Le mur, le mur, il n'y a plus que cela, ma parole, ils sont mûrs!
Certes, je ne juge pas du bien fondé ou non de la chute du mur quoique j'aie quand même mon idée sur la question, simplement, je trouve que dans notre pays on en fait beaucoup pour un anniversaire qui, somme toute, ne nous concerne que de loin.
On célèbre la chute du communisme à cette occasion et je ne comprends pas trop pourquoi. Mis à part les abus des dirigeants dont on devrait célébrer la disparition, la philosophie du communisme ne nous aurait pas conduit au carnage financier que nous avons connu cette année, à condition, bien sûr qu'elle soit appliquée en tant que telle et pas au profit d'une caste ou d'une poignée d'individus peu recommandables.
Quoique l'on puisse en dire, les allemands de l'est étaient certes malheureux par rapport à ceux de l'ouest, mais ils mangeaient à leur faim ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.
Soit, c'est un problème purement allemand et je me garderai bien de faire une quelconque morale, je me contente de constatations. Dans ces constatations, il y a la fête organisée pour le vingtième anniversaire à laquelle assistait notamment notre nain de jardin préféré.
Mais que faisait-il dans ce monde de festivités à regarder les dominos chuter en cascade ?
Vous me direz que sa présence n'était pas indispensable en France où, par ailleurs, était organisée une fête à la gloire du capitalisme triomphant, celui là même qui a plongé le monde entier dans une indescriptible merde financière et surtout sociale. Ce capitalisme libéral qui ne profite qu'à une poignée d'êtres humains dont le jeu principal est d'écraser la majorité de la population du globe au nom de leurs seuls portefeuilles.
Je disais donc que sa présence aux côtés de la Blanche Neige teutonne n'était pas plus importante que celle du roi du Tonga, du prince du Bhoutan ou du Président des USA qui a envoyé sa ministre des affaires étrangères. Une affaire d'intelligence, mais certaines personnes n'ont pas besoin de se montrer pour prouver qu'elles existent, d'autres saisissent toutes les occasions de parader. En plus, Weißer Schnee (Blanche Neige en allemand) le place systématiquement à sa droite pour lui donner l'importance, ou le rôle de Simplet, ainsi, elle peut l'embobiner chaque fois qu'elle en a besoin. Elle a compris qu'il fallait flatter son ego pour en tirer la quintessence.
Il a donc assisté à ces fêtes au titre de Président de la République française, mais il a omis, au passage, lui, le nobliau, qu'il était également prince. Il l'a oublié ou volontairement occulté eu égard au courage habituel qu'il démontre dans les occasions difficiles quand il est entouré d'une armée de flics et de gorilles. Il a dédaigné, lui si prompt à honorer les morts militaires de sa présence, la catastrophe survenue dans le pays dont il est le co-prince.
N'aurait-il pas dû se rendre en Andorre pour honorer de sa présence les morts et les blessés retirés des décombres occasionnés par l'effondrement d'un pont en construction ?
Entre une présence utile sur la catastrophe et une présence honoraire à Berlin, il n'a même pas réfléchi, d'ailleurs le peut-il ?
Alors qu'il est en quelques sortes constitutionnellement le co-chef de l'Etat de cette principauté, comment peut-il montrer autant de dédain pour des travailleurs qui laissent leur vie au nom d'un progrès pour aller faire le charmant aux côtés de la chancelière qui, entre nous, n'a invité les "grands" du monde que pour "faire la foule" des approbateurs de sa sauterie réunificatrice. Il a été là pour faire "banquette" comme les vieilles mères dans les bals populaires où elles venaient surveiller leurs filles, et par-dessus le marché, il n'a pas eu une meilleure météo qu'au Pas de la Case.
Jusqu'à maintenant, je croyais que nous étions dirigés par un représentant de commerce (mauvais vendeur d'ailleurs), eh bien je crois aujourd'hui qu'il s'agit d'un figurant.