Vendredi 26 juin 2009

Avant de partir de la place Vendôme, entre deux courses devant la porte de son ministère, chez Chaumet ou Dior, Rachi dard venimeux (la carotte râpée du blog Pipolin) a laissé une bombe à retardement à sa successeuse.

Ah, les congratulations, les manifestations d'amitié, les formules de politesse réciproques, les déclarations d'amour entre les deux ministres au moment de la passation de pouvoir, c'était beau à voir. Dati heureuse d'avoir Alliot Marie pour successeuse, elle-même ravie de succéder à celle qui a apporté tant de joies à la justice et surtout à la magistrature, un vrai bonheur de les voir s'embrasser.

Oui, mais voilà, on ne se méfie jamais assez de ses ami(e)s. Vous me rétorquerez que quand on est sponsorisée par quelqu'un dont la principale habitude est de trahir ses amis, on ne peut être différente de lui. Le mimétisme de son supérieur le plus élevé est une seconde nature en politique, tout le monde vous le dira.

Voilà donc la garde des sceaux, remplaçante de la garde des sauts, plongeant dans un cul de seau, à cause d'un procureur sot, drôle de sauterie me direz-vous ? Non, c'est de la sau…vagerie.

Si mon copain m'avait planté un tel couteau dans le dos, ma vengeance serait publique et surtout acerbe.

Pour installer le décor, le procureur de la république de Riom Marc Robert s'est ouvert auprès de la garde des sauts de son opposition à la suppression du juge d'instruction. Il ne se doutait certainement pas qu'on ne va pas à l'encontre des idées du président, aussi farfelues soient-elles, surtout quand elles sont défendues par sa tigresse acharnée.

Voici donc l'article recueilli sur free.fr concernant les représailles de rachidard que Mimi va devoir assumer en cadeau de bienvenue.

Vous noterez qu'on n'arrête plus le progrès en matière de démocratie en sarconerie de France d'en bas.

 

"A peine nommée au ministère de la Justice, Michèle Alliot-Marie fait face à une possible plainte pénale des syndicats de magistrats à propos de la mutation forcée d'un procureur dans des conditions jugées illégales. Le jour même de la nomination de la nouvelle ministre place Vendôme, la mutation à la Cour de cassation du procureur de Riom (Puy-de-Dôme) Marc Robert, contre son gré, a été officialisée par la publication d'un décret au Journal officiel. Les deux principaux syndicats de magistrats le jugent illégal car il mentionne un avis du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) qui n'a pu, selon eux, être vraiment rendu. "Cette affaire constitue une atteinte extrêmement grave à l'institution judiciaire, désormais soumise, en violation de tous les principes républicains, à l'arbitraire du pouvoir exécutif", disent dans un communiqué commun vendredi l'Union syndicale des magistrats USM, majoritaire) et le Syndicat de la magistrature (SM, gauche). L'USM et le SM ajoutent se réserver 'la possibilité d'entreprendre toute action en justice, notamment par la voie pénale, pour contester la légalité de cette mutation forcée".

Selon eux, Marc Robert fait l'objet d'une vindicte politique car il s'est disputé en septembre 2008 avec Rachida Dati lors d'une réunion et a manifesté publiquement son opposition au projet de suppression du juge d'instruction."

                                                           

Par Lucien Aymard - Publié dans : aymard
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