Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Commentaires

Articles Récents

5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 17:31

laurel---hardy.gif            Il y avait un sacré moment que le couple comique n'avait pas fait des siennes. Quand je dis comique, je devrais préciser tragi-comique car vus de notre côté, ce qui parait comique pour eux devient de plus en plus tragique pour nous.

            Laurel Sarko et Hardy Bertrand sont revenus sur le devant de la scène avec, comme figurants, toute l'armée UMP dirigée par Jacques Tati Copé pour nous écrire le nouveau film : "L'été meurtrier 2".

            Le petit maigrichon nous interprète un rôle de composition tout en délicatesse, dans la peau d'un monarque zen et très entendu qui apparaît le plus possible à l'écran, que ce soit au milieu de la volaille dans la cour de ferme, parmi les invités de la cour monégasque ou dans la cour d'une école à Beauvais. Pour lui, tout est toujours question de cour et son rêve est d'envoyer ceux qui n'approuvent pas ses actions en cour d'assises. Il est un peu court et risque de renvoyer le peuple manifester sur les cours à force de vouloir le prendre de court.

            Pendant que ses seconds rôles et ses faire-valoir s'échinent à prendre à leur compte les idées de merde qu'il développe, lui se montre ainsi dans tous les lieux où, le hasard faisant bien les choses, se trouvent des caméras. Vous allez bientôt le voir sur le tour de France et pour peu que nos françaises gagnent le mondial de foot, il apparaîtra en haut du perron de l'Elysée entouré de ces dames en bleu.

            Ses seconds rôles, disais-je, travaillent à développer les idées anti-sociales et démagogiques qu'il émet un peu comme les pets que largue un mangeur de cassoulet : fréquents et malodorants. Et les idées actuellement foisonnent, car il faut profiter de l'actualité bien orientée qui sert d'écran de fumée et des vacances bienvenues pour mieux sodomiser le brave citoyen plus enclin à regarder le ciel de son lieu de villégiature et à commenter les affres de l'affaire DSK qu'à se pencher sur les mauvais coups que le pouvoir en place lui fomente.

            A vous de juger. Les pauvres travailleurs nés après 1955 vont devoir cotiser 3 mois de plus selon le bon vouloir de messires BX (pas la bagnole, le Hardy de St Quentin). Il va pondre un décret dans ce sens … après tout, lui que accuse la presse de fascisme (voir plainte de Médiapart) ne fait preuve finalement que d'autoritarisme et se passe allègrement de négociations avec les partenaires sociaux … où est la différence ?

Décidément, il est des personnages qui transforment en or tout ce qu'ils touchent, lui, il transforme tout en merde. A croire qu'il est habité par la bactérie E.coli. Des entreprises de démolition du système de santé qu'il a initiées aux bombardements du contrat social qu'il entreprend, il passe tout en revue et saute sur tout ce qui pourrait le mettre en avant, il croit bon d'aboyer à la moindre ombre qui passe, histoire, comme les petits chiens, de signaler sa présence. Voyez sa "réforme du médicament" (qui vient donner un coup de hachoir supplémentaire à la sécu), il préconise le renouvellement tous les 4 ou 5 ans des membres des commissions chargées de donner le feu vert aux médicaments. Règle qui, bien sûr, ne s'applique pas aux élus dont il fait partie.

            Enfin, le metteur en scène et tous ses figurants sont en train de nous concocter un repas pantagruélique à base de privations et de menaces sur nos vies même.

Il est fortement question d'abroger les 35 heures déjà bien saccagées par les mesures anti-syndicalistes prises dans le courant de ce premier (et seul je l'espère) mandat de Laurel Sarko, d'augmenter la TVA de 5 points (une paille), elle passerait de 19,6 à 24,6%. Ce dernier coup de fusil est tiré avec le motif louable (mais totalement faux) de permettre plus de justice sociale car en même temps, on diminuerait les cotisations sociales payées par les entreprises. En clair, on vous demande de perdre 5% de pouvoir d'achat d'un seul coup… Tout ceci n'est qu'un début, les figurants sont en train de nous préparer un programme spécial pour les élections de 2012. Il sera caché derrière l'écran de la sécurité dont le sinistre Guéant peaufine la sauce, et orienté comme un fût de canon vers l'opposition que l'on fera tout pour discréditer.

            A propos d'opposition, j'ai posé la question au PS de savoir si la loi sur le report de l'âge légal de départ à la retraite serait abrogée et je n'ai eu comme explication qu'une série de phrases en langue de bois m'expliquant qu'il fallait passer par la concertation avec les partenaires sociaux puis déposer un nouveau projet de loi qui serait discuté avec l'opposition dans les deux chambres avant d'être appliqué, ce qui demanderait "du temps"… Eh! Les copains! Vous en avez, vous, du temps ?

Eh bien moi, NON!!! Et je dis qu'il est tout simple de présenter un article unique aux deux assemblées disant que l'on revient à la loi applicable avant le 1er juillet 2011, soit retraite à 60 ans. En un mois, l'affaire est réglée et on rediscute avec les syndicats après. Décidément, je me méfierai toujours du PS.

            Pour en revenir à Laurel et Hardy, je crois finalement que je me suis trompé, on a plutôt affaire aux Marx Brothers.

Repost 0
Published by Lucien Aymard - dans aymard
commenter cet article
29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 23:03

jeudeloie-1.jpg

            Le grand échiquier, tous ceux d'entre nous qui avaient l'âge de raison en 1986, se souviennent de cette émission de France 2 (Antenne 2 à l'époque). Il s'agissait de donner la parole à un personnage en vue, érudit de préférence, auquel on adjoignait des invités de marque. En quelques sortes un roi auquel venaient se joindre reine, fous, cavaliers, tours et pions. C'était de la télévision comme on l'aimait, eh bien, braves gens, on y revient.

            On retrouve le roi, la reine, les cavaliers, les fous (surtout) les tours (niquées) et nous … les pions.

            Aujourd'hui, nous avons eu droit à une partie d'échecs, à ceci près qu'elle ressemblait à une partie de jeu de l'oie. Il y a Baroin qui a fait 9 (en 4 et 5), ce qui lui permet de rejoindre immédiatement, au numéro 53, le jeu de quilles, il fait la boule en quelques sortes. Ensuite, il y a les autres, ceux qui ont ramé et rament encore pour se rapprocher au mieux de la ferme où l'on se gave avec des fortunes diverses. Pécresse qui a fait également 9 mais en 6 et 3 et doit se placer au numéro 23 où le livre sur un guéridon lui demande d'apprendre à devenir quelque chose avant de se rendre au 28 pour prendre des leçons de pipeau. Douillet qui a fait 6 et se voit contraint d'aller à la case 12 à la place du mendiant : la sienne. Et d'autres encore qui ont lancé plusieurs fois les dés et ont réussi des exploits. Le Maire qui s'est retrouvé au 58, case de la mort, et doit recommencer la partie. Laffineur, arrivé au numéro 38 pour apporter son fromage entre les bouteilles de vin rouge. Sauvadet, stoppé au numéro 24 afin d'aider le bûcheron à découper le tronc. Mariani qui a fait 19 et doit payer l'amende tout en laissant jouer deux fois les autres, il avance sur place. Wauquiez arrivé au 42 (le cerf) et retourne au 30 sur la grappe de raisins, faire des allers et retours sur le jeu, il est habitué, il ne craint rien, il est bon à caser partout, donc bon à rien. Leonetti, lui, il n'a réussi qu'à faire un 2 et se retrouve à lécher dans la ruche, lui qui a dû annoncer son abandon de Borloo pour pouvoir se gaver du miel des abeilles. Greff a sorti le numéro 11 et se retrouve sur son animal de prédilection : le serpent. C'est vrai qu'une infirmière a forcément un caducée sur sa voiture et cet emblème comporte le serpent, le même que celui qui représente la trahison des personnels hospitaliers avec qui elle a ou a eu des relations.

Avec tout ça, le but du propriétaire du jeu est bien de faire stationner Borloo sur le numéro 52 où l'ancre indique qu'il faut attendre qu'un autre vienne pour sortir de la case. Bien sûr, la consigne est donnée de tout faire pour éviter cette case et laisser se noyer le joueur qu'on y a précipité à la rigueur, on peut le laisser passer par la case 25 pour se fournir au tonneau.

            Alors, l'échiquier n'a finalement en commun avec le jeu du roi (ou jeu de l'oie) que le fait de bouger les pions. C'est ainsi que "travaille" sa Minesté Sarko, bouger des pions, prendre sous son aile malfaisante les renégats de tous les partis et nous faire croire qu'on arrivera tous à la ferme pour déguster le foie gras sauf que la ferme, dans sa bouche est un ordre et que l'oie est sa loi.

            Finalement, aujourd'hui, la seule nouvelle qui vaille la peine d'un journal télévisé, c'est la libération des deux journalistes de FR3. Le reste n'est que péripéties dignes de la chronique des chiens écrasés dans un journal local au tirage limité à 100 exemplaires. Ah! J'oubliais, Lagarde ne meurt toujours pas, mais elle se rend … au FMI … c'est les barmans qui ont intérêt à planquer leurs attributs des fois qu'elle serait encline à en violer un …

 regleoie.gif

Repost 0
Published by Lucien Aymard - dans aymard
commenter cet article
27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 16:09

Jesus            J'ai regardé les infos à midi sur la 2, et j'ai été illuminé. J'ai vu la lumière du saigneur, l'aura du sauveur, j'ai entendu la parole du "tout puissant", le murmure divin :

-" Pendant la traversée de la crise, la France est le seul pays où le pouvoir d'achat a continué à augmenter."

"Jésus" Sarkozy, envoyé sur terre pour sauver la France, a pris les mesures qu'il fallait pour que toi, pauvre con d'électeur, tu sois plus riche que l'inflation.

            Et vlan !!! Prends-toi ça dans la gueule ! Toi qui prétends que l'alimentation, les carburants, les services, les transports, …etc…  ont augmenté, tu repasseras. Ton pouvoir d'achat a augmenté, c'est JésU M P qui l'affirme. Il prétend même qu'il comprend que tu ne veuilles pas le croire, mais pourtant, il a des preuves, c'est l'indice INSEE qui l'affirme, et surtout, ne vas pas t'inféoder à ceux qui auraient le projet de revenir à la retraite à 60 ans ou à ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux, tu serais cause de l'explosion de la dette. M'enfin, le monde entier le sait qu'il a dit.

            Voilà, mes bien chers frères et sœurs, ainsi Carla (pardon, parla) notre saigneur JésUMP Sarko lors de sa conférence de presse sur l'emprunt d'état qu'il avait lancé jadis (ou douze apôtres).

            Mais, me direz-vous, quelle est donc la querelle que tu tentes de faire à notre guide spirituel ? Pourquoi tant de haine ? Pourquoi cet acharnement sur ce pauvre sauveur ? Tu veux le crucifier lui aussi ? Tu veux qu'il tombe aux oubliettes ou dans un cul de basse fosse ?

-" Eh bien, chères et chers lecteurs, je veux effectivement son élimination de la vie politique de notre pays car il en a trop fait et moi aussi, Jésus …

- Jésus la haine de voir comment il a détourné le vote de la Nation sur la constitution européenne pour imposer sa vision contre la majorité du peuple.

- Jésus peur, et j'ai peur encore pour la couverture sociale qu'il est en train de brader peu à peu aux sociétés privées.

- Jésus de l'urticaire quand il est revenu sur ses déclarations pour détruire la retraite à 60 ans.

- Jésus la rage quand il a imposé son bouclier fiscal qu'il a fini par transformer pour aider les plus riches.

- Jésus des envies de révolte quand il a envoyé nos troupes dans des lieux où il n'est question que de défendre le pétrole malgré l'alibi de démocratie."

            Vous comprendrez que j'en ai assez de ce messie qui renie sa parole en permanence, qui va à l'encontre des désirs du peuple et qui n'a qu'un seul but précis : faire plaisir aux riches. S'il est le vrai messie, c'est celui de ces derniers à qui il fait gonfler le magot quotidiennement pendant que des retraités mangent dans les poubelles, que les classes moyennes deviennent pauvres et que les pauvres deviennent des SDF. Ces derniers lui ont servi à jouer les bons pères de famille pour une promesse à laquelle il ne pense même plus et qu'aucun de ses disciples ne lui rappelle : celle de décembre 2006.

            Jésus des craintes avant son élection, jésus raison le quotidien le prouve, jésus maille à partir avec certains qui ne me croyaient pas, jésus de la peine pour ceux qui s'étaient laissés berner, mais aussi, jésus l'avantage d'être clairvoyant et jésus la joie de voir s'effriter la confiance de mes compatriotes à ce messie d'occasion.

            La différence aujourd'hui entre le vrai Jésus et notre messie d'opérette, c'est la croix. Le vrai la portait et lui nous fait porter la sienne… et elle est lourde pour les pauvres … car il leur faut porter la part de riches.

            Sarko, ceux qui l'ont CRU ne peuvent plus S'Y FIER.

Repost 0
Published by Lucien Aymard - dans aymard
commenter cet article
21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 17:38

comment            Lorsque, dans notre belle langue, on veut encenser une personne à la tournure d'esprit très imaginative, on dit d'elle qu'elle a l'esprit fécond, mais ce que l'on oublie parfois, c'est que ce même esprit peut émettre des idées ou des phrases qui les a faits cons.

            On a une illustration éclatante de cet esprit "fait con" de la part de quelques soldats à œillères issus des catacombes d'idées de l'UMP. Hommes ou femmes, ils ne valent pas très cher, ils balaient devant la porte des autres mais laissent s'accumuler des tas d'ordures même pas triées devant chez eux et n'hésitent pas à dénigrer pensant qu'il s'agit du seul moyen de se mettre en valeur. Ce sont des petites ou petits, en d'autres termes : des minus.

            Vous savez que je ne suis pas un fan inconditionnel du PS, loin s'en faut, mais je suis un amoureux de la justice et je combattrai de toutes mes forces les moins que rien qui nous servent, contre leurs adversaires, des arguments frelatés et éculés qu'on pourrait utiliser à leur encontre.

            C'est quoi cette histoire de soupçons sur la manière dont les maires PS pourraient faire usage des listes électorales contre certains agents municipaux ?

            Tout est parti d'un grouillot de service nommé Edouard Courtial, déjà connu pour ses facéties en matière de subvention de rentrée scolaire qu'il voulait délivrer en bon au lieu de virements. Ce plaisantin qui fêtera son 38 ème anniversaire le 28 de ce mois, voulait attirer l'attention sur son existence, alors il a eu l'idée de génie (sans bouillir) de saisir la CNIL pour lui demander d'interdire les primaires au PS au motif du risque de flicage des fonctionnaires territoriaux. A partir de là, les "grandes et grands" penseurs de la Sarkozye ont enfourché le balai de sorcière qui venait de sortir du placard et, à l'unisson, ont repris l'argument du flicage. Rendez-vous compte, Copé parle de gigantesque flicage politique, Guéant demande des garanties sur la destruction des listes, NKM craint les fichiers possibles et le clou est l'apanage de Pécresse qui réclame l'anonymat (super pour tricher sur le nombre de votants et accuser ensuite le PS de magouiller), la ficelle est tellement grosse qu'elle ressemble au filin d'amarrage du porte avion Charles de Gaulle lorsqu'il n'est pas en panne.

            Enfin, les mémoires sont courtes et les reniements faciles, ils nous prennent vraiment pour des cons ces gens-là. Tenez, j'habite une municipalité où le maire, hélas, est UMP. Qui croyez-vous qu'il a embauché comme fonctionnaires territoriaux ? Aucune personne qui ait un jour voté à gauche car, voyez-vous, il ne prend que des gens qui lui sont recommandés par les amis de droite. C'est, en général quelques semaines avant les élections et que croyez-vous qu'il fasse tout se suite après le vote?

Il se précipite sur les listes électorales pour voir si les gens qu'il a embauchés ont voté, ce n'est qu'après qu'il fait passez le CDD en CDI… Et ça, c'est une manière de faire qui a lieu dans la presque totalité des mairies, surtout celles de droite qui ont l'apanage des procès pour magouilles, voyez Paris.

            Non, la vérité, c'est que l'UMP est à la botte d'un dictateur et que dans les dictatures, il n'est pas question de vote démocratique et ça leur fout les boules, il faut donc trouver un moyen de critiquer ce qui ne se fait pas comme chez eux. Déjà, en 2007, ils se gaussaient de la manière dont Ségolène Royal était arrivée à la candidature dans son camp, alors qu'elle avait été désignée par les adhérents tandis que leur candidat avait réalisé un coup d'état pour prendre la tête du parti. La vérité, c'est que la démocratie, à l'UMP, n'est qu'un mot creux, vide de sens et que ça leur arrache la gueule de le prononcer et ça les décapite d'en appliquer les règles.

            S'ils trouvent à redire à la manière de faire du PS, c'est parce que dans leur camp, on n'ose pas avouer qu'on est de droite tellement on a honte de faire partie des gens qui grugent le peuple alors qu'à l'inverse, les gens de gauche n'ont pas peur d'étaler leurs opinions et se moquent d'être reconnus pour elles. Et puis, de quoi se mêlent les fossoyeurs de l'UMP ? D'abord, Guéant qui n'est même pas un élu de la nation et, à ce titre, ne devrait avoir que le droit de la fermer en espérant qu'on ne le lui enlève pas car il n'est à sa place actuelle que par un caprice dictatorial. Puis il y a les autres, les tordus de la démocratie, les procéduriers d'intention, les paillassons du sarkozysme, tous ces petits, ces minus qui se prennent pour les grands qu'ils ne pourront jamais être, toujours prêts à faire fonctionner une imagination qui n'a d'inventif que les phrases qui leur ont été dictées par les habitants du "château", ceux qui partent du postulat que seuls les sympathisants PS voteront et n'envisagent pas une seule seconde que quelques soldats de l'UMP peuvent "sur commande" aller voter pour tenter de démolir le candidat qui risque d'éjecter l'idole.

            C'est bien dans la lignée de la droite qui a toujours préféré le soutien des exploiteurs à celui des exploités, celui des réactionnaires à celui des progressistes. Ce qui les gêne dans cette histoire, c'est que le PS applique la loi et qu'ils ne peuvent rien contre, surtout pas évoquer ce qui se passe ailleurs puisque seuls les USA procèdent de la même manière … et ça ne soulève aucune polémique.

            Allez les donneurs de leçons de l'UMP ! Rentrez dans votre coquille et hibernez, vous pourrez ainsi réfléchir à toutes les libertés et à ce peuple que vous bafouez quotidiennement sans que cela vous pose un problème de déontologie. Vous prouvez vraiment que chez vous, l'esprit fait con.

Repost 0
Published by Lucien Aymard - dans aymard
commenter cet article
18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 22:44

COLUCHE.gif            Curieux, vous ne trouvez pas ? J'ai deux petits enfants de 21 ans qui connaissent presque par cœur les blagues que racontait un certain Marius Colucci. Pourtant, ils ne l'ont pas connu notre Coluche national. Est-ce sa notoriété qui a défié le temps ? Je ne crois pas. C'est tout simplement la pertinence et l'acuité avec lesquelles il a observé et dépeint les travers de notre pays, de ses habitants et de ses hommes et femmes politiques qui restent d'actualité. Aujourd'hui, rien n'a changé, rien n'a évolué sinon dans le mauvais sens, on est dans la surenchère. Les riches sont toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres, mieux, les classes moyennes qui avaient encore le bonheur de "naviguer" entre les deux extrêmes, sont en passe de rejoindre les plus pauvres. La preuve, et c'est une constat et non une assertion gratuite, les Restos du Cœur que Coluche avait lancés sur une boutade le 26 septembre 1985 sur Europe 1, accueillent chaque année de plus en plus de "bénéficiaires", nom que l'on attribue par compassion aux pauvres qui viennent avec la honte chevillée au corps chercher de quoi survivre.

            Je le dis encore ici, il y a de la déchéance dans notre Nation, la déchéance d'une population de plus en plus paupérisée au profit d'une poignée de dirigeants tant financiers que politiques avec la bénédiction voire l'aide d'une élite politique censée nous représenter à tous. Qu'il s'agisse de droite comme de gauche (enfin ceux qui s'en réclament mais n'en ont que le vernis rouge), quels sont les gouvernants qui ont pris les vraies mesure pour que l'œuvre de Coluche ne soit, comme il le souhaitait, qu'un coup médiatique éphémère ? La réponse est vite trouvée : aucun. Les uns au nom du sacro-saint libéralisme, les autres au nom de la crainte de voir s'évader les capitaux à l'étranger, tous privilégiant l'argent à l'humain, ont laissé se dégrader une situation connue et reconnue mais qui, ne les touchant pas, leur apparaît comme bénigne, presque insignifiante. Il n'est qu'à voir les réactions que j'ai eues et publiées lorsque l'hiver 2009 j'ai écrit aux députés et sénateurs pour leur demander de faire appliquer la résolution, inscrite en tête de mon blog, qu'avait prise notre président occasionnel en 2006.

            On se marrerait certainement beaucoup si cet observateur privilégié de notre société n'avait disparu tragiquement et dans des circonstances assez douteuses le 19 juin 1986, quelques semaines après sa première et unique campagne des Restos. Peut-être aurait-il, durant ces 25 années infléchi certaines décisions prises par l'état pour qu'elles soient moins ridicules et surtout moins liberticides. C'est facile de supputer sur ce qu'aurait pu dire ou faire une personne décédée, me direz-vous, mais il était assez prévisible pour qu'aujourd'hui on imagine des réactions violentes à l'égard du barreur qui mène notre bateau ivre.

            Que l'on soit révolté pour les grossièretés qu'il se permettait mais qui n'étaient jamais vulgaires ou que l'on apprécie la causticité de ses sketches, il ne laissait pas indifférent et même un grand nombre de ceux qui le détestaient reviennent aujourd'hui sur leur jugement. Il avait avant tout le tort d'avoir raison avant les autres.

            25 ans que notre ami a disparu, autant de temps qu'il nous manque, autant d'années où l'on entend dans la rue :

-" Ah si Coluche était là !!!"

            Eh bien oui, il est parti, putain de camion comme le dit Renaud, il est au panthéon des hommes de bien, de ceux qui n'ont jamais oublié que la misère fut leur lot et voulaient l'éradiquer de ce pays que l'on dit si beau au travers du monde, mais que quelques hommes de mauvaise volonté sont en passe de transformer en poubelle sociale avec l'aval d'une frange de la population abrutie par le ronronnement lénifiant d'une poignée de médias plus axée sur sa survie que sur celle du peuple qui les nourrit.

            Combien tu dois rigoler tout la haut sur ton nuage, à moins que la pluie qui parfois nous inonde ne soit faite des larmes que tu verses en voyant la misère dans laquelle nous plongent les petits soldats qui se prennent pour des glands (pardon, des grands).

            Tchao pantin !!!

Repost 0
Published by Lucien Aymard - dans aymard
commenter cet article
17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 21:44

            Nous sommes de plus en plus en raie publique, vous savez, celles qui sentent mauvais, les mal lavées, celles qui font des traces douteuses dans la culotte.

            Je n'en doute pas, vous connaissez Besson le traître du PS passé avec armes et bagages à l'UMP dans le seul but de soigner son ego. Eh bien, figurez-vous que ce monsieur est tellement inféodé à sa nouvelle idole qu'il en prend les mots et bien sûr les plus recherchés et châtiés.

            Invité sur la six pour débattre dans l'émission "Capital" sur le sujet "vivre et consommer écolo", il a tout de suite planté le décor, à savoir qu'il ne fallait pas dire des choses avec lesquelles il n'était pas d'accord. Autrement exprimé, lorsque le journaliste Guy Lagache explique que quelquefois, la sûreté nucléaire en France pose problème, ça dérange passablement le monsieur. Enfin, quoi, tout le monde sait parfaitement que les incidents dont je donne la liste ci-dessous ne mettent pas en cause la sûreté nucléaire :

- 17/10/1969, St Laurent les eaux (Cher) : fusion de 5 éléments combustibles.

- 28/05/1974, le CEA déclare qu'en 1973, 12 "évènements anormaux" ont libéré de la radioactivité "au-dessus des niveaux autorisés" autour de différentes centrales.

- 13/03/1980, St Laurent des eaux (encore) : incident le plus grave jamais répertorié en France (niveau 4) fusion de 2 éléments de combustibles, réacteur indisponible pendant 2 ans et demi.

- 27/12/1999, inondation de la centra le du Blayais; Arrêt de 3 des 4 réacteurs.

- 23/07/2008, fuite due à un incident sur le réacteur n°4 du Tricastin.

- 12/2009, Incident de niveau 2 sur la centrale de Cruas-Meysse. Plan d'urgence et arrêt du réacteur n°4.

A ces quelques babioles, il faut ajouter le bilan tiré en 2008 : Pour 2007, 842 alertes de niveau zéro et 86 de niveau 1 ont été répertoriées en France.

            Vous avez ainsi la preuve que le nucléaire en France est un moyen de production sûr et moins polluant que le charbon, le fuel ou le gaz puisqu'on a remédié à tous les incidents qui ont eu lieu dans nos centrales. Exactement comme au Japon … avant Fukushima.

            Eh bien, le Besson en question estime que les centrales françaises sont on ne peut plus fiables et qu'il est incongru de faire état d'une mise en cause de la sûreté nucléaire. Quant aux défaillances dans la maintenance dénoncées par un sous traitant chargé de déceler les défaillances des installations, il s'agit certainement de paroles mensongères car, là aussi, c'est bien connu, les ouvriers spécialisés sont des menteurs, voire des suborneurs de témoins et le sinistre Besson ne veut pas entendre leurs arguments car ils ne correspondent pas à ses "convictions".

Du coup, le pion du nain jaune se lève et repart dans son antre maléfique en prononçant cette glorieuse phrase digne de son mentor :

-" Allez je vous laisse. Je me casse. Fait chier".

Après quoi, pour bien marquer son accès de bravoure et sa passion débordante pour le débat, il a ajouté en direction du journaliste :

-" Je me barre". Sous entendu : "tu me fais chier avec tes questions à la con qui n'entrent pas dans le contexte de mes vues à sens unique".

            Finalement, comme je le disais plus haut, nous vivons bien dans une raie publique pas très propre où les dirigeants ont instauré la grossièreté et l'insulte en véritable langage.

            Aujourd'hui, on est en train de boucler la boucle et on part joyeusement en disant "je me casse" … c'est la suite parfaite de la locution latino-franco-abrutie sortie du dégueuloir qui sert de bouche à certains dont je ne citerai pas le nom et que l'on pourrait appliquer à celui qui se barre : "casse-toi pauvre con".

                 
                                       Eric Besson quitte le plateau de Capital par LePostfr
Repost 0
Published by Lucien Aymard - dans aymard
commenter cet article
16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 14:45

Mikis-Theodorakis-2004.jpg            Une fois n'est pas coutume, je reprends ci-dessous in extenso le texte, issu de chez mes amis MOPOPOPO, de l'appel lancé en Grèce par Mikis Theodorakis (86 ans, c'est important de le préciser) .

            Pour ceux parmi vous qui l'auraient oublié, il s'agit d'un musicien compositeur de renom qui a composé entre autres, la musique des films "Z" ou "Zorba le grec" (Le sirtaki), des opéras, des ballets, des hymnes, symphonies … mais qui est également un combattant pour la paix et le refus des dictatures. Bien que retiré de la vie publique, il fait parfois des déclarations qui méritent réflexion, particulièrement lorsque la paix est en danger.

            Cet appel que je relaie, mérite attention et surtout diffusion maximum car la Grèce d'aujourd'hui, si nous n'y prenons garde, représente la France de demain et à terme, tous les pays d'Europe.

            Le peuple, souverain dans toute démocratie, DOIT imposer aux dirigeants de tous bords, un contre pouvoir par rapport aux banques et aux financiers dont la toute puissance et l'impunité n'ont d'égal que le traitement dédaigneux qu'ils réservent aux populations de tous les continents. Ces banques ont mis et continuent de mettre les pays à genoux dans l'unique but d'enrichir toujours plus une poignée de privilégiés. Il faut imposer à nos politiques l'arrêt commun et instantané du gavage financier de ces quelques escrocs. La situation que vit la Grèce en ce moment nous est promise pour bientôt si nous n'exigeons pas le limogeage de tous les servants de la finance et l'arrêt pur et simple du remboursement des dettes occasionnées par les banques et orchestrées par les agences de notation.

Profitons de 2012 pour mettre en France ce coup d'arrêt et organisons-nous, entre européens opprimés du capitalisme, pour montrer que la force c'est le peuple et non l'argent.

 

 

Aux citoyens indignés de Grèce et d'Europe

« Nous saluons les dizaines de milliers, voire les centaines de milliers de nos concitoyens, jeunes pour la plupart, qui se sont rassemblés sur les places de toutes les grandes villes pour manifester leur indignation à l’occasion de la commémoration du mémorandum (accord cadre signe entre le gouvernement grec, l’UE, le FMI et la BCE, en Mai 2010 et renouvelé depuis régulièrement),  demandant le départ du gouvernement de la Honte et de tout le personnel politique qui a géré le bien public, détruisant, pillant et asservissant la Grèce. La place de tous ces individus n’est pas au Parlement, mais en prison.

Nous saluons les premières Assemblées générales qui se déroulent dans les centres de nos villes et la démocratie immédiate que s’efforce de découvrir le mouvement inédit de notre jeunesse. Nous saluons les travailleurs de la fonction publique qui ont entrepris manifestations, grèves et occupations pour défendre un Etat qui, plutôt que le démantèlement prévu par le FMI, a désespérément besoin d’une amélioration et d’une réforme radicales. Par leurs mobilisations, les travailleurs de l’Hellenic Postbank, de la Régie nationale d’électricité et de la Société publique de loterie et de paris sportifs défendent le patrimoine du peuple grec qu’entendent piller les banques étrangères, par le truchement de leur gouvernement fantoche à Athènes.

Le pacifisme exemplaire de ces manifestations a démontré que lorsque la police et les agents provocateurs ne reçoivent pas l’ordre d’intervenir, le sang ne coule pas. Nous appelons les policiers grecs à ne pas être les instruments des forces obscures qui tenteront certainement, à un moment donné, de réprimer dans le sang les jeunes et les travailleurs. Leur place, leur devoir et leur intérêt est d’être aux côtés du peuple grec, des protestations et des revendications pacifiques de celui-ci, aux côtés de la Grèce et non des forces obscures qui dictent leur politique au gouvernement actuel.

Un an après le vote du mémorandum, tout semble attester son échec. Après cette expérience, on ne peut plus s’autoriser la moindre illusion. La voie qu’a emprunté et continue de suivre le gouvernement, sous la tutelle des banques et des instances étrangères, de Goldman Sachs et de ses employés européens, mènent la Grèce à la catastrophe. Il est impératif que cela cesse immédiatement, il est impératif qu’ils partent immédiatement. Jour après jour, leurs pratiques révèlent leur dangerosité pour le pays. Il est étonnant que le procureur général ne soit pas encore intervenu contre le Ministre de l’Economie et des Finances, après les récentes déclarations tenues par ce dernier sur l’imminence de la faillite et l’absence de ressources budgétaires. Pourquoi n’est-il pas intervenu suite aux déclarations du président de la Fédération des patrons de l’industrie et de la commissaire européenne grecque Mari Damanaki sur une sortie de l’euro ? Pourquoi n’est-il pas intervenu contre le terrorisme de masse avec lequel un gouvernement en faillite, sous le diktat de la Troïka [UE - FMI - BCE], tente une nouvelle de fois d’extorquer le peuple grec ? Par leur catastrophisme, leurs allusions tragiques et tout ce qu’ils inventent et déblatèrent pour effrayer les Grecs, ils ont réussi à humilier le pays dans le monde entier et à le mener réellement au bord de la faillite. Si un chef d’entreprise s’exprimait de la même façon que le fait le Premier ministre et ses ministres lorsqu'ils parlent de la Grèce, il se retrouverait immédiatement derrière les barreaux pour malversation grave.

Nous nous adressons aussi aux peuples européens. Notre combat n’est pas seulement celui de la Grèce, il aspire à une Europe libre, indépendante et démocratique. Ne croyez pas vos gouvernements lorsqu’ils prétendent que votre argent sert à aider la Grèce. Ne croyez pas les mensonges grossiers et absurdes de journaux compromis qui veulent vous convaincre que le problème est dû soi-disant à la paresse des Grecs alors que, d’après les données de l’Institut statistique européen, ceux-ci travaillent plus que tous les autres Européens !

Les travailleurs ne sont pas responsables de la crise ; le capitalisme financier et les politiciens à sa botte sont ceux qui l’ont provoquée et qui l’exploitent. Leurs programmes de « sauvetage de la Grèce » aident seulement les banques étrangères, celles précisément qui, par l’intermédiaire des politiciens et des gouvernements à leur solde, ont imposé le modèle politique qui a mené à la crise actuelle.
Il n’y a pas d’autre solution qu’une restructuration radicale de la dette, en Grèce, mais aussi dans toute l’Europe. Il est impensable que les banques et les détenteurs de capitaux responsables de la crise actuelle ne déboursent pas un centime pour réparer les dommages qu’ils ont causés. Il ne faut pas que les banquiers constituent la seule profession sécurisée de la planète !

Il n’y pas d’autre solution que de remplacer l’actuel modèle économique européen, conçu pour générer des dettes, et revenir à une politique de stimulation de la demande et du développement, à un protectionnisme doté d’un contrôle drastique de la Finance. Si les Etats ne s’imposent pas sur les marchés, ces derniers les engloutiront, en même temps que la démocratie et tous les acquis de la civilisation européenne. La démocratie est née à Athènes quand Solon a annulé les dettes des pauvres envers les riches. Il ne faut pas autoriser aujourd’hui les banques à détruire la démocratie européenne, à extorquer les sommes gigantesques qu’elles ont elle-même générées sous forme de dettes. Comment peut-on proposer un ancien collaborateur de la Goldman Sachs pour diriger la Banque centrale européenne ? De quelle sorte de gouvernements, de quelle sorte de politiciens disposons-nous en Europe ?

Nous ne vous demandons pas de soutenir notre combat par solidarité, ni parce que notre territoire a été le berceau de Platon et Aristote, Périclès et Protagoras, des concepts de démocratie, de liberté et d’Europe. Nous ne vous demandons pas un traitement de faveur parce que nous avons subi, en tant que pays, l’une des pires catastrophes européennes aux années 1940 et nous avons lutté de façon exemplaire pour que le fascisme ne s’installe pas sur le continent.

Nous vous demandons de le faire dans votre propre intérêt. Si vous autorisez aujourd’hui le sacrifice des sociétés grecque, irlandaise, portugaise et espagnole sur l’autel de la dette et des banques, ce sera bientôt votre tour. Vous ne prospérerez pas au milieu des ruines des sociétés européennes. Nous avons tardé de notre côté, mais nous nous sommes réveillés. Bâtissons ensemble une Europe nouvelle ; une Europe démocratique, prospère, pacifique, digne de son histoire, de ses luttes et de son esprit. Résistez au totalitarisme des marchés qui menace de démanteler l’Europe en la transformant en tiers-monde, qui monte les peuples européens les uns contre les autres, qui détruit notre continent en suscitant le retour du fascisme. »
 
Le Comite Consultatif du Mouvement de Citoyens Indépendants. « L’ Etincel »
 
Athènes, 26 Mai 2011

Repost 0
Published by Lucien Aymard - dans aymard
commenter cet article
11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 23:59

vent de folie a la ferme            Je vais vous plonger dans l'étymologie des noms de famille et, croyez-moi, on y retrouve des confirmations comportementales et idéologiques très souvent époustouflantes.

             En parcourant la première page de mon fournisseur d'accès, une photo a attiré mon attention : celle de Jean Pierre Raffarin (non, il vit encore, enfin, il essaie de vivoter, d'exister tant mal que bien). Je me suis soudain pris d'un remord incommensurable à la simple idée que je l'avais traité de "baudet du Poitou". Je suis donc parti dans les méandres d'Internet pour tenter de trouver où se situait ma malencontreuse erreur et j'ai troué une véritable mine de diamants sur ce pauvre (enfin un peu quand même) Raff le rocker.

             L'étymologie de son nom, trouvée sur Généanet et que je vous livre ci-dessous, aura j'en suis certain, un effet révélateur sur votre perspicacité :

-" Raffarin : Le nom est surtout porté dans la vienne. Variante : Rafarin. Sans doute un diminutif de Raffard ou de Raffier. A noter cependant qu'en occitan le terme "rafard", désignant un mulet de plus de 5 ans, a été utilisé pour désigner un homme vieux, un valet de ferme ou un reître. En ancien français, rafard vient du verbe rafarder qui signifie railler".

            Et voilà, maintenant on comprend mieux pourquoi le poitevin (vain ???) a des idées fixes, de ces idées qu'il conserve comme une envie de péter et qui lui montent à la tête, en clair, des idées de merde. Il veut renouveler l'exploit historique qu'il a réalisé avec le lundi de Pentecôte travaillé au bénéfice des vieux, cet exploit qui a conduit à une cacophonie merdique dans laquelle seuls sont entraînés les ouvriers au profit d'on ne sait qui, mais pas des maisons de retraites contrairement aux annonces ronflantes de la majorité de godillots qui sévit depuis des décennies. Il pense qu'une journée travaillée gratuitement serait de nature à financer la dépendance des personnes âgées et il appuie sa thèse d'un argument imparable :

-" Je pense que nous avons beaucoup de RTT."

            Rendez-vous compte, il a utilisé le prénom "nous" comme s'il était soumis lui aussi au régime des 35 heures et ses RTT. Ce qu'il veut, c'est que les ouvriers et employés soient les seuls à supporter la solidarité nationale car ce sont les seuls qui bénéficient de RTT; mais les rentiers, les patrons, les politiques, les actionnaires, il n'est pas question de leur demander d'être solidaires. Ils ne deviennent pas vieux, eux, ils ne sont pas usés par le travail et le stress, ils deviennent canoniques et ont les moyens de se payer les maisons de retraite quand les pauvres crèvent avant l'âge théorique faute de soins et de moyens pour passer une fin de vie potable.

           Alors, le vieux valet de ferme, le reître, le railleur qu'est Raffarin ferait mieux de se retourner vers les foyers nantis que de demander des efforts à ceux qu'il pense dotés de trop de RTT. Il serait bien inspiré de prendre un peu aux riches pour permettre aux plus démunis de vivre normalement et finir leur vie dans la dignité et non caché dans des taudis et nourris par des reliefs de repas volés dans les poubelles de supermarchés. Comme disait Coluche, il préfère prendre aux pauvres, ils sont plus nombreux, et puis quand ils rouspètent, il sait que ça n'ira pas loin parce qu'ils n'ont pas les moyens de tenir longtemps, obérés qu'ils sont par les crédits obligés pour survivre.

            Allez, le mulet de plus de 5 ans, arrête de tenter un retour au premier plan, les équins de ton espèce ne sont plus bons qu'à porter les valises de gens plus huppés, même si ces derniers n'ont que du vent dans leurs bagages et cesse de braire des âneries. Retourne dans ton écurie au milieu de ta bouse originelle.

Repost 0
Published by Lucien Aymard - dans aymard
commenter cet article
9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 19:26

LE-PROF.gif            Des années et des années à prendre le ferry, voilà ce que les gouvernements à majorité de droite ont fait sans pour cela quitter le pays.

            Jules, vous connaissez certainement … un peu … au travers de ce que colportent nos livres scolaires d'histoire. Jules Ferry, le "créateur" de l'école laïque, de l'instruction obligatoire que ce soit ou non en école. En approfondissant un peu plus la personnalité de l'homme, on trouve également un adepte de la différenciation des races avec les notions  subjectives de races supérieures et races inférieures, et pour justifier l'expansion coloniale, il prétend que les races supérieures ont le devoir de civiliser les races inférieures. Bien sûr, il classe la France dans le groupe des races supérieures, peut-être pour contrebalancer le classement des allemandes qui voient notre pays comme habité par un peuple de race inférieure. Il faut aussi préciser que le Jules en question bénéficie de la protection d'un certain Adolphe Thiers notoirement connu pour avoir fait tirer l'armée à balles réelles sur les ouvriers grévistes (et on reproche aux dictateurs des pays orientaux d'en faire autant, eux que nous avons "civilisé").

            Pourquoi je vous parle de Jules Ferry ? Afin d'évoquer pour vous la ligne généalogique de la famille Ferry dont nous possédons aujourd'hui un exemplaire qui cumule toutes les tares et les défauts de ses ancêtres sans en posséder l'éclat. Bon, me direz-vous, les racines du 18ème siècle étaient fondeurs de cloches, peut-être a-t-il hérité de ces aïeux le don d'être une cloche …

Cet arrière petit neveu de Jules, appelé Luc, serait, dit-on un philosophe. Comme disait mon ami Ahmed de Rabat, c'est la poule qui "fit lo zof", en tout cas, c'est ainsi qu'aujourd'hui, il donne à être perçu. Pour faire bonne mesure, il se pose en donneur de leçons, en délateur gratuit, mais n'hésite pas à arnaquer l'état qu'il a servi.

            Luc Ferry a perçu la modique somme mensuelle de 4499 euros pour assurer des cours de philo à l'université Paris VII … mais il attendait d'être convoqué pour exercer. En d'autres termes, il a pris le fric et ne s'est pas posé la question de savoir comment on le payait sans rien faire. Peut-être a-t-il cru que l'université lui payait une rente de préretraite pour bons et loyaux services non assurés.

            Depuis 14 ans, cet individu perçoit le salaire mensuel ci-dessus, sauf lorsqu'il était ministre, mais n'a jamais assuré un cours, dispensé qu'il était par les divers ministres de l'éducation qui lui avaient confié des "charges" particulières en remplacement. La dernière "dispense" ayant pris fin le 30 septembre, il … attendait, selon ses dires, d'être convoqué par le recteur de Paris VII pour exercer ses dons de philosophe dans l'amphi. Pourtant, d'après "le canard", il a été contacté par courrier les 14/10, 15/11/2010 et 31/05/2011 sans résultat. Peut-être les courriers se sont-ils perdus dans un centre de tri de province. Sans broncher, il a donc soutiré 35992 euros à cette université, pratiquement sans s'en apercevoir. Bonjour le suivi des comptes familiaux. Si un smicard se trouvait crédité de 4499 euros par mois sur son compte, il s'en rendrait certainement compte, mais lui, ce n'est pas le smicard du coin, il est à lui seul 4,25 smicards mensuels.

            Voilà donc à quoi ressemble un donneur de leçons. En français, cela s'appelle un escroc, et on nous bassine avec des pauvres gens, que je n'approuve pas bien sûr, qui arnaquent la Sécurité Sociale ou à la CAF. Ce sont de vulgaires gagne-petit par rapport à l'ancien ministre mais il est vrai que le temps se prête plus à la stigmatisation de la petite délinquance des banlieues pauvres qu'à celle en col blanc organisée par les notables.

            Voyons, vous vous situez dans une lignée où on a été habitués à naviguer en eaux troubles, mais attention de ne pas couler car, comme disaient les marseillais du vieux port, le Ferry boite.

Repost 0
Published by Lucien Aymard - dans aymard
commenter cet article
31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 21:56

Blonde-et-dangereuse.gif           Bel exemple de liberté d'expression et de tolérance que vient de nous donner la plus souriante, la plus gaie, la plus expressive de nos sinistres gouvernementales. Je sais, que l'on commence le mot par "M" ou "S", il est totalement "hermaphrodite". On peut tout aussi bien dire un ou une ministre ou encore un ou une sinistre, quoiqu'il en soit, dans le cas présent, c'est du pareil au même et du même au pareil, les deux mots se confondent en un seul.

            Une vrai blonde (excusez-moi chères lectrices dont les cheveux ont cette couleur), de celles qui montrent leur cicatrice quand on leur demande où elles ont été opérées, celles qui confondent une voiture et un chanteur. Pour agir comme elle l'a fait, il faut avoir une sacrée dose de sentiment de toute puissance et un courage à toute épreuve. Il faut se sentir investi d'un pouvoir surnaturel et d'une impunité totale. En résumé, il faut être complètement abruti, hors de toute vie en communauté et inconséquent pour faire licencier une vendeuse qui a eu le tort de parler un peu trop fort à son collègue de travail en tentant une plaisanterie que n'a pas goûté la blondasse dont il est question dans ce papier.

            J'y viens. D'après quelques quotidiens sur la toile, la vacharde de Morano aurait fait lourder une vendeuse à laquelle elle aurait entendu dire "casser la gueule à Nadine Morano".

Les faits sont pourtant assez clairs : le garde du corps de la sinistre a un tel gabarit que la vendeuse explique à son collègue de travail que la seule façon de le mettre par terre est de casser la gueule à Nadine Morano. Cette dernière passe par là et entend l'ultime partie de la phrase. Aussitôt, imbue de sa personne et en crise d'autorité, elle est montée sur ses grands chevaux, a exigé des excuses et demandé le numéro de téléphone du directeur du magasin à la responsable de secteur en répétant "je veux des suites, je veux des suites !!!". Pour prouver qu'elle était supérieure à cette pauvre vendeuse, au lieu de se contenter d'accepter les excuses, elle a humilié son interlocutrice en lui expliquant qu'elle "n'avait rien à foutre" que celle-ci perde son emploi.

            Bien sûr, avec le même courage qui caractérise les membres du gouvernement, Nadine Morano fournit une explication qui diffère de celle da la vendeuse. Ayant trouvé l'interpellation menaçante, insultante et blessante, elle a fait reconnaître la gravité des faits par Albane (prénom de la vendeuse) en présence de la directrice adjointe du "Printemps", les faits en sont restés là et elle n'a jamais eu de contact avec son employeur. Le licenciement reste à la seule appréciation de ce dernier.

Bon, je voudrais bien la croire, mais il faudrait admettre que la directrice adjointe du Printemps n'est pas considérée comme l'employeur et si tel est le cas, qu'elle n'a pas fait du zèle pour plaire à la blonde sinistre.

Il ne faut pas que j'en dise ou fasse trop, car la souriante sinistre de l'apprentissage a tendance à déposer des plaintes chaque fois que l'on met en cause sa petite personne. C'est qu'elle est coriace celle qui n'aime pas que les jeunes musulmans n'aient pas de travail, parlent le verlan et portent leur casquette à l'envers … sans compter qu'à ses yeux, ils n'aiment pas la France.

            Quelle excellente cliente que cette sinistre ! Régulièrement, son intelligence débordante lui vaut la une des journaux et ses coups d'éclat lui permettent de montrer sa fatuité et de s'attirer la sympathie galopante du peuple.

            Une vrai blonde, je vous dit …

Repost 0
Published by Lucien Aymard - dans aymard
commenter cet article