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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 22:26

On approche de la date fatidique, ce jour où les tout petits restent collés aux jeans de maman (il n'y a presque plus de jupes), les grands arborent fièrement leur nouveau cartable pour entrer au CP, les préadolescents tremblent devant la nouveauté du collège et les adolescents fanfaronnent à l'entrée en seconde.

Ce jour de la rentrée scolaire où tout un monde est en ébullition pour que les enfants sortent par le haut du système éducatif français. Ce système si trituré, massacré, rabaissé, dévalorisé, écartelé et mis en concurrence interne par les ministres successifs aussi incapables les uns que les autres d'adopter une ligne de conduite homogène. La cause en est la folie d'imiter Jules Ferry et de laisser une trace dans ce monde à part qui concerne plus les enfants que les adultes puisqu'il est censé prendre les petits pour en faire des grands. Le malheur veut que ce soient les grands qui veuillent faire des petits à leur image,  forcément ça ne peut pas marcher à cause du décalage générationnel.

Aujourd'hui, je me pencherai (pas trop pour ne pas tomber), sur ces adolescents que les parents vont "mettre" en classe de seconde pour préparer le baccalauréat, aidé en cela par un superbe article orienté pro gouvernemental dans La Tribune, intitulé "Quel lycée choisir pour votre enfant ? Notre classement exclusif".

On trouve dans ce papier un classement permettant de "bien piloter la réussite scolaire de vos enfants" grâce aux indicateurs chiffrés sur les lycées publics et privés délivrés par le ministère de l'Education Nationale. Ceci est, bien sûr donné dans le but de faciliter le choix de l'établissement pour y envoyer son enfant. Attention, toutefois, c'est en fonction de sa personnalité (!?), de ses envies, de ses possibilités et à condition de savoir bien utiliser les indicateurs du ministère. Parents, on vous prépare déjà à la suppression pure et simple de la carte scolaire pour vous mettre dans les conditions d'imitation des USA, pays qui connaît la plus grande disparité d'enseignement entre les riches et les pauvres.

Déjà, dans un paragraphe baptisé "comment apprécier les résultats d'un lycée", on trouve des formules alambiquées de sorte que personne ne puisse comprendre et que l'on retienne simplement les chiffres bruts, c'est-à-dire le taux de réussite au bac. Je suis donc allé me rendre compte de visu de ce classement.

Tout d'abord, la France est découpée en 6 zones dont une pour les DOM et une pour l'Ile de France, cette dernière, histoire de montrer que Paris est toujours à part du reste du pays. J'avais entendu parler de décentralisation mais c'était certainement dans une autre vie. Chacune de ces zones comporte entre 4 et 7 régions administratives et à l'intérieur de chacune, on peut aller consulter le hit parade de son département.

La consultation est édifiante, on y découvre, comme par hasard, que les lycées privés ont des taux de réussite allant jusqu'à 100%, mais nulle part n'est évoque le nombre de jeunes par classe car, il faut être pragmatique, une classe de 20 élèves a plus de chances de fournir 100% de bacheliers qu'une de 40 et le privé peut limiter les inscriptions à son gré contrairement au public. De plus, le privé n'est pas soumis aux suppressions de personnel effrénées de la république sarkozyste. Si l'on y rajoute le fait que les élèves qui entrent sont acceptés sur dossier, on a l'image idyllique de l'enseignement privé. Il ne manque plus que la prière du matin, le bénédicité du midi et la prière de l'angélus le soir pour être complet.

Notre cher pays, républicain et laïque offre à ses enfants un enseignement gratuit dans des écoles laïques et subventionne le privé de sorte qu'il accentue les inégalités en toute quiétude.

Comme j'ai eu l'occasion de l'écrire à plusieurs reprises, y compris dans mon livre, oui, l'enseignement privé à le droit d'exister mais à une double condition, qu'il professe les mêmes programme que le public et que, dès l'instant où quelqu'un fait ce choix, il le paye sans subventions de l'Etat. Ce dernier offre la gratuité, il est donc hors de question qu'il aille financer ailleurs. Ceci aurait pour effet immédiat de permettre l'augmentation des effectifs de l'enseignement public au lieu des suppressions et par conséquent, l'amélioration de l'enseignement.

Que diable ! Est-ce que l'Etat subventionne les milices privées alors qu'il possède une police nationale ? Non. Alors pourquoi faire différemment pour un autre service public ? Ah ! Il y a peut-être un rapport avec le sondage d'il y a une semaine dans lequel ressortait que 86% des pratiquants catholiques votaient UMP.

Je sais, certains vont me dire que j'ai tort de faire l'amalgame entre lycée privé et lycée catholique, ce à quoi je réponds, allez voir la liste par département et même un manchot peut compter le nombre d'établissements privés non catholique sur ses doigts.

Donc, parents, sachez que vous êtes emportés dans un tourbillon du genre tornade qui vous attire peu à peu vers le privé pour ne laisser que le mauvais élèves, ou réputés tels,  au public et la suppression annoncée de la carte scolaire ne fera qu'amplifier le phénomène car plus le privé aura de choix, plus on laissera de jeunes sur le bord de la route et plus l'enseignement à deux vitesses existera. Mobilisez-vous pour exiger le report des subventions du privé dans le public, seul moyen de faire perdurer notre école laïque et publique.
 Entre bas et haut, l'Union pour le Massacre du Public est passée.

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Published by Lucien Aymard - dans aymard
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sixtine 23/08/2009 19:08

Bonsoir !Pour moi, le choix entre école publique/privée doit exister... Le manque de moyens affecte souvent les deux types d'établissements mais le privé n'est pas inabordable et on y trouve toutes les classes sociales... Beaucoup d'élèves en difficulté y trouvent leur compte après changement... Mes deux filles ont étudié dans des conditions optimales et leur parcours scolaire est une réussite... Ce qui ne veut pas dire que les autres établissements ne sont pas de bonne qualité, et si les ministres de l'enseignement étaient plus compétents et les budgets moins limités, tout le monde y trouverait son compte, probablement !Amitiés.

Lucien Aymard 23/08/2009 22:40


Bonsoir sixtine,
Tu as tout résumé particulièrement dans ta dernière phrase. Pour le choix, d'accord, mais les moyens ne suivent pas, l'école est regardée sous l'aspect comptable par les ministres et ce n'est pas
la vocation d'un service public.
Amicalement
Béa et Lucien


Fleche 23/08/2009 13:57

Encore une fois, je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous. Il y a quand même nombre de professeurs de lycées, collèges, ou écoles qui embrassent cette profession par défaut. Au bout de quelques années d'universite, certains ne sachant pas quoi faire se tournent vers l'Education Nationale. J'en connais et vous aussi probablement.J'en connais aussi qui fidèles à l'esprit de l'école de Jules Ferry ont passé leur carrière au service des enfants. J'imagine sans peine que c'est à ceux-là que vous faîtes allusion et on ne peut que leur tirer notre chapeau.Il est vrai cependant que les ministres de l'Education Nationale se succèdent et les mesures qui vont avec ne motivent pas les troupes, c'est le moins que l'on puisse dire.Chaque jour ou presque amène sa circulaire, la note de l'Inspection Académique et les enseignants sont traités comme des machines beaucoup plus que comme des humains.Il est vrai aussi que les caissières "d'été" savent à peine compter, et que peu d'élèves aujourd'hui écrivent la langue de Molière sans faute. En existe-t-il seulement ?Pour avoir suivi les années collège et lycée de ma fille d'un peu près, je suis horrifiée par la difficulté des termes utilisés tant en mathématiques qu'en français et par les méthodes utilisées notamment en histoire-géo. Le résultat final est dans cette matière : quasiment aucune connaissance globale de l'histoire de France ne serait-ce que la chronologie  et aucune connaissance globale de la géographie de la France, quant à l'Europe, à part apprendre la constitution de celle-ci, c'est à peu près tout ce que nos têtes plus ou moins blondes connaissent.Je plains beaucoup les personnes arrivant en France. Je ne sais pas comment leurs enfants peuvent comprendre quelque chose. En grammaire par exemple, plutôt que d'appeler les mots simplement (article, sujet, verbe, complément) on part dans des appellations tres compliquées à mémoriser, enfin pour moi .Idem à l'école élémentaire. Avez-vous eu connaissance de l'apprentissage de la division ?Je crois qu'il ne faut pas s'étonner des résultats de nos chérubins et du peu de connaissances acquises au bout du compte.Il faut vraiment être très bon pour comprendre au XXIème siècle ce que les profs disent. C'est tout à fait anormal.Désolée je suis sortie du débat premier entre public et privé.

Lucien Aymard 23/08/2009 22:36


Bonsoir flèche,
Mille excuse pour cette réponse tardive, mais nous étions très pris aujourd'hui.
C'est vrai qu'il y a et peut-être il y aura de plus en plus de gens qui se retourneront vers l'EN par défaut. Certainement aussi que je faisais allusion aux enseignants dont le métier est un vrai
sacerdoce. Pour l'enseignement lui-même, il y a à boire et à manger, l'enseignant ne sait plus trop comment dispenser son savoir et l'enfant, d'une année sur l'autre est totalement déboussolé. On a
vu pratiquement sombrer des générations dans les tergiversations des math, dans les méthodes de lecture et ne parlons pas d'histoire géo. Il suffit de regarder les jeux à la télé pour se rendre
compte de l'ignorence de certains (aujourd'hui encore un candidat à midi sur la 2 a situé le volcan de la souffrière en Nouvelle Calédonie et encore parce que la question précisait qu'il s'agissait
d'une ile française).
On pourrait deviser des heures sur l'école en France et comme disait mon directeur : pendant ce temps là, les chinois travaillent ...
Amitiés
Béa et Lucien


PIPOLIN 23/08/2009 11:12

Bonjour tout le monde.En 1981, venant de bep, j'ai fait une première G2 d'adaptation à Mermoz à Montpellier. Notre prof "vieille école" nous disait "je vais faire de vous des aigles de la comptabilité, vous allez en baver, vous me remercierez plus tard". On était 26 en classe venant de toute la région Languedoc. On avait de supers prof dans toutes les matières. Le prof de français qui était prof de lettres nous emmenait voir "Téléphone" par exemple.Puis pour le bac chacun de nous est reparti en terminale dans le lycée de sa ville, après les résultats du bac on s'est tous retrouvé au Mont Aigoual pour fêter le bac, résultat de notre groupe : 100% d'admis.Je pense qu'aujourd'hui, mes profs que je remercie au passage, n'étaient pas des extras-terrestres ou des originaux. Mais des gens qui transmettent leur savoir avec la vocation. Les profs, instits d'aujourd'hui ont cette même mentalité. Mais un ministre de l'éducation nationale a d'autres conception en tête. J'ai certes un esprit anar mais je n'hésite pas à afficher mes convictions. Le ministère de l'éducation ne sert à rien et qu'il faudrait le supprimer. A part foutre la merde avec des réformes à la con qui n'ont de rapport avec l'éducation que le nom, on a pas besoin d'un ministère, d'énarques pour le Savoir. Cette bande d'incultes va nous donner la liste de ce que nous devons savoir.Bon je vous quitte car Ducon Chatel m'a refilé cent lignes.Amitiés à toutes et à tous.Philippe Pipolin

Lucien Aymard 23/08/2009 12:12



Bonjour Philippe,
C'est certain qu'aujourd'hui, les profs ont toujours la même motivation, sauf que les ministres successifs leur imposent des méthodes différentes au moins tous les ans sinon plus, et la taille
démesurée des établissements fait que ces gens sont en permanence soumis à la pression. Dans mon collège de 180 élèves, les profs connaissaient tout leur petit monde, c'était le cas aussi à Henry
IV à Béziers avec 300 jeunes mais dans les établissements à 2000 élèves, le prof vient, fait son cours et repart comme on le fait à l'usine. Une fois de plus, l'Etat est à incriminer, et pas
seulement l'Etat actuel.
Allez, je te laisse faire tes cent lignes et applique toi ou tu recommences.


Bises de Béa et Toute amitié de Lucien



Fleche 23/08/2009 11:04

Je crois que les établissements privés ne sont pas tous réservés aux gens riches. Beaucoup d'établissements privés subventionnés sont ouverts aux élèves boursiers, justement parce qu'ils sont subventionnés.Ce qui me choque le plus dans le privé, c'est qu'étant subventionnés les établissements gardent le choix de leurs élèves. C'est plus sur ce plan que ça me dérange.Maintenant public/privé, c'est un long débat. Je crois qu'il est super important que le choix existe.

Lucien Aymard 23/08/2009 12:04


Re Bonjour flèche,
C'est vrai que le privé n'est plus réservé aux riches et les boursiers y sont même assez nombreux ... pourvu qu'ils entrent dans les critères de choix ...
Amicalement
Béa et Lucien


Jean-François Vionnet 23/08/2009 09:51

Quand j'ai passé mon bac en 1964, nous étions 23 élèves en terminale technique mathématiques.Ce qui correspond à un bac S maintenant avec les nouvelles appelations. A l'époque, il n'y en avait que 4. Avec ce diplôme, on pouvait préparer les "grandes écoles".Alors, en vieux con qui regrette le passé, je me demande bien pourquoi on subventionne des écoles privées, qui de par essence, sont faites pour des gens riches. Mon père a été professeur, toute sa vie, dans le service public.Salut et Fraternité. Bises à Béa.

Lucien Aymard 23/08/2009 12:02


Bonjour Jean François,
Autre temps, autres moeurs, je ne dénigrerai pas le bac d'aujourd'hui car j'ai arrêté mes études en troisième pour passer des concours, mais je constate que les choses n'ont pas changé en bien.
J'ai eu à trier des candidatures d'emploi de bacheliers dont les lettres de motivations faisaient frémir par la quantité de fautes et tout un chacun peut constater à une caisse de supermarché
qu'une caissière "d'été" embauchée après le bac est souvent incapable de rendre la monnaie sans se servir de sa caisse électronique. C'est tout bête, mais ça montre un peu le niveau. De la théorie,
oui, mais la pratique ?
Amitiés à vous deux
Béa et Lucien


Fleche 23/08/2009 08:58

Bonjour Je vais venir relativiser un peu les propos de votre billet.En effet, si je suis assez d'accord avec ce que vous dîtes, il reste que dans certains endroits, les établissements privés viennent suppléer aux carences du public. Dans le secteur où nous habitons, pendant longtemps, le lycée privé du secteur a été le seul alors qu'il y avait un besoin crucial d'un autre lycée. Ce lycée public existe maintenant depuis quelques années, mais voilà, la population augmentant, il est déjà trop petit, il faut savoir aussi que c'est un lycée généraliste et que les élèves qui sont orientés vers des filières technologiques ont des km à faire pour en trouver un.Donc sur le fond vous avez raison mais il reste que le public a des carences. Dans le lycée privé dont je vous parle, les classes de secondes ont un effectif de 35/37 par classe, ça fait beaucoup, même depuis l'ouverture du lycée public, les programmes sont les mêmes puisque l'établissement est en contrat avec l'Etat et donc les enseignants sont rémunérés par l'Etat !Les résultats du bac cette année sont de 99 % mais ils ont choisi leurs élèves, ca reste un fait.Il y a quand même quelque chose qui me chagrine dans tout celà. Je ne suis pas particulièrement "pro-privé", mais pour avoir observé les deux, je vois que dans les lycées privés, il y a des responsables de niveau à peu près un par niveau, qui sont à la fois chargés du suivi des élèves, ont un regard sur les profs, sont également chargés de cours et restent du coup en contact avec les élèves, y compris le responsable d'établissement.Ca n'existe pas dans le public, une fois que vous êtes passé dans l'encadrement administratif vous y restez et vous vous éloignez des élèves.Je pense que l'organisation des établissements privés est bonne, voire très bonne, et qu'il y aurait avantage à s'en inspirer.J'ajoute même si je suis un peu longue, que les établissements catholiques dont je vous parle ne demandent pas le certificat de baptême à l'inscription et n'obligent aucunement aux prières du matin midi et soir

Lucien Aymard 23/08/2009 11:55



Bonjour flèche,
Avant tout, saches que sur mon blog aucune réaction n'est trop longue et toutes les explications et idées sont les bienvenues (sauf les classiques racisme, antisémitisme xénophobie ...).
Pour répondre à tes remarques pertinentes, je dirai qu'un point commun nous rapproche, celui des carences de l'Etat vis à vis de l'EN.
L'Etat, et ce n'est pas d'hier, a choisi de construire des lycées gigantesques au détriment de la sécurité, de l'enseignement lui-même et des élèves en définitive. Ces établissements n'ont de
raison d'être que dans les grandes agglomérations, ce qui réduit financièrement les possibilités de constructions en provinces dans les zones moins peuplées, d'où, comme chez toi, le besoin
palliè par le privé.


Pour les prières, c'est vrai que dans la plupart des lycées privés, c'est abandonné mais j'ai l'exemple de ma fille à Béziers qui a dû faire deux des trois établissements pour trouver le
lycée privé dans lequel elle a inscrit sa fille (17 de moyenne en cinquième), le premier pratiquant encore même la messe obligatoire le mercredi et les deux lui aont demandé un certificat de
baptème. Elles seront 25 dans la classe (pas de mixité).
Je me suis donc inspiré de cet exemple pour réagir car tu te doutes bien que je n'aurais pas fait ce choix mais mes enfants ont leur vie et la mènent à leur guise ce qui me semble normal.


J'ai un ami qui est passé dans l'encadrement administratif d'un lycée à Perpignan et son contact avec les élèves est quasi nul eu égar à la somme de travail qui lui est demandé, quand il a pris
son poste, ils étaient 2 et un secrétaire, aujourd'hui il est seul avec une secrétaire pour tout l'établissement. No comment.


L'organisation des lycées privés est excellente mais le public ne met pas les moyens pour avoir la même.


Amitiés du matin


Béa et Lucien



jacques 23/08/2009 04:49

tu as raison lucien et ton article est bien ficelé amitiés du matin

Lucien Aymard 23/08/2009 11:39


Bonjour Jacques,
Je reconnais bien volontiers être parfois un peu excessif, mais dès qu'on touche à un élément de la République, je me sens agressé.
Amitiés à vous deux et bon Dimanche
Béa et Lucien


Sonya 23/08/2009 04:36

bon dimanche à vous deux. ma fille est très malade elle n'arrete pas de vomir. bisous à vous.

Lucien Aymard 23/08/2009 11:37


Bonjour Sonya,
Nous espérons que la maladie de ta fille n'est que passagère et que ce soir déjà vous n'y penserez plus. C'est vrai que les enfants, quel que soit leur âge, nous font bien des soucis dès qu'ils ne
sont pas bien tant physiquement que moralement.
Donne lui de gros bisous de notre part, qui sait, l'air du pays catalan peut aider
Bisous de Catalogne
Béa et Lucien