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Ce soir, le temps nous manque, on a donc décidé d'alimenter le feu de la
révolte par la rediffusion de l'article de départ de notre réaction sur ce blog. Voici donc le "Grand froid, niveau zéro bis".
Et merci à tous de vous
encouragements.
Les trente cinq milliards d'euros du
grand emprunt iront à la recherche, les universités, le développement durable, l'industrie et les PME et le numérique.
Il ne manque rien à ce creusement abyssal du déficit, monsieur "je suis le meilleur", monsieur "je sais tout", monsieur "j'exige" ??????
Réfléchissez bien, vous n'oubliez rien dans ce gros paquet de fric ? Non, non, pas le financement de votre système de communication qui mobilise 50 personnes à plein temps et 7,5 millions d'euros que vous volez aux contribuables dont je suis pour régaler votre ego démesuré. Alors ? Vous avez trouvé ?
Souvenez-vous, vos promesses lors des évacuations de SDF et de leurs tentes sur les quais à Paris, mais c'est vrais que vous déployez autant de courage à affronter les promesses que personne ne vous a demandé de faire qu'à affronter sans une armée de CRS les grévistes des entreprises que vos amis ferment après que vous les ayez régalés de l'argent de l'Etat, notre argent.
Aujourd'hui, il y a plus de malheureux que vous ne pouvez imaginer vous qui ne vous servez même pas des logements que l'Etat met à votre disposition.
Nous arrivons à la période où il est de coutume d'attendrir les français, la période des quêtes, des émissions pour recueillir des fonds, des appels à la population pour signaler les SDF au SAMU social. Même les personnalités politiques déplorent qu'avec les grands froids qui arrivent, des gens soient obligés de dormir dehors. Que font-ils tous ces bien disants ? Quelles mesures concrètes prennent-ils pour éviter ça ?
Alors que des centaines de logements sont libres en particulier dans le centre des grandes villes, que les lois existent pour leur réquisition, on s'efforce de ne montrer à la télé que des SDF qui disent préférer la rue aux foyers malgré le froid. Et pour cause, dans la rue, paradoxalement, ils sont plus en sécurité que dans l'entassement des foyers où ils risquent de perdre en une nuit le peu d'affaires qui font leur fortune. Et ces foyers, on les ouvre à certaines périodes de la journée et de l'année pour mieux mettre tout ce monde dehors lorsqu'on ne peut plus faire larmoyer le bon peuple devant son poste de télé.
Les "gens de la rue" sont comme vous et moi (pas vous mister Talonnettes) des hommes, des femmes, des enfants qui à quelques exceptions près, sont nés au chaud mais ont été cueillis un jour par ce que pudiquement on appelle un "accident de la vie": une galère familiale, une perte d'emploi, une séparation ou pire encore, un emploi précaire qui ne permet pas d'obtenir un logement. Tous ces gens, il est facile d'en parler à la télé, la radio ou dans l'hémicycle de l'assemblée, mais les actions, vous, les élus, vous attendez que les associations, comme de coutume, les prennent en charge. Quant au ministre de la solidarité, qui est aussi celui du travail, son obsession, c'est de déglinguer tout ce qui touche au travail, mais la solidarité, Monsieur Dard Cosse s'en fout royalement, il vous dira que c'est le rôle de la danseuse effrénée Nadine Mort à No que par ailleurs on entend plus souvent glorifier son idole à talonnettes que prendre position pour le logement des SDF.
Y en a assez, ras le bol, de ces représentants du peuple qui ne parlent de lui que lorsqu'ils sollicitent leurs voix, de ces ministres qui ne sont que des pantins destinés à faire valoir les caprices de star de leur petit chef bourré de tics, de ces déchets de la république qui font les paons parce qu'ils ont été élus par 20% de la population et qui croient tirer leur légitimité de cette poignée d'inconscients.
Les problèmes, les vrais, ils sont là, devant les portes de leurs cabinets (je devrais dire chiottes), mais ils sont tellement aveuglés par la peur de perdre le pouvoir terrestre relatif que leur chef a bien voulu leur accorder, qu'ils en oublient l'essentiel : l'être humain.
J'en viens à me poser des questions sur ces gens remplis de promesses et de bonnes intentions pré électorales qui ont tendance à souffrir d'amnésie une fois passées les élections. J'en viens à me demander si ce sont des êtres humains ou quelques croisements de monstres à forme humaine et à cerveaux liquides.
Et l'autre, le fanfaron, le tartarin de l'Elysée, qu'attend-il pour tenir au moins sa promesse, faite devant toutes ces mère célibataires avec leurs enfants dans les bras qui mendient dans les rues de Paris ou d'ailleurs et ces jeunes rejetés par des parents inconscients, tous ces gens qui souffrent de faim et de froid dans la rue qui viendront grossir de 1,5% le nombre annuel de décès en France. Il a été de ceux qui ont critiqué le manque de mesures lors de la canicule, mais il se garde bien de parler du nombre tout aussi élevé des victimes du froid lui si prompt à critiquer les autres mais si laxiste sur son autocritique.
Quelle honte, quelle image de la France aux yeux des touristes que ces pauvres gens serrés dans un coin de porte cochère pour tenter de s'abriter des rigueurs de l'hiver, bien sûr pas trop sur les champs Elysée car la misère ne doit pas être vue dans les quartiers riches et la police Sarkozyenne veille au grain.
Au lieu de prendre des mesures, des vraies, on cache les SDF dans des quartiers et des villages où ils ne trouveront ni refuge, ni nourriture. Et pourtant, des casernes libérées par la suppression de régiments entiers pourraient être aménagées, mais l'Etat préfère les laisser se dégrader. Et qu'en est-il de la DALO cette fameuse loi sur le droit au logement opposable ? Des mots, mais dans les faits, les tribunaux soigneusement briffés et chapitrés par la chancellerie font traîner les jugements.
Pour terminer, je vous rappelle la phrase entière du discours de candidat Sarkozy le 18/12/2006 à Charleville :
-" Je veux, si je suis élu président de la république, que d'ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid. Parce que le droit à l'hébergement, je vais vous le dire, c'est une obligation humaine. Mes chers amis, comprenez-le bien : si on n'est plus choqués quand quelqu'un n'a pas de toit lorsqu'il fait froid et qu'il est obligé de dormir dehors, c'est tout l'équilibre de la société où vous voulez que vos enfants vivent en paix qui s'en trouvera remis en cause."
Il a été élu, mais il a préféré créer le paquet fiscal pour ses amis les riches. Encore une raison pour qu'il ne puisse pas être mon président.