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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 18:38

Si, comme je l'ai fait voici quelques jours, vous êtes allés vous mettre au frais dans un hyper marché, vous avez certainement remarque les nouveaux rayons spécialement achalandés pour les fournitures scolaires.

Eh oui ! Il y a quelques années, on commençait à voir ce genre de rayons autour du 20 août et peu à peu, on a glissé à l'envers pour les voir en place maintenant vers le 1juillet, c'est-à-dire dès le début des vacances d'été. On n'arrête pas le progrès en matière d'incitation à la dépense, mais, flash back sur l'histoire de l'éducation nationale.

Rassurez-vous, je ne remonterai pas jusqu'à Jules Ferry, mais il faut bien avoir en tête que l'instruction est obligatoire de 3 à 16 ans depuis 1959 et l'école publique est gratuite depuis 1881 pour le primaire, principe réaffirmé dans le préambule de la constitution de 1946 et repris dans le chapitre II article 132 du code de l'éducation.

Comment voit-on les choses aujourd'hui en fonction de ces dispositions?

L'enseignement est gratuit, mais les fournitures pour le recevoir sont payantes au prétexte que les élèves peuvent garder ces fournitures en fin d'année scolaire.

Ne parlons pas des livres qui dans la plupart des cas sont payés par les mairies et passent de main en main, mais pas de génération en génération car les modifications des programmes par les ministres successifs ne permettent pas d'assurer une quelconque continuité dans la transmission. Ces livres, dont on nous recommandait de prendre soin et d'assurer la protection par une couverture, nous étaient fournis au moins jusqu'en troisième et on les rendait en fin d'année.

Les cahiers, plumes, stylos, crayons et gommes nous étaient fournis en classe pendant tout le passage en primaire, charge à nous de les acheter à partir de la sixième.

A présent, dès la dernière année de maternelle, on donne aux parents une liste avec des fournitures "obligatoires" pour la rentrée à suivre et ainsi chaque année pour la suivante. Bien sûr, depuis juin 1999, on verse aux familles une allocation de rentrée scolaire destinée à couvrir un maximum de frais mais qui, la plupart du temps, sert à acheter la télé, la console DS, ou tout simplement à se nourrir. Quoiqu'il en soit, les "marchands du temple" ont très bien compris qu'il fallait mettre en évidence les fournitures scolaires de sorte que les enfants poussent au maximum les parents à acheter des affaires inutiles au plus vite de sorte que la partie obligatoire reste à acquérir avant la rentrée.

En d'autres termes, l'école publique obligatoire et gratuite sert aussi et surtout à faire rentrer de l'argent dans les caisses de la grande distribution. Je ne désespère pas de voir des rayons "fournitures scolaires" en place début juin pour mieux faire durer les dépenses de rentrée et pousser ainsi à la consommation.

Mais, me direz-vous, c'est aux parents de freiner la folie d'achat des enfants. Certainement, mais ne serait-il pas plus sage de donner des fonds aux établissements pour la dotation aux enfants ? Cela aurait trois avantages :

- L'argent irait vraiment aux fournitures,

- Chaque élève aurait les mêmes produits que son voisin, d'où, diminution de phénomène de racket

- Les fournitures récupérables resserviraient l'année suivante ce qui engendrerait des économies.

J'en ai assez dans les hyper marchés, de voir fleurir dans les rayons pendant des mois en avance les évènements marquants de la vie quotidienne. Les jouets de noël en septembre, carnaval en janvier, pâques en février, les piscines, masques, tubas, bouées … en mars, les maillots de bains et serviettes de plage en avril et la rentrée en juillet. On voudrait faire dépenser aux gens l'argent qu'ils n'ont pas qu'on ne s'y prendrait pas autrement.

En plus, l'inégalité devant l'éducation commence par la compétition que se livrent les enfants par marques interposées, et c'est une compétition malsaine.
                                                                                   

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Published by Lucien Aymard - dans aymard
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aliciabx 02/08/2009 15:36

J'avais fait la même observation : les fournitures scolaires déjà dans les rayons en juillet. C'est au super ou hypermarché donc qui pourra "harponner" le client, vous noterez l'image du verbe harponner... J'ai eu 3 fils et au fil des années, j'ai acheté des fournitures qui n'ont JAMAIS servi...  Les profs jouent bien le jeu en tous cas, allez savoir quelles directives ils reçoivent.J'ai rendu les bouquins de terminale à la PEEP (mon dernier enfant, ouf!). J'avais payé 1560 et quelques euros, ils m'ont remboursée 54 et quelques. Tous les ans, c'était pareil.Mais ça fait marcher le commerce sans compter qu'on pourrait privilégier le pays recyclé. Et pourr un résultat qui n'affiche pas le rapport qualité/priox niveau instruction.Bon, j'arrête là car ça me fiche en pétard...

Lucien Aymard 02/08/2009 17:08


Bonjour Alicia,
Il est vrai que parfois on se demande si les profs n'ont pas des actions dans certaines boites. A leur décharge, les listes sont faites sur les programmes de l'année A-1 par rapport à l'achat des
fournitures et dès la rentrée, le ministre du coin change quelques parties de programme, histoire de marquer son passage, et plouf le travail de l'enseignant est fichu par terre. Il n'empêche que
certains se disent aussi qui peut le plus peut le moins et allongent les listes par inconséquence. En tout cas, les Hyper et super ont compris le bénéfice à tirer de remplir les rayons le plus tôt
possible.
Amicalement
Béa et Lucien


des pas perdus 02/08/2009 11:09

je crois que vous formulez un voeux un peu vain...

Lucien Aymard 02/08/2009 12:23


Oui, je reconnais que je suis utopique ... à moins que j'ai tort d'avoir raison trop tôt.
merci d'être passé
Lucien


pipolin 02/08/2009 10:06

SALUT LES BEALUC'SA titre d'exemple pour la gratuité de l'éducation.En 2000-2001, j'avais repris mes études supérieures. Pas de problèmes pour les cours par correspondance que je finançais par le biais de la formation continue. Les devoirs partaient à la correction avec la machine à affranchir du bureau. Par contre, pour me présenter à l'examen national, il m'a fallu m'acquitter de 100 francs de timbres fiscaux par unité de valeur présentée et autres conneries. Bref en tout, j'ai claqué presque 1000 balles. Je me suis toujours posé la question, pourquoi fiscaliser des examens ? car c'était un droit à payer.bon dimancheamitiés

Lucien Aymard 02/08/2009 10:19


Bonjour Pipolin,
C'est là que se situe le vice, l'enseignement est gratuit, mais pas les diplômes qui sanctionnent cet enseignement. Je me souviens que mes parents avaient payé pour que je puisse recevoir le
diplôme du BEPC sans quoi on ne recevait pas la preuve de réussite et c'était en 1962 ... et  même pas dans l'enseignement supérieur.
Bises de Béa et amitiés de Lucien


beignetcaramel 02/08/2009 09:51

C'est dans tous les domaines pareils. Regarde la bouffe. Les galettes d'épiphanies sont en vente avant même les buches de noel....Vive la société de consommation. Et l'on nous parle de taxe carbonne. Diminuons cette consommation exagérée et la planète ne s'en porteras que mieux. Amitié

Lucien Aymard 02/08/2009 10:12



Bonjour beignetcaramel,
Sûr que même les "petites" fêtes de tradition suivent également le processus consommation et le pire c'est que comme les galettes, c'est de moins en moine autentique et de plus en plus mauvais à
manger ... Mais on consomme
Amicalement
Béa et Lucien



Jean-François Vionnet 02/08/2009 01:07

Salut Lucien et Béa, J'ai fait toute mon école secondaire avec le Mallet Isaac (livre d'histoire) de ma mère qui avait auparavant servi à mes deux soeurs aînées, ça a commencé à devenir emmerdant vers les grandes classes ( car il était de 1929 et qu'on commençait à parler de la guerre de 40). J'ai aussi connu les pantalons de golf à l'école primaire, et les jeans ne sont arrivés qu'en 1962 avec les pieds-noirs, qui portaient tous des Levis. Et ma grand mère ayant acheté des jeans que j'avais réclamé, au marché, qui ne voulait pas déteindre, je les ai passé à la javel (beau résultat).Souvenirs, souvenirs;Salut et Fraternité.

Lucien Aymard 02/08/2009 10:08


Bonjour JF,
Ah les jean's ... moi aussi j'ai eu les premiers dans les années 60 avec interdiction absolue de les passer à la javel. J'allais me tremper dans la rivière evec et evec les copains, on passait la
brosse en chiendent directement sur nous en frottant comme des malades ... preque sans résultat. C'était le bon (vieux) temps.
Amitiés
Béa et Lucien


METEXTOFF 01/08/2009 23:07

L'école publique ,républicaine et laique avait pris soin d'obliger les enfants à se vêtir de la même blouse de coton grise de sorte à gommer les inégalités devant le savoir et d'éviter ainsi l'ostentation.Mais c'est fini tout ça , maintenant les gamines et les gamins veulent tous s'habiller comme ceux qui en ont les moyens ou ceux qui passent à la télé Résultats : Des dépenses supplémentaires dans le budjet familiale ...

Lucien Aymard 01/08/2009 23:14


Bonsoir metextoff,
Merci d'être passé.
J'ai connu cette époque mais je n'ai pas osé en parler de peur de paraitre ringard, mais la blous grise pour les garçons et bleue pour les filles a fait qu'encore aujourd'hui je rencontre des
personnes qui étaient à l'école avec moi et qui "naviguent" dans des sphères où je ne peux pas aller, mais qui restent toujours des copains de classe et c'est réciproque. Je ne suis pas persuadé
que dans 40 ans, ceux d'aujourd'hui seront dans cette même veine.
@ +


Olive 01/08/2009 22:47

Salut Lucien et Béa,Tu as bien raison de rappeler qu'avant les fournitures étaient fournies, et maintenant les gamins ont pas fini l'école que déjà on leur rappelle la rentrée.J'ai remarqué un truc choquant dans les fournitures, les marquesdes hypers étaient plus cher que les marques traditionnelles, en période de crise les gens se disent les marques des hypers sont moins chers, mais si on regarde c'est faux, c'est une nouvelle arnaque, carles hypers ont compris que les français iraient au soit disant moins cher, je vais citer Auchan, car c'est là qe j'ai vu l'arnaque.

Lucien Aymard 01/08/2009 23:10


Bonsoir olivier,
Auchan, Carrefour, même combat. La spécialité de Carrefour, ce sont les têtes de gondole. Tu remarques un prix super et en-dessous, il y a deux marchandises différentes : une bidon qui correspond
au prix et celle qui est intéressante et où on a oublié de mettre le prix et quand tu passes à la caisse, on t'attend avec le fusil.
Pour les écoles, la gratuité remonte totale à Giscard, il ne s'est pas contenté de foutre le bordel avec le changement d'heure...
Amicalement
Béa et Lucien


sixtine 01/08/2009 21:31

Bonsoir, Lucien ! Excellente remarque que nous ommes nombreux à faire. Tous les évènements sont anticipés et nous sommes en permanence sollicités pour acheter à tout va.Dans le cas de la rentrée, il est vrai qu'on doit marcher avec son temps, surtout quand il s'agit des enfants. Une petite entorse au porte-monnaie pour le cahier de texte et 2-3 classeurs, voire même un beau stylo-plume ! Et le tour est joué !En tout cas, j'ai procédé de la sorte et mes deux filles l'ont parfaitement compris, tant et si bien qu'aujourd'hui, ce sont des championnes des économies !Amitiés.

Lucien Aymard 01/08/2009 21:54


Bonsoir sixtine,
Ca devient grâve de voir la dictature des marques s'installer, et le pire, ces marques font fabriquer à l'étranger dans les pays où le travail des enfants est monnaie courante. Je ne comprendraio
jamais que les français ne réagissent pas à ce genre de choses. Mais, à quoi réagissent-ils ?
Amicalement
Béa et Lucien


sammoura 01/08/2009 20:37

SalutJe vous encourage et  vous invite à visister notre sitehttp://92.243.4.248/spiponne continuation

Lucien Aymard 01/08/2009 21:48


Nous allons visiter votre site et vous laisserons un comm.
Merci d'être passé chez moi.


Pat59 01/08/2009 20:00

Décidement il faudra que j'apprenne à me relire avant de poster, je vais mettre une tapette reliée à la souris et qui tapera sur mes doigts avant de cliquer sur publier

Lucien Aymard 01/08/2009 20:12


Enfin, pat! Fais comme moi, je me relis .... après. Mais chez moi, pas de tapette, ça craint.
Amitiés
Lucien


Pat59 01/08/2009 19:57

Bonsoir Béa et Lucien,Air tristement connu... Et les grandes surfaces ont tellement bien compris le système qu'ils ont avancé au 1er juillet la mise en place des fournitures scolaires.Pourquoi ?Ben voyons, pour que le pauvre parent puisse acheter le cartable "Machin" avec la règle "Truc" et le cartable "Bidule" qui sont les accéssoires indispensable pour que nos chers bambins ne passent pas pour des ploucs retardés car pas à la mode.Et bien sur les marques ça se paie, vous vous imaginez la vie du pauvre gosse s'il vient en classe avec un plumier "Carrefour" alors que la mode est "Chipie", invivable.Je me rappèle mon époque, c'était la mode des pantalons "pattes d'éléphants" moi j'allais à l'école en pantalon pied de poule... un cauchemar.Bon, sans aller aussi loin, j'ai enseigné à mon fils qu'un stylo Bic pour écrire ses oeuvres illisibles dans le fond de la classe irait aussi bien qu'un Mont Blanc...Mais maman douceur derrière mon dos (mais je m'en doutais) aller acheter ce qu'il voulait, ce qui n'a pas changé d'ailleurs même si le bambin a 25 ans dans ce moisAmitiés et bises à BéaPat

Lucien Aymard 01/08/2009 20:11


Bonsoir Patrick,
Ne me parle pas de pantalons, j'avais droit à des futals style golf en tweed avec la boucle à la cheville pour les serrer (comme ça ils faisaient 2 hivers) et mes copains me disaient "tu peux ch...
longtemps avant de les remplir". C'était ça ou le short, alors ...
Je ne suis pas mort et j'ai appris à mes gosses que les marques, il fallait travailler pour se les payer et aujourd'hui (43ans ma fille ce 1er aout et 42 mon fils le 7), ils se paient parfois des
marques, mais parfois seulement. Par contre, leurs gamins ...
C'est nous qui avons dû rater quelque chose en route.
Amitiés
Béa et Lucien


dandel4 01/08/2009 19:45

Stop.....................à partir de maintenant le livre d'histoire ne devra plus être remis au goût du jour du fait que le président en excercice à l'heure actuelle entend bien garder sa place a vie. Donc pas besoin de mise à jour si ce n'est une toute petite lorsqu'il sera le maître du monde. Cà  commence comme çà les économies.

Lucien Aymard 01/08/2009 20:04



Bonsoir Dandel4,
Bien vu pour les économies sur les livres d'histoire, par contre, il faudra réécrire les voyages de Gulliver et lili pute.


Amicalement


Lucien



jacques 01/08/2009 19:38

je trouve en effet que trop tôt c'est trop !! il faudrait remettre les saisons en place

Lucien Aymard 01/08/2009 19:59


Bonsoir Jacques,
Les lobbies de la grande distribution sont là pour déglinguer les saisons à condition que ça leur rapporte.
Cordialement
Lucien


Renard 01/08/2009 19:31

C'est une remarque que je fais souvent, quel besoin de précipiter l'installation de ces rayons... en même temps que ça pousse à la consommation, ça dénature la vie sociale, les gens arrivant à certains évènements de l'année (je pense par ex à noel) complètement blasés et saturés de chants de noel et de pressions publicitaires de toutes sortes.Il fut un temps, les livres de l'ainé passaient au cadet et ainsi de suite, il n'y avait plus qu'à changer la couverture du livre en question (d'abord en papier bleu mauve, puis en plastique) et les étiquettes. Pour mes enfants, il y avait l'achat d'un sac à l'entrée en primaire, puis un beau sac à l'entrée en sixième.. Maintenant, c'est à croire que les enfants allaient tous nus et dormaient par terre. Sous prétexte de rentrée, il faut les habiller de pied en cap, sans oublier non seulement les fournitures scolaires, mais aussi nouveau bureau et gadgets...Le tout, estampillés par des marques publicitaires....Autrefois, il y avait des hommes sandwichs qui portaient des panneaux de "réclames", et ils étaient payés pour ça.Maintenant, les gens paient plus cher pour porter des vêtements ou utiliser des objets où ils font de la pub pour les marques...Amitiés à vous 

Lucien Aymard 01/08/2009 19:57



Bonsoir renard,
C'est fou comme les habitudes de consommation ont été bouleversées par la pub et particulièrement par la télé. Pour l'école, il suffirait de peu de choses pour que ce ne soit plus un laboratoire
mercantile, mais c'est surtout la volonté politique qui manque.


Amicalement


Béa et Lucien