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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 10:45

sans-abris-nantesComment vous sentiriez-vous ?

Si vous assistiez à la scène réelle que je vais vous relater et qui, par le plus grand des hasard se déroule juste avant Noël, j'aimerais savoir quelle réactions vous auriez.

Les enfants, quelquefois ont des leçons à nous donner. Oui, n'en déplaise à ceux qui pensent que l'enfant n'a de libre arbitre que celui que lui donne ses parents et de volonté que celle qui lui est donnée par le dernier qui parle près de lui.

Le 24 décembre dans l'après midi, une maman et son fils de 10 ans vont au supermarché de leur ville faire les dernières courses avant la venue du père Noël. Devant une des entrées, un SDF "fait la manche"avec amabilité et l'enfant demande à sa mère des explications sur cet homme étrange pour lui.

Sa maman, très concernée par le problème des sans abris, lui explique que, contrairement à leur famille ou leurs voisins, tout le monde n'a pas un toit et suffisamment d'argent pour se nourrir. Elle lui raconte la vie dans la rue de toutes ces personnes abandonnées par la Nation et ses représentants, obligées pour certaines de chercher la nourriture dans les poubelles, de coucher dans des coins de portes cochères, sous les ponts, sur les berges de rivières ou les trottoirs. Lui parle de ces êtres dédaignés de tout un pan de la population parce que misérablement vêtus et parfois sales pour ne pas pouvoir se doucher ou changer et laver les vêtements, ces personnes que des associations tentent de prendre en charge surtout en période de froid pour que l'Etat ne soit pas accusé de laisser mourir le peuple dans la rue pendant les nuits glaciales.

Devant l'incrédulité apparente de son enfant, la maman l'entraîne dans le supermarché et achète les quelques produits qu'elle est venue chercher.

A la sortie du magasin, l'enfant, se souvenant que sa grand-mère lui a donné, le matin même, la pièce de 50 cents qu'il a dans la poche, lâche la main maternelle et va déposer cette pièce dans la sébile posée aux pieds du SDF qui, interloqué, regarde s'éloigner l'enfant en laissant couler une larme sur sa joue.

La maman, elle, a chaussé ses lunettes de soleil pour cacher son émotion au petit qui, sans un mot, sans un geste, a repris sa main comme s'il ne l'avait jamais lâchée.

 

Je vous le répète, cette histoire est authentique, jamais la maman n'a demandé à son enfant de donner une pièce au SDF, jamais elle ne lui a suggéré de lui venir en aide, c'est seulement l'enfant lui-même qui a pris l'initiative.

Malgré son âge, il a perçu le désarroi, vu le dénuement et compris l'incurie de l'Etat.

 

Voilà, mesdames et messieurs les députés, mesdames et messieurs les sénateurs, mesdames et messieurs les ministres, monsieur le président, voilà comment un enfant de 10 ans vous donne une leçon de ce fameux civisme que vous voulez réintroduire dans les écoles et que vous êtes incapables d'appliquer vous-même ou, mieux encore, que vous refusez d'appliquer car ceux de la rue ne sont pas des électeurs et ne présentent donc aucun intérêt à vos yeux. Je vous renvoie à le déclaration que votre auto satisfait, auto félicité, autoritaire, autocrate et auto dérisoire a faite le 8 décembre 2006 et qu'il n'a pas tenue comme toutes celles qui allaient à l'encontre de ses amis les riches et les nobles d'ailleurs.

A l'exception de ceux dont j'ai publié les réponses à ma lettre ouverte dans mes articles précédents, vous ne valez pas mieux que lui et ses promesses de prestidigitateur raté et vous avez tout à apprendre d'un enfant de 10 ans qui est plus grand dans sa tête que votre idole dans ses talonnettes.

Je me suis certainement répété par moment, mais  j'ai appris de mon maître d'école lorsque j'étais au CM1 qu'il fallait répéter les choses sans cesse pour les faire rentrer dans la tête des ânes : Une méthode coué en quelques sortes.

Il paraît que votre idole nous a demandé, à l'occasion de son "constat positif" de nouvel an, de cesser les injures et les déchirements  … qu'il commence par balayer devant sa porte avant d'aller passer le plumeau sur les étagères des autres. Qu'il demande à son député maire de Six Fours Mr Jean- Sébastien Vialatte de répondre le 25 décembre à une interrogation des MOPOPOPO autre chose que : "casse-toi pauvre"… (Serait-ce du mimétisme ?)

 

Qui a commencé les injures ? Qui engage les diverses corporations à s'entre déchirer ?

Vous avez la réponse ?… Moi aussi.
sans abri
MERCI AUX ANONYMES POUR LES PHOTOS

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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 18:27

laloicestlaloiDéfinition de l'intégrisme : Attitude et disposition d'esprit de certains croyants qui, au nom d'un respect intransigeant de la tradition, se refusent à toute évolution. (CF Petit Larousse)

 

Bien sûr, vous me direz que cette définition s'applique à la religion, mais si vous admettez que la politique est une sorte de religion surtout à l'UMP qui est chapeautée par un dieu, je vais vous faire une démonstration d'intégrisme et faire ressortir le prédicateur intégriste du ramassis droitier.

La taxe carbone n'existe plus, recalée qu'elle a été par le Conseil Constitutionnel. Celle qu'on appelait avec une grande humilité "Contribution Climat Energie" a été défenestrée in extremis par les sages de la République. Le motif est plus que convenable puisqu'ils ont calculé que ceux qui n'auraient pas à la payer représentaient la bagatelle de 93% des émetteurs de CO2. Pris sous un autre point de vue, la plus grande partie des français, environ 90% qui émettent 7% du CO2 rejeté dans notre pays, allaient payer 100% de la taxe.

Comme d'habitude, mais je l'avais dénoncé en son temps, le plus grand nombre, dont évidemment les plus "petits" d'entre nous allaient encore payer pour les riches. La mémé du coin, avec son chauffage au fuel, allait débourser une taxe que les pétroliers avec leurs raffineries et leurs rejets record ne débourseraient pas.

La gauche a déposé un recours qui a abouti d'autant plus étonnamment que lorsque la loi a été votée, le Conseil d'Etat l'avait jugée légitime (vous pouvez toujours chercher des prolétaires au Conseil d'Etat).

Alors quoi ? Arriverions-nous à un tournant enfin démocratique dans notre pays ?

Pas du tout ! La démocratie n'est pas pour demain, et là, le Conseil Constitutionnel nous fait une démonstration éclatante puisqu'il juge bon de donner son aval à la suppression de la taxe professionnelle et à la fiscalisation des indemnités pour accident du travail. Dans le premier cas, c'est encore le "français moyen" qui va devoir pallier le manque de recettes et dans le second, les accidentés du travail subiront la double peine : handicap plus impôt, les lois de la nature en quelques sortes, le plus faible crève.

Revenons-en à la taxe carbone. Ce revers pour la majorité fait éclater encore une fois le véritable esprit fascisant qui souffle sur le groupement ignoble qui nous sert de majorité.

Le plis est pris, si une loi décidée par le dieu de l'Elysée est repoussée de quelque manière que ce soit, on la remet sur le tapis jusqu'à ce que sa sainte volonté soit faite … et ça dure depuis 2007 … et tous les prétextes sont bons depuis l'erreur de bouton jusqu'au contournement de l'avis des sages. Je vais me mouiller, une fois de plus, et vous dire qu'Hitler ne faisait pas autre chose. Il dictait ses lois que le pseudo parlement devait adopter coûte que coûte. La seule différence, c'est qu'il n'y a pas encore le bannissement des opposants chez nous, tout juste le mépris des vrais et la dérision des faux, mais ne désespérons pas, encore quelques mois et les choses vont empirer. Dans le cas présent, on va redéposer le même texte modifié dès le 20 janvier, et il faudra que ça passe à tout prix, le roi l'a dicté. Rassurez-vous, braves riches, on remplacera quelques "il faut" par des "éventuellement" ou bien des "sont dispensés" par des "peuvent prétendre à la dispense" et les vieux sages diront banco.

Comme pour certifier ce que je dis, nous avons l'ignoble du cru, celui qui se permet de dire plus de conneries que de mots qu'il prononce, le gras de la tronche, le chien d'impure race. Je l'ai entendu ce matin raconter que le Conseil Constitutionnel était un organisme de vieux conservateurs qui empêchaient le développement du progrès et que le parti socialiste qui avait introduit le recours était rétrograde. Il nous fait le coup de la faute aux autres quand il est sans argument, c'est archi connu.

Il en veut certainement au PS d'être bien placé pour mettre une fessée à ses amis de l'UMP dans toutes les Régions aux prochaines élections et le conseil constitutionnel qui avait, en son temps, approuvé la fameuse loi qui a permis de le virer de l'hémicycle lorsque Santini a repris ses billes, lui parait composé de vieux cons, lui le jeune. Il peut parler, il a mis les pieds en tout et pour tout trois fois à l'Assemblée Nationale du temps où il tenait le rôle de suppléant. Comme au rugby, il est entré sur saignement du titulaire et repart se doucher quand ce dernier regagne sa place.

Vous avez tous reconnu monseigneur la fève (on approche de la fête des rois), et j'en viens à mon propos de début. Sa tradition à lui, c'est d'appliquer à la lettre les désirs et caprices de son saigneur et mètre et il refuse toute espèce d'évolution. Il a l'attitude et les dispositions d'esprit de ceux qui croient détenir la vérité de leur dieu. A partir de ce constat, on peut parler d'intégrisme le concernant.

Comme tous les intégristes, il essaie de faire de prosélytisme en  dénigrant tout ce qui n'est pas sa religion, alliant ainsi l'intégrisme à l'obscurantisme.

Alors, mon cher évêque du sarkozysme, êtes-vous prêt à faire un attentat suicide pour que triomphe la cause de votre Dieu, pour que les riches le soient toujours plus et que les pauvres deviennent des vilains ou des serfs ?

En tout état de cause, vous mettez beaucoup plus de forces et développez beaucoup plus d'énergie à défendre l'indéfendable taxe carbone chère au cœur de votre satané patron que vous n'en déployez pour faire respecter sa promesse du 8 décembre 2006 concernant les sans abri.

C'est drôle cette mémoire sélective, ça s'apparente à de la condescendance envers votre chef, mais on n'en attend jamais plus de vous.

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26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 22:31

Il en est des coïncidences comme des orages, ça arrive toujours quand on s'y attend.

Dans mon article du 22 intitulé "3 sur 932", je fustigeais les élus qui n'avaient pas daigné répondre à mon courrier sur les mal logés, j'en profitais d'ailleurs pour donner des noms, sachant que les débats de l'Assemblée Nationale et du Sénat font l'objet de comptes rendus consultables par le peuple.

Eh bien, coïncidence ou pas, le lendemain 23 décembre, j'ai reçu deux réponses supplémentaires de nos chers dépités, dont une émanes du président du groupe socialiste, Jean Marc Ayrault et l'autre du député maire de Dijon : François Rebsamen.

Vieux motard que j'aimais (non, mieux vaut tard que jamais), voici donc le réveil de deux de nos élus socialistes dont l'apport d'eau à notre moulin est à peu près aussi important que la fuite d'un robinet fermé, mais, il y a de l'eau. Pour consulter leurs réponses, il vous suffit de cliquer sur leur nom respectif et hop ! De la lecture "députéenne".

Nous avons, tout de même une députée d'origine grecque, Marietta Caramanli, qui ne m'a pas adressé de réponse, mais qui a écrit aux MOPOPOPO (basés en Grèce), lesquels m'ont fait parvenir la réponse à leur courrier que je vous transmets ici.

C'est Byzance, trois élus (mais toujours pas d'UMP ni de centristes) de plus à mettre à l'actif de ceux qui "font quelque chose", je dirai, peu de choses, mais qui ont le mérite de lever un petit doigt quand d'autres dorment d'un sommeil profond mais pas du sommeil du juste.

 

La rencontre.

 

Il était là, couché, son chien collé à lui

Il se pelotonnait pour affronter la nuit

Recouvert des haillons d'un duvet sans couleur

Nous regardant passer de ses yeux sans lueur

 

Peut-être avait-il froid, peut-être avait-il faim,

Peut-être attendait-il un bien meilleur demain.

Quand on s'est arrêtés son regard a changé,

On a eu l'impression qu'on l'avait dérangé

 

Le chien m'a regardé sans faire un mouvement

Habitué qu'il est à vivre librement.

Mon sandwich à la main, quand je me suis penché,

Son maître m'a souri et lui s'est pourléché.

 

J'ai tendu une boîte d'un aliment pour chien

Là, l'homme s'est assis, il m'a dit "ça c'est bien"

Puis m'a remercié d'un accent guttural

Et a ouvert la boite devant son animal.

 

Comme deux affamés, chacun sur sa pitance

S'est jeté goulûment comme on saisit la chance

Les yeux écarquillés, n'ayant soudain plus froid,

L'un remuait la queue, l'autre agitait les bras.

 

Nous avons engagé une conversation,

L'homme nous étonna par son érudition,

Il avait succombé aux malheurs de la vie

Il était dans la rue, mais sans aucune envie.

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 22:59

Il fallait s'y attendre, les choses commencent à bouger, mais pas nécessairement dans le bon sens.

Les forces de l'ordre ont invité les porte-parole des enfants de Don Quichotte à utiliser le courrier pour envoyer la liste des logements libres pouvant être réquisitionnés au petit chef. Le Dieu de l'UMP ne refuse pas le dialogue, puisqu'il a reçu le patron du SAMU social qui lui a expliqué que toutes les demandes de logement des sans abris ont été satisfaites. Ben voyons ! Lorsque vous rencontrez un "va-nu-pieds" accompagné de son chien, portant un ou deux sacs en plastique bourrés de toute sa fortune, chaussé de tongs et vêtu de plusieurs "peaux" comme les oignons, c'est parce qu'il a refusé un abri offert pour l'année par le SAMU social.

Eh oui, on a eu droit, en supplément, à un super reportage nous expliquant que les gens qui étaient dans la rue étaient des réfractaires aux aides des associations, du SAMU et même de l'Etat. On a pu se délecter de l'interview d'un SDF qui nous expliquait, à visage flouté, qu'il n'était pas comme tout le monde et qu'il ne voulait pas d'un abri proposé par les autorités. Il était bien dans sa tente au milieu de la forêt, chauffé au bois et par le contact de son chat, et l'Etat le sait bien qu'ils sont comme ça et les laissent vivre ainsi. On a failli applaudir à la fin, mais personne ne nous aurait entendus puisque nous étions seuls chez nous avec nos chats que l'on réchauffe et notre clim réversible … l'Etat le sait bien que nous ne voulons pas passer l'hiver sous la tente …

Au fond, je suis bien content d'avoir transmis ma lettre à France 2, ça leur aura permis de nous expliquer que j'avais tort et que, comme me le disait un tordu dans une réaction sur Rue89, je n'avais rien compris au problème des SDF qui est insoluble, mon action n'étant là que pour me faire valoir pour pas cher.

De plus en plus de monde bouge, mais, étrangement, il y a un silence assourdissant du côté des élus. Peut-être préparent-ils leurs fêtes de fin d'année et leurs principaux soucis se limitent à la fraîcheur des huîtres et la qualité du foie gras.

Si je fais le compte de mes interventions, 577 députés, 343 sénateurs et 12 journaux et radios pour deux réponses et une parution sur rue89. Un superbe ratio de 3 sur 932, je vous laisse le soin de faire le calcul, mais en attendant, je vais continuer mes publications.

Vous allez trouver ici la liste des députés qui n'ont même pas jugé bon de participer au vote le 8 Décembre 2009. Curieusement, la plupart des ténors du PS sont restés chez eux … une coïncidence sans doute que cette concordance entre les donneurs de leçons et le vide qu'ils provoquent.

Je vous donne ici la liste de ceux qui ont voté pour l'adoption de ce projet.

Ainsi, sur ces deux jours, vous pourrez vous faire une idée exacte des personnes qui s'occupent des plus démunis et de celles qui privilégient les plus aisés. Je suis persuadé que vous avez déjà une petite idée, mais il me semble bon quelquefois de se rafraîchir la mémoire.

Pour ma part, je vous donne rendez-vous après Noël pour la suite des évènements.

En attendant, nous vous souhaitons à toutes et à tous de passer le meilleur Noël possible, en famille pour ceux qui le peuvent.

Merci encore pour votre soutien et vos encouragements.
Noel14

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 00:06

LA LETTRE AUX DEPUTES A ETE PUBLIEE SUR RUE 89 - VOIR ICI -
A ce jour, sur les 577 députés, je n'ai reçu que les deux réponses dont je vous ai fait part dans mon article intitulé "Premières réponses des députés".

Je me dois donc de remercier Mme Marie Hélène Amiable et Mr Jean Jacques Candelier qui sont ces deux élus, d'une part, pour avoir répondu, d'autre part et surtout pour avoir fait partie de la commission qui a déposé ce projet de loi "Mesures urgentes pour le logement". Certes, il n'y avait pas de quoi éradiquer la misère, mais c'était un pas important vers sa diminution. Hélas, la majorité des députés, ou mieux encore les députés de la majorité en ont décidé autrement. Ils préfèrent voter aveuglément des lois qui favorisent les riches et les nantis ou celles qui restreignent les libertés et les acquis sociaux. En agissant ainsi, ils contribuent grandement au développement de la misère et du dénuement, mais c'est vrai qu'ils s'arc-boutent pour conserver leurs avantages, leur aisance et démontrent chaque jour leur méconnaissance des choses de la rue, des soucis de la vie quotidienne des citoyens et de la paupérisation du peuple.

Sous le couvert d'une pseudo égalité dont ils font mention uniquement lorsque cela les arrange, ils dépouillent les classes moyennes pour en faire des pauvres de sorte que les pauvres se retrouvent à la rue. Pour arriver à leur fin, ils évoquent la crise, les déficits qu'ils ont d'ailleurs eux-mêmes contribué à creuser et la sacro-sainte égalité qui n'a de valeur à leurs yeux que lorsqu'elle consiste à tirer le peuple vers le bas. Ils ne nivellent jamais vers les sommets, mais plutôt vers les abymes.

On n'a jamais connu, dans notre pays, autant de travailleurs pauvres qui se retrouvent dans des squats ou même dans la rue alors qu'ils ont des revenus suffisants pour payer un loyer, mais pas assez pour avancer des cautions prohibitives. On n'a jamais connu autant de personnes éjectées du chômage parce qu'elles travaillent mais dont les contrats précaires ne permettent que de vivoter grâce à l'aide d'associations qui prennent le relais des carences d'un Etat incapable d'assumer sa fonction de préservation de ses enfants, mais qui trouve assez de finances pour festoyer avec des chefs d'Etat peu recommandables ou pour flatter l'ego de son président. On n'a jamais connu enfin autant de retraités obligés de fouiller dans les poubelles pour se nourrir.

Voilà où nous conduisent ces députés aux ordres qui votent comme un seul homme des lois dont ils ignorent jusqu'au premier mot de l'article un.

Je suis tellement révolté que ce soir, je vais vous donner ici la liste des députés qui ont voté le 8 décembre contre le projet de loi, fort probablement pour la seule raison qu'il avait été déposé par l'opposition. Ainsi, chacune et chacun d'entre vous pourra rechercher son représentant à l'Assemblée et se déterminer en fonction de ses convictions et des actions menées par son député. J'ajouterai également les noms des courageux qui n'ont pas osé prendre position et se sont abstenus.

Le travail de recherche étant fastidieux, je donnerai demain la liste de ceux qui n'ont pas pris part au vote, moyen, à mon sens, de montrer leur désintérêt pour le texte et au-delà, pour les choses de la Nation. J'ajouterai la liste de ceux qui ont approuvé ce texte. Ainsi, le panorama complet et réel de notre représentation nationale sera à votre disposition en espérant que vous vous souviendrez de ceci lors des prochaines élections.

Je ne vous parlerai même pas des sénateurs dont la réputation de lenteur n'est pas usurpée. Aucun n'a daigné se manifester après réception de mon courrier. Certains sont même injoignables, c'est dire l'intérêt que les français suscitent à leurs yeux.

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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 21:36

Ce soir, le temps nous manque, on a donc décidé d'alimenter le feu de la révolte par la rediffusion de l'article de départ de notre réaction sur ce blog. Voici donc le "Grand froid, niveau zéro bis".
Et merci à tous de vous encouragements.

archimede clochLes trente cinq milliards d'euros du grand emprunt iront à la recherche, les universités, le développement durable, l'industrie et les PME et le numérique.

Il ne manque rien à ce creusement abyssal du déficit, monsieur "je suis le meilleur", monsieur "je sais tout", monsieur "j'exige" ??????

Réfléchissez bien, vous n'oubliez rien dans ce gros paquet de fric ? Non, non, pas le financement de votre système de communication qui mobilise 50 personnes à plein temps et 7,5 millions d'euros que vous volez aux contribuables dont je suis pour régaler votre ego démesuré. Alors ? Vous avez trouvé ?

Souvenez-vous, vos promesses lors des évacuations de SDF et de leurs tentes sur les quais à Paris, mais c'est vrais que vous déployez autant de courage à affronter les promesses que personne ne vous a demandé de faire qu'à affronter sans une armée de CRS les grévistes des entreprises que vos amis ferment après que vous les ayez régalés de l'argent de l'Etat, notre argent.

Aujourd'hui, il y a plus de malheureux que vous ne pouvez  imaginer vous qui ne vous servez même pas des logements que l'Etat met à votre disposition.

Nous arrivons à la période où il est de coutume d'attendrir les français, la période des quêtes, des émissions pour recueillir des fonds, des appels à la population pour signaler les SDF au SAMU social. Même les personnalités politiques déplorent qu'avec les grands froids qui arrivent, des gens soient obligés de dormir dehors. Que font-ils tous ces bien disants ? Quelles mesures concrètes prennent-ils pour éviter ça ?

Alors que des centaines de logements sont libres en particulier dans le centre des grandes villes, que les lois existent pour leur réquisition, on s'efforce de ne montrer à la télé que des SDF qui disent préférer la rue aux foyers malgré le froid. Et pour cause, dans la rue, paradoxalement, ils sont plus en sécurité que dans l'entassement des foyers où ils risquent de perdre en une nuit le peu d'affaires qui font leur fortune. Et ces foyers, on les ouvre à certaines périodes de la journée et de l'année pour mieux mettre tout ce monde dehors lorsqu'on ne peut plus faire larmoyer le bon peuple devant son poste de télé.

Les "gens de la rue" sont comme vous et moi (pas vous mister Talonnettes) des hommes, des femmes, des enfants qui à quelques exceptions près, sont nés au chaud mais ont été cueillis un jour par ce que pudiquement on appelle un "accident de la vie": une galère familiale, une perte d'emploi, une séparation ou pire encore, un emploi précaire qui ne permet pas d'obtenir un logement. Tous ces gens, il est facile d'en parler à la télé, la radio ou dans l'hémicycle de l'assemblée, mais les actions, vous, les élus, vous attendez que les associations, comme de coutume, les prennent en charge. Quant au ministre de la solidarité, qui est aussi celui du travail, son obsession, c'est de déglinguer tout ce qui touche au travail, mais la solidarité, Monsieur Dard Cosse s'en fout royalement, il vous dira que c'est le rôle de la danseuse effrénée Nadine Mort à No que par ailleurs on entend plus souvent glorifier son idole à talonnettes que prendre position pour le logement des SDF.

Y en a assez, ras le bol, de ces représentants du peuple qui ne parlent de lui que lorsqu'ils sollicitent leurs voix, de ces ministres qui ne sont que des pantins destinés à faire valoir les caprices de star de leur petit chef bourré de tics, de ces déchets de la république qui font les paons parce qu'ils ont été élus par 20% de la population et qui croient tirer leur légitimité de cette poignée d'inconscients.

Les problèmes, les vrais, ils sont là, devant les portes de leurs cabinets (je devrais dire chiottes), mais ils sont tellement aveuglés par la peur de perdre le pouvoir terrestre relatif que leur chef a bien voulu leur accorder, qu'ils en oublient l'essentiel : l'être humain.

J'en viens à me poser des questions sur ces gens remplis de promesses et de bonnes intentions pré électorales qui ont tendance à souffrir d'amnésie une fois passées les élections. J'en viens à me demander si ce sont des êtres humains ou quelques croisements de monstres à forme humaine et à cerveaux liquides.

Et l'autre, le fanfaron, le tartarin de l'Elysée, qu'attend-il pour tenir au moins sa promesse, faite devant toutes ces mère célibataires avec leurs enfants dans les bras qui mendient dans les rues de Paris ou d'ailleurs et ces jeunes rejetés par des parents inconscients, tous ces gens qui souffrent de faim et de froid dans la rue qui viendront grossir de 1,5% le nombre annuel de décès en France. Il a été de ceux qui ont critiqué le manque de mesures lors de la canicule, mais il se garde bien de parler du nombre tout aussi élevé des victimes du froid lui si prompt à critiquer les autres mais si laxiste sur son autocritique.

Quelle honte, quelle image de la France aux yeux des touristes que ces pauvres gens serrés dans un coin de porte cochère pour tenter de s'abriter des rigueurs de l'hiver, bien sûr pas trop sur les champs Elysée car la misère ne doit pas être vue dans les quartiers riches et la police Sarkozyenne veille au grain.

Au lieu de prendre des mesures, des vraies, on cache les SDF dans des quartiers et des villages  où ils ne trouveront ni refuge, ni nourriture. Et pourtant, des casernes libérées par la suppression de régiments entiers pourraient être aménagées, mais l'Etat préfère les laisser se dégrader. Et qu'en est-il de la DALO cette fameuse loi sur le droit au logement opposable ? Des mots, mais dans les faits, les tribunaux soigneusement briffés et chapitrés par la chancellerie font traîner les jugements.

Pour terminer, je vous rappelle la phrase entière du discours de candidat Sarkozy le 18/12/2006 à Charleville :

-" Je veux, si je suis élu président de la république, que d'ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid. Parce que le droit à l'hébergement, je vais vous le dire, c'est une obligation humaine. Mes chers amis, comprenez-le bien : si on n'est plus choqués quand quelqu'un n'a pas de toit lorsqu'il fait froid et qu'il est obligé de dormir dehors, c'est tout l'équilibre de la société où vous voulez que vos enfants vivent en paix qui s'en trouvera remis en cause."

Il a été élu, mais il a préféré créer le paquet fiscal pour ses amis les riches. Encore une raison pour qu'il ne puisse pas être mon président.

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 22:01

Je ne dirai pas qui elle est car je ne la connais pas, et elle restera anonyme car son histoire n'est dévoilée que pour nous parler de la    vie dans la rue, pudiquement, mais avec les mots qu'il faut pour que tout le monde sache que ne rien faire, comme c'est actuellement le cas, condamne des centaines de personnes à mourir sur un trottoir dans le dénuement le plus complet.

La société aujourd'hui est devenue égoïste quoiqu'en disent les bien pensants qui croient que donner une obole  à une association les dédouane de toute responsabilité vis-à-vis de la collectivité. Les gens ne se parlent plus, ne s'écoutent plus, d'abord en famille où la sacro-sainte télé a pris le pas sur le discours familial et en communauté, dans la rue, les transports, au bureau, comme si les seuls sujets de conversation devaient être puisés dans les émissions quotidiennes ou hebdomadaires. L'Etat à très bien compris le fonctionnement des esprits de plus en plus faibles parce que tributaires de la "lucarne magique" et déverse à longueur d'émissions une propagande directe ou déguisée amenant peu à peu à la pensée unique : celle du Roy.

Contrairement à ce qui est montré dans les séquences "officielles", il existe des personnes qui résistent aux passages obligés, au formatage bienséant du politiquement correct, aux méthodes d'"élevage" de certaines familles. Parmi ces êtres humains certains fuient le monde conventionnel qu'on leur présente, dans lequel on veut qu'ils se fondent. Bon nombre de ceux-ci se retrouvent dans la rue où ils côtoient les laissés pour compte de la société parmi lesquels des travailleurs que l'on qualifie de pauvres parce que ce qu'ils perçoivent est insuffisant pour des propriétaires sans scrupules  ou bien des hommes et femmes rejetés par leurs familles.

Quelle que soit la raison de leur présence dans la rue, aucun d'entre eux n'a choisi d'y aller et d'y vivre, aucun n'a pris le parti de dormir et manger sur les trottoirs, et si par la suite ces exclus choisissent d'y rester, c'est parce que les pouvoirs publics ne les considèrent que comme des "clochards" qui ne votent pas et ne sont donc pas digne d'intérêt.

Parmi tous ces gens, une histoire a accroché mon regard et mon attention. Celle d'une jeune femme qui a vécu cette exclusion et qui, aujourd'hui, parce qu'elle a pu s'en sortir, raconte. Peu importe la raison pour laquelle elle s'est trouvée dans sa situation, l'essentiel est ce qu'elle a vécu et dont elle parle.

Si elle a eu la chance de s'en sortir c'est parce qu'elle a eu un ami qui l'a aidée, tant moralement que financièrement,  dans des moments qu'elle qualifie de difficiles. C'est une chance, dit-elle, car dans sa situation et dans le contexte, les amis n'existent pratiquement pas, c'est la loi de la jungle, le chacun pour soi, question de survie.

Elle le dit elle-même, tous n'ont pas choisi la rue et veulent s'en sortir mais n'ont pas le choix quand bien même ils ont un travail.

Pour se payer un repas par jour et dormir dans l'endroit (elle n'utilise pas le mot hôtel) le moins cher du coin, elle a pu acheter puis revendre de petits livres et les bénéfices lui permettaient cette nourriture et ce logement qu'elle partageait avec une autre personne lorsque la journée avait été fructueuse. Une certaine solidarité existe tout de même lorsqu'il s'agit d'améliorer la situation, mais cela n'implique nullement l'amitié.

Aujourd'hui, elle crie haut et fort qu'elle ne VEUT pas oublier ce qu'elle a connu, de la faim permanente à l'angoisse de ne pas savoir où on va dormir le soir même et si ce sera en toute sécurité.

Elle n'en parle pas, mais il y a fort à parier que les regards de certains, les vexations, les moqueries, les rebuffades et les menaces ont dû la marquer. Elle ne parle pas non plus des combats qu'elle certainement menés en tant que femme pour déjouer les pièges tendus par des hommes pas toujours SDF, et des problèmes féminins quand il faut à tout prix trouver de quoi faire sa toilette.

Ce que l'on montre à la télévision du pouvoir et des amis du pouvoir, ce sont presque toujours des hommes qui refusent les hébergements offerts. Ceux qui accepteraient s'il ne s'agissait pas de "dortoirs de collèges" où le risque et l'insécurité sont plus grands que la rue, ceux qui sont accompagnés d'animaux que l'on interdit de logements parce que ceux-ci sont collectifs et ceux qui travaillent et ne peuvent se payer un abri parce que leur salaire ne dépasse pas le SMIC et que les propriétaires demandent 3 à 4 fois la somme comme caution, ceux là, on ne nous en parle pas, ça ferait réfléchir le français moyen, de plus en plus moyen d'ailleurs.

Alors, quand j'ai eu communication de ce récit d'un bout de vie d'une femme aujourd'hui qualifiée de "comme les autres", ma volonté a décuplé, volonté de me battre pour celles et ceux qui sont ce qu'elle fut, volonté de frapper à un maximum de portes officielles, volonté d'alerter la blogosphère, volonté enfin de vous demander de l'aide à tous, non pas pour mon ego qui s'accommode de la vie qu'il a, mais pour celles et ceux qui souffrent, n'ont pas la parole, et sont laissés pour compte par des politiques de tous bords plus soucieux de leur standing que da la vie de leurs concitoyens.

Alors, ne manquons pas de rappeler au monde que notre oligarque fait des promesses qu'il ne tient pas.

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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 17:00

Voici la lettre que j'ai adressée tout à l'heure au premier ministre et au blog Fillon pour être sûr qu'il la verra ou qu'on lui en parlera.
Un aminaute m'a adressé la lettre qu'il a, de son côté, envoyé à son député pour remise à Sarko. Il s'agit de cosaque91, je reprends sa lettre après celle à Fillon.

Monsieur le premier ministre,

 

 

C'est dans le cadre d'une démarche citoyenne que je m'adresse à vous.

Après avoir envoyé par mail la lettre ci-jointe aux 577 députés, et avant de la transmettre à chacun des sénateurs, je me permets d'attirer votre attention sur les raisons de ce courrier.

Devant l'inaction de l'Etat en matière de prise en compte des sans abris, nous avons décidé, à quelques blogueurs, de tenter une mobilisation nationale avec l'aide d'Internet. Nous ne comprenons pas que la promesse faite le 18 décembre 2006 par notre Président ne soit toujours pas suivie d'effet, pis encore, à la lumière des premières réponses nous constatons que la volonté de la majorité de nos élus est de maintenir délibérément les plus faibles et délaissés de nos concitoyens dans le misère.

Pour attirer votre attention sur la différence entre la parlotte du futur chef de l'Etat et les actions (je devrais dire les inactions) qui suivent, je me permets de vous rappeler la fameuse déclaration de Charleville Mézières :

-" Je veux, si je suis élu président de la république, que d'ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid. Parce que le droit à l'hébergement, je vais vous le dire, c'est une obligation humaine. Mes chers amis, comprenez-le bien : si on n'est plus choqués quand quelqu'un n'a pas de toit lorsqu'il fait froid et qu'il est obligé de dormir dehors, c'est tout l'équilibre de la société où vous voulez que vos enfants vivent en paix qui s'en trouvera remis en cause."

A croire que Mézières a été confondu avec misère, puisque le 8 décembre 2009 lors du scrutin n° 0462, presque trois ans jour pour jour après la déclaration de Mr Sarkozy (déjà 1 an de retard), 282 députés sur 477 votants ont rejeté le projet de loi déposé, il est vrai, par l'opposition, ces 282 personnes étant toutes des représentants de l'UMP dont vous êtes, ainsi que le Président, des adhérents.

Pour la petite histoire, l'un des vôtres Monsieur Louis Guédon a fait apporter la précision qu'il s'était trompé et avait voté pour alors qu'il voulait voter contre ce projet … une manie décidément dans la majorité.

Certes, ce projet n'était pas de nature à éliminer totalement le problème des sans logis, mais il constituait un pas que vous n'avez pas souhaité franchir, dans l'analyse la plus favorable ou que vous avez refusé de faire dans le plus défavorable des cas.

Ne rien faire, c'est condamner de plus en plus de SDF et de mal logés au dénuement, mais cela ne semble pas le moins du monde atteindre les députés qui ne connaissent de la misère que les reportages télévisés.

Ne rien faire, c'est aussi démontrer que les promesses de campagne ne sont que miroir aux alouettes comme elles l'ont souvent été, même si celui qui les fait répète à l'envi :

-"Je dis ce que je fais et je fais ce que je dis."

Ne rien faire, c'est faire reposer sur les épaules des bénévoles et des associations ce que l'Etat devrait prendre en charge, encore que les associations doivent entrer dans le "moule" que vous leur dessinez, on l'a vu avec les "enfants de Don Quichotte", au risque de se voir désavouer.

Vous pouvez faire quelque chose, si vous le souhaitez, si vous le voulez, non pas réguler le passage des véhicules d'aide sociale comme le voulait le secrétaire d'Etat Benoît Apparu, mais prendre de vraies mesure pour que tous ces gens "de la rue" aient au moins un toit pas seulement collectif pour vous donner bonne conscience, mais avec des chambres doubles ou individuelles et de quoi se réchauffer et se nourrir.

Tout ceci a un coût, j'en suis conscient, mais il est possible de trouver le financement par exemple en retirant quelques deniers du "grand emprunt", car je ne vous parlerai pas des cadeaux du paquet fiscal dont l'évocation est déjà éculée. Quant aux logements, ils existent dans la quasi-totalité des grandes villes de notre pays, il suffit de les aménager.

Maintenant, il faut faire vite parce qu'il fait froid, parce que vous n'avez rien fait de suffisamment concret depuis 2007 et parce que le froid tue comme, d'ailleurs, le chaud dont personne ne parle sauf en cas de canicule pour évoquer les personnes âgées et non les plus fragiles qui incluent les SDF.

Je me permets une suggestion, comme vous l'avez fait lors de l'"erreur de vote" de Jean François Lamour lors de l'acceptation de la taxation de 10% sur les bénéfices des banques, ou celle du sénateur centriste pour le nouveau découpage électoral, vous pourriez redéposer le projet de loi en y ajoutant une clause spéciale pour l'aide de l'Etat aux sans abris et une autre pour donner une date limite proche pour l'application du texte. C'est aussi ça l'expression de la volonté politique : le reflet des sentiments du peuple par delà les clivages, l'encouragement à la haine par opposition des catégories et l'exacerbation des travers humains.

Je compte sur votre intervention, nous comptons sur vous pour que les vœux publics du candidat président soient enfin exaucés très vite, fut-ce en retard.

L. Aymard


La lettre de COSAQUE91

Monsieur, le président,



Je vous prie de bien vouloir m'accorder quelques minutes de votre précieux temps, juste un instant pour vous, afin de lire ces quelques lignes.
Sachez tout d'abord que je soutiens votre épouse lorsqu'elle déclarerait qu'un seul quinquennat suffirait, si Madame désire vous garder auprès d'elle, vous ne devriez point la contredire ni la décevoir.
Lors de votre campagne électorale, vous avez déclaré le 12 décembre 2006 :
"Je veux, si je suis élu président de la république, que d'ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid. Parce que le droit à l'hébergement, je vais vous le dire, c'est une obligation humaine. Mes chers amis, comprenez-le bien : si on n'est plus choqués quand quelqu'un n'a pas de toit lorsqu'il fait froid et qu'il est obligé de dormir dehors, c'est tout l'équilibre de la société où vous voulez que vos enfants vivent en paix qui s'en trouvera remis en cause."
Nous ne sommes pas au cœur du problème, mais pour nous cela devient une obsession, une question nous taraude et nous vrille l'âme et le cœur : Depuis 2006, ou en sont vos promesses…trois ans plus tard ?
Nous attendons une réponse, par l'intermédiaire de votre service de presse, car nous ne croyons pas suffisamment en vous pour attendre " votre réponse " !
Nous sommes au chaud, nous ne craignons rien, mais des sans abris, près de trois ans après votre belle phrase meurent encore sur les trottoirs. Où en est cette obligation humaine ? Il nous semble qu'il y a urgence, car l'équilibre est si instable que notre société d'après vos propos de l'époque, ressemble aujourd'hui plus au "Titanic" qu'à une république digne de ce nom…Pourtant vous êtes en poste, sur la plus haute marche !
Dans l'attente, en espérant une réponse avant 2012, je vous prie de croire, SIRE, à la NON expression de mes respectueux sentiments, ils ont trop froid encore, certains en meurent encore !

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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 12:52

Bonjour à toutes et à tous aminautes,

Je vous livre in extenso les deux réponses qui m'ont été adressées en espérant que d'autres suivront.

Ne voulant pas que notre démarche soit récupérée par un parti politique quel qu'il soit, bien qu'ayant mes idées et convictions, je vous laisse le soin de vous rendre sur le site de l'Assemblée Nationale pour savoir de quelle sensibilité émanent ces réponses. Voici l'adresse :

http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/xml/liste_alpha.asp

Je vous précise que les deux réponses renvoient au même texte et là aussi, je vous laisse le soin de découvrir les liens qui sont donnés. Pour ma part, je vais m'appuyer sur ces textes et leur environnement pour adresser un courrier au premier ministre et à tous les membres du gouvernement avant d'agir auprès des sénateurs comme je l'ai fait vers les députés.

Merci à tous de vos encouragements qui m'incitent à poursuivre.

Voici les deux réponses.

 

1 - Réponse de Mme Marie Hélène AMIABLE hier à 18h56

Je vous prie de trouver ci-joint l'intervention qu'a prononcée
Marie-Hélène AMIABLE, députée des Hauts-de-Seine, sur la proposition de
loi visant à prendre des mesures urgentes pour le logement (également
jointe) présentée, jeudi 3 décembre dernier à l'Assemblée nationale, par
les député-e-s communistes, républicains, du parti de gauche. Cette
proposition de loi a été repoussée par 282 voix contre 188, lors d'un
vote solennel qui s'est tenu le 8 décembre dernier. Vous trouverez le
détail de ce scrutin public ici :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo0462.asp.

Restant à votre disposition, cordialement,

2

20091203 IG Amiable Proposition de loi Mesures urgentes pour le logement.doc

3

pion1993.pdf

 

2 – Réponse de Mr Jean Jacques Candelier ce matin à 8h26

http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/mesures_urgentes_logement.asp

 


Cordialement,

Le cabinet parlementaire de Jean-Jacques Candelier,
Député du Nord

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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 13:29

photopatMerci à Pat59
Bonjour à toutes et à tous,
Voici, grâce à Pat59 et Renard, la lettre que j'adresse aujourd'hui à tous nos élus pour attirer leur attention sur les mal logés et leur demander d'agir.
Tous les présidents en ont parlé mais un seul a fait la promesse que plus personne ne dormirait et ne mourrait dans la rue. Vous le voyez ?
Merci à vous tous qui avez relayé notre appel c'est aussi pour vous que je continue. Vous comprendrez qu'avec tout le travail qui s'annonce, je ne pourrai pas faire le tour des blogs amis au moins aujourd'hui.
Lucien


Madame la députée, monsieur le député,

 

 

Nous voici rendus à la période annuelle de grand froid et je me permets d'attirer votre attention sur les conditions de vie des sans logis et les non mesures prises pour éradiquer la misère qu'ils représentent.

Je me permets de vous rappeler la déclaration du candidat Nicolas Sarkozy lors de son meeting à Charleville Mézières le 18 décembre 2006 :

-" Je veux, si je suis élu président de la république, que d'ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid. Parce que le droit à l'hébergement, je vais vous le dire, c'est une obligation humaine. Mes chers amis, comprenez-le bien : si on n'est plus choqués quand quelqu'un n'a pas de toit lorsqu'il fait froid et qu'il est obligé de dormir dehors, c'est tout l'équilibre de la société où vous voulez que vos enfants vivent en paix qui s'en trouvera remis en cause."

Partant de ce postulat, je vous pose brutalement la question :

-" Qu'avez-vous fait aujourd'hui pour qu'un tel discours devienne réalité ?"

Ma réponse est : Rien !

Vous n'avez même pas été capables de prendre des mesures de nature à réduire le nombre de ces malheureux.

Si vous appartenez à l'opposition, il est curieux que vous restiez ainsi muet sur cette facette dégradante de notre pays, alors que votre rôle serait d'exiger l'application des promesses de campagne du Président et, bien évidemment de tous ceux qui ont été élus pour appliquer la politique qu'il préconisait alors.

Si vous êtes de la majorité, honte à vous de préférer voter aveuglément des lois iniques comme celle qui a empêché l'interdiction d'une secte. Je comprends que s'occuper des SDF n'est ni gratifiant ni d'un rapport électoral majeur puisque ces personnes ne votent pas, mais si tel est le cas, vous démontrez de façon éclatante que votre soucis est plus axé sur votre carrière que sur la vie humaine car des femmes et des hommes meurent de froid et pas nécessairement à Paris.

Pourquoi j'évoque Paris ?

Parce que votre télévision nous montre des personnes qui vivent dans les rues de la capitale, et de préférence celles qui refusent l'hébergement collectif que vous proposez suite à un classement absurde du plan tout aussi absurde "grand froid". Absurde, car les sans abri ne meurent pas dans la rue seulement en hiver de même qu'ils ne meurent pas qu'à Paris, absurde, car des solutions pérennes existent et ne dépendent que de la seule volonté politique : la votre, absurde enfin parce que vous détournez votre regard vers les bénévoles et associations pour pallier votre incurie.

Je vous le demande, au nom de ceux qui n'ont pas l'occasion de vous exprimer leur souffrance, légiférez si vous le souhaitez, mais pas dans le genre loi DALO qui ne sert pratiquement à rien, prenez ou faites prendre des mesures, des vrais, pour fournir des logements à tous ces abandonnés de la société dont le nombre prolifère par manque de soutien de l'Etat : votre soutien.

Des casernes à présent inoccupées, des bâtiments publics inutilisés, des immeubles entiers que des particuliers gardent dans un but purement spéculatif, voilà quelques exemples de logements potentiels qu'il suffirait d'aménager pour fournir un abri annuel à tous ces pauvres gens, même si des travaux devraient être réalisés dont le financement pourrait provenir d'un prélèvement sur le "grand emprunt".

En tout état de causes, je vous prie de reprendre connaissance de cette déclaration du président qui n'a pas tenu parole à ce jour et à qui vous pouvez, au nom de la cohésion nationale qui lui tient tant à coeur, rappeler son devoir de chef de l'état.

Ne vous comportez pas comme un mouton suivant le berger, prenez l'initiative, exigez, par delà la peur de perdre votre siège, que le mot "solidarité" prenne un sens, exigez que plus personne ne meure dans la rue abandonné par la société dont vous êtes l'un des représentants.

Nous sommes un groupe de blogueurs qui lançons un appel pour que les promesses en la matière soient tenues, et pas seulement dans le cadre des fêtes de fin d'année propices à l'"attendrissement" de la population, mais de manière immédiate et durable. Nous ne manquerons pas de "faire grandir" la chaîne qui est en train de se mettre en place jusqu'à ce que la réalité rejoigne le discours.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes salutations citoyennes.

L. Aymard

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