C'est totalement faux. La maman reste maman jusqu'à la fin, elle a toujours un œil qui glisse vers sa progéniture, son enfant sera toujours "un" enfant, il ne grandira jamais assez pour qu'elle le considère comme un être à part. Il fera toujours partie d'elle quoiqu'il arrive. Elle l'a porté et c'est là la différence avec le papa. Il y aura toujours entre eux ce cordon ombilical, même coupé, qui fera passer des choses que personne d'autre que la maman ne pourra comprendre. Elle sera, quoiqu'il arrive, l'axe de la roue de la vie, l'abri qu'en dernier recours l'enfant ira chercher, même si un jour il y a eu un clash entre eux. C'est normal, le futur enfant a passé neuf mois à manger, boire, entendre, sentir les mêmes choses que la maman.

C'est le jour où elle n'est plus là que l'enfant réalise la force de ce lien et c'est alors que naissent les regrets.

Je sais, il y a des mamans indignes et des enfants immondes, mais ce ne sont qu'exceptions qui viennent confirmer la règle. Mais dites-vous que même éloignées de vous, physiquement ou moralement, le jour de votre fête, ils ont une pensée pour vous, le contraire n'existe pas.

Alors, en ce 30 Mai, jour spécial s'il en est, je voudrais que vous toutes, blogueuses ou non, quelle que soit votre couleur, votre nationalité, votre religion ou vos convictions, soyez portées aux nues car, comme l'a dit Aragon :

La femme est l'avenir de l'homme, et cet avenir passe par la femme maman.

De tout cœur donc, je vous dis : "BONNE FÊTE MAMAN".

 

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 16:53

monde_fou.gifIls étaient là les cheminots, les pompiers, les égoutiers, les douaniers, les agents des collectivités locales, les anciens mineurs, les gaziers et électriciens, les marins, les instits, les gardiens de prison, les anciens de la RATP,  et j'en passe … j'ai même vu, ô suprême sacrilège, un clerc de notaire. Bien sûr, les seuls militaires que l'on pouvait apercevoir étaient ceux en tenue bleue de gendarmes. D'autres étaient peut-être en civil dans le défilé mais eu égard à leur devoir de réserve, se fondaient dans la foule.

Au-delà de cette représentation bien sentie des "nantis" et autres "favorisés" de la fonction publique, il y avait un nombre impressionnant de salariés du privé tels les gens de chez Vinci ou Carrefour et même des coiffeuses d'un grand salon fermé pour l'occasion.

La foule, parlons-en, elle était compacte et impressionnante pour une ville comme Perpignan qui est plus habituée à s'essuyer les pieds sur les serpillières du FN ou de son cousin UMP qu'à  soulever l'étendard de la révolte. En vieil habitué des mouvements populaires, et quel que soit le chiffre annoncé par les uns et les autres, je mesure à 8000 environs le nombre de personnes qui s'étaient rassemblées pour défiler en ville et montrer ainsi le refus de la paupérisation recherchée avec insistance par les bandits, truands et autres esclavagistes au pouvoir dans notre pays.

Quoi ? Vous dites que j'y vais fort ? Mais non voyons, quand on vous ponctionne un maximum d'argent en vous expliquant qu'on ne touchera pas à vos impôts, ce n'est peut-être pas du truandage ? Que nenni, lorsque le patron vous explique qu'il n'a pas été élu pour repousser l'âge de la retraite et qu'il le fait, ce n'est pas du banditisme ? Et quand il veut faire travailler les gens plus longtemps de manière à payer, à terme, moins de retraités quitte à augmenter la "réserve" de chômeurs, vous n'appelez pas ça esclavagisme ?

Non, je n'y vais pas fort, je reflète le sentiment de toute une population qui se sent de plus en plus opprimée par l'arrogance des vomissures de la Sarkozye, tous ces suppôts de la tyrannie d'un orgueilleux médiocre même pas capable d'assumer seul son incurie récurrente.

C'est certain que je pense à tous ceux qui n'ont pas pu se rendre aux diverses manifestations du jour en particulier parce qu'ils appartiennent à de très petites entreprises où le patron menace de les virer à la moindre grève, ainsi qu'à ceux qui travaillent sous des régimes de contrats de précarité et ne peuvent se permettre ni financièrement, ni socialement de prendre le moindre risque de se faire licencier par le patron ripou qui croule sous les demandes d'emploi et ne pense qu'à exploiter les ouvriers qui le font vivre (comme dans les supermarchés).

Mais, voilà, je pense aussi à tous ces jeunes à qui on a tellement enraciné dans l'esprit qu'ils ne percevraient jamais de retraite, qu'il démissionnent petit à petit d'un combat qui devrait être le leur. Sur les 8000 participants, j'ai évalué peu ou prou à 10% le nombre de jeunes de moins de 30 ans, bébés compris, taux comparable avec la proportion de retraités présents. Vous allez me rétorquer que j'ai déjà évoqué et fustigé ces jeunes qui ne se sentent concernés par rien d'autre que le soucis de la prochaine heure, même pas du lendemain, ceux-là même qui nous regardaient passer ce matin, sourire au coin des lèvres, avec une pensée émue pour les fausses "vérités" assénées par les sinistres décadents de la V ème République selon lesquelles il faut travailler plus longtemps parce qu'on vit plus longtemps. Tout ceci m'a fait enrager au point que j'ai baissé la tête pour ne pas voir ces pauvres gamins insouciants de l'avenir qu'on est en train de leur détruire sans qu'ils esquissent le moindre geste pour l'empêcher.

Et puis, j'ai relevé ma tête et le spectacle qui m'a été offert m'a redonné envie non seulement de me battre, mais de proférer des insultes à l'égard de ces sous produits de la télé et des jeux vidéo. Devant moi, marchait une dame d'âge respectable, appuyée sur une canne pour aider ses jambes arquées à avancer l'une devant l'autre et, plus loin, un grand bonhomme accompagné de son guide et de sa canne blanche, un non voyant avait tenu à participer à ce rassemblement du refus d'un déclin annoncé.

Comme il serait bon que pour une fois la télévision montre ces personnes qui n'ont pas hésité à se mêler aux manifestants pour défendre une cause qui ne touchait finalement que les autres, ces autres qui photographiaient le cortège depuis les balcons ou regardaient passer ce long défilé comme on regarde passer un enterrement, presque caché derrière les rideaux.

Eh bien oui, mesdames et messieurs qui êtes restés dans vos tanières par conviction, par honte ou simplement par connerie congénitale, vous avez assisté à l'enterrement de vos retraites organisé par la Sarkozye à la botte des banquiers et de leurs actionnaires. Maintenant, c'est vous qui pouvez reposer en paix.

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