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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 17:58

                       
Moi qui pensais naïvement qu'il n'y avait que les pédophiles qui faisaient la sortie des écoles primaires, me voilà totalement interloqué. Les policiers font la même chose, mais comme ils sont en uniforme, donc sensés représenter la loi, personne ne bouge.

Mais qu'est-ce qui a piqué ces braves flics de procéder à des arrestations d'enfants à la sortie de l'école ? Peut-être craignaient-ils les débordements d'habitants de cités difficiles parce que l'un des enfants s'appelle Hisham. Le racisme est toujours bien ancré dans certains milieux. En tout cas, certainement dans certaines familles qui, comme par hasard, reconnaissent des vélos parce qu'ils sont conduits par des enfants "de couleur". Toujours le délit de faciès.

Deux enfants de 6 et 10 ans conduits au poste, encadrés de 6 policiers parce qu'accusés d'avoir dérobé un vélo. N'était-il pas possible de les interroger chez eux ou, à la limite, de les "coffrer" au moment où ils rentraient à leurs domiciles, mais en tout état de cause hors de vue de leurs camarades de classe ?

Voilà deux enfants qui voueront une haine certaine toute leur vie aux forces de l'ordre, d'autant plus qu'aucun des deux n'est coupable. Quel sentiment voulez-vous avoir après de tels faits quand on sait que les enfants ne se font pas de cadeaux entre eux. Les petits camarades de classe ne se priveront certainement pas de traiter Hisham et son cousin de voleurs. Je vous laisse imaginer les dégâts psychologiques qu'auront provoqué ces arrestations pour le moins arbitraires.

Rendez-vous compte, il a fallu que la maman prouve la provenance du vélo de son gamin. Une chance pour cette brave femme quand on sait que pratiquement personne ne conserve les factures de cadeaux faits aux enfants. On tremble pour le gamin qui aurait pu se retrouver en garde à vue et pourquoi pas en centrale avec les meurtriers.

Décidément, la délinquance dans les établissements scolaires engendre une psychose malsaine chez certaines forces de l'ordre, et pas seulement.

Le ministre Darcos, toujours soucieux de couper l'herbe sous les pieds du FN, a des idées révolutionnaires qui vont dans le sens "répression à tout prix".

Créer une "force mobile d'agents intervenant en milieu scolaire" pour mieux prévenir et contrôler la violence et fouiller les élèves susceptibles (…?) de transporter des armes. Sanctionner financièrement les parents qui ont démissionné.

Voilà des idées qu'elles sont excellentes !!! … Et que l'on exprime devant un auditoire entièrement acquis à la droite : la fameuse PEEP, si, si, celle qui est contre la grève dans les universités, contre les mouvements des enseignants chercheurs, pour le service minimum dans l'enseignement etc …

Bon, monsieur le ministre, une fois pour toutes, je vais vous donner des solutions qui éradiqueront la délinquance des lieux d'enseignement.

1 – Mettez des portiques de radioscopie à l'entrée unique des écoles.

2 – Elevez les murs à 10 mètres et surmontez-les de barbelés.

3 – Installez des miradors au-dessus des murs et mettez-y des gardes armés.

4 – Autorisez la fouille à corps de tous les élèves par des agents spécialement formés.

5 – Faites condamner à la prison tous les fauteurs de trouble désignés par des enseignants spécialement formés à détecter les emmerdeurs.

6 – Faites fusiller les familles qui ont démissionné pour l'éducation de leur progéniture.

… et vous aurez à peu près les mêmes idées qu"Hitler pour ses camps de concentration.

Plus sérieusement, limitez les écoles, collèges, lycées … à 150 ou 200 élèves et vous verrez que les enseignants sauront qui sont les intrus et pourront mieux surveiller et former leurs écoliers.

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Published by Lucien Aymard - dans aymard
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Fred de Roux 25/05/2009 10:16

Bonjour Aymard,J'aurais aimé commenter directement  l'article "un français parle aux élus". Je me contenterai d'emprunter le "chemin" de celui-ci.Oui, il y a déconnexion entre les élus et la population. Surtout quand ça navigue dans les hautes sphères. Le décalage "salarial" est tel que cela crée un goufre insondable entre ces deux populations aux antipodes l'une de l'autre. J'ai proposé dans l'un de mes articles que tous nos hommes politiques fassent l'expérience, ne serait-ce qu'une semaine, de vivre avec le salaire minimum. Il me semble en effet que cela les ramèneraient à la vision du maçon (dans le bâtiment, le maçon éclaire le mur par en-dessous afin de détecter les défauts éventuels, mais égalementpour démontrer que la construction est parfaite). Ils comprendraient peut-être alors (mais je n'ai aucune certitude) la difficulté qu'il y a à n'avoir... à peu près rien.

Lucien Aymard 25/05/2009 14:30


Bonjour et merci de ce commentaire.
Dans mon livre, je propose à ces messieurs de vivre non pas une semaine mais 1 an avec le SMIC dans la peau d'un français moyen soit avec 1 épouse et deux enfants. Ensuite, on fait le point ... je
n'ai eu que deux réponses, pour l'instant, de l'un des partis politiques et du cabinet du ... président de la République. Pour le parti, c'est "nous prenons connaissance de votre oeuvre" et
pour le cabinet : "le Président a lu avec intéret" ... j'en ris encore.