Un français parle aux élus

Je salue et je remercie toutes les personnes qui viendront ici et donneront leur avis, quel qu'il soit. Je m'appelle Lucien Aymard, je suis un français moyen et je précise que je ne suis membre d'aucune organisation politique ou syndicale. Je ne m'exprime donc qu'en mon nom et, en toute humilité, au nom de celles et ceux qui se reconnaîtront dans mes propos.

Les élus de tout bord sont si loin des réalités quotidiennes qu'ils se rendent inaccessibles (en dehors des périodes électorales). Je ne remets pas en cause leur légitimité mais leur manière d'appliquer la démocratie. Ce sont des adeptes des promesses non tenues, des décisions unilatérales et du dédain du citoyen.

J'ai essayé d'analyser nos institutions, la manière de les gérer et les motivations de ceux qui les appliquent, et j'en suis arrivé à leur faire des propositions. Comme ces gens-là, enfermés dans leurs tours d'ivoire, sont inapprochables, je me suis résolu à écrire un essai dans l'espoir qu'ils en auront l'écho. Plus nous serons nombreux à en parler et plus important sera l'écho.

Si, comme moi, vous en avez assez de la politique spectacle, du hasard qui fait se trouver un ministre au bon endroit au bon moment, des déclarations d'intention lénifiantes, des fausses affirmations, des trucages de chiffres et des justifications de fautes; exprimez-moi vos sentiments.

Si l'humilité commence au seuil des trois affirmations; savoir, savoir être et savoir faire, les élus doivent confondre avec : science infuse, savoir paraître et faire savoir … voyez à quel niveau se hisse leur humilité …

Vendredi 15 juin 2007

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                            

 

 

 

 7 heures 44. Le train TER démarre de Narbonne, destination Toulouse. Quatre personnes, deux hommes et deux femmes, se sont installées face à face en première classe (anciennement première car les TER en Languedoc Roussillon sont tous entièrement déclarés 2ème classe). La conversation s'engage et tourne autour de la vétusté du matériel pour deux d'entre eux et des élections législatives pour les autres. Les critiques fusent acerbes, voire méchantes à l'encontre de la SNCF puis de leur personnel:

- reproches du matériel ancien non climatisé. Ces gens ne savent manifestement pas que les TER sont à la charge des Régions administratives.

- critique du grand nombre de grèves des cheminots (Comme si c'était un plaisir pour les agents de perdre de l'argent), avec suggestion superbe d'inciter les voyageurs à ne pas payer et de faire circuler les trains avec tout le personnel présent sans assurer son travail … la panacée pour le plus "grande gueule" du groupe… et finalement, ils n'avaient qu'à venir travailler dans le privé et ils verraient comment ça se passe.

Je crois alors le moment opportun pour intervenir, expliquer que prendre le train sans billet n'assure pas la garantie du voyageur, et que si une grève ne gêne personne, elle est inutile. J'aurais mieux fait de me taire. C'est le tonnerre de Zeus. En vrac, je me vois traité de fainéant comme ces cheminots qui font grève pour un oui ou un non, qui ne se rendent pas à leur travail, ce qui occasionne des suppressions et des retards de trains et qui finalement emmerdent les gens qui veulent aller travailler. Dans la foulée, une espèce de girie mal baisée (et pour cause, à voir sa tête…) du groupe s'exclame que c'est comme les postiers qui réclament 10 minutes de temps de travail pour se changer :

-"C'est comme si moi qui ai 2 heures de trajet par jour, je demandais au patron de me les payer comme si je travaillais" … rires sarcastiques en chœur avec le "grande gueule". Et la girie de surenchérir : " finalement, l'autre jour, le train en retard, c'est certainement le conducteur qui ne s'était pas levé" … Nouveaux rires …

Je suis resté sans voix. Je n'imaginais pas que des ouvriers (car il s'agit d'ouvriers abonnés au train) puissent être aussi aveugles et juger sans savoir, avec pour seuls éléments les informations téléguidées de la télévision et les déclarations de nos hommes politiques tendant à diviser le pays pour mieux régner.

Avec le recul, j'aurais dû leur expliquer que les grèves avaient un motif expliqué dans un préavis destiné à engager le dialogue avec la direction et qu'en conséquences, dans le pire des cas, la grève était la résultante du refus de dialoguer donc, de responsabilités au moins partagées. J'aurais dû leur dire qu'ils pouvaient, eux aussi postuler pour un emploi à la SNCF ou à La Poste mais qu'ils étaient certainement trop limités intellectuellement pour parvenir à travailler dans ces entreprises. .J'aurais dû leur raconter la vérité sur les trains supprimés pour cause de pannes de matériel dues à l'espacement de plus en plus grand entre les révisions. J'aurais dû leur donner la solution pour ne plus être ennuyé par les grèves de la SNCF : habitez dans la même résidence que celle de votre travail. J'aurais dû leur faire remarquer qu'avec les 57,80 euros par trimestre que leur coûte l'abonnement, au lieu des 18,40 euros l'aller retour quotidien au tarif normal, il était difficile de renouveler fréquemment le matériel surtout que les pouvoirs publics ne comblent pas la différence en totalité.

J'aurais dû expliquer à la girie que son facteur était obligé de porter une tenue de travail mais qu'il n'était pas nécessaire qu'il la porte en sortant de chez lui, qu'il est certainement plus long de se changer en prenant son service que de quitter son slip pour se faire sauter par son chef.

J'aurais dû expliquer un tas de choses mais je ne l'ai pas fait, ça m'aurait rabaissé aux yeux de ces petites gens qui se prenaient pour des grands et ne seront jamais que des minus faux moralistes.

Au fait, ils travaillent tous les quatre dans une mutuelle bien connue de Chevalier et Laspalès. Pour des mutualistes : chapeau l'esprit !!! Ils feront leur chemin jusqu'au prochain licenciement où ils seront bien contents de trouver les fonctionnaires pour "faire la foule" des grévistes qui sauveront quelques uns de leurs emplois.

8 heures 17. Le train arrive à Carcassonne. Mon calvaire et leur trajet sont terminés.

Salauds de grévistes, va !!!

par Lucien Aymard publié dans : aymard
Dimanche 10 juin 2007

Elle sera, à mes yeux, un pays à deux vitesses.

On aura des élites de plus en plus riches et puissantes dont le nombre aura fortement diminué par rapport à 2007 et le reste de la population qui va se paupériser de plus en plus.

Cette vision me semble due aux institutions de la 5ème république qui me paraissent désuètes 50 ans après leur naissance et devraient être au minimum dépoussiérées.

Notre système est bâti de telle sorte que tout dialogue et toute concertation tournent court. Le seul contre-pouvoir est la rue avec tous les excès que cela entraîne.

La jeunesse devrait être notre avenir mais, dans sa majorité, se décourage très vite. La persévérance n'est pas sa qualité première et la combativité n'entre plus dans ses idées qu'au travers des jeux vidéo. Le fort taux d'abstentions d'hier conforte hélas ma vision.

Dès lors, cette jeunesse vieillira en suivant de plus en plus, comme le font les moutons, ces élites qui lui imposeront leur volonté jusqu'à ce qu'elle se sente violée.

Attention, une société semblable existait aux 18ème et 19ème siècles. Elle a engendré la révolution de 1789 puis la Commune de Paris.

J'espère que nos personnages politiques actuels sauront arrêter cet engrenage et trouveront le moyen de renverser la tendance, de rendre à nos jeunes l'envie d'avoir un avenir autre que celui de la pauvreté.

par Lucien Aymard publié dans : aymard
Lundi 28 mai 2007

 Aujourd'hui, c'est Lundi de pentecôte : analysons pentecôte. Pente suivi de côte signifie en clair des hauts et des bas. Jamais cette signification n'aura été aussi prouvée qu'en ce jour béni du 28 mai.

Après deux essais déjà fructueux, ce lundi est la preuve de l'incompétence et de la légèreté de notre phénix du Poitou. Il avait, en effet le choix entre une date mobile et une date fixe, en fait, un jour "baladeur" dans la semaine pour lequel on prévoit d'éventuelles festivités d'une année sur l'autre et un jour fixe où les festivités sont entrées dans les mœurs depuis des siècles. Que croyait-vous qu'il fit ?… Il aurait certainement pu réfléchir mais encore fallait-il en avoir la volonté, encore fallait-il vouloir la concertation, encore fallait-il écouter l'opinion, composer et non imposer. Ce n'était pas dans sa nature. Lui, c'était "JE", et la bande de béni oui oui qui siégeait à l'assemblée nationale trouvait tout naturel d'approuver sans sourciller. Mieux, les ministres d'alors croyaient bon d'apporter leur soutien sans réserve à une telle ineptie. Au fait, parmi ces ministres, il y avait entre autre, Borloo, Alliot-Marie, Darcos, Bussereau, Bertrand, Woerth, et les meilleurs : Fillon et Sarkozy.

Il est facile de critiquer, mais si je le fais, c'est que j'ai des propositions à faire, pas politique, mais guidées par le simple bon sens:

- 1 – Il suffit d'ajouter 3 minutes de travail quotidien aux 215 jours travaillés en moyenne par an et l'on se retrouve avec 10 heures 45 dont on peut faire cadeau aux personnes âgées et aux handicapés au lieu de 8 heures actuellement, soit des centaines de millions supplémentaires sans que personne s'en aperçoive.

- 2 – Si l'on veut rester dans le cadre des 8 heures, il suffit simplement de retenir une journée de congés, un RTT ou leur équivalent sur le 13ème mois pour ceux qui en bénéficient.

- 3 – Nous sommes actuellement dans les meilleurs termes avec nos voisins allemands, est-il bien nécessaire de fêter armistice et victoire acquis à leurs dépends? Il suffirait de prendre, par exemple le 11 Novembre comme journée du souvenir pour rendre hommage aux soldats morts pour la France et déclarer le 8 mai journée normale. Ceci aurait le double avantage de "dégorger" le mois de mai d'un début rempli de ponts et de faire de cette journée celle de la solidarité.

- 4 – Ne rien faire mais prélever les sommes nécessaires à maintenir nos "vieux" en vie sur le budget alloué à la construction d'engins de mort comme les bateaux de guerre ou les fusées, tant de choses inutiles en guerre économique comme nous le sommes actuellement.

Il existe certainement d'autres solutions, celles que je propose auraient un grand mérite : celui de supprimer le bordel organisé par le phénix et ses boys.

par Lucien Aymard publié dans : aymard
Samedi 26 mai 2007

 

La démocratie, c'est la possibilité d'un contre pouvoir, la logique de l'alternance. Il est donc sain, dans cette méthode de gouvernance, d'avoir une opposition la plus forte qui soit pour servir de garde fou à tous les excès et toutes les manipulations possibles.

Nous vivons aujourd'hui dans une démocratie où l'on tente par tous les moyens de nous faire croire que la gauche et la droite sont les mêmes, quitte à mélanger les genres pour "noyer le poisson". Cette manœuvre a pour but de s'arroger un pouvoir sans contre pouvoir autre que les syndicats que l'on discrédite au maximum pour diminuer leur influence.

Ainsi, nous sommes dans une période où il est bien pensant de trouver excellent un rapprochement de tous les bords de l'hémicycle de manière à ne former qu'un conglomérat d'idées formatées autour d'une même personne qui, forte d'une majorité écrasante, deviendra un roi élu et pourra se permettre de s'arroger tous les pouvoirs, régaliens ou non, devenant ainsi le monarque absolu à la différence d'un dictateur qui aurait pris le pouvoir pas la force.

La puissance d'une démocratie, c'est justement d'avoir une diversité étendue lui permettant de se régénérer sans avoir recours à la rue pour le faire. Il ne suffit pas de laisser au peuple l'impression qu'il peut s'exprimer périodiquement, il faut que sa représentation dans les instances les plus hautes ait voix au chapitre en permanence, ceci afin d'éviter la lassitude des gouvernants qui mène tôt ou tard à la révolution.

En conclusion, il est impératif d'éviter un raz de marée de quelque bord politique qu'il soit afin de permettre à la démocratie de vivre autrement que par l'acquiescement permanent des décisions d'un seul homme.

par Lucien Aymard publié dans : aymard
Dimanche 20 mai 2007

Monsieur Sarkozy veut être le président de tous les français mais ce ne sont que des mots.

       Comment peut-il prétendre être le président de tous les ouvriers quand il veut:

        -          leur supprimer les 35 heures,

-          les faire cotiser plus longtemps pour la retraite,

-          réduire les remboursements de leur sécurité sociale,

-          les faire payer toujours plus cher la part de leurs visites chez le médecin,

-          "angliciser" leur chômage (78 heures par mois è sortie de l'ANPE),

-          obliger leurs enfants à payer toujours plus pour s'inscrire en faculté,

-          vendre les entreprises qu'ils ont payées de leurs impôts …

Comment peut-il être le président de la France qui souffre quand :

        -          il n'a d'amis que dans le CAC 40,

-          il dépense ostensiblement en un jour l'équivalent de 15 SMIC,

-          il se déplace toujours en jet privé sauf lorsqu'il désire être suivi par les caméras de télé,

-          il veut faire adopter par le parlement le traité européen refusé par le peuple,

-          il écume les palaces et les restaurants étoilés…

Comment peut-il être le président des agriculteurs alors qu'il:

        -          laisse crever la viticulture sans un mot (c'est vrai qu'il ne boit pas d'alcool),

-          ne connaît de l'agriculture que le poulet PAC, les fruits et les légumes,

-          ne voit les animaux de la ferme qu'une fois l'an au salon de l'agriculture,

-          ne possède de plantes odorantes que les parfums de luxe,

-          ne connaît la forêt qu'au travers du bois de Boulogne…

Il est, en réalité, le président des utopiques qui croient aux promesses

        -          TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER PLUS, alors que le patron seul peut décider des heures supplémentaires et à partir de 50 ans celui qui perd son emploi est condamné au chômage,

-          ALLER AU PLEIN EMPLOI alors que la précarité augmente justement parce que les contrats prévoient un nombre d'heures insuffisant pour permettre au plus grand nombre de vivre,

-          ERADIQUER LA VIOLENCE alors que seuls les chiffres sont en baisse et non les actes,

-          VOULOIR UNE REPUBLIQUE IRREPROCHABLE alors que bien des ministres ont trahi leurs proches par avidité de pouvoir et cupidité,

-          Mettre en place un BOUCLIER FISCAL de 50% qui profitera essentiellement aux plus riches,

-          Prôner l'IMMIGRATION CHOISIE alors que l'on renvoie les immigrés chez eux,

-          Etc…

Les promesses n'engagent que ceux qui les croient. Moi, je suis athée en la matière. De plus, un noble qui cache sa particule et son titre pour paraître plus près du peuple, est soutenu par Berlusconi, Heider, Bush et même le Vicomte De Villiers ou le comte de Paris, dont un livre est préfacé par un  membre de la famille Mussolini, me parait pour le moins suspect.

Je ne pourrai jamais manger le même pain que ces personnages, j'aurais trop peur de m'étouffer.

On est en République, nom d'un chien !!! Arrêtons cette noblesse de tous poils qui descend droit d'une lignée d'exploiteurs de pauvres gens et voudrait nous faire croire qu'elle est de la même lignée que le prolo que je suis fier d'être.

Républicains, faites-vous entendre, cessez de dormir bercés par le chant des sirènes orchestré par les médias au service du nouveau pouvoir. REAGISSEZ !!! Élisez des députés combatifs, pas des monozygotes, votez pour des gens qui pensent à vous, pas à eux !!!

Aujourd'hui, j'ai honte de mon pays, il s'américanise, devient dépendant d'idées formatées et oublie que bien de nos ancêtres sont morts pour acquérir des droits et libertés qu'on veut nous voler.

NON ! Monsieur, vous serez le président de la France, mais pas celui de TOUS les français. En tout cas, PAS LE MIEN.

par Lucien Aymard publié dans : aymard

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