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28 février 2007 3 28 /02 /février /2007 19:33

Comment redresser une entreprise en difficultés économiques ?

C'est l'histoire de l'avion "Concorde" et de son successeur.

Le supersonique mythique est sorti des hangars de Toulouse en 1967, son premier vol a lieu en 1969 et il obtient le certificat de navigabilité en 1975 (le 10 octobre).

En 1973, crise pétrolière aidant (déjà), les 74 commandes ou options sont annulées et seulement 20 appareils seront construits pour flatter l'ego des français et des anglais … et on passe à autre chose …

En 1999, airbus industries détermine les caractéristiques de l'appareil qui portera le nom d'A380. La commercialisation sous forme de pré commandes est lacée en 2000. Le premier exemplaire présenté début janvier 2005. Le premier vol a lieu en avril 2005 et la certification est obtenue en décembre 2006. On a été bien meilleurs que pour Concorde puisqu'il n'a fallu que 20 mois contre 6 ans pour aller du premier vol à la certification.

Le parallèle est notoire, 8 ans pour Concorde, 7 ans pour A380, crise pétrolière en 1973, la même en 2006. Seul un PDG autiste ne pouvait pas voir venir les difficultés…

Il y a plusieurs moralités à cette histoire:

-         Le cocorico médiatique est pris, dans le monde, pour une crise de vanité  ou de mythomanie des français.

-         A vouloir être les meilleurs à tout prix, on a porté les efforts sur le prototype et pris des retards pour les livraisons des avions commerciaux.

-         L'état a modifié des routes aux frais du contribuable, et accordé des dérogations de tous ordres pour le transport des pièces détachées de l'avion.

-         Les retards ont entraîné des annulations de commande et les pénalités aidant, EADS se retrouve "dans le rouge".

Comment s'en sortir ?

Pour combler des déficits, il y a plusieurs méthodes:

1 – On réduit les dividendes des actionnaires au maximum, voire à zéro.

2 – On diminue les prix de vente et on fait un forcing commercial.

3 – On abandonne le projet qui creuse le déficit.

4 – On fait payer le personnel en licenciant à la pelle.

C'est la dernière solution qui a été choisie. En raccourci, on fait payer les erreurs de gestion de la direction aux employés des usines (par contre, on a viré le PDG avec un beau parachute … normal pour un avionneur).

Quant aux sous-traitants, commerçants et artisans des sièges d'usines condamnées, familles déplacées et parfois éclatées pour cause de chômage, on s'en fout éperdument, pourvu que les actionnaires soient contents.

Tous devant au cri de COCORICOUAC !!!!!!

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Published by Lucien Aymard - dans aymard
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Peyo 09/04/2007 11:55

on pourrait licencier l'ensemble des personnes qui travaillaient pour cet appareil , le A380. Car nous devons privilégier le transport ferroviaire, disnet tous les écologistes et il serait temps de s'en préoccupper.

Vachler 16/03/2007 22:45

Eh oui, A380.
Tous les lundis il devait y avoir un convoi nocturne de Langon à Toulouse. A Langon le maire (un politicard) touche le fric du hangar qui défigure le paysage avec la grue du Golfech, par contre le pont Eiffel a disparu. On ne peut plus se promer en remontant le cours de la Garonne vers le canal du midi, car aux portes de la ville il y a un non mans land.
Et qui paye les flics qui accompagnent chaque convoi, il y en a au moins 50 qui accompagnent.
 
A un de ces jours

Mog 05/03/2007 10:00

Comme tu le dis si bien ce cri de Cocoricouac veut bien dire ce qu'il veut dire. A force de vouloir faire plus haut faire plus grand, cela finit par exploser. Les français feraient bien de relire les fables de la Fontaine, il y a des enseignements pleins de bon sens et qui sont et resteront toujours d'actualité. Bonne journée