Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Commentaires

Articles Récents

7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 00:03

Le serpent de mer est de retour, il y avait bien quelques mois qu'on n'avait pas reparlé du trou de la Sécurité Sociale. Ca nous manquait ce remue ménage autour du "trou", toute cette culpabilisation des pauvres gens, malades de surcroît, qui font grimper le déficit vers des sommets vertigineux, alors que l'Etat qui "oublie" de verser des millions d'euros de cotisations annuelles pour l'assurance maladie des fonctionnaires est une personne morale vertueuse. On se souvient d'ailleurs de Dati qui a repris le travail dans les jours qui ont suivi son accouchement pour faire économiser des indemnités maladie à notre Sécu.

L'Assurance Maladie, sous le vocable de Sécurité Sociale, est née le 4 octobre 1945. Comme son nom l'indiquait elle était mise en place pour que le peuple soit assuré. Aujourd'hui, son nom signifie qu'on a la certitude qu'elle est malade.

Trêve de plaisanterie, indépendamment des oublis coupables de l'Etat, comment se forge l'essentiel du déficit ?

Les licenciements, les faillites, les remplacements de personnel par des machines sont pour l'essentiel un élément de la baisse des recettes alors qu l'augmentation de la population est l'élément majeur de la hausse des dépenses.

Qu'a-t-on fait jusqu'à présent ? De vaines tentatives, aussi infructueuses qu'incongrues. Création de la CRDS et de la CSG, augmentation des cotisations, création du forfait hospitalier, invention des vignettes de couleur pour moduler les remboursements, forfait sur les boites de médicaments et les actes de médecine, retrait d'une quantité énorme de médicaments du droit au remboursement, etc … autant de "mesures" qui ont fait la preuve de leur inefficacité.

On nous annonce un déficit de 20 milliards d'euros pour 2010 et nos ministres nous expliquent qu'il faut faire quelque chose, relayés en cela par des médias tout acquis à la cause. Et voilà la nouvelle idée de génie (sans bouillir) de nos grands penseurs Bâche l'eau et Dard Cosse : on va augmenter le forfait hospitalier de 25% et commettre une nouvelle liste de médicaments non remboursés, par exemple, le paracétamol.

La situation va certainement s'arranger grâce à ça. Adeptes des délocalisations qui fabriquez du chômage en quantité, dormez en paix, le peuple veille, vous n'aurez plus à payer pour ces malades qui ne sont même pas des ouvriers de vos usines si ça se trouve, et vous n'aurez plus à faire de retenues sur les salaires de ceux que vous aurez jetés à la rue, les français paieront pour vous surtout s'ils sont malades car l'entraide joue à plein dans notre pays, ce sont les malades qui financent les remboursements des malades. L'égalité selon l'interprétation étatique du moment.

Il y a fort à parier que, comme pour la taxe carbone, on nous annonce un passage du forfait hospitalier de 16 à 20 euros pour finalement le fixer à 16, comme cela, le français moyen (très moyen d'ailleurs) aura l'impression d'avoir gagné deux euros. Toujours ces mathématiques ultra modernes qui vous donnent l'impression de gagner quand vous perdez moins. C'est d'une mièvrerie et d'une bassesse totalement navrantes.

Et dans tout ce micmac, il y a les mutuelles qui peu à peu répercutent les baisse de remboursements Sécu en augmentant les cotisations pour pouvoir compenser, si bien que dans peu de temps, le pauvre citoyen de base ne pourra plus payer une mutuelle et par voie de conséquence, se retrouvera écarté des soins. La médecine à deux vitesses n'est plus en marche, elle court, à la grande joie des assurances privées qui n'attendent qu'une chose, reprendre les mutuelles sous leur coupe. Et vous, sinistres sarkozystes, serez heureux de ne plus avoir à payer des retraites car sans soins, les vieux mourront plus "jeunes".

L'Etat a trouvé des dizaines de milliards pour sauver les banquiers à l'origine de la crise et il fait payer les malades pour financer l'Assurance Maladie. En quelques sortes, l'autofinancement de la maladie. Un comble!

Partager cet article

Repost 0
Published by Lucien Aymard - dans aymard
commenter cet article

commentaires

equipement moto 08/09/2009 10:03

merci pour votre articlebonne continuation et a bientot

Lucien Aymard 08/09/2009 10:51


Bonjour,
Merci de votre passage, je suis un "ancien" motard interdit de moto cause santé, mais entouré d'aficionados de deux roues, je ne manquerai pas de donner votre adresse.
Cordialement
L. Aymard


Jean Georges 08/09/2009 01:30

Bonsoir Béa et Lucien,Joli couple s'il en est, j'adore Bache l'eau et Dard cosse, trés poetique JG.

Lucien Aymard 08/09/2009 10:42


Bonjour Jean Georges,
Oui, j'avoue humblement avoir eu un faible pour le Dard sous la Bâche ... tout en collusion.
Amicalement
Béa et Lucien


Fleche 07/09/2009 19:48

Au moment où le gouvernement prépare les Français à une pandémie, il annonce une hausse du forfait hospitalier et un déremboursement des médicaments anti-douleur.Curieuse coïncidence ...

Lucien Aymard 08/09/2009 10:37


Bonjour flèche,
Il est effectivement des coïncidences que l'on remarque et qui nous annoncent des dépenses supplémentaires.
Amicalement
Béa et Lucien


jacques 07/09/2009 06:52

bonjour béa et luciennous ne sommes bon qu'a payer dans ce bas monde et il faudrait dire merci!!ben non je dis bande de c..s de gouvernants amitiés de la drôme

Lucien Aymard 08/09/2009 10:36


Bonjour Jacques,
Ils nous prennent pour des vaches à lait, mais ils risquent un jouir de s'apercevoir que nous sommes des taureaux.
Amicalement
Béa et Lucien


Renard 07/09/2009 02:12

Bon, ils auraient du dire de 16 on passe à 25, puis ils auraient baissé à 23, et les gens les auraient encore remercié de leur "faire cadeau" de ces 2 euros....pas encore assez finalement, puisque personne ne bouge une oreille... Bien amicalement à vous deuxPs je passe vite, car j'ai le net très peu de temps... 

Lucien Aymard 08/09/2009 10:34


Bonjour Renard,
La peur panique du lendemain, voilà ce qu'ils entretiennent et qui paralyse les gens. C'est absurde car la peur n'évite pas le danger.
Amicalement
Béa et Lucien