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21 juillet 2007 6 21 /07 /juillet /2007 21:54

Des milliers de RTT sur les comptes épargne temps du personnel soignant !!! Mais qu'avaient-ils dans la tête ces irresponsables de "socialos" lorsqu'ils ont imposé les 35 heures à l'hôpital ?

Travailler 35 heures, c'est déjà participer au pillage des fonds de la Nation; appliquer ce système de fainéants dans les organismes de santé publique : c'est la ruiner.

Comme le faisait remarquer il y a quelques semaines le Canard Enchaîné (qui n'a pas attendu l'affolement des toubibs pour le dénoncer) : si on doit apurer de quelque manière que ce soit les comptes épargne temps du personnel soignant, la quasi-totalité des hôpitaux publics va être en faillite et devoir fermer. Triste constat

Comment en est-on arrivé là ? Que s'est-il passé depuis la mise en œuvre des 35 heures ?…

Un peu d'histoire devrait permettre de cerner le problème :

-" Depuis des décennies, il existe en France une "gauche" encline à faciliter la vie des ouvriers et assimilés, à participer à l'allègement de leurs charges de travail et à leur permettre l'accès le plus facile aux loisirs. Par opposition, la droite aide et facilite la tâche des plus aisés d'où elle est majoritairement issue, avec le soutien inconditionnel des patrons. La traduction de ce principe se retrouve dans chaque avancée sociale accompagnée par la gauche qui trouve en face d'elle le remède adapté par la droite pour contrecarrer le progrès ouvrier. Ainsi, dans toutes les entreprises y compris les services publics gérés par les commis de l'état, on s'est efforcé, à propos des 35 heures à provoquer les effets pervers de l'avancée pour en faire une "tare" de notre société.

Revenons-y, la semaine de 35 heures devait permettre de créer des emplois à l'hôpital comme ailleurs. Encore fallait-il que l'on souhaite recruter. Or, que s'est-il passé ?… On a diminué la durée journalière du travail, créé les RTT, raccourci les semaines … tout ce qu'il fallait pour augmenter la productivité mais surtout pas le nombre de personne travaillant dans les services. Le pire, c'est le prétexte avancé pour justifier le manque de création de postes : "manque de finances"… on croit rêver… ce qu'il manque avant tout, c'est la volonté politique. Je dirai qu'on a assisté à une obstruction caractérisée organisée à l'encontre des 35 heures en particulier dans la santé publique. Je m'explique:

-" Qui, d'une manière générale, finance les soins et par conséquent les hôpitaux et cliniques ?... LA SECU …"

Dès lors, il est simple de se poser la question qui blesse:

-" Qui est réellement financé par la sécurité sociale ?"

Là, tout s'éclaire si l'on est un tant soit peu observateur. Les prestations accordées au patient financent l'hôpital public ou (et c'est important) la clinique privée. Dans le premier cas, tout est versé pour l'organisation des soins, dans le second, il y a partage entre les soins et les actionnaires car la clinique privée n'est pas créée par des philanthropes mais bien par des financiers qui la veulent rentable. On peut donc en déduire que la sécu participe à l'accroissement des richesses d'actionnaires sur le dos des malades. Tout ceci n'a pas l'air de gêner l'état qui s'évertue à culpabiliser les français sur le déficit créé par la prise inconsidérée de médicaments. (A ce propos, je rappelle que les médicaments remboursés par la sécurité sociale sont ceux prescrits par les médecins dont certains sont également actionnaires de cliniques… CQFD). Il est notoire que le privé accorde un poste de soignant dans le service où il en faudrait 3 ou 4 et que certains médecins viennent des cliniques à l'hôpital public pour exercer leur art en se servant des installations et du personnel qu'ils n'ont ainsi pas à payer. Que voulez-vous, on n'a rien pour rien.

Que faire ? Quelle volonté faut-il donc pour solutionner le problème et surtout éviter qu'il ne se reproduise ? EMBAUCHER et PAYER CORRECTEMENT du personnel hospitalier. Les écoles d'infirmiers ou d'aides soignants rejettent des candidatures: une hérésie. Les médecins ne veulent plus travailler dans les hôpitaux tant ils sont exploités et préfèrent s'établir à leur compte pour devenir des fonctionnaires payés par la sécurité sociale à 22 et bientôt 23 euros la consultation. L'hôpital est une vocation et une vocation ça se suscite. Le privé attire par l'argent : faisons de même avec le public. Pour financer cela, rien n'est plus simple mais nécessite une volonté politique que les élus préfèrent avoir pour imposer le service minimum ou les déremboursements: effectuer des remboursements sélectifs.

Trouveriez-vous normal que l'état finance les entreprises de gardiennage ou de vigiles alors que nous possédons une force publique ? Non ?

Alors, pourquoi trouver normal que l'on paye des soins privés qui existent dans les hôpitaux.

Je propose donc de rembourser à 100% les soins publics et de limiter le remboursement privé au prix d'une visite a l'exception des actes qui ne pourraient être réalisés à l'hôpital. Ainsi, les patients reviendraient vers l'hôpital qui se moderniserait et s'étofferait rapidement, les finances serviraient à autre chose qu'à augmenter des dividendes et le "trou de la sécu" se comblerait peu à peu sans que les divers ministres de la santé aient besoin de faire culpabiliser les français et de créer "l'arc en ciel" de la vignette.

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Published by Lucien Aymard - dans aymard
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Jacques Heurtault 15/08/2007 19:14

C'est peut-être ce que les socialistes ont voulu faire : ruiner le système public de santé? Mêm la droite n'aurait pas osé aller jusque là!