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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 18:20

banqueroute.gifVoilà, c'est fini … non pas la chanson du "castrat" de l'ancien groupe Téléphone, mais les ennuis avec Alice et les jours de décompression en famille qui s'en sont allés.

Nous replongeons donc dans la vie quotidienne qui apporte son lot de mensonges politiques, de fanfaronnades ubuesques de Petitou premier et d'explications alambiquées de choses simples par les médias pour tenter de nous enfariner un peu plus chaque jour à la poudre de perlimpinpin du pouvoir plus démagogique et puant que jamais.

Le nuage de cendres de l'imprononçable volcan islandais et la méga fuite de pétrole de Louisiane n'ont pas réussi à noircir totalement le paysage politique français, le gouvernement et son idole se sont donc chargés de peindre en noir ce qui restait de couleurs.

Dans le genre :

-" Tout va pour le mieux, mais vous verrez, quand nous serons passés par là, vous retrouverez sourire et joie de vivre grâce à nos mesure draconiennes, drastiques et surtout exemplaires aux yeux des autres Nations."

Car, voyez-vous, toujours prompts à donner des leçons aux autres, on nous explique, comme le nuage de cendres qui évite soigneusement notre pays, tel celui de Tchernobyl, comme la crise des "subprimes" qui ne touchait que les autres, que nous sommes les tracteurs de l'humanité (pas le journal, la population de la terre).

On nous gonfle le mou avec des plans d'austérité qui ne veulent pas dire leur nom car c'est tabou et ça peut faire peur au bon peuple de France qui est déjà en désamour avec son guide spirituel. Le Fion, son nainsident lui a demandé de trouver les mots en forme d'ersatz pour expliquer aux citoyens que geler les dépenses de l'Etat ce n'est pas de la récession, c'est de la suppression de fonctionnaires et de la stagnation de leur pouvoir d'achat, enfin toutes choses qui font plaisir aux frustrés majoritaires qui n'ont jamais eu assez d'intelligence pour entrer dans la fonction publique. Il nous raconte que le ralentissement de l'économie est mondial (il disait déjà la même chose en août 2008 quand il claironnait  que la croissance serait positive en 2009), que les autres pays sont plus mal en point que le nôtre et que la fiscalité n'augmentera pas pour compenser les trous qui se creusent dans notre budget. Des mesures seront annoncées cet été (tiens donc ???) concernant la révision générale des politiques publiques (traduisez : suppression de fonctionnaires). Il en profite, par la même occasion, pour expliquer qu'en matière de réforme de l'hôpital et des universités, on peut aller se faire traire dans la laiterie du coin, le gouvernement ne fera pas de concession … retour à la dictature … qu'on se le dise.

Et le roi de la csardas est venu, pour rajouter à la joie ambiante, nous raconter à grand renfort de tics et de haussements d'épaules que lui, le sauveur de l'humanité, le grand prêtre de la clairvoyance, le génie de la rhétorique,  le forçat de la diplomatie, le gourou de la finance mondiale, lui, le président du monde (enfin de quelques français), le Zeus (dieu grec … est-ce un hasard ?) menaçant de sa poignée d'éclairs, allait frapper énergiquement de son poing meurtrier toutes les agences de notation qui sont à l'origine de la chute des bourses.

Ah, quand j'ai entendu, à demi réveillé, cette réflexion un matin de la semaine dernière, je me suis dressé sur mes ergots et au lieu de lancer un énorme "cocorico!" de fierté nationaliste, je me suis étranglé d'un :

-"Ah le con !!!"

Et j'ai aussitôt pensé aux bourses, pas les miennes, ni les siennes, celles qui sont en pleine dégringolade et j'ai analysé la situation avec mon petit cerveau, loin de celui d'un président du monde.

Les actions, c'est quoi ?

Un paquet de bouts de papiers sans aucune valeur autre que celle de l'imprimerie ou une ligne sur un écran d'ordinateur dont on fait et défait le montant financier par la loi de l'offre et de la demande. Si on s'attarde sur le sujet, on constate que plus il y a de la demande, plus le prix monte et inversement. Alors, que dire et que penser?

Une agence de notation, américaine de préférence, lance une rumeur de faillite d'un pays, une autre, toujours US, prétend à l'extension des risques et aussitôt, les boursicoteurs pris de panique mettent leurs papiers ou leurs lignes d'ordinateurs en vente, le marché s'écroule aussi sec. Les grosses boîtes amerloques achètent à petits prix ces reliefs de festins faisandés et dans quelques mois, les mêmes agences de notation diront que tout va bien et tous les boursicoteurs voudront racheter leurs anciens biens ce qui fera remonter les actions et remplira les poches des ricains. Bilan de l'opération, la monnaie unique européenne aura pris un grand coup dans la gueule et les amerloques nous auront volé des usines d'où ils vireront le personnel pour nous affaiblir un peu plus par le chômage. C'est ainsi que l'Amérique va se remettre de la crise qu'elle avait provoquée avec ses subprimes et nous enfoncer un peu plus dans la vase où nous mettent les libéraux européens qui ne veulent pas prendre les bonnes mesures.

Et Zorro, dans tout ça, il nous raconte qu'il va moraliser les agences de notation, les mettre au pas … mais il oublie qu'il est en France, dans un pays qui devient peu à peu sous-développé et que ce n'est pas de là qu'il va dicter la loi aux financiers US.

J'en entends certains d'ici me reprocher de critiquer. Mais que peut-il faire ? Que peuvent faire les gouvernants des pays européens ?

Une seule réponse s'impose à mon esprit :

-"Nationaliser les banques."

Puisque ce sont ces établissements qui prêtent aux états à un taux frisant l'usure, autant les nationaliser et se servir dans leurs caisses bien remplies par l'escroquerie de leurs petits clients. Quant aux bourses, puisqu'elles travaillent avec de l'argent fictif, autant les supprimer, ce qui éliminera un tas de sangsues intermédiaires inutiles et règlera le problème de la poignée de traders qui se gavent sans payer le moindre impôt.

Je m'explique, les actionnaires ne sont rien d'autre que des participants au capital des entreprises et tirent des bénéfices ou des déficits de celles-ci. Autant donc passer à la caisse directement comme le font les ouvriers sans pour cela devoir faire le transit par une institution inutile qui n'est là que pour permettre les jeux d'écritures et faire de l'argent à bon compte.

Seulement voilà, rase mottes est tout en gueule mais surtout pas en actes. Il veut mettre les autres au pas, mais son pas est si petit qu'il se fait enjamber.

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Published by Lucien Aymard - dans aymard
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Sonya972 12/05/2010 10:37



je n'ai pas pu passer hier


mon parrain s'en est allé


je vous embrasse à très bientôt



Lucien Aymard 12/05/2010 21:01



Bonsoir Sonya,


Qu'il repose en paix.


Quelle dérision de constater que nous nous emportons à propos de tout et de rien alors que la force de l'amour crée des liens indélébiles qui te font voir aujourd'hui que rien ne peut faire
oublier cela.


On te fait de gros bisous


Béa et Lucien



Pangloss 11/05/2010 20:26



Tu as raison: les actionnaires ne sont que des gens qui se regroupent pour financer des entreprises. Les actions ne sont que des créances sur ces entreprises. Les actionnaires peuvent les garder
ou les céder. La bourse peut être le lieu physique de la transactionmais pas le fief opaque de gens qui s'amusent avec le fric qu'on a mis à l'abri de l'humidité chez eux.



Lucien Aymard 11/05/2010 20:48



Comment les entreprises peuvent-elles être financées par des fonds qui sont mouvents en permanence. La vrai valeur des entreprises à mes yeux est celle du travail qu'elles fournissent à ceux qui
les font vivre quotidiennement par leur sueur, leur savoir faire et leur intelligence. Et les banques ont bien compris le système puisqu'elles gagnent sur tous les tableaux : à la bourse et sur
le dos des ouvriers qu'elles pressent comme des citrons.


Cordialement


Béa et Lucien



des pas perdus 11/05/2010 19:10



Franchement, on est nombreux à penser que l'austérité sévit depuis quelques années...



Lucien Aymard 11/05/2010 20:44



C'est même plus que de l'austérité, ça frise la destruction sociale.



sixtine 11/05/2010 15:31



Grand bonjour à tous les deux !


Je pense que ce petit moment d'absence vous permet de repartir de plus belle dans des articles toujours très incisifs ! Je suis ravie de vous retrouver !


Amitiés.



Lucien Aymard 11/05/2010 20:43



Bonjour sixtine,


Merci de ta fidélité et de tes appréciations. Rester toujours en éveil face aux tentatives d'endormissement du peuple guide nos forces et notre esprit. Nous serions heureux que le grain de sable
que nous voulons être participe à enrayer la machine machavélique mise en mouvement par le libéralisme.


Bises catalanes


Béa et Lucien



Jean-François Vionnet 11/05/2010 10:19



Je suis bien content de vous relire, vous me manquiez un petit peu.


Ton analyse de la bourse est excellente, mais à part ne pas jouer, je ne vois pas comment on peut enrayer ce phénomène, à moins que nous fassions une révolution, une vraie et qu'on mette tout par
terre pour reconstruire un monde juste. Utopie, surement, mais les rêves permettent à l'homme de survivre.


Bises à Béa et amitiés Lucien.



Lucien Aymard 11/05/2010 20:40



Bonsoir Jean François,


Merci de nous être fidèle.


C'est vrai que tu exprimes une certaine utopie, mais les utopistes sont des gens qui ont souvent tort d'avoir raison trop tôt. Un jour, nous ne le verrons probablement pas, il faudra bien tout
remettre à plat.
Bises à Idelette


Amitiés Lucien


Bises de Béa



Jean Georges 11/05/2010 00:05



Bonsoir les catalans, Je vois que Lucien a sorti sa plume du dimanche.


Ah! oui alors heureux de vous revoir, c'est vrai pour la belote il manquait souvent un quatrième ; Treve de
plaisanterie ton résumé des dernières péripéties de notre nabot et consorts me va bien. Pour la Bourse  ton analyse est lumineuse, sauf qu'à l'origine la bourse fonctionnait en grande
partie sur une valeur réelle d'une entreprise à laquelle les petits porteurs un peu avertis  plaçaient leurs économies avec des risques limités, et les banques investissaient de l'argent
dont elles disposaient, esperant à long terme faire mieux que le taux de l'argent au jour le jour.


Aujourd'hui la bourse est un jeu de massacre, pilotée par guere plus d'une poignée de vouyoux qui font la pluie et le beau temps sur les finances de la planete en tradant des sommes énormes,
qu'ils n'ont pas la plupart du temps, démolissent une grosse entreprise ou un petit  Etat comme la Grece en quelques clics. Je boursicote de petites sommes pour m'amuser un peu (
je precise que je n'ai pas perdu d'argent mais je n'en ai que rarement gegné) et bien j'affirme que si une banque recommande à l'achat telle ou telle action dans la plupart des cas dans le
mois qui suit elle va baisser et souvent beaucoup. Souvent une banque qui investi des millions, voire des milliards sur un titre acheté le matin et revendu le soir en gagnant 2% ( sur 1
milliard 2% ça fait 20 millions ) pour cela il faut deux clics, un le matin un le soir. Celui qui va arrêter cela aujourd'hui il n'est pas encore né, et les faux atternoiements du roi
sarko doivent vraiment faire rire les Goldman Sachs et autres Sté Generale. Bonne soirée JG. 



Lucien Aymard 11/05/2010 19:50



Bonsoir Jean Georges,


Merci de ta fidélité. Je n'ajouterai rien à ce que tu écris, c'est beaucoup plus explicite que bien des ragots de télévision.


Amitiés


Béa et Lucien



Le Mousquetaire des Mots 10/05/2010 23:17



Ah Lucien,


Je te retrouve, toujours aussi fringant de la plume. Tu ne mégotes pas sur les expressions fortes, ne néglige aucun compliment bien senti. Pas de doute, tu as du génie. Nos compatriotes qui,
effectivement, ne comprennent rien à ce qu'est la bourse ou la spéculation, devraient se pencher sur tes articles : ton explication de texte est parfaite. Il faudrait être âne parmi les ânes pour
n'avoir pas saisi l'éclairage que tu apportes.


Tu avais raison de dire que nos articles se rejoignaient, nous disons les choses différemment mais le fond est bien identique.


Bonne nuit à tous les deux : le temps est au printemps sans être vraiment celui d'un mois de mai ordinaire. (Je sais, ça n'a aucun rapport, mais bon, j'avais envie d'écrire cette phrase). Dormez
bien et à très bientôt. Amicalement              Fred



Lucien Aymard 11/05/2010 19:45



Bonsoir Fred,


Merci de tes appréciations.


Ma nature, mes origines et mon parcours social ne peuvent m'inspirer que des pensées anti libérales et exacerber mon penchant naturel à défendre les lésés de toute nature et les opprimés. Il faut
avouer qu'actuellement, je suis gâté en la matière (hélas !)


Amitiés catalanes


Béa et Lucien



Pat59 10/05/2010 19:24



Bonsoir Béa et Lucien,


Heureux de vous revoir parmis nous avec votre plume qui reste inégalable. A que oui, que l'on va se serrer la ceinture, c'est annoncé, c'est jugé, c'est parti mon kiki... Ah que voila une crise
avec la Grèce qui tombe bien virer quelques dizaines de milliers de fonctionnaires, de supprimer les quelques avantages que nous avions encore pu sauver du désastre sarkozien


 


Maintenant tout est légitime ! Et on peut leur faire confiance pour nous piquer le reste. En fait pour me serrer la ceinture, vu ce qui nous reste je pourrais prendre les lacets de chaussure du
gamin, ce sera suffisant tellement ils vont nous affamer et que lui avec ce qui nous reste de revenus il pourra aller pieds nus.


Amitiés et bises de nous deux


Pat et Arlette



Lucien Aymard 11/05/2010 19:30



Bonsoir Patrick,


Nous sommes heureux également de revenir dans le circuit pour apporter notre grain de sable à la construction de l'anti libéralisme.


Merci d'apprécier notre prose. Elle sera toujours dirigée vers ceux qui détruisent tout ce que nos anciens ont obtenu à la force de leurs convictions et aux risques de leurs emplois et parfois de
leur vie.


Amitiés et gros bisous de Béa


Lucien