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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 18:36
 

Je viens de faire une découverte que je voudrais partager avec tous les aminautes.

Il s'agit d'une découverte qui va révolutionner notre futur car elle ouvre la route à un champ d'expériences incommensurable, vous savez, un peu comme lorsqu'il fait grand vent et qu'on entrouvre une porte. Le courant d'air  provoqué vous bouscule et la porte se retrouve béante laissant entrer poussière et feuilles mortes avec le vent.

Cette ouverture, ce sont les dépités de la majorité qui la prépareraient avec l'aval du gouvernement. Que voulez-vous, il faut bien que leur président continue de briller. En fait, ces messieurs et dames on trouvé le truc qui va faire rentrer de l'argent dans les caisses vides de l'Etat (Faut bien financer le voyage au Mexique, le voyage en Méditerranée, l'avion, les 700 policiers, la secrétaire et les gardes du corps) sans prendre le contre-pied des déclarations du Little Man que je me fais un plaisir de rappeler au cas où vous les auriez oubliées :

-"Je ne serai pas le Président des hausses d'impôts". (Fermez le ban)

Traduisez en francozyste : "maintenant vous allez payer".

Deux solutions sont donc envisagées pour la rentrée parlementaire. Elles peuvent être appliquées séparément, à l'unité ou ensemble. A mon avis, on va les présenter ensemble, comme ça, lorsqu'on en appliquera une, le bon peuple accro de télé réalité et d'informations téléguidées aura l'impression d'avoir gagné quelque chose. On va nous faire le coup du "venez acheter une voiture pour gagner 1000 euros" et les gens se précipitent pour dépenser 8000 euros.

La première solution consiste à diminuer la franchise sur l'ensemble des réductions d'impôts. Par exemple, les 25% de réduction dus à l'amélioration de l'habitat vous permettent de déduire 600 euros, les dépités auront décidé que le plafond des réductions est à 400, mécaniquement, vos impôts augmenteront.

La deuxième solution est un peu plus vicieuse, elle consisterait à baisser de 10% les abattements consentis, par exemple pour un emploi à domicile, l'abattement de 50% passerait à 45%. Mécaniquement, vos impôts augmenteront.

Dans les deux cas, le petit Nic' chéri pourra toujours dire que les impôts n'ont pas augmenté, il pourra même parler de diminution … des abattements.

Mais comment vont-ils donc sauver les riches ? Car, dans ces avantages fiscaux, il y a les fameuses niches (cherchez pas, la votre de niche, elle n'est que pour le chien), ces arlésiennes dont on fait état depuis des années mais qui perdurent car elles entraînent tout un cortège de lobbies des loisirs, du bâtiment, de l'immobilier, de la construction navale, de la finance et des banques, enfin un gros paquet de copains du Roitelet dont la susceptibilité n'est pas à démontrer. (Si t'as pas le bouclier fiscal, il te faut un slip en zinc).

Et puis, il faudra quand même expliquer au bon peuple comment, après les avoir plafonnés, on veut diminuer les réductions découlant de l'amendement Coluche sur les dons aux œuvres caritatives.

Toutes ces données, consultables dans "La Tribune" sous le titre "Menaces sur vos réductions d'impôts", sont savamment distillées par un journal choisi hors du circuit classique tel Le Figaro, car les billes lancées par la presse des "copains" pourraient rebuter le gogo.

Si vous voulez le fond de ma pensée (celle-ci étant exempte d'impôts), nous, pauvres français d'en bas, nous préparons à payer les errements de monseigneur en matière de cadeaux aux riches depuis le paquet fiscal jusqu'au dépannage des banquiers en passant par les petites dépenses personnelles du Roisident.

D'autres gâteries nous sont réservées pour cette rentrée de septembre et nous avons tout le temps de les savourer car, n'en doutons pas, elles nous seront présentées enrobées de douceurs sur un plateau d'argent ciselé par les lèches bottes de l'Elysée.

Les services fiscaux n'ont qu'à bien se tenir car entre la loi HADOPI, la multiplication des radars, l'augmentation des PV pour financer le grand Paris, le téléchargement illégal et le calcul des récupérations de fuites de capitaux, ils risquent la coupure d'Internet.

En tout état de cause, chers aminautes, si vous voulez aider la France à se redresser, faites votre prochaine déclaration d'impôts par le Net, l'Etat pourra ainsi réduire le nombre d'employés à rémunérer, et si vous avez un litige, vous demanderez à votre clavier de le régler.

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Published by Lucien Aymard - dans aymard
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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 23:18

Aujourd'hui, l'actualité est certainement bloquée dans les bouchons du chassé croisé des vacanciers.

Bien sûr, on trouve quelques infos qui font ou non plaisir suivant les yeux avec lesquels on les regarde.

La Camargue qui voit sa réserve naturelle "endeuillée" par une bande de pétrole noir échappé d'un oléoduc enfoui depuis pas mal de temps. J'ai habité cette région pendant dix ans, en 1971, lors de construction de cet oléoduc, on avait manifesté et expliqué que ce n'était pas bien de le faire passer par là justement à cause des risques encourus par l'environnement, et le site n'était pas encore déclaré réserve naturelle. Comme bien souvent en France, on a eu tort d'avoir raison trop tôt. Il y avait, à l'époque, des solutions différentes, mais les autistes (déjà) de l'Etat avaient fait la sourde oreille, le pétrole et l'argent primaient, comme aujourd'hui, sur tout le reste. On récolte donc les fruits de l'arbre à conneries qu'ont planté les ingénieurs de l'époque avec la bénédiction de Pompidou et Chaban-Delmas émanations de l'UDR, ancêtre de l'UMP. Pour ceux qui connaissent un peu la région, on cueille des champignons appelés bolets de Crau dans tout le coin où passe le tuyau magique. A dater de ce jour, et pour longtemps, on pourra dire "on ramassait" des bolets et les alouettes, lièvres et lapins qui nichaient là auront tout loisir de se rabattre sur l'autoroute ou la ligne de chemin de fer.

On trouve aussi d'autres nouvelles réjouissantes au possible telles les 142 emplois supprimés à l'usine Cameron de Béziers. C'est la seule usine du groupe en France, elle est chargée de la fabrication de vannes et clapets à l'usage des forages pétroliers. (Y aurait-il un lien ?). Je crois que c'était la dernière industrie biterroise, elle se réduit comme peau de chagrin et la ville va devenir un dortoir à retraités. Et puisque nous en sommes à la suppression des emplois, il faut savoir que Pôle emploi déclare que l'emploi salarié a reculé de 0,6% en 2008, ce qui représente 92 700 pertes nettes. Il faut remonter à 1991 pour voir la perte de 87 300 postes. Ce n'est pas tout, le premier trimestre 2009 a vu la suppression de 192 500 emplois (pudiquement appelés postes, des fois qu'un emploi correspondrait à 50 postes). Et le bouquet final de la statistique se passe de commentaire : suppression de CDI : 67%, créations de postes : 64% en CDD. CQFD.

Après ce petit éventail de réjouissances, je dirai que les 64 personnes atteintes de la grippe A H1N1 au cap d'Ail devrait résonner comme une peccadille si ce cap n'était pas à portée de vol de microbe d'un autre cap célèbre. Pourvu que le vent d'est souffle et pousse le H1N1 jusqu'au cap Nègre, histoire de prolonger l'arrêt maladie du petit incompris et nous apporter le calme, la sérénité et les bulletins de santé hyper médiatisés multi quotidiens du Roi.

Vous aurez remarqué que, comme d'habitude, j'ai insisté sur les statistiques de l'emploi ou plutôt du non emploi. Ce n'est pas un hasard si justement ce soir j'insiste sur ce point. C'est pour expliquer que je me suis fait une règle, sinon un devoir, et ce depuis toujours, de dépenser un maximum de mon énergie à prendre le parti des "petites gens", vous savez, ceux qui sont exploitées, utilisés jusqu'à "la corde" et payés avec un lance pierres, ceux dont le nombre d'heures hebdomadaires ne dépasse pas le seuil qui permet de les sortir des statistiques du chômage. C'est aussi le cas de ces retraités dont les 500 euros par mois ne permettent pas de faire les trois repas normaux sans aller chercher dans les poubelles, ces chômeurs de longue durée auxquels on ne verse qu'une obole avec laquelle ils doivent se loger, se nourrir et élever l'enfant ou la famille dont ils sont responsables. J'en oublie, je suis certain des "petites gens" dont le qualificatif ne peut s'appliquer qu'aux oboles que leur donne la société, le plus souvent d'ailleurs par le truchement d'associations bénévoles parce que l'Etat préfère engraisser les banquiers que leur venir en aide.

Alors, oui, je deviens hargneux et je peux même être grossier et insultant quand quelqu'un vient me vanter les mérites des traders auxquels on veut verser plus de 50 000 euros en fin d'année alors que cette somme représente 4 ans de SMIC. Oui, je peux même réitérer ma grossièreté lorsque quelqu'un vient m'expliquer que je me prends pour celui qui détient la vérité et qui pense que les autres sont des imbéciles voire des cons. Bien sûr que je suis conscient que ce n'est pas notre petit chef qui peut empêcher ce genre d'exaction des banquiers parce qu'il les fait rire doucement quand il les menace de ses petits poins. Il le sait d'ailleurs qu'il ne peut rien et faire des moulinets avec ses petits bras ou convoquer les dirigeants dans son bureau ne peut qu'impressionner les rigollots qui croient ce que leur raconte les médias. Seulement, il y a une méthode pour couper court à tous les abus bancaires et ça s'appelle la nationalisation, oh, pas totale évidemment mais suffisante pour siéger aux conseils d'administration et avoir enfin voix au chapitre. Mais ça, ça ne peut pas exister en Sarkozye puisque ce sont les forces de l'argent qui mènent l'Etat par le bout du nez.

Alors, voilà, il ne nous reste plus qu'à nous battre pour faire reculer la misère, nous battre avec des moyens légaux, les urnes sont là pour nous y aider à condition de ne pas aller à la pêche les jours d'élection, de ne pas se laisser berner par des résultats de sondages fabriqués d'avance ou de ne pas céder aux sirènes des médias sous la coupe directe ou non du pouvoir.

Voilà pourquoi je défendrai les pauvres, les exploités et les faibles de toutes les façons qui me seront permises même si je dois encore insulter ou proférer des grossièretés. Et ce, jusqu'à mon dernier souffle.

Pas la peine de dire "amen", c'est fait !


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Published by Lucien Aymard - dans aymard
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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 18:20

Voici donc Paris relégué au rang de commune normale. Jusqu'à présent, c'était le centre névralgique de la France, du Monde même à en croire les parisiens et la plupart des banlieusards.

Il n'est qu'à voir le comportement de l'intelligentsia pour qui tout passe par la capitale. La géographie de la France c'est Paris et sa proche banlieue (en évitant tout de même certains départements limitrophes comme le 9-3), tout le reste n'étant alors que la campagne au sens péjoratif du terme. Si l'on traduit, il y a Paris puis le reste que nos personnages politiques reconnaît bien volontiers lors des élections ou pour aller passer les vacances comme on va dans les autres pays. A croire que pour eux, la province, c'est l'étranger, d'ailleurs, dans leur bouche, le mot province est synonyme de plouc, cul terreux et autre bouseux.

Eh bien non, nous ne sommes pas de cette gent, certes, on n'est pas plus intelligents qu'eux, mais certainement beaucoup moins cons. Se serrer quotidiennement dans les transports en commun pendant des heures matin et soir pour aller se faire exploiter, ce n'est pas pour nous. Passer devant des salles de spectacles, des musées ou des monuments dans lesquels on ne peut pas mettre les pieds parce que le prix des entrées est trop élevé, très peu pour nous. Respirer de l'ozone à pleins poumons cent jours par an et à poumons partiels le reste de l'année, on vous le laisse. Nous, on a la mer, la campagne, la montagne avec les odeurs d'iode, de foin et de bouses de vaches qui sont moins acres, certes plus "parfumées", mais ne nous font pas crever de toux comme la dame aux camélias.

Nos villes et nos villages sont de vraies communes même si pour certaines, le découpage en arrondissements et la pollution les font ressembler à un petit Paris mais avec vue sur mer, montagne ou campagne au lieu de tours ou de barres HLM. Surtout, leurs habitants ne se prennent pas pour les guides suprêmes des autres, leurs donneurs de leçons.

Le malheur, c'est qu'on ne naît que très rarement parisien, on le devient seulement parfois par volonté, le plus souvent par nécessité, mais toujours par erreur.

Regardez-les tous ces gens de la capitale et de son entourage, il n'y a qu'eux et les petits oiseaux. Ils se comportent pour la plupart comme en pays conquis, sauf qu'à moins d'avoir un GPS, ils sont paumés à la moindre intersection dans la campagne. Quand il faut éviter les bouchons, baisons futé (pardon, bison) nous parle de difficultés dans le sens des départs ou des retours ce qui, hormis depuis Paris ne veut strictement rien dire. Quand je pars de Perpignan pour me rendre à Bordeaux, dans quel sens suis-je? Probablement des retours jusqu'à Montauban et des départs ensuite. C'est un exemple, mais il montre bien que l'on veut faire de Paris toute l'exception française.

Pourquoi vous dis-je tout cela ?

Parce que je viens de découvrir que le conseil constitutionnel avait modifié une partie du texte sur le travail le dimanche, justement la partie qui confirmait l'exception parisienne et qui prévoyait de donner en la matière les pouvoirs du maire au préfet de police. Qui nomme le préfet de police ? Les amis de Nico (autant dire Nico lui-même). Et qui dicte au préfet de police ce qu'il doit ou ne doit pas faire ? Les mêmes. Donc, avec cette magouille légale, Nico pouvait faire ouvrir les boutiques pour Michèle Obama (et les autres pauvres acheteurs des Champs-Élysées) selon sa volonté ou son caprice, devenant ainsi Nico merce (celui-là, je l'ai fait venir de loin).

Eh bien, non! Ont tranché les "sages" du Conseil. Le père Deux Braies et ses comparses viennent de déclarer Paris commune tout à fait commune, et c'est donc le maire (pas Bruno, lui, il est emmerdé justement par les cul terreux) Bertrand Deux La Noé qui va ramasser les emmerdes au plus grand plaisir de ses concurrents aux prochaines municipales (dont la copine de Pipolin : Carotte Râpée). Il va pouvoir (éventuellement devoir) proposer des extensions d'ouvertures par le classement en zones touristiques de certaines parties de la capitale. Tiens, je suis bon prince, je lui propose de déclarer le 10ème arrondissement dans le triangle délimité par la gare du Nord, celle de l'Est et l'hôpital St Lazare (triangle des strings) comme lieu hautement touristique, vu qu'il est rempli de guides dont la longueur des jupes n'a d'égale que l'étroitesse du slip.

Allez, assez disserté sur la grande étendue cul-turelle de nos capitalistes (c'est ainsi non que l'on nomme les habitants de la capitale ?) qui finalement retombent à la hauteur des autres par la volonté d'un groupe de vieux qui n'ont rien compris au problème du travail dominical, puisqu'ils l'ont déclaré constitutionnel, eux qui se reposent le Dimanche dès le retour de la messe.

                           
1960 - jean mineur publicité
par fifitou
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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 18:59

Nous sommes entourés, traqués, submergés, engloutis par des génies, vous savez, ces génies qui ne sortent pas de la lampe magique d'Aladin, non, non, ceux qui arrivent tout droit des grandes écoles et particulièrement de l'ENA.

Ces mecs-là, ils ont une idée à la seconde. Il n'y a pas qu'eux, voyez Naboléon, il ne sort pas de l'ENA mais il fourmille d'idées, bon, peut-être une par jour et pas par seconde. Parmi ces gens formatés par et pour la République, le dernier à avoir eu une idée de génie (sans bouillir) se nomme Bas (comme collants mais avec porte jarretelles) et se prénomme Philippe. Vous le connaissez, il fut porte parole de l'Elysée à la suite de Vil Pain avant de devenir ministre de la santé. Il ne faut surtout pas le confondre avec Philippe Bas le comédien car leur charisme n'est pas le même, celui dont je veux parler a à peu près celui d'une limace.

Il vient donc d'avoir une idée originale, le bougre, il voudrait que soit instaurée une deuxième journée solidarité comme celle que le Baudet du Poitou nous avait concoctée en juin 2004. Il nous explique qu'il faut avoir le courage de proposer cette solution et renchérit en précisant qu'elle ne devrait toucher que les salariés qui vivent au pays des 35 heures.

A mon avis, sans être psy, je crois que ce mec là est déstabilisé par son instruction et endoctriné par l'école d'Etat qui lui interdit de penser autrement que pompage dans la poche des salariés. Il ne parle pas des commerçants, artisans, agriculteurs et professionnels libéraux qui ne sont pas soumis à la journée de solidarité "raffarine", non, ça, pas touche, c'est l'électorat de fonds de la droite et on ne veut pas le froisser ne serait-ce qu'en lui rappelant qu'il n'est solidaire de rien. D'après ce Bas, ces gens-là travaillent déjà 50 heures par semaine et il n'est pas question de parler d'eux pour une journée solidarité.

Dites-moi, Monsieur bas (il me fait penser à mon camarade de promotion Jean Louis Haut), sortez-vous souvent de votre conseil général de la Manche ou de votre village parisien ? Avez-vous analysé les horaires de travail de ceux que vous écartez de la solidarité ? Avez-vous vu comment se passe une journée de travail chez certains salariés ?

A ces trois questions, sans hésiter je réponds non.

Je prendrai seulement un exemple par catégorie que vous écartez simplement pour vous faire toucher du doigt ce que vous emblez ignorer du haut de votre suffisance scolaire.

Le commerçant du coin, il ouvre et ferme sa boutique quand bon lui semble et partant de là, il travaille le nombre d'heures qui lui convient et surtout au moment où son affaire est la plus rentable dans la journée.

L'artisan est soumis à un régime approchant celui du commerçant sauf qu'avec plusieurs chantiers pour la plupart d'entre eux, il y a déplacement et ce sont des heures non travaillées bien que nécessaires.

Les agriculteurs, sont encore mieux lotis. Prenez un vigneron, certes, il arrive à travailler plus de 50 heures par semaine, mais il n'a pas de travail 52 semaines par an, tout au plus 30.

Des professions libérales, je vous en concèderai une, celle d'infirmière. Pour gagner correctement leur vies, elles sont obligées de travailler pendant un nombre d'heures inhumain contrairement aux médecins (fonctionnaires de la Sécu), avocats (aspirateurs de fric) et autres notaires qui font ce qu'ils veulent en matière d'horaires.

Alors, vous qui êtes Bas, ne soyez pas vil, commencez par aller chercher l'argent dans la poche des élus dont vous faites partie et qui ne travaillent certainement pas plus de 35 heures par semaine. Allez voir les banquiers auxquels vous et vos camarades UMPistes avez généreusement "prêté" des millions et qui jettent des sommes fantastiques en primes irraisonnées quand d'autres crèvent de faim. Puisque votre parti prône l'égalité avant tout, comme pour les retraites par exemple, faites donc voter une loi égalitaire par laquelle vos protégés donneraient aussi une journée de solidarité.

D'autre part, allez faire un tour dans les entreprises où les cadres ont des responsabilités importantes et voyez s'ils ne dépassent pas les 35 heures. Je sais de quoi je parle moi qui ai fait dans le public un boulot pour 35 heures en commençant le matin à 8 heures pour rentrer chez moi à 21 heures avec 1 à 2 heures de coupure pour le repas de midi, 5 jours sur 7, faites le calcul, c'est cela qu'on vous apprend à l'ENA.

Par-dessus tout, vous avez le toupet à défaut de courage, de regretter que le prix des maisons de retraite augmente plus que les retraites elles-mêmes, mais qui c'est qui détruit ces retraites et corrélativement leur augmentation sinon vous et vos amis de l'UMP and Co. Balayez donc devant votre porte, si vous savez ce qu'est un balai, avant d'essayer de tirer des larmes de compassion aux citoyens de ce pays. Vous me faites écrouler de rire lorsque vous nous expliquez que le devoir de notre société est d'épargner aux personnes âgées cette ultime souffrance du grand âge qu'est la difficulté à payer la maison de retraite. Par pitié, donnez l'exemple, ce doit être votre devoir, mais ce mot-là, il ne figure pas dans votre dictionnaire. Epargnez-nous donc la douleur de mourir de rire.

En conclusion, votre journée de solidarité supplémentaire pour subvenir aux besoins des personnes âgées, est exactement comme l'école d'où vous sortez : inutile.
                                                       

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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 19:20

En France, c'est bien connu, lorsqu'un homme célèbre meurt, tout le monde s'accorde à dire qu'il est regretté parce qu'il était "le meilleur".

Depuis que nous sommes sous le régime de l'hyper présidence, les choses s'amplifient, on passe de l'encensement des morts à celui des blessés.

Il suffit d'un simple petit malaise pour que les sondages montent en flèche. Le français est con et pleurnichard comme le titre du film, à moins que ce ne soit les médias bien ordonnancés qui aient pour mission de faire monter la pression des sondages. Si vous souhaitez savoir combien de français sont pour, la presse sait faire, mais il ne faut surtout pas demander à voir les questions qui sont posées pour en arriver là, on se contente de vous donner un pourcentage derrière le titre "Les français …" sans plus de précision et surtout pas celle qui consiste à dire :

-" XX% des français INTERROGES sont pour …"

Voici donc le dernier exemple en date issu du sondage publié par Le Figaro à la suite du malaise présidentiel.

On vous met dans l'ambiance d'entrée de jeu. Le titre est évocateur : "Le malaise de Sarkozy dope sa popularité". Rendez-vous compte, 53% d'opinions favorables contre 42% en mai, un bon en avant de 12 points sans que l'on vous précise ce que sont les opinions favorables et à propos de quoi. Je suis donc allé chercher le sondage complet chez VSD et là, je m'aperçois que la question est fort bien posée à 1011 personnes par téléphone :

-" Pour chacun des adjectifs suivants, diriez-vous que selon vous, il s'applique bien ou pas bien à Nicolas Sarkozy:

FAIT UN BON PRESIDENT :

- S'applique bien : 53%

- Ne s'applique pas bien : 38%

- Ne se prononcent pas : 9%".

On note tout de suite qu'il ne s'agit pas de dire "EST" un bon président. C'est un sondage sur une expression et non sur l'homme. A partir de là, tout commentaire tant flagorneur que détracteur ne peut en aucun cas être fait sur la personne elle-même. Vous pouvez tout aussi bien poser la même question sur Klavier : Fait-il un bon Napoléon ?

Le Figaro donc, reprend le sondage pour démontrer que, grâce à son malaise, sa popularité est remontée en flèche, et de rajouter que c'est parce que ça le rend plus humain. En d'autres termes, ce n'est plus une bête, ça devient un homme. Déjà, il avait démontré la même chose lors de son divorce avec Cécilia.

A vos rangs, fixe, du cirage et une brosse !

Donc, pour moi, simple citoyen, pour 53% des 1011 personnes interrogées par téléphone (donc, forcément choisies), Sarko "fait" un bon président. Ceci ne veut pas dire qu'il l'est, mais si son canard favori affirme que le mot bon signifie populaire, c'est que c'est la réalité, en tout cas celle du prix payé pour sonder.

Tenez, on a aujourd'hui une preuve de la popularité du président. Une personne farceuse ou plaisante lui a adressé un courrier personnel dans lequel se trouvait en cadeau une balle de gros calibre et des menaces précises sur sa famille et son fils "héritier" en particulier. C'est le signe que quelqu'un veut voir augmenter sa popularité, puisque, comme je le disais au début, les gens sont toujours plus populaires après qu'avant leur mort.

Vivement 2012 qu'on voit ce qu'il va encore inventer pour se faire réélire, car, il y pense en se rasant.
                                              

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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 20:39

Woerth, vous connaissez ?

Si, si, Eric Woerth, le nom d'un petit gars bien de chez nous comme disait Jean Nohain à propos d'Erich Von Stroheim dans le Napoléon de Guitry en 1955.

Notre ministre du budget vient de déposer un amendement sur la loi de finances de 2010. Eh, les amis ! Il est fortiche l'adjoint au maire de Chantilly, le projet de loi n'est pas encore déposé que lui produit une demande de rectification.

La loi, comment ça marche ?

On dépose un projet sur le bureau de l'Assemblée Nationale, le document est remis à tous les députés qui, ensuite, proposent des amendements généralement rassemblés sous la bannière d'un groupe de l'assemblée, le tout avant les âpres discussions en séances entre 15 à 20 députés sur, je vous le rappelle, 577.

Lui, Woerth, il est plus fort que le système. Il est chargé d'établir le budget prévisionnel pour 2010, donc le projet de loi de finances à déposer à l'Assemblée et, comme il n'est pas content de lui, il y met en même temps une demande de rectificatif à ce qu'il a pondu. En termes de pénitences, cela s'appelle de l'auto flagellation, en termes de connaisseur de l'auto coup de pied au cul.

Mis à part la singerie du châtelain de Chantilly (qui est la crème de notre gouvernement de prosternés), qu'y a-t-il de si formidable dans cet amendement pour qu'il le mette à part de sa prose comptable ? La réforme des logements de fonction pour les … employés de l'Etat, autrement dit les fonctionnaires, car ne vous attendez pas à ce que l'on vous explique qu'on va faire payer un loyer aux ministres logés dans les pauvres palais de la République où ils sont obligés de faire suivre un talkie-walkie avec leurs femmes pour se retrouver tellement il y a de pièces.

Non, un rapport de 2003 de Véronique Hespel (Véro nique et se pèle, pardon j'ai pas pu me retenir), fait ressortir que l'état ne retire que 30 millions d'euros d'un pool de logements de fonction dont la valeur locative représente 1,4 milliards. Alors, le sinistre budgétaire a décidé de faire flamber les prix dans les logements de la fonction publique.

Les flics vont donc payer pour habiter dans leurs casernes comme s'ils étaient en HLM, idem pour les militaires quant aux professeurs de l'éducation nationale, désormais, ils paieront pour entendre brailler les gamins pendant les récréations.

Mais que croyez-vous que va faire tout ce beau monde quand le montant des loyers sera aussi intéressant que de rembourser un emprunt pour une maison ? Tout ce monde ira habiter loin du lieu de travail et bonjour la rapidité d'intervention des keufs, l'appel du matin pour les militaires et la surveillance des écoles hors des heures de cours.

Attention ! L'amendement prévoit que les préfets ne paieront toujours pas de loyer. C'est ça la raie publique. Pour faire bien, il est précisé que ces mesures pourraient s'appliquer à un nombre très exact de logements : entre 94 000 et … 137 000. On ne sait même pas combien l'Etat peut loger de fonctionnaires, c'est dire l'exactitude des calculs de notre ministre du budget.

Ah ! Pour être complet, il faut dire qu'à l'école primaire, ce sont les mairies qui fournissent le logement des instituteurs, ils devraient continuer à voir leur loyer modéré et les CRS auront toujours leurs cars pour taper le carton et picoler leur bière, voire dormir bien au chaud … l'été.

Tiens, monsieur Woerth, je vous soumets une idée :

-"Pourquoi ne pas acheter des camping cars pour les flics ? Ils pourraient dormir sur le lieu d'intervention. Les militaires sous des tentes dans les prés pour qu'ils soient spontanément présents à l'appel du matin … avec leurs familles, quant aux professeurs, aucune importance, on continue de supprimer leurs postes et le problème de logement est réglé.
                                                      

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 22:37

La photo est belle, trop peut-être, puisqu'on ne la retrouve plus sur les sites de 20 minutes et d'Alice où elle trônait, mais je l'ai revue chez Jean François. C'est un véritable instantané, une prise de vue réalisée par surprise, tout ce qu'il y a de plus naturel, pas de préméditation, pas de pause ostensible, juste une tranche de vie, un instant de bronzage classe. Jugez par vous-même:

On y voit le petit Nique ola, debout dans l'eau jusqu'à mi mollets, Rollex au poignet, sans ses Ray Ban, short de bain bleu ciel (de chez aréna délocalisé peut-être) au ras des genoux et sa naïade en deux pièces (sans cuisine) assise sur un rocher dangereusement pentu, jambes repliées comme la petite sirène, pour sauter à l'eau qui se trouve à un mètre d'elle, panama blanc sur la tête, lunettes de soleil sur le nez et, note ultime de spontanéité, palmes bleues aux pieds. James Bond et sa James Bond girl. (Personnellement, je préfère Sean Connery et Ursula Andress qui ont une vraie classe naturelle). Avouez, tout de même qu'il est très séant et commode de plonger dans une telle tenue pour explorer le fond des mers, et quel plaisir de faire quelques pas sur un rocher humide et pentu palmes aux pieds. Ah! La grande bleue …

Si l'on en croit le JDD, journal cire pompes du Roisident, sa majesté prend des vacances au cap nègre pour être au plus près des français. C'est vrai qu'en étant dans cette propriété similaire à un château avec piscine et un kilomètre de plage privée, il fait comme tout un chacun, il prend des vacances de prolo. Il avait certainement envisagé les vacances sous la tente, mais à cause de la crise, les campings ont été pris d'assaut et il n'a probablement pas trouvé de place pour monter sa guitoune. Il n'a pu se rabattre sur les meublés ou les hôtels low

cost dont les réservations sont réalisées d'une année sur l'autre. Il lui a donc fallu se résigner à crécher chez belle maman … Ah la famille !

Finies donc les vacances dans les maisons de milliardaires au bord du lac Winnipesaukee, on réduit les frais, on se fait inviter dans une villa de millionnaire, ça rapproche du prolétaire du coin (si tant est que dans le coin où il est se trouvent des prolétaires hormis le personnel de maison, le jardinier ou le chauffeur) et tant pis si, à la rentrée, des chefs d'Etats européens le traitent de pèquenot, il a décidé d'assumer.

Au diable les stéréotypes éculés de Chichi au fort de Brégançon qui montrait son séant en semaine et allait manger le bon dieu le dimanche entre deux haies joviales d'un mélange de curieux, d'inconditionnels et de touristes ébahis de se trouver là par hasard. Non, lui, il innove, toujours, sans relâche. Il lui faut la piscine à 20 mètres de la mer histoire de dire à la méditerranée que c'est lui qui décide de la hauteur des vagues et de la température de l'eau, même là, il faut qu'il décide, qu'il tranche, qu'il impose sa volonté et ses caprices. Dominer la nature, même les dieux de toutes les religions ne s'y sont pas hasardés. Lui, si.

Je reprendrai ici une partie de l'article de Marianne qui nous explique :

-"Aux yeux des autorités morales, son repos après une blessure (malaise lipothymique) est un acte normal. Après nous avoir montré qu'il était mortel, il nous montre qu'il peut se comporter comme un blaireau".

Par rapport à son passé récent de bling-bling, il se fait passer ainsi pour un prolo (presque un communiste) et il a même poussé le vice jusqu'à diminuer les dépenses hebdomadaires de 30 000 à 12 000 euros … exactement le même sacrifice que celui des New Fabris pour leur prime de départ définitif.

Bonne vacance du pouvoir !


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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 15:19

"Des doutes sur l'engagement militaire en Afghanistan" titre le journal Libération.

Il est question ici d'une réaction de députés membres de la commission des affaires étrangères de … la chambre des communes.

Rendez-vous compte, les élus de sa très gracieuse Elisa Bête d'œufs sont plus ouverts que nos députés godillots incapables de demander à leur idole de cesser de jouer les lombrics devant l'oncle Sam.

Le problème est bien là et la question se pose :

-" Qu'est-ce qu'on fout en Afghanistan ?"

La vraie réponse que peuvent faire les militaires, d'après le rapport des rosbifs, c'est :

-"On ne sait pas !"

En effet, depuis 2001 que les soldats alliés sont dans ce pays pour, soi-disant, éradiquer le terrorisme, les Talibans n'ont fait que reprendre le terrain qu'ils avaient perdu lors de l'envahissement par les troupes américaines. Résultat nul !

Mais pourquoi avons-nous envoyé des hommes et du matériel dans ce pays ?

C'est compliqué et simple à la fois, mais la réponse tient dans un seul mot : pétrole.

N'oublions pas que les premiers envois ont été l'œuvre de G.W Bush dont la famille a les mains, les pieds et même d'autres parties du corps dans les pétroles. Souvenez-vous, le président insignifiant dont la fortune familiale est gérée par le même banquier que Ben Laden. Il a envoyé là bas des hommes qui devaient capturer et ramener les responsables d'Al Qaida  dans les jours qui suivaient, en tout cas, c'était l'alibi officiel mais la réalité est toute autre.

Les russes venaient de se prendre un râteau retentissant dans ce pays contenant des puits de pétrole et surtout traversé par des pipelines et il fallait tout de suite aller prendre place pour avoir l'œil sur les installations gardées par les talibans qui risquaient de s'adonner au chantage à la fermeture des robinets, et ils en étaient capables eu égard au nazisme qu'ils développent au sain même de leur propre pays. Comme les Bouches boys avaient également en point de mire le pétrole d'Irak, ils ne pouvaient pas tout faire seuls et ils ont demandé de l'aide. Le british a répondu de suite OK et les français ont été plus parcimonieux dans le temps jusqu'à l'avènement de Nigaud 1er.  Là, en bon féal, profitant d'un jour de barbecue alors que son ex était alitée avec une angine aussi aiguë que soudaine, il a promis des renforts à son lobotomisé d'ami et quelque jours plus tard, il a envoyé de la "chair à canons" supplémentaire chez les afghans. Il parait que lorsque le conflit sera terminé, on sera présents pour ramasser les miettes du festin des américains et anglais, on pourra envoyer deux ou trois équipes de soudeurs pour raccorder les pipelines que les autres auront réinstallés et souder les treillis métalliques destinés à renforcer les planchers béton des immeubles aujourd'hui détruits.
En attendant, petit à petit, pendant que s'enlise un conflit qui ne nous concerne pas, on voit tomber nos soldats dans ce champ de déshonneur où nous a conduit le petit rigollot.

Bien sûr, les soldats engagés en Afghanistan comme ailleurs font leur métier et en connaissent les risques, mais ce qui est navrant c'est de les voir tomber pour rien ou pire, pour défendre la cause vénale des autres.

Bien sûr, on n'utiliserait pas le matériel de guerre qui permet d'enrichir les Sagem, Thalès, Dassault, etc … si d'aventure, au lieu d'envoyer la troupe guerroyer à l'étranger, on renforçait la surveillance sur les plages et dans les stations de haute montagne pendant les saisons. Non, on préfère supprimer 600 maîtres nageurs sauveteurs des CRS sur les plages et envoyer le même nombre de militaires en renfort chez les afghans.

Ce sont des choix mais ce ne sont pas les miens ni certainement de beaucoup de citoyens qui voient partir nos impôts en fumée dans des pays lointains pendant que s'installe tranquillement la récession qui provoque de plus en plus la paupérisation des français.

Tiens, pas plus tard qu'aujourd'hui, je lisais sur Internet le mort d'un soldat français dans les combats et quelque minutes plus tard, les infos téléguidées nous expliquaient que l'association A.S.A "août secours alimentaire" avait des problèmes pour fournir de la nourriture aux plus démunis cette année.

Il s'en tamponne la coquille le Roisident, il pause avec sa  meuf chaussée de palmes au bord de la grande bleue et regrette la perte d'un soldat, mais ses regrets ne vont pas jusqu'à supprimer les dépenses liées à ce conflit pour permettre à l'A.S.A de financer les repas des pauvres.

Mais que dis-je ? Pauvres ? C'est un mot dont il ne connaît que la prononciation et encore, dans sa bouche, ça sonne comme à une insulte raciste.

 

                                                                   

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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 18:38

Si, comme je l'ai fait voici quelques jours, vous êtes allés vous mettre au frais dans un hyper marché, vous avez certainement remarque les nouveaux rayons spécialement achalandés pour les fournitures scolaires.

Eh oui ! Il y a quelques années, on commençait à voir ce genre de rayons autour du 20 août et peu à peu, on a glissé à l'envers pour les voir en place maintenant vers le 1juillet, c'est-à-dire dès le début des vacances d'été. On n'arrête pas le progrès en matière d'incitation à la dépense, mais, flash back sur l'histoire de l'éducation nationale.

Rassurez-vous, je ne remonterai pas jusqu'à Jules Ferry, mais il faut bien avoir en tête que l'instruction est obligatoire de 3 à 16 ans depuis 1959 et l'école publique est gratuite depuis 1881 pour le primaire, principe réaffirmé dans le préambule de la constitution de 1946 et repris dans le chapitre II article 132 du code de l'éducation.

Comment voit-on les choses aujourd'hui en fonction de ces dispositions?

L'enseignement est gratuit, mais les fournitures pour le recevoir sont payantes au prétexte que les élèves peuvent garder ces fournitures en fin d'année scolaire.

Ne parlons pas des livres qui dans la plupart des cas sont payés par les mairies et passent de main en main, mais pas de génération en génération car les modifications des programmes par les ministres successifs ne permettent pas d'assurer une quelconque continuité dans la transmission. Ces livres, dont on nous recommandait de prendre soin et d'assurer la protection par une couverture, nous étaient fournis au moins jusqu'en troisième et on les rendait en fin d'année.

Les cahiers, plumes, stylos, crayons et gommes nous étaient fournis en classe pendant tout le passage en primaire, charge à nous de les acheter à partir de la sixième.

A présent, dès la dernière année de maternelle, on donne aux parents une liste avec des fournitures "obligatoires" pour la rentrée à suivre et ainsi chaque année pour la suivante. Bien sûr, depuis juin 1999, on verse aux familles une allocation de rentrée scolaire destinée à couvrir un maximum de frais mais qui, la plupart du temps, sert à acheter la télé, la console DS, ou tout simplement à se nourrir. Quoiqu'il en soit, les "marchands du temple" ont très bien compris qu'il fallait mettre en évidence les fournitures scolaires de sorte que les enfants poussent au maximum les parents à acheter des affaires inutiles au plus vite de sorte que la partie obligatoire reste à acquérir avant la rentrée.

En d'autres termes, l'école publique obligatoire et gratuite sert aussi et surtout à faire rentrer de l'argent dans les caisses de la grande distribution. Je ne désespère pas de voir des rayons "fournitures scolaires" en place début juin pour mieux faire durer les dépenses de rentrée et pousser ainsi à la consommation.

Mais, me direz-vous, c'est aux parents de freiner la folie d'achat des enfants. Certainement, mais ne serait-il pas plus sage de donner des fonds aux établissements pour la dotation aux enfants ? Cela aurait trois avantages :

- L'argent irait vraiment aux fournitures,

- Chaque élève aurait les mêmes produits que son voisin, d'où, diminution de phénomène de racket

- Les fournitures récupérables resserviraient l'année suivante ce qui engendrerait des économies.

J'en ai assez dans les hyper marchés, de voir fleurir dans les rayons pendant des mois en avance les évènements marquants de la vie quotidienne. Les jouets de noël en septembre, carnaval en janvier, pâques en février, les piscines, masques, tubas, bouées … en mars, les maillots de bains et serviettes de plage en avril et la rentrée en juillet. On voudrait faire dépenser aux gens l'argent qu'ils n'ont pas qu'on ne s'y prendrait pas autrement.

En plus, l'inégalité devant l'éducation commence par la compétition que se livrent les enfants par marques interposées, et c'est une compétition malsaine.
                                                                                   

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 22:18

Voici donc ma réaction (violente) à ce tag bleu inattendu.

 

La photo de ma maitresse avec l'aimable autorisation du fond d'écran de ma femme



La photo de ma femme avec l'aimable autorisation de ma maitresse



En souvenir de notre passage en Guadeloupe (avant les manifs de ceux qui avaient raison et sur lesquels on pourrait prendre exemple).



Hélàs, il faut remettreles pieds sur terre



Et pour que ça fasse moins mal

 

Mais j'ai gueulé un bon coup grâce à mon livre



Et je vous dis bonsoir avec les yeux de ma femme.

 

 

Ne pouvant supporter seul cette agression caractérisée, je la renvoie à quelque amis du peuple qui se reconnaîtront dans la liste que voici :
Pipolin - Segolin - Fred - Alicia - Pat59 - Sylvie - Beignet au caramel,
et que je tague en blanc, couleur de la pureté.

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