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  • Lucien Aymard
  • ADIABATISME POLITIQUE
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  • Essayiste politique je me revendique de gauche, sans pouvoir me reconnaitre à 100% dans un parti politique.

M E R C I

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Coups de coeur aminautes

    Merci à SONYA
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=
      Seuls les MOPOPOPO pouvaient

L
utteur infatigable combattant courageux  

Utilisant les mots comme l’épée les preux*

Cinglant  la face infâme du tyran du despote

Infligeant des raclées à tous ses cons de potes

Ereintant qui lambine dedans son propre camp

Ne reculant jamais, ni même en déféquant.

 

Belle égérie chérie soutiens ton combattant
E
treins contre ton sein son corps concupiscent
A
paise ses douleurs tout en le caressant 

*HUGO lui-même eût-il osé le faire ?

Merci à Ledif Trocas 
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=

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JE NE VOUS MENTIRAI PAS !

La période de grand froid arrive et .....

Voici la phrase du discours du candidat Sarkozy le 18/12/2006 à Charleville :

-" Je veux, si je suis élu président de la république, que d'ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid. Parce que le droit à l'hébergement, je vais vous le dire, c'est une obligation humaine. Mes chers amis, comprenez-le bien : si on n'est plus choqués quand quelqu'un n'a pas de toit lorsqu'il fait froid et qu'il est obligé de dormir dehors, c'est tout l'équilibre de la société où vous voulez que vos enfants vivent en paix qui s'en trouvera remis en cause." 

Mercredi 29 juin 2011 3 29 /06 /Juin /2011 23:03

jeudeloie-1.jpg

            Le grand échiquier, tous ceux d'entre nous qui avaient l'âge de raison en 1986, se souviennent de cette émission de France 2 (Antenne 2 à l'époque). Il s'agissait de donner la parole à un personnage en vue, érudit de préférence, auquel on adjoignait des invités de marque. En quelques sortes un roi auquel venaient se joindre reine, fous, cavaliers, tours et pions. C'était de la télévision comme on l'aimait, eh bien, braves gens, on y revient.

            On retrouve le roi, la reine, les cavaliers, les fous (surtout) les tours (niquées) et nous … les pions.

            Aujourd'hui, nous avons eu droit à une partie d'échecs, à ceci près qu'elle ressemblait à une partie de jeu de l'oie. Il y a Baroin qui a fait 9 (en 4 et 5), ce qui lui permet de rejoindre immédiatement, au numéro 53, le jeu de quilles, il fait la boule en quelques sortes. Ensuite, il y a les autres, ceux qui ont ramé et rament encore pour se rapprocher au mieux de la ferme où l'on se gave avec des fortunes diverses. Pécresse qui a fait également 9 mais en 6 et 3 et doit se placer au numéro 23 où le livre sur un guéridon lui demande d'apprendre à devenir quelque chose avant de se rendre au 28 pour prendre des leçons de pipeau. Douillet qui a fait 6 et se voit contraint d'aller à la case 12 à la place du mendiant : la sienne. Et d'autres encore qui ont lancé plusieurs fois les dés et ont réussi des exploits. Le Maire qui s'est retrouvé au 58, case de la mort, et doit recommencer la partie. Laffineur, arrivé au numéro 38 pour apporter son fromage entre les bouteilles de vin rouge. Sauvadet, stoppé au numéro 24 afin d'aider le bûcheron à découper le tronc. Mariani qui a fait 19 et doit payer l'amende tout en laissant jouer deux fois les autres, il avance sur place. Wauquiez arrivé au 42 (le cerf) et retourne au 30 sur la grappe de raisins, faire des allers et retours sur le jeu, il est habitué, il ne craint rien, il est bon à caser partout, donc bon à rien. Leonetti, lui, il n'a réussi qu'à faire un 2 et se retrouve à lécher dans la ruche, lui qui a dû annoncer son abandon de Borloo pour pouvoir se gaver du miel des abeilles. Greff a sorti le numéro 11 et se retrouve sur son animal de prédilection : le serpent. C'est vrai qu'une infirmière a forcément un caducée sur sa voiture et cet emblème comporte le serpent, le même que celui qui représente la trahison des personnels hospitaliers avec qui elle a ou a eu des relations.

Avec tout ça, le but du propriétaire du jeu est bien de faire stationner Borloo sur le numéro 52 où l'ancre indique qu'il faut attendre qu'un autre vienne pour sortir de la case. Bien sûr, la consigne est donnée de tout faire pour éviter cette case et laisser se noyer le joueur qu'on y a précipité à la rigueur, on peut le laisser passer par la case 25 pour se fournir au tonneau.

            Alors, l'échiquier n'a finalement en commun avec le jeu du roi (ou jeu de l'oie) que le fait de bouger les pions. C'est ainsi que "travaille" sa Minesté Sarko, bouger des pions, prendre sous son aile malfaisante les renégats de tous les partis et nous faire croire qu'on arrivera tous à la ferme pour déguster le foie gras sauf que la ferme, dans sa bouche est un ordre et que l'oie est sa loi.

            Finalement, aujourd'hui, la seule nouvelle qui vaille la peine d'un journal télévisé, c'est la libération des deux journalistes de FR3. Le reste n'est que péripéties dignes de la chronique des chiens écrasés dans un journal local au tirage limité à 100 exemplaires. Ah! J'oubliais, Lagarde ne meurt toujours pas, mais elle se rend … au FMI … c'est les barmans qui ont intérêt à planquer leurs attributs des fois qu'elle serait encline à en violer un …

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Par Lucien Aymard - Publié dans : aymard
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Lundi 27 juin 2011 1 27 /06 /Juin /2011 16:09

Jesus            J'ai regardé les infos à midi sur la 2, et j'ai été illuminé. J'ai vu la lumière du saigneur, l'aura du sauveur, j'ai entendu la parole du "tout puissant", le murmure divin :

-" Pendant la traversée de la crise, la France est le seul pays où le pouvoir d'achat a continué à augmenter."

"Jésus" Sarkozy, envoyé sur terre pour sauver la France, a pris les mesures qu'il fallait pour que toi, pauvre con d'électeur, tu sois plus riche que l'inflation.

            Et vlan !!! Prends-toi ça dans la gueule ! Toi qui prétends que l'alimentation, les carburants, les services, les transports, …etc…  ont augmenté, tu repasseras. Ton pouvoir d'achat a augmenté, c'est JésU M P qui l'affirme. Il prétend même qu'il comprend que tu ne veuilles pas le croire, mais pourtant, il a des preuves, c'est l'indice INSEE qui l'affirme, et surtout, ne vas pas t'inféoder à ceux qui auraient le projet de revenir à la retraite à 60 ans ou à ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux, tu serais cause de l'explosion de la dette. M'enfin, le monde entier le sait qu'il a dit.

            Voilà, mes bien chers frères et sœurs, ainsi Carla (pardon, parla) notre saigneur JésUMP Sarko lors de sa conférence de presse sur l'emprunt d'état qu'il avait lancé jadis (ou douze apôtres).

            Mais, me direz-vous, quelle est donc la querelle que tu tentes de faire à notre guide spirituel ? Pourquoi tant de haine ? Pourquoi cet acharnement sur ce pauvre sauveur ? Tu veux le crucifier lui aussi ? Tu veux qu'il tombe aux oubliettes ou dans un cul de basse fosse ?

-" Eh bien, chères et chers lecteurs, je veux effectivement son élimination de la vie politique de notre pays car il en a trop fait et moi aussi, Jésus …

- Jésus la haine de voir comment il a détourné le vote de la Nation sur la constitution européenne pour imposer sa vision contre la majorité du peuple.

- Jésus peur, et j'ai peur encore pour la couverture sociale qu'il est en train de brader peu à peu aux sociétés privées.

- Jésus de l'urticaire quand il est revenu sur ses déclarations pour détruire la retraite à 60 ans.

- Jésus la rage quand il a imposé son bouclier fiscal qu'il a fini par transformer pour aider les plus riches.

- Jésus des envies de révolte quand il a envoyé nos troupes dans des lieux où il n'est question que de défendre le pétrole malgré l'alibi de démocratie."

            Vous comprendrez que j'en ai assez de ce messie qui renie sa parole en permanence, qui va à l'encontre des désirs du peuple et qui n'a qu'un seul but précis : faire plaisir aux riches. S'il est le vrai messie, c'est celui de ces derniers à qui il fait gonfler le magot quotidiennement pendant que des retraités mangent dans les poubelles, que les classes moyennes deviennent pauvres et que les pauvres deviennent des SDF. Ces derniers lui ont servi à jouer les bons pères de famille pour une promesse à laquelle il ne pense même plus et qu'aucun de ses disciples ne lui rappelle : celle de décembre 2006.

            Jésus des craintes avant son élection, jésus raison le quotidien le prouve, jésus maille à partir avec certains qui ne me croyaient pas, jésus de la peine pour ceux qui s'étaient laissés berner, mais aussi, jésus l'avantage d'être clairvoyant et jésus la joie de voir s'effriter la confiance de mes compatriotes à ce messie d'occasion.

            La différence aujourd'hui entre le vrai Jésus et notre messie d'opérette, c'est la croix. Le vrai la portait et lui nous fait porter la sienne… et elle est lourde pour les pauvres … car il leur faut porter la part de riches.

            Sarko, ceux qui l'ont CRU ne peuvent plus S'Y FIER.

Par Lucien Aymard - Publié dans : aymard
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Mardi 21 juin 2011 2 21 /06 /Juin /2011 17:38

comment            Lorsque, dans notre belle langue, on veut encenser une personne à la tournure d'esprit très imaginative, on dit d'elle qu'elle a l'esprit fécond, mais ce que l'on oublie parfois, c'est que ce même esprit peut émettre des idées ou des phrases qui les a faits cons.

            On a une illustration éclatante de cet esprit "fait con" de la part de quelques soldats à œillères issus des catacombes d'idées de l'UMP. Hommes ou femmes, ils ne valent pas très cher, ils balaient devant la porte des autres mais laissent s'accumuler des tas d'ordures même pas triées devant chez eux et n'hésitent pas à dénigrer pensant qu'il s'agit du seul moyen de se mettre en valeur. Ce sont des petites ou petits, en d'autres termes : des minus.

            Vous savez que je ne suis pas un fan inconditionnel du PS, loin s'en faut, mais je suis un amoureux de la justice et je combattrai de toutes mes forces les moins que rien qui nous servent, contre leurs adversaires, des arguments frelatés et éculés qu'on pourrait utiliser à leur encontre.

            C'est quoi cette histoire de soupçons sur la manière dont les maires PS pourraient faire usage des listes électorales contre certains agents municipaux ?

            Tout est parti d'un grouillot de service nommé Edouard Courtial, déjà connu pour ses facéties en matière de subvention de rentrée scolaire qu'il voulait délivrer en bon au lieu de virements. Ce plaisantin qui fêtera son 38 ème anniversaire le 28 de ce mois, voulait attirer l'attention sur son existence, alors il a eu l'idée de génie (sans bouillir) de saisir la CNIL pour lui demander d'interdire les primaires au PS au motif du risque de flicage des fonctionnaires territoriaux. A partir de là, les "grandes et grands" penseurs de la Sarkozye ont enfourché le balai de sorcière qui venait de sortir du placard et, à l'unisson, ont repris l'argument du flicage. Rendez-vous compte, Copé parle de gigantesque flicage politique, Guéant demande des garanties sur la destruction des listes, NKM craint les fichiers possibles et le clou est l'apanage de Pécresse qui réclame l'anonymat (super pour tricher sur le nombre de votants et accuser ensuite le PS de magouiller), la ficelle est tellement grosse qu'elle ressemble au filin d'amarrage du porte avion Charles de Gaulle lorsqu'il n'est pas en panne.

            Enfin, les mémoires sont courtes et les reniements faciles, ils nous prennent vraiment pour des cons ces gens-là. Tenez, j'habite une municipalité où le maire, hélas, est UMP. Qui croyez-vous qu'il a embauché comme fonctionnaires territoriaux ? Aucune personne qui ait un jour voté à gauche car, voyez-vous, il ne prend que des gens qui lui sont recommandés par les amis de droite. C'est, en général quelques semaines avant les élections et que croyez-vous qu'il fasse tout se suite après le vote?

Il se précipite sur les listes électorales pour voir si les gens qu'il a embauchés ont voté, ce n'est qu'après qu'il fait passez le CDD en CDI… Et ça, c'est une manière de faire qui a lieu dans la presque totalité des mairies, surtout celles de droite qui ont l'apanage des procès pour magouilles, voyez Paris.

            Non, la vérité, c'est que l'UMP est à la botte d'un dictateur et que dans les dictatures, il n'est pas question de vote démocratique et ça leur fout les boules, il faut donc trouver un moyen de critiquer ce qui ne se fait pas comme chez eux. Déjà, en 2007, ils se gaussaient de la manière dont Ségolène Royal était arrivée à la candidature dans son camp, alors qu'elle avait été désignée par les adhérents tandis que leur candidat avait réalisé un coup d'état pour prendre la tête du parti. La vérité, c'est que la démocratie, à l'UMP, n'est qu'un mot creux, vide de sens et que ça leur arrache la gueule de le prononcer et ça les décapite d'en appliquer les règles.

            S'ils trouvent à redire à la manière de faire du PS, c'est parce que dans leur camp, on n'ose pas avouer qu'on est de droite tellement on a honte de faire partie des gens qui grugent le peuple alors qu'à l'inverse, les gens de gauche n'ont pas peur d'étaler leurs opinions et se moquent d'être reconnus pour elles. Et puis, de quoi se mêlent les fossoyeurs de l'UMP ? D'abord, Guéant qui n'est même pas un élu de la nation et, à ce titre, ne devrait avoir que le droit de la fermer en espérant qu'on ne le lui enlève pas car il n'est à sa place actuelle que par un caprice dictatorial. Puis il y a les autres, les tordus de la démocratie, les procéduriers d'intention, les paillassons du sarkozysme, tous ces petits, ces minus qui se prennent pour les grands qu'ils ne pourront jamais être, toujours prêts à faire fonctionner une imagination qui n'a d'inventif que les phrases qui leur ont été dictées par les habitants du "château", ceux qui partent du postulat que seuls les sympathisants PS voteront et n'envisagent pas une seule seconde que quelques soldats de l'UMP peuvent "sur commande" aller voter pour tenter de démolir le candidat qui risque d'éjecter l'idole.

            C'est bien dans la lignée de la droite qui a toujours préféré le soutien des exploiteurs à celui des exploités, celui des réactionnaires à celui des progressistes. Ce qui les gêne dans cette histoire, c'est que le PS applique la loi et qu'ils ne peuvent rien contre, surtout pas évoquer ce qui se passe ailleurs puisque seuls les USA procèdent de la même manière … et ça ne soulève aucune polémique.

            Allez les donneurs de leçons de l'UMP ! Rentrez dans votre coquille et hibernez, vous pourrez ainsi réfléchir à toutes les libertés et à ce peuple que vous bafouez quotidiennement sans que cela vous pose un problème de déontologie. Vous prouvez vraiment que chez vous, l'esprit fait con.

Par Lucien Aymard - Publié dans : aymard
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Samedi 18 juin 2011 6 18 /06 /Juin /2011 22:44

COLUCHE.gif            Curieux, vous ne trouvez pas ? J'ai deux petits enfants de 21 ans qui connaissent presque par cœur les blagues que racontait un certain Marius Colucci. Pourtant, ils ne l'ont pas connu notre Coluche national. Est-ce sa notoriété qui a défié le temps ? Je ne crois pas. C'est tout simplement la pertinence et l'acuité avec lesquelles il a observé et dépeint les travers de notre pays, de ses habitants et de ses hommes et femmes politiques qui restent d'actualité. Aujourd'hui, rien n'a changé, rien n'a évolué sinon dans le mauvais sens, on est dans la surenchère. Les riches sont toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres, mieux, les classes moyennes qui avaient encore le bonheur de "naviguer" entre les deux extrêmes, sont en passe de rejoindre les plus pauvres. La preuve, et c'est une constat et non une assertion gratuite, les Restos du Cœur que Coluche avait lancés sur une boutade le 26 septembre 1985 sur Europe 1, accueillent chaque année de plus en plus de "bénéficiaires", nom que l'on attribue par compassion aux pauvres qui viennent avec la honte chevillée au corps chercher de quoi survivre.

            Je le dis encore ici, il y a de la déchéance dans notre Nation, la déchéance d'une population de plus en plus paupérisée au profit d'une poignée de dirigeants tant financiers que politiques avec la bénédiction voire l'aide d'une élite politique censée nous représenter à tous. Qu'il s'agisse de droite comme de gauche (enfin ceux qui s'en réclament mais n'en ont que le vernis rouge), quels sont les gouvernants qui ont pris les vraies mesure pour que l'œuvre de Coluche ne soit, comme il le souhaitait, qu'un coup médiatique éphémère ? La réponse est vite trouvée : aucun. Les uns au nom du sacro-saint libéralisme, les autres au nom de la crainte de voir s'évader les capitaux à l'étranger, tous privilégiant l'argent à l'humain, ont laissé se dégrader une situation connue et reconnue mais qui, ne les touchant pas, leur apparaît comme bénigne, presque insignifiante. Il n'est qu'à voir les réactions que j'ai eues et publiées lorsque l'hiver 2009 j'ai écrit aux députés et sénateurs pour leur demander de faire appliquer la résolution, inscrite en tête de mon blog, qu'avait prise notre président occasionnel en 2006.

            On se marrerait certainement beaucoup si cet observateur privilégié de notre société n'avait disparu tragiquement et dans des circonstances assez douteuses le 19 juin 1986, quelques semaines après sa première et unique campagne des Restos. Peut-être aurait-il, durant ces 25 années infléchi certaines décisions prises par l'état pour qu'elles soient moins ridicules et surtout moins liberticides. C'est facile de supputer sur ce qu'aurait pu dire ou faire une personne décédée, me direz-vous, mais il était assez prévisible pour qu'aujourd'hui on imagine des réactions violentes à l'égard du barreur qui mène notre bateau ivre.

            Que l'on soit révolté pour les grossièretés qu'il se permettait mais qui n'étaient jamais vulgaires ou que l'on apprécie la causticité de ses sketches, il ne laissait pas indifférent et même un grand nombre de ceux qui le détestaient reviennent aujourd'hui sur leur jugement. Il avait avant tout le tort d'avoir raison avant les autres.

            25 ans que notre ami a disparu, autant de temps qu'il nous manque, autant d'années où l'on entend dans la rue :

-" Ah si Coluche était là !!!"

            Eh bien oui, il est parti, putain de camion comme le dit Renaud, il est au panthéon des hommes de bien, de ceux qui n'ont jamais oublié que la misère fut leur lot et voulaient l'éradiquer de ce pays que l'on dit si beau au travers du monde, mais que quelques hommes de mauvaise volonté sont en passe de transformer en poubelle sociale avec l'aval d'une frange de la population abrutie par le ronronnement lénifiant d'une poignée de médias plus axée sur sa survie que sur celle du peuple qui les nourrit.

            Combien tu dois rigoler tout la haut sur ton nuage, à moins que la pluie qui parfois nous inonde ne soit faite des larmes que tu verses en voyant la misère dans laquelle nous plongent les petits soldats qui se prennent pour des glands (pardon, des grands).

            Tchao pantin !!!

Par Lucien Aymard - Publié dans : aymard
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Vendredi 17 juin 2011 5 17 /06 /Juin /2011 21:44

            Nous sommes de plus en plus en raie publique, vous savez, celles qui sentent mauvais, les mal lavées, celles qui font des traces douteuses dans la culotte.

            Je n'en doute pas, vous connaissez Besson le traître du PS passé avec armes et bagages à l'UMP dans le seul but de soigner son ego. Eh bien, figurez-vous que ce monsieur est tellement inféodé à sa nouvelle idole qu'il en prend les mots et bien sûr les plus recherchés et châtiés.

            Invité sur la six pour débattre dans l'émission "Capital" sur le sujet "vivre et consommer écolo", il a tout de suite planté le décor, à savoir qu'il ne fallait pas dire des choses avec lesquelles il n'était pas d'accord. Autrement exprimé, lorsque le journaliste Guy Lagache explique que quelquefois, la sûreté nucléaire en France pose problème, ça dérange passablement le monsieur. Enfin, quoi, tout le monde sait parfaitement que les incidents dont je donne la liste ci-dessous ne mettent pas en cause la sûreté nucléaire :

- 17/10/1969, St Laurent les eaux (Cher) : fusion de 5 éléments combustibles.

- 28/05/1974, le CEA déclare qu'en 1973, 12 "évènements anormaux" ont libéré de la radioactivité "au-dessus des niveaux autorisés" autour de différentes centrales.

- 13/03/1980, St Laurent des eaux (encore) : incident le plus grave jamais répertorié en France (niveau 4) fusion de 2 éléments de combustibles, réacteur indisponible pendant 2 ans et demi.

- 27/12/1999, inondation de la centra le du Blayais; Arrêt de 3 des 4 réacteurs.

- 23/07/2008, fuite due à un incident sur le réacteur n°4 du Tricastin.

- 12/2009, Incident de niveau 2 sur la centrale de Cruas-Meysse. Plan d'urgence et arrêt du réacteur n°4.

A ces quelques babioles, il faut ajouter le bilan tiré en 2008 : Pour 2007, 842 alertes de niveau zéro et 86 de niveau 1 ont été répertoriées en France.

            Vous avez ainsi la preuve que le nucléaire en France est un moyen de production sûr et moins polluant que le charbon, le fuel ou le gaz puisqu'on a remédié à tous les incidents qui ont eu lieu dans nos centrales. Exactement comme au Japon … avant Fukushima.

            Eh bien, le Besson en question estime que les centrales françaises sont on ne peut plus fiables et qu'il est incongru de faire état d'une mise en cause de la sûreté nucléaire. Quant aux défaillances dans la maintenance dénoncées par un sous traitant chargé de déceler les défaillances des installations, il s'agit certainement de paroles mensongères car, là aussi, c'est bien connu, les ouvriers spécialisés sont des menteurs, voire des suborneurs de témoins et le sinistre Besson ne veut pas entendre leurs arguments car ils ne correspondent pas à ses "convictions".

Du coup, le pion du nain jaune se lève et repart dans son antre maléfique en prononçant cette glorieuse phrase digne de son mentor :

-" Allez je vous laisse. Je me casse. Fait chier".

Après quoi, pour bien marquer son accès de bravoure et sa passion débordante pour le débat, il a ajouté en direction du journaliste :

-" Je me barre". Sous entendu : "tu me fais chier avec tes questions à la con qui n'entrent pas dans le contexte de mes vues à sens unique".

            Finalement, comme je le disais plus haut, nous vivons bien dans une raie publique pas très propre où les dirigeants ont instauré la grossièreté et l'insulte en véritable langage.

            Aujourd'hui, on est en train de boucler la boucle et on part joyeusement en disant "je me casse" … c'est la suite parfaite de la locution latino-franco-abrutie sortie du dégueuloir qui sert de bouche à certains dont je ne citerai pas le nom et que l'on pourrait appliquer à celui qui se barre : "casse-toi pauvre con".

                 
                                       Eric Besson quitte le plateau de Capital par LePostfr
Par Lucien Aymard - Publié dans : aymard
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