Un français parle aux élus

Je salue et je remercie toutes les personnes qui viendront ici et donneront leur avis, quel qu'il soit. Je m'appelle Lucien Aymard, je suis un français moyen et je précise que je ne suis membre d'aucune organisation politique ou syndicale. Je ne m'exprime donc qu'en mon nom et, en toute humilité, au nom de celles et ceux qui se reconnaîtront dans mes propos.
Les élus de tout bord sont si loin des réalités quotidiennes qu'ils se rendent inaccessibles (en dehors des périodes électorales). Je ne remets pas en cause leur légitimité mais leur manière d'appliquer la démocratie. Ce sont des adeptes des promesses non tenues, des décisions unilatérales et du dédain du citoyen.
J'ai essayé d'analyser nos institutions, la manière de les gérer et les motivations de ceux qui les appliquent, et j'en suis arrivé à leur faire des propositions. Comme ces gens-là, enfermés dans leurs tours d'ivoire, sont inapprochables, je me suis résolu à écrire un essai dans l'espoir qu'ils en auront l'écho. Plus nous serons nombreux à en parler et plus important sera l'écho.
Si, comme moi, vous en avez assez de la politique spectacle, du hasard qui fait se trouver un ministre au bon endroit au bon moment, des déclarations d'intention lénifiantes, des fausses affirmations, des trucages de chiffres et des justifications de fautes; exprimez-moi vos sentiments.
Si l'humilité commence au seuil des trois affirmations; savoir, savoir être et savoir faire, les élus doivent confondre avec : science infuse, savoir paraître et faire savoir … voyez à quel niveau se hisse leur humilité …
Voilà le premier tour passé.
Deux candidats se sont détachés, il va falloir maintenant choisir celui ou celle qui dirigera la France pendant les cinq prochaines années.
D'un côté, nous avons un candidat qui, promesses à l'appuis, nous fera faire des heures supplémentaires (si le patron le veut bien, il l'oublie) qui nous permettront de gagner plus, nous organisera une retraite que nous toucherons après 50 ans de versements (vers 75 ans pour les plus chanceux), nous fera diminuer le chômage grâce au service à la personne (80 heures de travail par mois pour les plus veinards), diminuera nos impôts comme l'a fait son prédécesseur (en promesses seulement), nous imposera l'Europe même si nous ne l'avons pas voulue et mettra de la police à chaque carrefour pour que nous soyons tranquilles (si nous ne sommes pas contrôlés tous les 200 mètres).
De l'autre, une candidate qui nous propose d'aider les ouvriers à continuer de travailler 35 heures si le patron le veut bien, renverra aux organisations syndicales les principales décisions sur les retraites et la sécu, créera des groupes de travail (qui dureront 5 ans) pour toutes les affaires sociales, obligera l'Europe à se plier aux exigences françaises, rendra la police bien gentille envers les citoyens, et nous fera de l'électricité avec des éoliennes et des panneaux solaires (vous avez intérêt à habiter le midi pour le vent et le soleil). Le choix est cornélien. Une bonne droite, avec tout ce qu'il faut d'aides aux riches et d'abandon d'acquis sociaux ou une gauche rose pâle qui ne revient pas sur le social mais le dénature et continue d'aider les riches.
Moi, comme tente de l'expliquer mon livre, je préfère une mauvaise gauche qu'une bonne droite … comme dirait un boxeur … et vous ?
"Vues de la France d'en bas" EST enfin SORTI !!!
Que dit-il ?
Il analyse la manière dont la France est gérée depuis des années, critique cette manière et propose des solutions pour améliorer cette gestion. Il est bien évident que toutes les propositions ne seront pas du goût de tous, mais nul n'est parfait, et nul ne détient la vérité (si tant est qu'il n'y ait qu'une vérité…)
J'ai considéré la France comme une pyramide dont le sommet, surmonté de notre devise, est occupé par le Chef de l'Etat et la base par nous tous, citoyens et électeurs. Entre ces deux "étages", les diverses instances du pouvoir occupent les degrés. Sont-elles toutes indispensables ?
A l'intérieur de cette pyramide sont élaborés lois et décrets et des décisions sont prises quasi unilatéralement.
Mis à part au moment des élections, tout est fait, manigancé presque, sans tenir compte de l'opinion publique. C'est cela qui est appelé "démocratie", c'est aussi cela qui a provoqué la révolte d'où est né mon livre.
Lisez-le, et dites-moi si vous êtes contre (ou pour) les solutions que je prône.
Je ne prétends pas bouleverser les existences, mais il m'a semblé qu'un peu de bon sens et de compassion dans la vie quotidienne ne pouvaient qu'aider la France à grandir, sans haine, sans amertume ni rancœur.
Mon livre est disponible. Il n'est pas encore distribué dans les librairies, et ne le sera que le 5 juillet, mais il est possible d'ores et déjà de se le procurer de plusieurs manières:
- Sur amazon.fr ou chapitre.com (taper aymard sur le moteur de recherches du site), la réduction sur le prix d'achat couvre les frais d'envoi.
- Sur le site de l'éditeur theles.fr ou au 01 40 20 09 10.
- Par les libraires sua la base de données "Tite Live".
La coupe de la league de football s'est achevée hier soir par la victoire de Bordeaux sur Lyon
1 but à 0.
Les maires des deux villes ont été interviewés par l'un des journalistes, et, comme il fallait s'y attendre, l'humeur n'était pas la même dans les propos de chaque édile.
Le lyonnais, triste, était dépité à juste titre d'avoir vu son équipe dominer une bonne partie du temps et être battue sur le fil. Par contre, le bordelais ne cachait pas sa joie, d'ailleurs légitime, d'avoir vu son équipe jouer un bon vilain tour aux lyonnais.
Tout serait pour le mieux dans le domaine sportif si ce n'était le petit bémol introduit par monsieur Juppé lors de sa réponse, probablement sans arrière pensée, il n'a pu s'empêcher de faire un parallèle entre 2002 et 2007 où son équipe avait remporté la coupe … avec le sourire entendu de celui qui est certain que tout ce qui tourne autour de ces dates sera de la même veine.
On a gagné en 2007, comme en 2002, sauf qu'en 2002 c'était Lorient et en 2007 Lyon, sauf que Lyon se voyait vainqueur avant le début de la compétition et que l'équipe est tombée de haut.
Moralités:
- Rien ne sert de courir, il faut partir à point.
- Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué.
- Tel est pris qui croyait prendre.
- On hasarde de perdre en voulant trop gagner.
Je veux m'adresser tout particulièrement à ces poltrons qui donnent leur aval en catimini à des candidats qu'ils prétendent ne pas soutenir et parfois même désapprouver.
Si je me réfère au petit Larousse, le mot "parrainage" signifie soutien moral, recommandation.
Voici donc venu le temps des qualifications. Ils seront donc 12 à avoir obtenu le sésame de la part d'élus qui veulent rester anonymes lorsqu'ils ont parrainé certains candidats.
Eh oui, le courage n'est pas nécessairement du côté des parrains (sauf ceux de Cosa Nostra). Les français ne sont pas dupes ils maîtrisent leur langue et savent appeler un chat un chat. Quand un élu parraine, ça veut dire qu'il apporte son soutien.
A mon humble avis, il doit être honnête envers ses électeurs et leur dire pour qui il a signé le formulaire.
En effet, l'anonymat des parrainages ne peut qu'entraîner des magouilles politiciennes qui ne sont pas forcément du goût des votants. Un candidat de droite aura toujours le souci de faire multiplier les candidatures à gauche et vice versa en application de l'adage "diviser pour régner" et dans l'histoire, le candidat du centre n'a plus sa place. Ce n'est pas important, je vous l'accorde, dans la mesure où le centre, en France, n'est qu'une très faible variante de la droite avec laquelle il entretien des liens si étroits que chaque élu doit sa victoire aux voix de l'autre.
Alors, qui sont ces parrains et ces marraines ?
Une espèce de nébuleuse où chaque membre, à quelques exceptions près, possède un point commun avec les autres : prier pour ne pas être tiré au sort et publié au journal officiel.
Il se dit que le parrainage est un acte civique et non un acte de soutien et d'encouragement : la langue française, pourtant si riche, n'a donc pas de mot pour définir cet acte que l'on soit obligés de galvauder le mot "parrain"?
Allons, trêve de balivernes, ayez le courage de vos opinions ou abstenez-vous d'agir. Surmontez votre peur de ne pas être réélus, montrez-vous braves, assumez !
Comment redresser une entreprise en difficultés économiques ?
C'est l'histoire de l'avion "Concorde" et de son successeur.
Le supersonique mythique est sorti des hangars de Toulouse en 1967, son premier vol a lieu en 1969 et il obtient le certificat de navigabilité en 1975 (le 10 octobre).
En 1973, crise pétrolière aidant (déjà), les 74 commandes ou options sont annulées et seulement 20 appareils seront construits pour flatter l'ego des français et des anglais … et on passe à autre chose …
En 1999, airbus industries détermine les caractéristiques de l'appareil qui portera le nom d'A380. La commercialisation sous forme de pré commandes est lacée en 2000. Le premier exemplaire présenté début janvier 2005. Le premier vol a lieu en avril 2005 et la certification est obtenue en décembre 2006. On a été bien meilleurs que pour Concorde puisqu'il n'a fallu que 20 mois contre 6 ans pour aller du premier vol à la certification.
Le parallèle est notoire, 8 ans pour Concorde, 7 ans pour A380, crise pétrolière en 1973, la même en 2006. Seul un PDG autiste ne pouvait pas voir venir les difficultés…
Il y a plusieurs moralités à cette histoire:
- Le cocorico médiatique est pris, dans le monde, pour une crise de vanité ou de mythomanie des français.
- A vouloir être les meilleurs à tout prix, on a porté les efforts sur le prototype et pris des retards pour les livraisons des avions commerciaux.
- L'état a modifié des routes aux frais du contribuable, et accordé des dérogations de tous ordres pour le transport des pièces détachées de l'avion.
- Les retards ont entraîné des annulations de commande et les pénalités aidant, EADS se retrouve "dans le rouge".
Comment s'en sortir ?
Pour combler des déficits, il y a plusieurs méthodes:
1 – On réduit les dividendes des actionnaires au maximum, voire à zéro.
2 – On diminue les prix de vente et on fait un forcing commercial.
3 – On abandonne le projet qui creuse le déficit.
4 – On fait payer le personnel en licenciant à la pelle.
C'est la dernière solution qui a été choisie. En raccourci, on fait payer les erreurs de gestion de la direction aux employés des usines (par contre, on a viré le PDG avec un beau parachute … normal pour un avionneur).
Quant aux sous-traitants, commerçants et artisans des sièges d'usines condamnées, familles déplacées et parfois éclatées pour cause de chômage, on s'en fout éperdument, pourvu que les actionnaires soient contents.
Tous devant au cri de COCORICOUAC !!!!!!