Vendredi 22 octobre 2010
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Nous y
voici ! A vrai dire, on s'y attendait un peu car, le temps passant, on sentait bien que le tout petit qui s'apparentait à Hitler par la taille se calque maintenant sur ses agissements les plus
fascistes. Il ne lui reste plus qu'à rouvrir les camps de concentration disséminés un peu partout dans le sud de la France depuis 1938 pour y déporter quelques Roms, français "d'origine
étrangère" ou encore d'opposants au régime de substitution à la démocratie qu'il impose au pays pour être la copie conforme du Fürher.
Désormais, je ne l'appellerai plus que par le qualificatif infamant de dictateur. En effet, c'est bien de cela dont il s'agit, lorsqu'un seul homme
décide pour un pays tout entier, qu'il prétend détenir la vérité, qu'il impose ses diktats et qu'il privilégie la répression à la concertation, cela s'appelle un dictateur.
Je ne suis pas rancunier, mais j'en veux à cette petite frange de nos concitoyens qui n'a pas vu plus loin que l'écran de sa télévision en 2007 et a élu ce dictateur non pas pour son programme,
mais contre son adversaire, ce qui est une nuance importante. Je suis de plus en plus dépité de voir comment une partie du peuple, aujourd'hui contre les agissements de ce fossoyeur d'acquis
sociaux, cet encensoir des riches et des puissants, a pu se laisser berner par les paroles lénifiantes d'un énergumène qui ne connaît qu'un seul et unique but : auréoler sa propre
personne.
Il ne recule devant rien pour casser de l'ouvrier ou du pauvre, pour mettre à mal le droit de grève ou celui de manifester. Il faut dire qu'il n'est pas à son coup d'essai, en mai 1968, il était déjà de toutes les manifestations anti-grévistes, celles qui rassemblaient tous les fascistes parisiens de l'époque. Il montrait alors son
aversion pour ce peuple qui souffrait.
Aujourd'hui, il semblerait que sa haine du pauvre, de l'ouvrier, de l'employé, du paysan soit décuplée par rapport à cette époque révolutionnaire qu'il n'a jamais réussi à digérer. A moins que,
comme le Fürher, il ne cache ses complexes derrière un autoritarisme qui fait peur même aux élus de son camp, au point que ceux-ci se sentent obligés d'abonder dans son sens pour préserver leurs
prérogatives.
Briseur de grèves, ce "renard" (c'est ainsi que l'on appelait les anti-grévistes) n'a de cesse de créer la démagogie pour mieux diviser le peuple. Pour faire oublier le problème des retraites
qu'il a créé par son incompétence et sa folie mensongère, il braque l'opinion sur la pénurie de carburant, sachant que le français moyen est prêt à tout pour pouvoir rouler, même à détruire un
jour ce qu'il a adulé la veille.
Faire voter le texte en une seule fois pour supprimer le débat au Sénat, c'est déjà un sacré déni de démocratie, mais réquisitionner du personnel pour briser la grève qui est un droit fondamental
de notre constitution est tout simplement digne d'un descendant direct de Pinochet : dictatorial.
Il veut que l'histoire retienne qu'il a résisté à la pression de la rue et imposé la plus grande réforme sociale que le pays ait connu depuis le front populaire, mais en fait, il ne sait pas ce
que retiendra l'histoire, sinon que dès l'instant où il a mis les pieds dans les arcanes du pouvoir, une seule chose a compté : la répression. Il n'a fait qu'attiser la haine et diviser le
peuple. Il se prend certainement pour le grand homme qu'il ne pourra jamais arriver à être car la grandeur ne dépend pas de la volonté mais est la résultante d'un cocktail de bonté, de droiture,
d'honnêteté et de sacrifice de soi.
Il a expliqué en rigolant qu'il avait également un cœur plutôt à gauche et je le plagierai en disant qu'il a aussi des trous du cul au centre. Si, si, ceux qui, au Sénat, font basculer
systématiquement les votes à droite après avoir critiqué celle-ci "pour la forme".
C'est vrai que ce Sarko, je ne l'ai jamais aimé, je l'ai toujours soupçonné de ne s'intéresser qu'à lui-même, mais maintenant cet inimitié est carrément devenu de la haine. Je ne peux supporter
l'assassinat de la démocratie sans réagir et j'ai le même souhait que le curé de Lille … la crise … cardiaque.
Alors, devant cet amalgame de vacheries organisé par le dictateur et ses ersatz de conseillers, il ne reste plus au peuple qu'à attendre 2012 pour passer le Kärcher sur toute cette racaille, à
mois que la révolte qui gronde ne se transforme en révolution, et pour la première fois de ma vie: je le souhaite.