Vendredi 6 novembre 2009
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Le langage du gnome fait des émules. Le néo sinistre du travail Xavier Dard Cosse utilise de plus en plus les mêmes expressions et les mêmes mots que son vénéré
mètre.
C'est qu'il en prend des airs de chef, des accents de fermeté, le Xavier. Après avoir foutu un
indescriptible merdier à l'éducation nationale, le voilà qui se met en route pour maculer les instances du travail de sa boue fétide.
"Je veux !" Voilà son nouveau leitmotiv, comme son directeur de con science (ou inversement), il décide,
et après ?
Il "veut" un texte de loi sur la parité dans les entreprises de plus de 300 salariés dans le premier
semestre 2010. Et si les syndicats avaient par hasard l'intention de discuter de la chose, il n'en a rien à foutre, il a décidé, point.
Vous imaginez donc que dans les entreprises, on aurait moitié-moitié ? Vous pensiez mesdames que vous
seriez soignées par une moitié d'hommes dans les cliniques ? Et vous, messieurs, vous étiez déjà persuadés que vous tiendriez la pelle pendant que votre collègue féminine de travail utiliserait
le marteau piqueur ? Eh bien, vous rêvez.
La parité pour lui, ce n'est pas l'égalité mais l'équité de sorte que les sexes soient répartis à due
proportion de leur représentation dans l'entreprise au prétexte que l'on ne peut exiger le même chiffre du BTP et des entreprises de cosmétiques. En clair, pour lui, il existe toujours une
différence, mais il peut s'en arranger.
En guise de parité, il commence déjà à prévoir des calculs savants pour ne pas défavoriser certains des
amis du maître par rapport à d'autres. Il compte pour cela mettre en place un système de bonus (pas le Bonnux de la pub) malus. Voyez plutôt ce qu'il déclare :
-"Je souhaite aboutir à un système de transparence (pour vérifier s'il s'agit d'une femme ou d'un homme
probablement). Ecarts de salaires, formation, promotions : j'envisage une publication obligatoire des résultats, y compris des points noirs (cela s'appelle des comédons). Au-delà, si l'évolution
est positive, l'entreprise pourra recevoir une aide à la formation ou à l'amélioration des postes de travail des femmes. Si elle est négative, je soumettrai aux partenaires sociaux l'idée d'une
pénalité assise sur la masse salariale affectée d'office à des actions favorisant l'égalité entre hommes et femmes."
La pénalité dont il s'agit serait calquée sur le 1% applicable à compter du 1er janvier 2010
pour non emploi de seniors.
Difficile d'interpréter la tirade. "Evolution positive" veut dire plus de femmes ou plus d'hommes selon
le cas, mais alors, pourquoi aider à la formation ou à l'amélioration des postes de travail des femmes uniquement?
A contrario, en cas d'évolution négative, pénalité sur la
masse salariale (donc, diminution des salaires) pour mener des actions en faveur de l'égalité hommes femmes. En clair, ce sont les ouvriers qui vont payer pour que le patron applique
l'égalité.
Il parait qu'un rapport de l'IGAS indique que la rémunération brute totale moyenne des femmes est
inférieure de 27% à celle des hommes. C'est très bien de le faire ressortir, mais ce serait mieux, beaucoup mieux de détailler par qualifications et on verrait apparaître des disparités encore
plus criantes comme les caissières de la grande distribution et autres exploités de Mac merde.
Ca ne fait rien, Xavier veut des sanctions financières (que les employés paieront à la
sortie).
Et puis, il entre dans le cafouillage complet plutôt que 40% à leur tête il prône une représentation des
femmes proportionnelle à la structure de l'entreprise dans les instances de direction comme dans les organes de représentation du
personnel.
J'aimerais rappeler à ce monsieur que la représentation féminine à la tête de son parti, dans chacune
des chambres et dans le gouvernement dont il est membre, la parité est loin d'être acquise, et je ne parle pas des autres strates de la sphère politique.
Donnez l'exemple, vous verrez quelle est la difficulté à assurer la parité, et si vous souhaitez
pénaliser les entreprises, c'est avec joie que nous vous soutiendrons à conditions que vous pénalisiez les responsables et non la personne morale qui revient à handicaper les
salariés.
Je me suis permis de prendre connaissance de la composition de votre cabinet et j'y ai trouvé 23 membres
dont 7 femmes parmi lesquelles 6 tiennent des postes subalternes. (Je n'ai pas cherché les agents d'entretien et les techniciennes de surface).
Alors, vos leçons, vos désirs, vos conseils et vos injonctions, vous savez où vous pouvez les mettre
?…
Dans … la pile des conneries que fait en permanence votre gouvernement.