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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 22:43

Quelle n'est pas ma stupeur, aujourd'hui, devant un sondage sur Le Post à propos de l'éventuelle grève des routiers.

Question :

Si les routiers bloquaient les routes, qu'est-ce qui vous manquerait le plus pour noël ?

Réponses possibles :

- Les produits exotiques: indispensables sur ma table !

- Les cadeaux: je compte commander plein de choses sur Internet

- Tout puisque je n'ai encore rien préparé …

- Rien. Pour le repas et les cadeaux, j'ai tout sous la main …

Les principaux syndicats des chauffeurs routiers ont déposé un préavis de grève avec blocage des entrepôts de marchandises pour le 13 décembre à 21 h 30.

Voilà comment on organise l'impopularité d'un mouvement social. Potentiellement, 500.000 chauffeurs vont perdre des journées de salaire et il se trouve toujours des médias pour bien mettre en évidence la gêne que va occasionner le mouvement.

Vous allez voir bientôt apparaître dans toute la presse des articles qui vous expliqueront qu'à cause des routiers vous ne pourrez pas acheter les huîtres, le foie gras ou la langouste de votre réveillon. Eh oui, c'est beaucoup plus important le réveillon que les salaires de misère que perçoivent les routiers aux yeux de tous les détracteurs des grévistes.

1300 euros bruts par mois à l'embauche, ça n'émeut pas les journalistes qui ne trouvent rien de mieux que de regretter les éventuelles pénuries de victuailles pour les réveillons. N'aurait-il pas été plus sérieux de poser la question des salaires de gens qui "roulent pour nous", de jour comme de nuit, souvent poussés par un patronat qui n'a guère plus de sentiments que les restaurateurs à l'égard de leur personnel, de demander, par exemple si les français jugeaient suffisant le salaire des forçats de la route, s'ils pensaient que les temps de conduite n'étaient pas trop longs ou si les nuits passées hors de la famille ne les atteignaient pas moralement.

Pour revenir à la question posée sur Le Post, que manquerait-il le plus pour noël … aux chauffeurs routiers … certainement l'argent nécessaire pour faire une petite fête de famille, et c'est pour cela qu'ils demandent un treizième mois outre les augmentations qui leur permettraient d'arriver au niveau du SMIC.

Voilà, on va voir maintenant comment le patronat agit, si, comme le prévoit la loi, il va mettre à profit le préavis (plus long que le prévoit la loi en l'occurrence) pour négocier. On va voir aussi et surtout entendre les réactions de nos chers gouvernants si les routiers étaient conduits à mettre leur préavis à exécution.

Je gage que toutes les forces médiatiques se mettront en marche pour monter la société contre ces "salauds de grévistes qui nous empêchent de festoyer en rond".

Voyez comment, dès à présent, se prépare la bataille psychologique contre les grévistes, cette bataille que l'ensemble de joyeux drilles état patronat savent si bien mettre en scène pour le plaisir de diviser le population.

Diviser pour régner, vous la connaissez non cette maxime royale ?

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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 23:26

C'est scandaleux, c'est une honte, une horreur, pour tout dire, une vraie bassesse.

Il est un fait qui, depuis ce matin, occupe les ondes et les petits écrans, qui révulse les femmes et les hommes politiques de gauche comme de droite, au point de les faire monter au créneau unanimement pour condamner les suisses.

De quel droit vont-ils s'ingérer dans les affaires d'un pays étranger ? Quelle est leur légitimité pour s'immiscer dans les arcanes du pouvoir de ce pays qui, bien que faisant partie géographiquement du même continent, n'est pas dans l'Europe. Ont-ils peur de voir s'évanouir les  avantages que leur offrent les banques ? Ont-ils la crainte que la Suisse devienne une colonie des Emirats ? N'ont-ils rien d'autre à traiter qu'ils se jettent sur les résultats de la votation des helvètes pour contester leur décision, pour se focaliser sur les minarets des mosquées, leur nombre et leur hauteur ?

Et pourtant, il est dans notre pays, un sujet d'une importance nettement plus grande. Un sujet qui devrait révulser nos acteurs politiques mais qui, en tout état de cause, ne les inquiète guère car leurs finances personnelles ne sont pas soumises à un risque quelconque par la chose.

En effet, aujourd'hui, 30 novembre 2009, devrait être un jour de honte pour les politiques de tous bords et surtout pour les derniers élus, ceux qui approuvent le "paquet fiscal", ceux-là même qui dépensent sans compter l'argent des contribuables que nous sommes. Aujourd'hui s'ouvre la vingt cinquième campagne des "Restos de Cœur".

Voilà qui devrait donner à réfléchir à toute cette bande de pique-assiettes car, voyez-vous, c'est quand même plus navrant que les problèmes de construction de minarets en Suisse, de savoir que plusieurs millions de repas vont être servis par des bénévoles grâce à des dons issus de l'entraide citoyenne à une population que l'Etat refuse de nourrir. Je ne me trompe pas, je maintiens ce que j'écris, c'est bien parce que l'état refuse de nourrir correctement toute une frange de la population que les "Restos" existent depuis que Coluche avait créé cela pour un an.

Lorsqu'il s'agit d'aider les banques, de limiter les versements d'impôts de plus aisés ou d'attribuer des rallonges financières au Roisident ou à sa cour, cela ne pose aucun problème, mais quand la pauvreté du peuple frappe à la porte, on a honte de la montrer, alors on se met la main devant les yeux, on se bouche les oreilles et on reste muets pour ne pas voir passer la misère silencieuse et que ceux qui la perçoivent, les citoyens de France, pallient les carences des institutions.

Une fois de plus, notre gouvernement et son idole à talonnettes démontrent, s'il en était besoin, que les citoyens sont considérés comme du bétail. On les passe à la traite comme des vaches, on les vaccine comme dans tout bon élevage et on les laisse s'entraider pour la nourriture en attendant qu'ils se cannibalisent peut-être. Comme pour le financement principal de la recherche, on "délègue" aux citoyens le soin de collecter des fonds et de la nourriture. Pour faire bonne mesure, on leur laisse la charge de confectionner et de servir cent millions de repas aux "bénéficiaires" (c'est ainsi, pour ne pas froisser leur dignité, qu'on appelle les pauvres qui viennent se nourrir).

Quelle honte ! Aujourd'hui, une grande préoccupation taraude nos personnages politiques : les élections régionales de mars 2010. Dès lors, tout devient bon pour aiguiller la voix l'électeur sur la voie où ces gens qui se croient grands souhaitent les conduire. Et voilà l'occasion de sortir l'image de la peur sous forme de minarets pour les droitiers et de la bonne conscience sous forme de reproche aux intolérants du minaret pour les gauchers.

Et dans ce brouhaha, presque inaudible, la France des petites gens, des chômeurs, des travailleurs à temps partiel, des mères célibataires, des retraités et autres bénéficiaires du RSA, qui souffre en silence a recours à l'entraide pour survivre quand elle n'est pas obligée de fouiller dans les poubelles. Ca ne vous gêne pas maître Naboléon ? Et vous, mesdames et messieurs les sinistres, les dépités de tous bords qui regardez depuis 25 ans, sans bouger, sans états d'âme, les citoyens qui vous ont élus prendre votre place quand il s'agit de donner un peu de bonheur et  d'humanité à vos congénères, vous oubliez un peu vite que vous devez votre place à tous ces gens, anonymes et dévoués. Si la mémoire leur revient quand sera arrivé le temps des élections, vous repartirez dans vos trous comme les cancrelats lorsque jaillit la lumière.

Honte à vous et honte à nous de vous élire et de vous laisser conduire le pays sans permis, sans assurance et en zigzaguant comme des ivrognes.

Et vous, les Restos du Cœur, vous prouvez, par votre existence, qu'il est possible de se passer de tous ces incapables pour que vive le pays, vous prouvez aussi que le dialogue et l'entraide valent mieux que les lois liberticides aux accents racistes et xénophobes que les élus nous assénez en permanence.

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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 20:25

Chant de guerre de l'armée du Rhin, c'est ainsi qu'a été baptisée le 25 avril 1792 La Marseillaise par Claude Joseph Rouget de l'Isle. Je ne suis pas un fan de la partie guerrière voire sanguinaire de notre hymne, mais il est un passage que j'aime à répéter et que, visiblement, certains de nos sinistres, dont celui des reconduites aux frontières semblent noyer dans le flot hargneux et sanguin des autres "versets" :

-" Liberté, liberté chérie,

Combats avec tes défenseurs."

Je vous parle de ça parce que jusqu'ici, j'avais le sentiment diffus que nos libertés étaient peu à peu réduites, mais cette fois, j'ai très peur qu'une partie soit carrément supprimée. J'ai déjà plusieurs fois tiré la sonnette d'alarme sur cette mode gouvernementale qui consiste à s'arroger les médias directement ou non et à faire voter des lois liberticides à chaque occasion fortuite ou provoquée mais toujours opportune. Par la même occasion, je précisais qu'un régime qui agit de la sorte devient une dictature dès l'instant où il muselle les artistes à la moindre occasion.

Nous y sommes, notre conducteur frontalier patenté envisage de déposer plainte contre France Inter, eu égard à la chronique de Stéphane Guillon mercredi dernier sur cette radio. L'humoriste évoque ce jour-là les "mariages gris" et fustige à cette occasion le sinistre déserteur dont la compagne de 22 ans serait tunisienne.

Que l'on plaisante : oui, sur les mariages gris : oui, mais avec l'exemple d'un ministre : ça coince, et si ce ministre est celui de l'antiquité (pardon, identité) nationale : prohibited,  verboten, prohibido, defendutto, interdit.

Et voilà comment, après la tentative d'ingérence dans les affaires de Canal + par le Roisident pour faire interdire les guignols, on va faire pression auprès de Philippe Val, le "patron" de France Inter pour faire interdire Guillon d'antenne. On ne veut voir qu'une tête depuis le sommet de l'Etat et n'entendre qu'une seule voix : la voix de son mètre de chez pâté ma connerie. C'est comme cela que sont parvenus à la dictature les allemands, les italiens, les espagnols, les portugais, les albanais… etc, majoritairement de droite, comme par hasard en Europe.

Je dirai que le vassal du néo empereur de la France (pas des français, il faut pas déconner non plus) confond la Marseillaise avec le chant des partisans :

-" Ami entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?

     Ami entends-tu les cris sourd du pays qu'on enchaîne ?"

 

Regardez, braves gens, pourquoi le triste sire s'indigne d'une vérité qui lui revient à la face telle un boomerang.




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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 19:01

Et nous, on pue des pieds ou de la gueule ? On n'est pas serviles comme la bande d'inaptes au concept de démocratie qui t'entourent ? On ne fait pas partie de la France qui se lève tôt ?

Dégonflé, on le savait, autocrate, on le savait, égocentrique, on le savait, traître, on le savait, dictateur, on le subodorait mais sectaire, on le découvre.

Un président qui va dicter ce qu'il doit faire au parti qui lui a permis d'être élu, ce pourrait être ubuesque, mais là, il s'agit du Président de la République, et il n'a rien à dicter à personne, rien à recommander, rien à ordonner, et pourtant …

Aujourd'hui, l'homme qui coûtait des milliards, a cru bon et surtout opportun de renier sa parole de nouvel élu, mais il n'est pas à un reniement près, pour se compromettre avec une bande de voyous nommés UMP.

Quand, au soir de son élection, il nous a raconté qu'il serait le président de tous les français, j'avais bien rigolé, j'avais même écrit un article expliquant qu'il ne serait jamais le mien. C'était parce que je le repoussais malgré son élection et mon esprit démocrate, mais aujourd'hui, je persiste pour une autre raison : c'est lui qui ne veut plus être mon président, moi qui ne suis pas dans son camp.

En effet, comment, un homme, aussi petit soit-il, peut-il assurer la clôture du conseil national d'un parti politique, fut-ce le sien et lancer pour lui une campagne électorale ? Faut-il qu'il ait à ce point peur d'être désavoué dans sa politique de caprices pour monter à la tribune commander aux troupes de soutenir tous ses rêves et désirs ?

Tous devront défendre les réformes menées par le gouvernement, même les plus contestées, de la loi HADOPI à la taxe carbone en passant par la baisse de la TVA sur la restauration, les franchises médicales et les déremboursements entre autre.

Ce sera une bataille nationale (il l'a décidé) et il assumera le résultat.

Fort bien, j'espère qu'il va prendre une grosse déculottée et que ça le conduira à démissionner et à débarrasser le plancher définitivement, il pourra s'occuper des chiottes de sa beldoche et ça nous enlèvera une grosse épine.

Le "Président de tous les français" aidé en cela par Fion et le Oliver Hardy du parti godillot ont démoli la gauche au passage. Si c'est de bonne guerre de la part du président BX, c'est un reniement d'une partie de la population dont il est censé représenter les intérêts de la part du premier sinistre, à fortiori de la part de pseudo président. En fait, le Président de la République n'est rien d'autre que le président d'un amalgame de groupuscules aux idées plus ou moins fascistes qui se sont réunis en un bloc qui a usurpé le terme de populaire et ont réussi à faire gober à des millions de gogos qu'ils allaient changer leur vie en bien.

Dès l'instant où il rejette une partie des citoyens quasi identique à celle qui l'a élu, il n'est plus président que de cette dernière et devient de fait dictateur de l'autre.

Je laisserai le mot de la fin qui en dit long sur la démocratie qui règne dans ce parti de valets du capital et de l'industrie, à Fion, l'inimitable comique troupier, toujours aussi hilarant lorsqu'il déclare :

-"Tout le monde devra se plier aux décisions prises. Il faudra mettre de côté les intérêts personnels et les sensibilités partisanes aussi légitimes soient-elles."

On n'est pas obligé d'applaudir, mais ça ferait bien dans le tableau.

Le plus beau est pour la fin, il s'agit du slogan de campagne. Je ne sais pas si c'est le vieillard défroqué de la pub Jacques Séguéla qui a trouvé cette phrase choc, mais pour être choc, elle l'est. Jugez :

-"La France change, ma région doit changer aussi".

Il manque juste quelques précisions dans cette phrase et je suggère à l'opposition de reprendre le slogan et de les ajouter.

Ca pourrait donner :

-"La France change en mal, ma région ne doit pas changer."

Je vais m'arrêter là, bien que je sois en mesure de vous donner les 22 valets têtes de liste des régions, mais je ne voudrais pas avoir l'air de vous insulter en vous listant des grossièretés.

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 00:00

Je comprends pourquoi Naboléon ne veut pas qu'on mette le nez dans les comptes de l'Etat. J'ai lu un petit mot du député René Dosière, le même qui a soulevé la rémunération hors norme du chef de l'Etat, où cet homme, fouineur au bon sens du terme, a rapporté le résultat de ses investigations dans les données budgétaires du ministère des finances.

Voici les chiffres qui ont attiré mon attention :

-"Les effectifs globaux des cabinets ministériels ont cru (croyez moi) de 11,1 % en 2009, les conseillers de cabinet de 17,2% (passés de 534 à 626), la rémunération moyenne s'est accrue de 12,8% (7157 euros bruts), la hausse des primes de cabinets est de 20,6% et le personnel d'intendance a vu son chiffre bondir de 17,8%".

Fermez le ban !… Et comparez avec la diminution des effectifs de la fonction publique, le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux, l'augmentation du SMIC, de la prime de rentrée scolaire, de la prime pour l'emploi, de la prime annuelle aux chômeurs, des allocations familiales et des indemnités de chômage.

Faites ce que je vous dis, mais pas ce que je fais, j'en parlais hier de cet adage jésuite et voilà qu'il revient comme un leitmotiv en attendant de revenir comme un boomerang, je l'espère, dans la grande gueule de nos sinistres  et inconséquents bons à rien.

Monsieur Dosière a pu ainsi établir un podium où les médailles en forme de fiente de pigeons peuvent être attribuées.

Dans la catégorie du plus grand nombre de conseillers, arrive en tête : Jean Louis Borloo : 39 crânes d'œufs, normal, il doit y en avoir qui pensent pendant qu'il picole au bar de l'Assemblée Nationale. Suivent : Roselyne Bachelot (34  penseurs), comme elle n'est que farmacienne (je sais, mais elle a le Ph neutre) et a besoin de conseils médicaux et sportifs, enfin vient la reine de Thanksgiving, la dinde de Bercy, Kiki Lagarde avec 30 conseillers (2 pour chaque valeur de billets et autant pour chaque valeur de pièces).

Dans la catégorie du plus important personnel de service : premier Brice de Clermont (232 personnes), second Jean Louis Borloo (223 personnes), médaille de bronze Bernard Kouchner, le traître (191 pékins).

Avec ces chiffres là, ce n'est plus un train de vie, c'est un convoi exceptionnel de TRAINS de grande vie.

A noter que Borloo va être classé hors concours à cause de ses deux médailles.

Comment imaginer que ces gens ont plus de personnel à leur service que n'en disposait Louis XIV à Versailles ? Voyons, que peuvent bien faire 232 personnes dans un ministère, aussi grand soit-il ?

Il y a au moins un cireur par chaussure, une repasseuse par pantalon, une camériste par drap, un cuisinier par semaine, un balayeur par pièce, un portier à chaque entrée et peut-être une monture par week-end. Et les remplaçants qui vont avec.

Je plaisante, bien sûr car avec la vie trépidante que mènent les ministres, il est exclus qu'ils assurent une monture par week-end, ils sont trop fatigués. Cependant, on compte quand même 1 chauffeur pour deux collaborateurs de cabinets. Attention, ne vous méprenez pas, ce n'est pas parce qu'ils ont beaucoup de personnel qu'un collaborateur de cabinet signifie un mec qui torche leur cul quand ils ont fini de couler leur bronze.

Tiens, je préfère en rire pour ne pas en pleurer. J'espère de tout cœur que, lors des prochaines élections, les chômeurs, les fonctionnaires, les retraités, les agriculteurs, les étudiants et les familles de tout ce beau monde se souviendront qu'on les prend pour des cons et sortiront le carton rouge à l'adresse de ceux qui vantaient un grand calme pour une mi-mandat.

Remember people ! The democracy is dead.

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 20:14

"Ce que femme veut, Dieu le veut."

C'est l'adage bien connu de tous les hommes et savamment entretenu par toutes les femmes. Il suffit de lire les volumes "histoires d'amour de l'histoire de France" de Guy Breton pour se persuader que, de tout temps, nos hauts dirigeants ont été les jouets de leurs compagnes légales ou illégales. Tous les rois, empereurs, présidents, sont passés sous les fourches caudines de l'amour sentimental ou physique de ces dames.

Tous, sauf un, le dernier des mohicons, le génie de la connerie, le pourfendeur des banquiers, le créateur des retraites égalitaires, du Kärcher à banlieues ou de l'identité nazi-onale, le messie (mais si) du réchauffement, le seul à avoir bonne opinion de lui-même, le mètre et ta long, notre saigneur et Roisident Sar Co.

Pour lui, le proverbe, c'est :

-"Ce que je veux, tout le monde le veut."

Et nous voilà encore embarqués, pauvres français, dans des histoires à vomir couché (c'est moins pratique mais plus facile que dormir debout et puis avec lui, pas question de dormir, il vaut mieux veiller).

Qui a dit "caprice est fini" ? Non, avec lui c'est "plus loin, toujours plus loin". Le caprice est, chez lui, comme la trahison, une seconde nature, presque un art de vivre, un art d'agir, l'art d'imposer sa volonté à défaut de ses compétences.

Il a décidé, unilatéralement, que l'Elysée devait faire réaliser des enquêtes d'opinion à foison sur tout et rien, sur une simple lubie due à un rêve nocturne du roi. Il a choisi de partager ces sondages avec la presse imprimée sur papier hygiénique qui lui sert de faire valoir et de les facturer au peuple de France. Mais voilà, des députés un peu scrupuleux ont demandé des comptes car il est bien normal que l'on sache ce qu'il advient de notre argent. Eh bien NON ! Les descentes de lit, carpettes et autres tapis ont décidé de se dérouler devant lui, par peur, par fourberie ou par incompétence et ont déclaré la demande légitime du peuple inconstitutionnelle au motif, cramponnez-vous, que le chef de l'Etat n'a de comptes à rendre qu'à la Nation et pas aux députés. Ah le vice ! Les députés, ce n'est certainement pas la Nation aux yeux des cancrelats de l'UMP, mais alors, qu'il vienne à la télé nous parler des comptes du château depuis son bureau pour éviter les frais de déplacement et les huées du français moyen. Qu'il nous la donne l'explication des fortunes dilapidées pour savoir si les français le trouvent assez grand ou moins con qu'il en a l'air.

N'y comptez pas, il tranche, brise, décide et la seule opinion qui l'importe est la sienne. En se rasant, il pose la question à son miroir "est-ce que j'ai toujours raison" et son miroir de répondre "oh oui !" Par peur de se faire casser.

Et la toute dernière, celle qui force l'admiration du motodidacte et de Fion, l'affaire de la rémunération du nouveau patron d'EDF, elle n'est pas à croquer ?

Le sieur Proglio, transfuge de Véolia, issu des milieux autorisés de PACA, dont le frère jumeau est patron de Morgan Stanley France, a été imposé par Sa Majesté Sark Ubu. Au passage, on peut noter que MSF (pas Médecins Sans Frontières, Morgan Stanley France) possède 38,2 % de Numéricable avec Carlyle (le fonds d'investissement du demi frère Sarko).

Pour Fion, l'Etat est allé chercher Proglio qui ne demandait rien, il est normal que son salaire soit augmenté de 45% par rapport à son prédécesseur. Le pauvre, lui qui va être obligé d'encaisser en plus la paye de PDG de Véolia, c'est scandaleux de reprocher toute cette gabegie à cet homme alors que le nombre de chômeurs a encore augmenté de 52400 nantis qui vont être payés par l'Etat à ne rien faire.

Eh oui !  Parce que le Dieu de l'UMP a décidé qu'il n'y avait pas mélange des genres à être à la fois payé par le public et le privé surtout quand on sait que le but avoué de Véolia est de prendre des participations chez Areva dont EDF est actionnaire. S'il le dit, c'est que ce doit être vrai puisque c'est lui qui dicte la vérité.

Bon, que le motodidacte soutienne son voisin de ville, on peut le comprendre, d'autant qu'il est toujours prompt à faire du lèche au roi, mais que Fion trouve normales les exigences d'un gus qui peut être remplacé par des dizaines de personnes à un moment ou toute la France souffre, c'est vraiment d'un niveau inférieur au tout à l'égout.

Pendant ce temps, le micro président est au Brésil (alors qu'il a des brésiliennes au bois de Boulogne) pour sauver le monde du tsunami dû au réchauffement et communique par téléphone les noms des candidats à adouber pour les régionales françaises. Il est partout où le danger guette, partout ou il y a de la merde à touiller, et il touille.

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 17:59

Une fois n'est pas coutume, je ne vais pas tirer sur le pianiste, il est tellement insignifiant que je risquerais de le rater, je vais tirer sur l'ambulance tout en essayant d'épargner les blessés qui sont à l'intérieur.

Dans notre pays, le sport national consiste à donner des leçons en tout genre. Nous sommes politiquement entourés de "il faut" et "y a qu'à", parfois même de "je veux" ce qui est d'autant plus farfelu.

J'ai donc voulu faire ressortir ce travers qui touche le PS tout autant que la cacophonie des ego qui pollue une image déjà difficile à décrypter.

Voici donc la lettre que j'adresse à la camarade Martine Aubry pour lui rappeler que les citoyens de base sont là et ont des idées, voire des convictions dont elle devrait imposer les grandes lignes au parti dont elle est première secrétaire en titre.

 

Madame Aubry, chère camarade,

 

Je ne suis qu'un élément du peuple de gauche, ce peuple que attend des dirigeants de partis comme le votre, à la fois une réponse à ses préoccupations essentielles et une exemplarité qui semblent vous faire défaut.

Je me permets cette intervention car je ne suis encarté dans aucune formation, ce qui me permet de rester un électron libre, libre de mes choix, libre de mes critiques et surtout libre de ma voix lors des scrutins locaux et nationaux. Je dois même vous avouer que ma voix ne peut aller au PS que dans le cadre de la discipline républicaine, en tout cas pour l'instant, ceci pour vous persuader qu'aucun "courant" ne guide ma pensée.

Que, comme toujours, le PS, mosaïque d'idées, soit un trait d'union balançant entre gauche et centre, n'est en soi que le reflet d'un débat normal d'idées entre courants qui forment un parti démocratique et il n'est rien là que de normal. Par contre, que quelques égocentriques, pour mieux imposer leurs vues et par besoin d'exister, se sentent obligés de détruire les idées de leurs camarades, me parait intolérable et indigne d'une famille, si tant est que l'on puisse encore appeler ainsi le PS.

Il vous appartient, me semble-t-il, de mettre de l'ordre dans tout ce remue-ménage quitte à exclure les fauteurs de trouble, cela vous rendra plus "lisibles" et surtout plus crédibles.

Pour mieux illustrer le problème de crédibilité, je prendrai le dernier exemple en date des dissonances qui arrivent aux oreilles des citoyens.

Tous les caciques du parti se sont retrouvés autour d'une critique du chef de l'état lorsque celui-ci a fait fi de la présomption d'innocence déclarant coupables par avance Dominique Colonna ou Dominique de Villepin. (C'est peut-être le prénom qui le hérisse tant). J'ai approuvé sans réserve cette prise de position citoyenne et conforme au regard de la loi sur la présomption d'innocence.

Seulement, voilà que le PS se met en action pour jouer les jésuites et se ridiculiser aux yeux de la majorité présidentielle  qui va très vite se gausser du "faites ce que je dis et pas ce que je fais". Et cette majorité aura raison car votre action est de nature à soulever la critique et brouiller un peu plus l'image du PS.

Ce que vous reprochez vertement au président, vous le faites au sein même du parti en refusant à Julien Dray, conseiller régional sortant, de figurer sur la liste de l'Essonne à moins que le tribunal ne le déclare innocent de ses accusations avant la fin de l'année. Vous seriez plus crédibles de le mettre à la place qui lui revient quitte à l'en sortir s'il était déclaré coupable. L'application du principe que vous réclamez pour les autres, il faudrait commencer par se l'appliquer à soi-même, il y va de la crédibilité de votre parti.

Pour Colonna et Villepin, ce sont des accusations scandaleuses et pour  Dray, c'est pendez-le haut et court.

Ce n'est pas ainsi que vous attirerez des sympathies autour du PS, ce n'est pas ainsi que les citoyens vont se précipiter pour vous apporter leurs voix, ce n'est pas ainsi que l'on prépare l'avenir. Ne me parlez pas de débat d'idées qui avancent dans l'établissement d'un programme car il n'est nul besoin d'être grand clerc pour se rendre compte qu'en fait de débat, chacun veut imposer ses idées aux autres. Ce n'est pas ainsi que vous construirez les bases d'une entente avec d'autres partenaires et ce n'est pas ainsi que vous préparerez une alternance que pourtant tout un peuple opprimé attend de vous.

Ressaisissez-vous, chère camarade, n'ayez pas peur de couper les branches malades ou mortes de l'arbre socialiste, il ne pourra que mieux donner des fruits par la suite, mais faites vite, le temps presse, les citoyens attendent impatiemment.

Finalement, lorsque j'y repense, les quadras et les quinquas sont peut-être pires que les "éléphants" tant critiqués, à part les quelques vieux, dont je tairai le nom par pure compassion, qui font le grand écart entre PS et UMP et que vous auriez dû mettre à la porte depuis pas mal de temps pour clarifier votre et leur situation ambiguës.

Je vous remercie d'avoir pris le temps de me lire et vous prie d'accepter mes salutations républicaines.

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 20:12

Aujourd'hui, il faut à tout prix faire la pub du nano président sur tous les médias. Il revient dans les banlieues pour expliquer que le nouveau thème (qui a dit ancien ?) pour les prochaines élections est la sécurité. Ah, ils l'ont vue la sécurité les banlieusards où il est passé !

On a bouclé les quartiers à grand renfort de forces de l'ordre et on a choisi quelques "bons" citoyens parqués derrière des barrières de sécurité pour faire la claque, comme d'habitude pour plaire à razmoket. J'ai allumé ma télé juste au moment où un plan très serré du cadreur montrait le guignol qui touchait la pogne à un invisible en lançant :

-" Détend-toi, je suis là !" … superman va !!!!

Avec lui, pas de soucis, tout va changer, comme d'habitude, dans les mots car sur le terrain, à part emmerder le mec et la nana en couple illégitime qui risquent de se faire gauler par les caméras mouchardes qu'il va faire installer, il fait rire les vrais truands, ceux qui ne connaissent que les rapports de violence.

Je ne vous parlerai donc pas de l'hurluberlu à talonnettes et de ses envolées lyriques applaudies par ses amis, mais ce qui se passe de plus important pendant qu'il nous amuse de ses fadaises.

Le coût de la santé pour les ménages a augmenté de 40 à 50% entre 2001 et 2009. Juste pendant que l'Etat UMP se prélasse langoureusement dans les ors de la république aux frais du contribuable : bizarre, vous avez dit bizarre.

Voilà un sujet qui mérite qu'on s'y penche, seulement, il n'est pas électoraliste et risque de fâcher les amis du CAC 40 de notre saigneur.

Je ne vous rappellerai pas toutes les mesures prises pendant ces 8 années pour sauver la SECU, mais je prendrai quelques exemples pour illustrer mon propos.

Augmentation du forfait hospitalier, allongement démesuré des listes de déremboursements, franchises médicales, franchises sur les boites de médicaments, report de remboursements sur les mutuelles forcées mécaniquement d'augmenter leurs tarifs … etc … voici quelques cas d'espèce qui viennent grever le budget santé des familles. Vous noterez qu'il s'agit d'une part de l'assurance maladie, d'autre part de mesures qui touchent les plus fragiles.

D'un autre côté, l'Etat exonère les entreprise pour des causes apparemment louables, comme la compétitivité liée à la baisse des coûts, mais ne compense pas ou le fait partiellement la perte de recette de la SECU. Mieux encore, il se sert de l'argent de l'assurance maladie pour financer des mesures comme le financement de la taxe de transport pour les titulaires de la fonction publique. En d'autres termes, la Sécurité Sociale paye pour l'Etat, et pas qu'un peu, autour de 7 milliards d'euros.

Je suis allé fouiner dans les comptes de l'aco SS, banque de la SECU, pour me rassurer sur l'utilité de faire des économies sur le dos des assurés et là, je suis tombé en arrêt devant la preuve d'un gros mensonge d'Etat relayé non moins honteusement par les medias et les politiques de tous bords.

D'abord, la branche maladie ne représente que 42,6% (156,3 Milliards) des dépenses de la Sécurité Sociale, par contre, les encaissements de cotisations correspondantes s'élève à 50,5% (181,7 Milliards). Donc, l'assurance maladie est BENEFICIAIRE juste un peu, de 25,4 Milliards.

Quand on sait que les dépenses de l'assurance maladie ont augmenté de 41,8% entre 2001 et 2009, on comprend mal, c'est le moins qu'on puisse dire, que les assurés aient eu à régler 40 à 50% de plus. La différence serait alors de 80 à 90% entre ces deux dates ?

Oh ! La pharmacienne, tu ne te payerais pas notre tête par hasard ? Et vous les sinistres de la finance et du budget, vous ne pousseriez pas le bouchon un peu loin ? Et vous, les élus syndicalistes, vous est-il arrivé de faire des opérations du genre addition ou règles de trois ?

Je commence à me dire que je suis nul en math, incrédule en politique ou en manque de confiance envers les élus syndicaux. Et puis non, j'ai toujours été un cador en math, donc c'est le reste qui me titille le cervelet.

Finalement, je crois que je vais penser à autre chose car cette vision apocalyptique de la Sécu me déprime. Allez, je vais me faire filmer par les caméras de sécurité que le bon docteur Sarko (et mister âne) va installer devant ma porte.

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 23:02

Ah, nous étions jeunes! Nous écoutions la radio car la télé était encore en recherche d'identité et la loi Evin n'avait pas encore sévi dans les cantines, sur les ondes ou les affiches publicitaires. Les émissions de Paris Inter sur la TSF nous envoyaient de la pub avant les infos, aux heures de plus grande écoute et les informations (appelées nouvelles) étaient sponsorisées par Dubonnet ou Bergé. Une pub résonne encore aujourd'hui dans ma tête :

-"Midi, sept heures, l'heure du Bergé".

Aujourd'hui, la pub "alcoolisée" est interdite mais le Bergé amène toujours son lot de "pastis".

Seulement, le Bergé en question n'a plus rien à voir avec l'anis (non, je ne ferai pas la vilaine allusion à la lettre près), il n'a aucun rapport avec l'alcool, par contre, il prend la parole à contre temps pour soulever une grosse polémique sur le Téléthon.

Président du Sidaction, monsieur Bergé reproche au Téléthon de "parasiter la générosité des français" en ce sens qu'il apporte d'énormes sommes à une seule organisation alors que d'autres pourraient en prendre une partie.

L'affaire fait réagir à gauche où Manuel Valls dénonce une "concurrence ignoble entre les grandes causes", ce qui a le don de me mettre en colère et à droite Mon saigneur l'inutile qui se gausse des liens de proximité entre Ségolène Royal et Pierre Bergé, ce qui a le don de me faire réagir.

Pourquoi réagir ?

Parce que ce qui est le plus ignoble en l'occurrence, c'est l'argent.

Je ne prendrai jamais position pour une cause aussi noble soit-elle au détriment ou en faveur d'une autre. En l'espèce, qu'il s'agisse de myopathie, de SIDA, de leuco dystrophie ou de leucémie, toutes les associations méritent le respect de la population, mais je ne peux pas laisser passer une dénonciation de Manuel Valls et encore moins une quelconque prise de position du chien de garde de la présidence.

Comment, pour l'un, ne pas dénoncer et pour l'autre oser réagir à ce combat entre causes qui ne devraient pas exister. Je dis bien que ces causes ne devraient pas exister car elles sont approvisionnées par ce que j'appelle l'impôt du cœur ou de la générosité.

Comment admettre au vingt et unième siècle, alors que l'Etat, à l'exemple de son chef, jette l'argent par les fenêtres, que le recherche autre que militaire soit financée par des dons de la population déjà oppressée par les impôts et taxes de toutes natures ?

Oui ! Ces associations ne devraient exister que pour apporter aide morale et réconfort aux patients, mais en aucun cas pour financer la recherche en substitution à l'Etat qui compte sur cette manne pour se désengager.

Comment un Valls n'a-t-il pas honte de ne pas dénoncer cet abus légal et comment Lefebvre peut-il s'appuyer sur une cause que son "saint patron" devrait prendre en charge pour polémiquer sur son apposition ?

Des enfants cassent leur tirelire, des parents se privent, des personnes âgées sautent un ou plusieurs repas pour apporter leurs oboles à ces causes pendant que nos ministres députés et autres sénateurs regardent les émissions qui leur sont consacrées en mangeant caviar et langouste. Cela ne vous paraît pas ignoble monsieur Valls ? Cela ne vous coupe pas l'envie de polémiquer Mon saigneur l'inutile ?

Heureusement qu'elles existent ces associations, comme d'autres, des restos du cœur aux banques alimentaires en passant par les secours populaire et catholique, car si on comptait sur vous dont l'ego est plus important que tout au monde, le citoyen de base pourrait crever, l'argent de l'Etat, votre argent, notre argent ne ferait rien pour le sauver. Pire que tout, on ne nous parle jamais des sommes que vous investissez dans la recherche militaire pour fabriquer la mort avec nos deniers pendant que vous vous gargarisez de la solidarité des français pour financer la recherche pour la vie.

Il y a quelque chose d'indécent à prendre la parole sur ces sujets quand on est une personnalité politique, autrement que pour regretter que l'état ne fasse pas son devoir, celui de sauver des vies en finançant la recherche sous toutes ses formes. Et on trouve encore des abrutis de droite reprocher aux collectivités de financer les associations, ce qui oblige à des dépenses inconsidérées débouchant sur l'augmentation des impôts locaux.

On n'est pas à une contradiction près au sommet de l'Etat, c'est même un lieu de con … centration.

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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 19:18

Video killed the radio star chantaient The Buggles (n'est-ce pas Pipolin ?).

Et pourtant, cette semaine, la vidéo n'a rien tué, ce qui, dans un certain sens, est heureux, sans quoi, il y aurait eu des morts, et pas de moindres. Le pire, c'est que la radio est là pour en rajouter, faisant voir qu'elle non plus n'est pas "tuée".

Mercredi, s'il y avait eu l'arbitrage vidéo … peut être que les français auraient gagné aux tirs aux buts … eh oui ! On oublie que si le but bidon marqué grâce à la menotte de Thierry Henry avait été refusé, on s'acheminait droit vers les tirs au but et rien ne dit que les tricolores auraient perdu.

Bon, c'est déjà de l'histoire ancienne et tournons-nous vers l'avenir qui devrait nous rigoler, ou plutôt rigoler de nous en Afrique du Sud.

Jeudi, pas besoin de vidéo, là on est devant un cas net et précis de connerie. Même sans les images, on sait que toute déclaration dans la bouche de Mon saigneur l'inutile (dit le pitbull) est forcément une connerie. Il sait tout, a tout vu, tout fait, connaît tout, parle de tout, sur tout, comme tout … bon à rien. Il a écrit, lui le spécialiste es rien, à Platini pour revendiquer la vidéo sur les terrains de foot ce qui permettra de mieux respecter les arbitres le dimanche (jour où presque aucun match pro ne se joue), ce qui sous entend que les autres jours de la semaine, les arbitres sont vénérés. Avec la vidéo, le tordu de l'UMP prenait illico un carton rouge des plus foncés. Au passage, pour faire respecter les arbitres, il suffirait qu'ils soient plus stricts et bien suivis par la FFF. 1carton jaune = 3 matches de suspension par exemple et la tricherie et la violence diminueraient … enfin c'est ça les manchots … (Faudrait Faire Face!)

Samedi, la vidéo a été utilisée dans le match de rugby France Samoa. Une démonstration de haute voltige nous a été faite à cette occasion par l'arbitre anglais préposé aux images qui a accordé un essai aux français alors que le ballon était invisible et un aux samoans alors que le ballon est aplati avant la ligne, poussé puis aplati une nouvelle fois sur la ligne alors que le joueur était tenu à terre. Pour les non initiés, dès qu'un joueur porteur du ballon est plaqué et tenu à terre, il doit lâcher immédiatement ce ballon.

Alors, la vidéo ? Pas la panacée lorsqu'elle est mise entre les mains d'un "j'en foutre", ou celle d'un tordu sous influence.

Samedi encore, le match entre les sénateurs aurait mérité la présence de la vidéo tant il s'annonçait serré. Raffachose de mes deux reins devait entraîner derrière lui un courant contestataire que était sensé porter un coup d'arrêt fatal au projet de suppression de la Taxe Professionnelle.

Le suce pinces était un sou tenable.

Raffy, avec ses habits de Thierry la fronde, associé de circonstances à l'opposition, devait stopper net la refonte des collectivités, on allait voir ce qu'on allait voir. La taxe professionnelle supprimée, oui, mais après que l'on ait su comment elle était remplacée. Sonnez hautbois, résonnez musettes, envoyez 15 caméras et zoomez sur le président du Sénat qui doit arbitrer le pugilat qui s'annonce.

Chacun vote, l'atmosphère est devenue étouffante, les 15 caméras tournent à la fois, le réalisateur a du mal à trier les séquences, des fronts des gâteux du sénat perle une transpiration qui inonde leurs visages, ça y est, le président refait le compte et il annonce …

Vous l'aviez compris, c'est une fiction, car Raffy et ses boys sont passés par la case Sarko dans le courant de la semaine ils ont pas touché 20 000 mais ils ont été cons, vaincus, ou les deux à la fois que l'inverse de leurs désirs aurait moins de chance de mettre leur future réélection en péril. Le résultat est donc à la hauteur de la non surprise à laquelle le plus abruti des citoyens pouvait s'attendre :

Pour la taxe professionnelle : 178, contre : 159.

Faites passer le garde champêtre et son tambour dans les villages pour annoncer la bonne nouvelle :

-"Avis à la population ! A partir de janvier 2010, vos impôts locaux vont augmenter, mais, rassurez-vous, les professionnels dont le chiffre d'affaire est égal ou supérieur à 500 000 euros payeront 250 euros de taxe! Cons se le disent."

Eh, les amis, rendez-vous compte, avec ce calcul d'impôts, un smicard devrait payer 6,60 euros par an. Un scandale, quand on sait qu'il y a de moins en moins de smicards et de plus en plus de chômeurs.

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