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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 23:59

menace.gifJusque dans le début des années soixante, chaque village de France, jusqu'au plus petit d'entre eux, avait parmi ses artisans un ou plusieurs charrons.

Ces personnes étaient là pour fabriquer ou réparer tout ce qui est amené à rouler, de la brouette à la charrette en passant par la calèche ou le tombereau. Bref, il s'occupait de tout ce qui nécessitait l'intervention du moteur à crottins, de l'homme aux bœufs et de l'âne au cheval.

Les véhicules ont changé de carburant, de forme et de matière pour les roues. Le bois a fait place au caoutchouc, à la tôle et au plastique et le charron a peu à peu disparu.

Disparu ???

Pas tout à fait.

Il nous est revenu en catimini, après avoir enlevé un "R" à son nom.

Est-ce ce manque d'R ? Le tout est que le nouveau Charon fait plus pour le métier que l'ancien charron n'en faisait pour le sien.

Celui là, prénommé Pierre, sévit dans les parages de l'Elysée, il est le conseiller en communication de Sa Majesté Nico premier, et quel conseiller ?

En 2008, chaudement imposé par la potiche italienne, il entre au service de Son Etroitesse premier se vengeant ainsi de la mise à l'écart dont il avait fait l'objet au temps de l'ex madame Martin. Depuis, il n'a de cesse de conseiller son supérieur anarchique au point qu'on se demande si ce n'est pas lui qui a soufflé le "casse toi pauvre con" ou le "vient, descends si tu es un homme".

Il nettoie les coins les plus immondes de la Sarkozye pour y décrocher de quoi faire plaindre le couple princier afin que la côte de popularité remonte coûte que coûte, quitte à organiser le foutoir pour y parvenir.

Et il ne recule devant rien le bougre, jusqu'à la menace sur les journalistes qui ne se plient pas à sa volonté tyrannique. Jusqu'à faire une déclaration de guerre aux journalistes à la suite des rumeurs concernant les déboires conjugaux du couple franco italien.

C'est devenu une règle d'or du royaume, les conseillers parlent au nom du pouvoir en place, comme si ce dernier était incapable de s'exprimer. Les frustrés de la politique qui entourent le chef décident de ce qu'il doit ou non réaliser et ne se contentent pas de le conseiller, ils lui dictent ou écrivent les chemins à suivre, dirigent tout ce qui peut de près ou de loin faire la réclame des inepties qu'ils imposent. Le Charon, lui, ne se contente pas de menacer, il veut imposer une nouvelle loi aux médias : la loi du silence. Fort de l'affaire des fuites qu'il a peut-être organisée et dont il accuse les milieux financiers d'avoir monté le complot, il hurle aux loups, mais c'est certainement parce qu'il est chargé des chasses à courre présidentielles qu'il se prend à chasser un gibier journalistique : il s'entraîne en quelques sortes.

Comme j'ai pu l'écrire pour le compositeur des discours répétitifs de Sa Majesté :

-"Mais qui c'est ce type qui se permet de donner des leçons, de prendre la parole pour les politiques qu'il est censé conseiller ou de proférer des menaces ?… S'il est élu, ce n'est pas dans les instances adéquates qui pourraient lui permettre de s'exprimer, il n'a donc pas plus que moi le droit de parler au nom du pays et encore moins celui de dicter sa volonté aux médias.

On nage de plus en plus dans le courant des idées rétrogrades menant à l'ancien régime et notre Roisident s'est entouré de courtisans auxquels il ne manque plus que la perruque poudrée pour "faire" plus Louis caisse.

La liberté d'expression n'a jamais autant été menacée et le reproche fait à certains pays où le journalisme ne peut être que d'Etat n'est en fait qu'un exemple suivi scrupuleusement par des conseillers se prenant pour des Mazarin ou des Richelieus en puissance.

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 22:02

Au-dela.gifLes censeurs aujourd'hui ne sont pas dans les médias directement, c'est plus sournois, ils sont formés ou mieux encore déformés à l'école de la télévision et de la presse orientée. Ils sont modelés à la forme américaine où tout est caché, souterrain, fourbe, ils sont façonnés au politiquement correct, de plus en plus, le puritanisme du XIX e siècle revient en force. On ne peut plus rire de tout, tout est pris au premier degré, à croire que l'intelligence n'a pas dépassé l'école primaire et le pouvoir de réflexion s'est arrêté à la maternelle.

J'ai retiré mes deux derniers articles parce que l'incompréhension a conduit certaines personnes à franchir les limites du raisonnable.

Je comprends que les personnes touchées dans leur vie ou dans leur chair aient des réactions vives et emportées.

Je comprends tout à fait que le malheur empêche d'avoir assez de discernement pour différencier l'insulte et le pamphlet.

Je comprends  les personnes qui peuvent en vouloir à la terre entière du malheur qui les frappe mais je ne comprendrai jamais qu'ils déversent des paroles de haine parce qu'ils ne sont pas en accord avec les termes de l'article que j'ai écrit, et dont ils n'ont même pas saisi le sens.

Le malheur ne doit pas entraîner la haine, c'est ce que j'ai toujours prôné mais peut-être ai-je tort.

Hier encore, j'ai tenté de m'expliquer, en vain, sur la manière dont il était souhaitable d'interpréter mon billet, mais je me suis heurté à un mur d'incompréhension et de termes haineux. Certes, quelques personnes, dont certaines me connaissent, ont compris mon propos et même si quelques unes n'ont pas cautionné mes écrits, aucune n'a jeté autant de fiel que celles qui me découvraient à l'occasion de cet article.

Je profite d'ailleurs de cet écrit pour signifier à ceux qui, supporters inconditionnels du président (ce qui est leur droit le plus strict), se sont crus obligés de m'insulter, que leurs sarcasmes et leurs allusions au stalinisme ne me touchent pas le moins du monde, mais me confortent au contraire dans l'idée que leur bonheur serait de vivre dans une dictature du type Pinochet. Ceci, vous le comprendrez, m'encourage dans mon combat contre le libéralisme débridé, le fascisme et pour tout dire la gouvernance par un seul homme sous le couvert de démocratie.

Parce que j'ai utilisé un mot qualifiant un handicap pour désigner l'homme politique, un grand nombre de personnes a compris qu'il s'agissait de considérer ce handicap comme une insulte. Je vais donc poser le problème autrement, sous forme de question et ainsi agir comme on sait le faire dans certains milieux où l'on utilise la parabole, le symbole et la litote pour décrire ce qui est tabou.

-"Comment appelleriez-vous la personne qui ne saurait organiser et comprendre l'information transmise par son ouïe et se replierait sur elle-même au point de n'avoir aucune interaction sociale ?

Comment qualifieriez-vous ce chef qui reçoit un avertissement de son entourage à la suite de son peuple mais s'avère incapable de le comprendre et se replie sur ses certitudes au point de n'accepter aucune discussion?"

C'est très exactement ce que je reprochais au Président de la République et je n'avais trouvé qu'un qualificatif, celui qui a déclenché la guerre des mots et les menaces dont j'ai été l'objet et qui m'ont conduit à retirer mes articles.

Je suis profondément convaincu que tant qu'il y aura des personnes qui useront de ces armes pour faire passer la juste cause qu'ils défendent, leurs actions seront contre productives. On n'attire pas les mouches avec du vinaigre.

Vous vous sentez blessés ? A votre tour ne blessez pas les autres, la haine entraîne la haine, comme la peur entraîne la peur et l'incompréhension entraîne la rupture.

Je le redis ici, nous entrons dans l'ère dangereuse du politiquement correct, celle qui conduit à la pensée unique, à l'idée téléguidée, à la négation de l'ouverture d'esprit. Sous le couvert de progrès, on nous conduit peu à peu à penser et parler à l'unisson selon la voix de son maître.

Eh bien, non ! Je ne serai jamais de ceux là, jamais de ceux que l'on conditionne et que l'on veut obliger à passer sous les fourches caudines, je ne serai jamais le mouton qui suit docilement le berger jusqu'à l'abattoir. Je continuerai de faire entendre ma petite voix contre vents et marées pour être aux côtés de ceux qui souffrent de l'abandon de l'Etat, à l'exception, bien sûr, des censeurs.

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 16:54

personne.gifNous y étions, c'était à Toulouse, sous une série presque discontinue de giboulées de mars, il y avait du vert, du jaune et noir et du violet, mais surtout, il y avait une aminaute à qui nous avions donné rendez-vous et la rencontre restera gravée tant elle fut fructueuse et amicale, tant des atomes crochus se sont révélés à cette occasion.

Ah, j'allais oublier de vous parler de la journée "No Sarkozy Day" toulousaine, apparemment dans la lignée de toutes celles de province, à l'exception peut-être de Marseille ou Nice.

Nous étions au total environ un millier, une trentaine de "verts" anti-OGM, à peu près neuf cent handicapés du collectif  "Ni Pauvres, Ni Soumis" et grosso modo soixante et dix "violets". Il y avait beaucoup de bruit sur la place du Capitole et quelques passants emmitouflés dans des vêtements d'hiver, protégés par des parapluies ou des imperméables.

Les cieux n'étaient pas avec nous, mais tout de même, voir le courage de tous ces gens en fauteuils roulants et de leurs accompagnateurs, défiler et s'agiter sous la pluie battante, crier leurs slogans à la face des badauds qui s'interrogeaient sur le pourquoi de ce bruit, conduit à réfléchir sur le comportement des internautes.

Ah, camarades ! Il est doux et facile de lutter virtuellement devant un clavier d'ordinateur, de faire l'apologie des destructeurs du sarkozysme, de s'inscrire sur les listes de soutien aux organisateurs du NSD. Il est facile de se cacher derrière son écran avec très souvent le masque d'un pseudo pour apporter ses critiques au pouvoir en place et se sentir à l'abri des représailles. Certes, je ne reprocherai pas à tous ceux qui ont choisi de prendre un pseudo pour être présents sur le net, de vouloir conserver l'anonymat, ceux que je vise ici sont les poltrons qui encouragent, voire poussent les autres à se mettre en avant pour ensuite rester chez eux, bien au chaud devant le poste de télé ou l'écran de l'ordinateur.

Nous avions décidé de nous rendre à Toulouse parce que cette ville a la réputation, comme tout le pays Cathare, d'être en pointe dans la revendication pour le bien-être de tous. Ils étaient plus de neuf cents inscrits sur le site Facebook du NSD pour la ville, nous pensions dès lors que rien ne pouvait retenir un déploiement d'au moins cinq à sept cents personnes qui auraient constitué une nuée violette aux côtés des "jaune et noir" ou des "verts".

Eh bien non, sur cette nuée attendue, il ne s'est levé que quelques insectes, dont nous faisions partie.

Curieusement, la moyenne d'âge des manifestants violets était plus élevée que celle des autres groupes. Je vais donc, une fois de plus fustiger les jeunes car ceux qui étaient présents hormis, malheureusement les SDF, pouvaient se compter sur les doigts des mains.

Oh là ! Les jeunes ! Nous, on a l'avenir dans le dos et à quelque part, on se bat pour vous. Ce front commun, citoyen, sans notion de parti politique qui s'est créé, aurait dû vous entraîner dans une dynamique propre à faire prendre conscience au président que votre avenir, c'est à vous, pas à lui et ses larbins d'en décider. Hélas, il semblerait que votre avenir ne vous concerne pas, que les leitmotivs qui vous sont distillés à la télé sur le no futur vous découragent de lutter, que vous avez intégré qu'il n'y aura pas de retraite pour vous et qu'ainsi, vous acceptez à genoux et tête basse d'avaler l'hostie empoisonnée que nos actuels gouvernants vous distribuent à profusion.

Ceux qui ont eu des doutes sur cette journée et les ont exprimés avaient certainement raison, l'expérience le prouve. J'émettrai toutefois une petite réserve qui vient tout droit du cœur du combattant perpétuel que je suis :

-"Il est parfois des moments où il ne faut pas trop réfléchir et se poser des questions existentielles. Ces moments où, je crois, il faut au contraire saisir les opportunités qui nous sont données de faire entendre notre voix, fut-elle un murmure à peine audible. Souvenez-vous que le murmure de la source se termine un jour par le rugissement des vagues. Souvenez-vous que l'on a souvent tort d'avoir raison trop tôt."

Nous étions vingt et cent mais pas de milliers.

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 22:03

                                                 

                                               

                                                     Countdown Clocks, Fun Countdowns at WishAFriend.com



Nous ne sommes pas encartés droite, mais si nous l'étions, nous aurions une kyrielle de raisons de nous fâcher avec ce président que nous aurions élu.

Nous ne sommes pas encartés à gauche, mais si nous l'étions, nous aurions une kyrielle de raison de continuer à combattre ce président que nous aurions combattu.

Nous ne sommes pas encartés au centre, mais si nous l'étions, nous aurions des kyrielles de raisons de nous démarquer de ce président que nous avons boycotté.

Nous ne sommes pas encartés à un syndicat, mais si nous l'étions, nous aurions une kyrielle de raisons de refuser tout contact avec ce président qui tente de nous diviser.

Mais, me direz-vous, qui êtes-vous pour avoir une telle aversion envers ce président ? Avez-vous également une kyrielle de raisons qui vous motivent ?

Eh bien, oui !

Ce sont ces mêmes raisons qui devraient attirer l'attention de tous les citoyens "normalement constitués", ceux qui réfléchissent autrement que devant TF1 et ses déballages "poeple" soporifiques chargés de faire diversion. Ces raisons que ne connaissent pas les riches, les exploiteurs et les amis du CAC dûment protégés par  le pouvoir en place sous les ordres de ce président élu sur des promesses fallacieuses que seuls quelques esprits simples aux raisonnements primaires pouvaient gober.

La raison essentielle, c'est qu'il est profondément autiste, que tout ce que peut désirer et même penser le peuple qui l'a assis sur son siège éjectable qu'il prend pour un trône lui passe au-dessus de la tête.

La misère dans laquelle il jette sciemment ses concitoyens ne l'interpelle pas le moins du monde. L'abolition des acquis sociaux mis en place par le Front Populaire et améliorés au long des décennies par les luttes d'ouvriers, d'employés et de paysans est devenu une idée si fixe qu'il persiste malgré les leçons que lui donnent les citoyens.

Il existe d'autres raisons que je ne vous ferai pas l'injure d'énumérer ici, mais souvenez-vous de quelques promesses sur les SDF, le croissance, l'augmentation des retraites, les privatisations qui n'auraient pas lieu, le non augmentation des impôts (ça, c'est vrai, il en a créé de nouveaux sous forme de taxes) etc…

Il est un pur produit marketing des médias qui l'ont créé de toutes pièces et dont il s'est emparé par la suite soit directement, soit par l'intermédiaire d'amis dits "du Fouquet's". La preuve : ce matin sur I-télé, un sondage (on connaît la fiabilité de ces échos) donnait 48% Sarko et 52% Aubry en cas de présidentielle. Ce sondage n'a pas été repris par les médias nationaux de France Télévision au Figaro.

Il a toujours menti, comme il continue de le faire, tant sur sa vie privée que sur son action politique dont il vante les mérites sachant qu'à son départ, il laissera un pays exsangue et proche du sous-développement.

Vous rétorquerez que, compte tenu qu'il ne tient compte de rien autour de lui, sauf de l'avis des esclaves cireurs de pompes qui lui servent de conseillers, il est inutile de rassembler les gens dans la rue pour un No Sarkozy Day qui dès lors ne portera pas à conséquences. Vous aurez en partie raison, à ceci près que si nous sommes nombreux, les médias ne pourront pas faire l'économie de l'information, ce qui conduira les indécis à réfléchir un peu plus loin que leur poste de télévision et il suffi de convaincre 5% d'entre eux de l'inutilité d'un acteur de théâtre à la tête de l'Etat pour qu'en 2012, il soit balayé comme un fétu de paille.

Alors, puisqu'il faut être le plus nombreux possibles, nous allons manifester avec tous ceux qui pensent comme nous qu'il y en a assez de cette Sarkozye aux ordres d'un mini dictateur qui finira un jour par se prendre pour un président à vie de type république bananière.

Portant un signe de couleur violette (violet …  comme le sont les citoyens) :

TOUS AVEC NOUS DEMAIN DEVANT VOTRE PREFECTURE pour ce No Sarkozy Day

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 21:30

escroc.gifDites-vous, une fois pour toutes comme je le fais, que je ne serai jamais populaire … à part dans un petit cercle restreint d'amis ou de copains.

Pour être populaire, dans notre bon pays, il faut faire la gueule tout le temps, ne parler que quand on n'a rien à dire, se tenir à l'ombre d'un incompétent et surtout jouer les éminences grises. La preuve ? Fion est plus populaire que jamais.

Bon, il faut dire que les sondages sont nettement orientés avec la question classique :

-"Quelle opinion avez-vous de Fillon en tant que premier ministre ?"

Et là, deux réponses possibles : "bonne ou mauvaise".

C'est exactement comme si vous écriviez sur votre thermomètre : "chaud ou froid" en lieu et place des chiffres de température. Ca ne veut strictement rien dire.

En tant que premier ministre de droite, il ne peut susciter que de bonnes opinions, même venant de la gauche qui reconnaît volontiers que fion est on ne peut plus à droite.

En tant que premier ministre tout court, il bénéficie du paravent que lui fait involontairement son supérieur anarchique (ou hiérarchique, choisissez), de l'ombre qu'organise le staff du roi et des éclats de minimum premier qui attire à lui les projecteurs de l'actualité laissant ainsi son adorateur à l'abri de la critique. Dès lors, aux yeux des malvoyants politiques que sont d'innombrables français, il est un bon père de famille qui ne fait pas parler de lui et donc auquel on peut faire confiance.

Mes chers lecteurs, fidèles ou occasionnels, il faut que je vous apporte une précision de taille, un fait patent que beaucoup de gens ont oublié : fion est l'homme qui a bâti la politique qu'applique aujourd'hui le Roisident. C'est notamment lui qui a prévu les réformes de l'enseignement, des retraites, du code du travail. C'est lui qui a planifié la démolition de la Sécurité Sociale, la privatisation des services publics etc … En d'autres termes, c'est lui qui a élaboré le programme que Sarko applique depuis 2007 et qu'il a décidé d'appliquer coûte que coûte y compris contre l'opinion publique qui s'est retournée contre lui et le lui a fait savoir aux régionales.

La différence entre les deux hommes se situe au niveau de la manière et non de l'idéologie. Sarko, c'est le m'as-tu-vu qui dit aux français :

-"Vous pouvez exprimer ce que vous voulez, je ferai ce que j'ai décidé et si vous n'êtes pas contents : casse toi pauvre con !"

Le fion, il n'est qu'à voir son regard fuyant et sa tête basse pour comprendre que tout se passe en sournoiserie :

-"Vous pouvez vous exprimer, je vous donnerai raison mais quand vous aurez le dos tourné, j'en profiterai pour vous emmancher sans vaseline."

Tournez le dos au roi, il s'en balance, mais au vizir, vous risquez le mauvais coup. C'est ce qu'une grande partie des citoyens (46%) n'a pas compris ou pas voulu comprendre.

Aujourd'hui, premier mercredi après la fessée, les positions sont claires, le Roy s'est remis dans la lumière, il a décidé de continuer comme si rien ne s'était passé, comme si le peuple qui le remettait en cause n'était qu'un ramassis de fantômes. Ce sont les voix de droite et les abstentionnistes qui ont eu le dernier mot, qui ont décidé qu'il devait poursuivre ses réformes, il les a entendus, comme Jeanne d'Arc entendait l'ordre de bouter les anglais dehors. Comme je le disais hier, il a vraiment entendu, mais il n'a pas écouté. Il n'écoute rien que lui-même et les conseillers qu'il a choisis pour leur grande servilité et leur parfaite connaissance de la manière de faire reluire à la brosse sans cirage.

Depuis 2007, l'attelage de bœufs qui est arrivé au pouvoir par le mensonge et la tromperie ne cesse de jouer "au théâtre ce soir" histoire de faire croire que la mésentente règne entre eux pour mieux nous imposer une gouvernance à l'américaine ancien régime et livrer notre potentiel à quelques amis dits "du Fouquet's", quitte, en lui faisant de belles promesses, à faire crever une grande partie du peuple pour qui au moins on n'aura pas à payer les retraites.

On peut toujours voter, quelle que soit l'élection, les cadors de l'UMP sont en train de nous concocter des modes et découpages électoraux tels que la seule alternative pour ceux qui font la richesse du pays sera la révolte ou la mort en esclavage patronal.

Alors, Fion ou Sarko, c'est la même ferraille, celle qu'il faut envoyer à la casse.

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 23:54

code_change.gifBien, voici venu le temps de montrer aux français que leur vote a été entendu. Je vais donc tenter d'éclairer votre lanterne sur la manière dont le "sonotone" a fonctionné.

Tout d'abord, un peu de dissertation sur les subtilités de la langue française :

-"Lorsque je pose le CD de Jean Ferrat (c'est au hasard que je l'ai volontairement choisi … langue de bois) sur la platine de mon lecteur, c'est pour écouter une chanson, voire toutes, mais lorsque j'allume la télé un peu avant l'heure des infos, je vaque à mes occupations et j'entends (distraitement) les publicités qui s'égrènent."

Vous avez donc là la subtile différence de langage à la française. Ecouter induit une action volontaire alors qu'entendre est le résultat de la simple captation des sons. Donc, si l'on écoute, forcément on entend, mais si l'on entend, ce n'est pas forcément parce qu'on écoute. CQFD.

Et voilà comment on peut haut et fort clamer qu'on n'a pas menti à ceux qui ne font pas la différence.

Depuis dimanche soir, toute la colonie d'abeilles de l'UMP et du Nouveau Centre, répète à l'envi que le chef de l'Etat et le gouvernement entendent ce que voulaient leur dire les français dans une élection où ils ont joué le rôle de mauvais figurants.

En premier lieu, ce que veulent dire les français, seuls les français le savent, mais en extrapolant un peu il n'y a qu'un autiste gravement atteint qui ne traduirait pas que le peuple en a ras le bol de la Sarkozye réformatrice de la société au profit des puissants. Il n'y a qu'un négateur aveugle pour refuser l'évidente overdose de démolition du tissu social. Il n'y a qu'un incapable pour ne pas comprendre que le peuple en a par-dessus la tête de lois à l'emporte pièce qui s'empilent inutilement et ne servent qu'à pavaner en surfant sur les faits divers.

En deuxième lieu, ce que souhaitaient les citoyens, c'est, au minimum, un coup de balais sur les ministres écrabouillés par le rouleau compresseur des urnes, voire, la dissolution d'une assemblée nationale qui ne veut plus rien dire puisqu le verdict populaire a fait exploser le parti qui la domine.

Seulement, nous ne sommes pas en démocratie, ce n'est pas le peuple qui gouverne, mais les "pseudos élites", censées décider pour le peuple, qui acquiescent sans mot dire à la volonté d'un seul et même personnage à la fois autocrate et dictateur. Ce personnage qui n'a qu'un seul leitmotiv qu'il ordonne à ses disciples de reprendre en chœur et qu'il nous lit dans les discours questionneurs pondus par son nègre :

-"Il faut continuer les réformes, j'ai été élu pour ça."

Alors, quid de l'opinion publique mécontente de décisions qui n'ont rien à voir avec son programme de campagne comme la désignation du PDG de France Télévision, le paquet fiscal ou l'allongement infini des listes de médicaments non remboursés.

Nous somme vraiment en présence d'un personnage à la fois autiste, négateur et incapable de réagir en fonction de son peuple. Une fois de plus, en changeant les ministres comme on fait circuler des pions sur l'échiquier, il montre, par les raisons de ces changements, qu'il n'est rien d'autre que le chef d'un clan dont certains membres sont en colère et à qui il faut donner un os à ronger. On va chercher un ami chiraquien pour se ménager les bons sentiments de sa tendance, un copain de Villepin pour tenter de désamorcer la bombe que celui-ci prépare pour 2012 et on vire la vitrine "gauchiste" de l'Abbé Pierre pour plaire à tous les culs blancs de l'assemblée tout en descendant en flamme le cul béni du travail qui n'est pas en odeur de sainteté chez les syndiqués, histoire de faire un exemple. Parallèlement à tout ce micro séisme, on réaffirme la volonté de continuer comme si rien ne s'était passé, comme si les citoyens avaient applaudi à la destruction organisée de leurs acquis sociaux, comme si le peuple était heureux de voir tomber un à un les pans de la société créés et entretenus par des générations d'ouvriers et de paysans.

A nous de nous unir pour obliger la gauche, qui je le rappelle en passant aux supporters de la Sarkozye, a mis une raclée mémorable à l'UMP & Co, à continuer de s'entendre pour bâtir un programme assez solide et lisible par tous pour battre et anéantir aux prochaines présidentielles le représentant de la classe antisociale actuellement au pouvoir.

Nous pouvons, nous devons nous tourner vers 2012, mettre au ban tous ces individualistes de gauche à l'ego surdimensionné qui ne peuvent que faire capoter la réunion des forces populaires que j'appelle de tous mes vœux.

Que tous ces petits chefs qui se croient grands et détenteurs d'une vérité (qui n'est que la leur) soient chassés des instances de tous les partis de gauche pour qu'enfin une union, une vrai, celle souhaitée par les citoyens naisse pour que soit remis l'homme à la place de l'argent sur le devant de la société, sans tenir compte de la fameuse mondialisation qui n'existe que par l'exploitation des pauvres par une poignée de riches.

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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 22:23

depart.gifVous vous souvenez du type qui voulait devenir directeur des ressources humaines du PS ? Celui qui "prenait les meilleurs" éléments du PS pour les incorporer dans les rangs de ses esclaves et prétendait que les femmes du parti socialiste ne savaient pas détecter les valeurs au sein de leurs instances ?

Eh bien, il a eu raison de les prendre, finalement, il doit se rendre compte aujourd'hui qu'il a réussi avec eux à mettre le ver dans la pomme, ces parangons de compétences ne sont aujourd'hui que de machiavéliques coins enfoncés dans l'incompétence du tout sarkozysme. Les avoir débauché de leur caste originelle n'a servi qu'à amener problèmes et discorde au sein de la Sarkozye de moins en moins triomphante et surtout à purifier un peu la vasière dans laquelle se traînait le PS. Certes, ce dernier n'est pas totalement sain et ne le sera probablement jamais, en tout cas tant que certains voudront se raccrocher au libéralisme et ne pas le combattre franchement, tant que ce parti ne se décidera pas à mettre la barre définitivement à gauche, mais mon devoir est de reconnaître que notre DRH national a mis en pratique la bonne méthode … pour s'embourber et avec lui, ses électeurs les plus assidus. Réussir à combattre la droite avec des hommes de gauche, il était impensable que cela puisse se réaliser par un droitier, eh bien, l'homme qui réussit tout ce qu'il entreprend (c'est lui qui le dit), est arrivé à ses fins : organiser le redressement de la gauche.

Bon, je vais me permettre quelques conseils utiles au Tartarin fanfaron (je sais, c'est un pléonasme) du sommet de l'Etat, pour lui permettre de gérer les ressources humaines de son camp et celles de la gauche par la même occasion.

Je lui suggère de tenter de nommer Olivier Besancenot ministre de la communication, Arlette Laguiller ministre des finances et Gérard Schivardi ministre de l'écologie. Ainsi, il fera un grand plaisir à ses électeurs de base qui ne manqueront pas d'aller à la pêche en 2012. D'autre part, je lui conseille de continuer la purification du PS et de trouver une place à tous ces socialos qui se disent de gauche mais frayent avec la droite comme le caniche lorgne sur le berger allemand.

De toute manière, même s'il ne le souhaite pas, il sera bien obligé de tenir compte des déculottées que vont prendre certains ministres comme Darcos ou Bussereau pour ne citer qu'eux, d'autant que le premier se targuait de reprendre l'Aquitaine à la gauche et le second bombait le torse pour se décerner par avance un satisfecit pour avoir battu Ségolène. Ce soir, on va certainement les retrouver le nez dans l'égout (plus bas que le ruisseau) d'où ils pourront méditer sur les bienfaits de leur soutien sans faille au petit roi. Il va donc devoir assurer des réajustements dans le casting audiovisuel qu'il a bricolé depuis 2007. Je lui suggère donc, pour se rendre plus populaire auprès de nos concitoyens de gauche, de faire appel à l'intelligence supérieure de Lefebvre et de Poniatowski (chacun dans sa spécialité : communication et inter ethnie), et pour plaire d'avantage aux soutiens qui lui viennent de droite, de nommer Lang, Valls et Chérèque respectivement à l'immigration, aux finances et au travail. Des mesures salutaires à défaut d'être populaires car elles auraient pour effet de confirmer le coup de pied "occulte" que Sa (do) Ma (so) jesté va encaisser ce soir de la part d'un peuple qu'il est le seul à ne pas comprendre, par entêtement, par ignorance ou par connerie.

Je ne vous ferai pas la même injure que tous ces politico j'en foutre qui vous expliqueront qu'ils n'ont pas perdu et que les français se sont abstenus parce qu'ils sont mécontents que les réformes n'aillent pas assez vite.

Mon analyse, que je crois bonne, est tout simplement que la majorité des citoyens en ont assez d'être pris pour des cons par une droite qui les exploite et par une gauche rose pâle qui jusqu'à présent les a menés en bateau et tente, par la voix de certains socialistes, de leur faire prendre l'océan pour la mare aux canards. Cela explique l'abstention. Enfin, il y a tous ces hommes et femmes qui n'en peuvent plus de se sentir brimés, spoliés, écrasés, dédaignés par un pouvoir de plus en plus axé sur une seule personne qui décide de tout et se montre le président d'une toute petite partie du pays : celle qui le suit aveuglément parce qu'il la favorise. Là, on touche à l'explication des votes et il y a plus de mécontents que de soutiens … et pour cause !

Voilà pour ce soir, j'ai écrit ce billet par étapes, hier soir et cet après midi et je vais le terminer juste après les chiffres estimés par les sondeurs. Le résultat me donnera le titre, c'est certain.

Ma conclusion sera dure et sèche : rendons l'Alsace à l'Allemagne et donnons l'indépendance totale à la Réunion et à la Guyane.

On croit rêver, Mort anneau vient d'expliquer que cette victoire n'est pas si importante. Heureusement que le ridicule ne tue pas, sans quoi elle mourait sur sa chaise.

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 16:56

partie-campagne.gifDès lundi, accablé des coups de bâtons que le peuple lui a transmis par les urnes, le Roy a parlé à ses larbins, il leur a demandé d'être sur tous les fronts, de saisir la moindre occasion pour faire croire aux citoyens que l'Etat et lui étaient présents partout. Il était dépité car il constatait avec aigreur que tous les marchands de pommade adeptes de la brosse à reluire qui se pressent en sa cour ne lui avaient présenté jusqu'ici qu'une vie en rose. Justement, la rose, il est parti pour l'avaler épines en tête, ce qui aura pour but de lui compliquer la tâche quand il arrivera aux pétales.

En fin de réunion, il a pris à part le premier sinistre qu'il considère devant les autres comme un fils spirituel et comme une sous merde en aparté, et lui a en termes cornéliens, réclamé une juste vengeance :

-"Je ne te dis plus rien. Venge-moi, venge-toi;

Montre-toi digne fils d'un père tel que moi.

Accablé des malheurs où le destin me range,

Je vais les déplorer. Va, cours, vole, et nous venge."

Extrait du Cid acte 1 scène 5; il est bien évident que la culture du président n'est pas assez grande pour inventer une telle poésie.

Et fion est aussitôt parti battre la campagne, les villes et villages, donner des sourires forcés aux braves paysans triés sur le volet pour la circonstance. Il a modifié son agenda au dernier moment pour se montrer entouré de candidats qui ont une micro chance de passer la barre de 30% dans les triangulaires et de 40 dans les duels.

Tout doit être fait pour que la fessée ne soit pas trop importante, pour que la sodomie ne soit pas accompagnée d'une poignée de gravier. Le peuple est souverain mais seulement dans les textes car pour eux, le seul souverain qui vaille est le petit homme à talonnettes.

Le désespoir se lit entre les lignes de leurs discours qui font piteusement appel aux abstentionnistes, comme si tous les "pêcheurs à la ligne" appartenaient à l'UMP. Eux qui reprochent à la gauche de se croire propriétaire de ses voix n'ont aucun scrupule à se rendre propriétaires des abstentionnistes. Faut-il que leur programme soit si creux pour en appeler ainsi aux non votants, faut-il que la peur soit si intense que le vizir et ses boys parcourent le pays en faisant des moulinets de leurs bras. On dirait les moulins de Don Quichotte, ce qui les fait tourner, c'est du vent, le vent de ce qu'ils ont à proposer, le vent du boulet qu'ils ont senti au premier tour, le vent annonciateur de tornade et en l'occurrence pas de tornade blanche, mais rose, tornade qui va les emporter, les laminer, les écrabouiller, le humilier, les remettre à leur vrai place : le néant.

Pourtant, ils n'auront pas ménagé leur peine, on les voit partout, la moindre occasion est saisie pour se mettre en valeur, jusqu'à récupérer un assassinat de policier et tenter d'en rajouter en fabriquant un mort de toute pièce pour chauffer la salle d'un meeting auquel assistaient au moins trois cent personnes. Le petit roi qui pensait rester dans son antre pour l'intronisation de Simone Weil à l'Académie s'est même fait violence et a réalisé qu'on le verrait s'il assistait à la cérémonie. C'est dire la quête de reconnaissance qui est la leur. Dans la matinée, il a promis une loi (une de plus) contre les terroristes pour porter leur peine à 30 ans. Cette disposition existe déjà dans le code pénal (article 421.3 - 1°). Une occasion de plus de prendre le peuple pour un amalgame de cons ignorants, mais c'est sa spécialité première.

En d'autres termes, l'exécutif cherche à tout prix à remettre la peur et l'insécurité en avant dans ces derniers jours de campagne, il n'a pas compris ou fait semblant de ne pas comprendre que les citoyens ne sont plus dupes.

Voilà donc revenu le temps de la tempête, de la nouvelle Xinthia , celle qui va souffler sur le parti unique (car le Nouveau Centre ne correspond à rien et ne représente rien) et mettre à terre des autistes ministres comme des fétus de paille.

A nous, amis, copains ou camarades de souffler dans le sens de cette tempête et d'encourager tous ceux qui nous entourent à venir souffler de toutes leurs forces pour que le vent emporte au loin le tas d'inutiles comme ils ont emporté notre France sociale vers l'escarcelle des nantis.

Que ce deuxième tour soit celui où ils prennent l'eau, qu'ils se retrouvent enfin dans un tour : niqués.

Oui, le peuple est souverain et le peuple : c'est nous !

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Published by Lucien Aymard - dans aymard
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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 15:46

rose_vert.gifEt pan !!! Dans la gueule !!! Je dirai même dans le Fillon !!!

En réalité, je suis plutôt partagé entre la joie d'entendre les arguments sortis des profondeurs du puits aux conneries par les épouvantails de l'UMP et la tristesse de constater que beaucoup de voix de mécontents du sarkozysme se sont portées sur le FN. Le Besson a réussi au-delà de ses espérances le hold-up organisé sur l'identité nationale, sauf qu'il l'a organisé et que c'est le FN qui l'a réalisé.

La joie domine tout de même puisque l'addition des voix de l'UMP ajoutées à celles du parti fasciste ne parviennent pas à dépasser le total de la gauche "normale". Pour une fois, la thèse des ouvriers qui vont à la pêche n'a pas été totalement respectée et il apparaît que même les souteneurs du tout petit ont fait l'ouverture de la truite, preuve du ras le bol de la majorité du peuple.

Au-delà de la joie, il y a la jubilation de voir l'embarras de toute la meute de loups sarkozyens transformés en moutons pour trouver des synonymes aux mots qui leur ont été dictés par les larbins du pouvoir pour se donner bonne contenance.

Finis les gargarismes des européennes où le record d'abstentions ne comptait pas, là, il est pris en compte comme s'il s'agissait de conjurer le mauvais sort. Finies les tirades du premier tour des régionales 2004 où il fallait tenir compte du résultat de la gauche pour remanier le gouvernement et revoir la politique du moment, là, on traduit le vote sanction par une volonté des citoyens d'aller plus vite en besogne dans le démembrement des avantages sociaux du pays.

Le grand argument du soir, dans la bouche de tout ce que l'UMP compte de perroquets : le conglomérat de partis de la majorité (moins "gloméra" que con) n'a pas à organiser des tripatouillages avant le deuxième tour tant dans les listes que dans les personnes. Il est identique au premier tour : et pour cause, personne ne peut s'allier avec lui, si tant est que quelqu'un veuille prendre une trempe mémorable à ses côtés.

Comme d'habitude, les cagoulards y vont de leur menaces, comme je l'avais annoncé dans un billet précédent, ils tentent déjà de culpabiliser les électeurs en leur expliquant que la gauche, pour s'unir, devra établir un consensus proche du grand écart pour pouvoir présenter une alliance qui se tienne, sous entendu, vous voterez pour des gens inconséquents si vous donnez vos voix à la gauche.

Bon, je me suis arrêté hier soir de donner mes impressions, histoire de laisser passer la nuit qui, parait-il, porte conseils, porte jarretelles, porte bagages et surtout porte manteau. Oui, la fameuse patère qui va servir aux partis (parties ?...) présidentiel de pendre le pardessus ramassé hier.

Aujourd'hui donc, c'est jour de gueule de bois pour les candidats du sarkozysme, matin de réveil avec le goût amer de la crise de foie due au crochet qu'ils ont pris dans le flanc droit. Il va falloir trouver des arguments pour expliquer la déroute aux pauvres gens qui ont voté pour les ectoplasmes sarkozystes, et ça, on peut faire confiance aux Lefebvre, Bertrand et consort.

Depuis ce matin on entend des cadors de l'UMP qui se félicitent, certainement par esprit masochiste d'être en tête dans 9 régions alors qu'en 2004, ils n'étaient devant que dans 6; on se console comme on peut. On découvre aussi que le PS n'a pas à faire du triomphalisme car obtenir 30% avec une telle abstention, c'est presque de l'indécence, ce n'est pas comme les 28,3% pour l'UMP aux européennes de 2009 avec 59,3% d'abstentions.

Pour parler "verts", les bonimenteurs (plus menteurs que boni) de l'UMP & Co ont plutôt le tri sélectif. Finalement, le grand gagnant est certainement le Roy qui a tout fait pour décourager les citoyens de se rendre aux urnes, seulement maintenant, il doit se ronger les testicules (je sais, c'est plus parlant en langage fleuri) car il souhaite que les abstentionnistes, de droite évidemment, aillent apporter leurs voix pour le deuxième tour car maintenant, voter aux régionales devient indispensable pour le bien être de la Nation. Se renier n'est pas un gros problème pour Petitou 1er, simplement une question d'habitude.

On a remarqué également que dès aujourd'hui, fion ayant gardé sa matinée pour apporter son soutien aux candidats de son chef, s'est rendu au chevet de Pécresse en Ile de France pour tenter de rassembler tout ce que cette région compte de masochistes derrière celle qui a obtenu, à droite, le plus gros score de ce premier tour. En vrai supporter chauvin, il ne supporte que ceux qui sont le mieux placés alors que ce sont les autres qui en ont le plus besoin. C'est très bien ainsi.

Jamais le roi n'aurait dû fixer la date de cette consultation au 14 mars, c'est le jour de Pi (3,14), pas étonnant qu'ils commencent à tourner en rond.

Allez, les fiers à bras, les grands oiseux de la Sarkozye, les coqs de cons bas, les poules haut pot, vous tous les mégalomanes de la droite acquise aux riches, partez au second tour la fleur au fusil avec un suppositoire à la glycérine en guise de baïonnette, ça ne pourra qu'adoucir la deuxième déculottée que vous prépare le peuple, même s'il est peu nombreux.

Une recommandation importante à l'adresse du "parti du Président" :

-" Prenez bien soin du portemanteaux dont je vous parle plus haut, il pourra vous servir à pendre le costume que vous confectionnent les électeurs pour dimanche."

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Published by Lucien Aymard - dans aymard
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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 22:55

Ce soir, il n'y aura pas d'article anti-Sarko, ni d'ailleurs d'anti-quoi que ce soit.

Ce soir est pour moi un jour noir, un jour où l'on trouve que la nature a quelques injustices ou tout au moins quelques accents bizarres, un jour de deuil.

Ce soir, c'est la fin de toute une époque, celle où les chanteurs poètes dissertaient en musique sur la misère du peuple, celle de la tradition française de François Villon à  Emile Zola, celle des grands soutiens de la cause ouvrière.

Jean Ferrat nous a quitté, comme un symbole, la veille d'une élection, lui qui s'est toujours battu aux côtés du Parti Communiste sans jamais y adhérer, et qui a su en défendre les grandes idées sans jamais verser dans "la ligne rouge" ou dans la "ligne molle", lui qui a eu cette faculté de retirer la quintessence d'une doctrine qui n'a su attirer dans la population que le côté désagréable lié aux personnes déformant les idées.

Jean Ferrat a su remettre en place des idées fausses, répandues par les radios et les télévisions, surtout à l'époque où il tentait de fréquenter les médias qui lui fermaient la porte sous un prétexte qui n'osait pas avouer la censure. Cet homme aux convictions ancrées à gauche n'a jamais renié ses idées, ne les a jamais abandonnées, n'a jamais cédé aux sirènes du show-biz qui auraient pu le tirer vers la droite comme pas mal de "scies humaines" à la petite semaine qui se prennent pour des chanteurs qu'ils ne seront jamais. Quand on entend les pseudos poètes d'aujourd'hui chanter des inepties qui se veulent poétiques, on a envie de les renvoyer aux mots réalistes et aux phrases précises de Jean Ferrat. Et ne venez pas me dire que la poésie des cités faite de grossièretés, d'argot et de verlan défend les pauvres et les opprimés, ces phrases ne sont jamais entendues par les "élites" et ne feront jamais rien avancer contrairement à ce qu'elles prétendent.

Voilà, ce soir je suis triste, j'avais perdu Brassens, Brel, Ferré, la France avait perdu des poètes, il nous restait encore Jean Ferrat et le voilà qui part. Il laisse une vision du peuple bien particulière, cette vision populaire de la France des travailleurs brimés, exploités, opprimés.

Sa sensibilité étant identique à la mienne, je résumerai ma vision à cette vidéo qui justifie mon état de citoyen du monde car je ne peux être uniquement citoyen de cette France même dans la beauté de ses paysages.
J'irai voter demain en pensant à lui, en pensant au bulletin qu'il n'aurait pas manqué de glisser dans l'urne de son cher village ardéchois d'Antraigues sur Volaine

 Adieu Monsieur Ferrat, adieu Monsieur Jean, adieu camarade Jean Ferrat.

 

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Published by Lucien Aymard - dans aymard
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