MON LIVRE C'EST QUOI ?

  • aymard
  • : Réagissez à mon livre. Il s'agit d'un essai, édité chez Thélès, sur la vie socio politique française. Des critiques, des constats, des propositions pas toujours utopiques. Comment refaire la France vu par un français d'en bas. En vente chez amazon.fr, la fnac, chapitre.com, theles.fr,cultura.com ...

M E R C I

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Coups de coeur aminautes

    Merci à SONYA
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=
      Seuls les MOPOPOPO pouvaient

L
utteur infatigable combattant courageux  

Utilisant les mots comme l’épée les preux*

Cinglant  la face infâme du tyran du despote

Infligeant des raclées à tous ses cons de potes

Ereintant qui lambine dedans son propre camp

Ne reculant jamais, ni même en déféquant.

 

Belle égérie chérie soutiens ton combattant
E
treins contre ton sein son corps concupiscent
A
paise ses douleurs tout en le caressant 

*HUGO lui-même eût-il osé le faire ?

Merci à Ledif Trocas 
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=

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JE NE VOUS MENTIRAI PAS !

La période de grand froid arrive et .....

Voici la phrase du discours de candidat Sarkozy le 18/12/2006 à Charleville :

-" Je veux, si je suis élu président de la république, que d'ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid. Parce que le droit à l'hébergement, je vais vous le dire, c'est une obligation humaine. Mes chers amis, comprenez-le bien : si on n'est plus choqués quand quelqu'un n'a pas de toit lorsqu'il fait froid et qu'il est obligé de dormir dehors, c'est tout l'équilibre de la société où vous voulez que vos enfants vivent en paix qui s'en trouvera remis en cause." 

                          

UN FRANCAIS PARLE AUX ELUS

Bonjour et merci à qui viendra ici donner son avis, quel qu'il soit. Je suis un français moyen qui n'est membre d'aucune organisation politique ou syndicale. Je ne m'exprime donc qu'en mon nom et, en toute humilité, au nom de celles et ceux qui se reconnaîtront dans mes propos.

Les élus sont si loin des réalités quotidiennes qu'ils se rendent inaccessibles (sauf en périodes électorales). Je ne remets pas en cause leur légitimité mais leur manière d'appliquer la démocratie. Ils sont adeptes de promesses non tenues, décisions unilatérales et dédain du citoyen.

J'ai tenté d'analyser nos institutions, la manière de les gérer et les motivations de ceux qui les appliquent, et j'en viens à leur faire des propositions. Comme ces gens-là, enfermés dans leurs tours d'ivoire, sont inapprochables, j'ai décidé d'écrire un essai dans l'espoir qu'ils en auront l'écho. Plus nous serons nombreux à en parler et plus grand sera l'écho.

Si, comme moi, vous en avez assez de la politique spectacle, du hasard qui fait se trouver un ministre au bon endroit au bon moment, des déclarations d'intention lénifiantes, des fausses affirmations, des trucages de chiffres et des justifications de fautes; exprimez-moi vos sentiments.

Si l'humilité débute par trois affirmations; savoir, savoir être et savoir faire, les élus confondent avec : science infuse, savoir paraître et faire savoir … voyez à quel niveau se hisse leur humilité …

Samedi 28 novembre 2009 6 28 /11 /2009 00:00

Je comprends pourquoi Naboléon ne veut pas qu'on mette le nez dans les comptes de l'Etat. J'ai lu un petit mot du député René Dosière, le même qui a soulevé la rémunération hors norme du chef de l'Etat, où cet homme, fouineur au bon sens du terme, a rapporté le résultat de ses investigations dans les données budgétaires du ministère des finances.

Voici les chiffres qui ont attiré mon attention :

-"Les effectifs globaux des cabinets ministériels ont cru (croyez moi) de 11,1 % en 2009, les conseillers de cabinet de 17,2% (passés de 534 à 626), la rémunération moyenne s'est accrue de 12,8% (7157 euros bruts), la hausse des primes de cabinets est de 20,6% et le personnel d'intendance a vu son chiffre bondir de 17,8%".

Fermez le ban !… Et comparez avec la diminution des effectifs de la fonction publique, le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux, l'augmentation du SMIC, de la prime de rentrée scolaire, de la prime pour l'emploi, de la prime annuelle aux chômeurs, des allocations familiales et des indemnités de chômage.

Faites ce que je vous dis, mais pas ce que je fais, j'en parlais hier de cet adage jésuite et voilà qu'il revient comme un leitmotiv en attendant de revenir comme un boomerang, je l'espère, dans la grande gueule de nos sinistres  et inconséquents bons à rien.

Monsieur Dosière a pu ainsi établir un podium où les médailles en forme de fiente de pigeons peuvent être attribuées.

Dans la catégorie du plus grand nombre de conseillers, arrive en tête : Jean Louis Borloo : 39 crânes d'œufs, normal, il doit y en avoir qui pensent pendant qu'il picole au bar de l'Assemblée Nationale. Suivent : Roselyne Bachelot (34  penseurs), comme elle n'est que farmacienne (je sais, mais elle a le Ph neutre) et a besoin de conseils médicaux et sportifs, enfin vient la reine de Thanksgiving, la dinde de Bercy, Kiki Lagarde avec 30 conseillers (2 pour chaque valeur de billets et autant pour chaque valeur de pièces).

Dans la catégorie du plus important personnel de service : premier Brice de Clermont (232 personnes), second Jean Louis Borloo (223 personnes), médaille de bronze Bernard Kouchner, le traître (191 pékins).

Avec ces chiffres là, ce n'est plus un train de vie, c'est un convoi exceptionnel de TRAINS de grande vie.

A noter que Borloo va être classé hors concours à cause de ses deux médailles.

Comment imaginer que ces gens ont plus de personnel à leur service que n'en disposait Louis XIV à Versailles ? Voyons, que peuvent bien faire 232 personnes dans un ministère, aussi grand soit-il ?

Il y a au moins un cireur par chaussure, une repasseuse par pantalon, une camériste par drap, un cuisinier par semaine, un balayeur par pièce, un portier à chaque entrée et peut-être une monture par week-end. Et les remplaçants qui vont avec.

Je plaisante, bien sûr car avec la vie trépidante que mènent les ministres, il est exclus qu'ils assurent une monture par week-end, ils sont trop fatigués. Cependant, on compte quand même 1 chauffeur pour deux collaborateurs de cabinets. Attention, ne vous méprenez pas, ce n'est pas parce qu'ils ont beaucoup de personnel qu'un collaborateur de cabinet signifie un mec qui torche leur cul quand ils ont fini de couler leur bronze.

Tiens, je préfère en rire pour ne pas en pleurer. J'espère de tout cœur que, lors des prochaines élections, les chômeurs, les fonctionnaires, les retraités, les agriculteurs, les étudiants et les familles de tout ce beau monde se souviendront qu'on les prend pour des cons et sortiront le carton rouge à l'adresse de ceux qui vantaient un grand calme pour une mi-mandat.

Remember people ! The democracy is dead.

Par Lucien Aymard - Publié dans : aymard
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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /2009 20:14

"Ce que femme veut, Dieu le veut."

C'est l'adage bien connu de tous les hommes et savamment entretenu par toutes les femmes. Il suffit de lire les volumes "histoires d'amour de l'histoire de France" de Guy Breton pour se persuader que, de tout temps, nos hauts dirigeants ont été les jouets de leurs compagnes légales ou illégales. Tous les rois, empereurs, présidents, sont passés sous les fourches caudines de l'amour sentimental ou physique de ces dames.

Tous, sauf un, le dernier des mohicons, le génie de la connerie, le pourfendeur des banquiers, le créateur des retraites égalitaires, du Kärcher à banlieues ou de l'identité nazi-onale, le messie (mais si) du réchauffement, le seul à avoir bonne opinion de lui-même, le mètre et ta long, notre saigneur et Roisident Sar Co.

Pour lui, le proverbe, c'est :

-"Ce que je veux, tout le monde le veut."

Et nous voilà encore embarqués, pauvres français, dans des histoires à vomir couché (c'est moins pratique mais plus facile que dormir debout et puis avec lui, pas question de dormir, il vaut mieux veiller).

Qui a dit "caprice est fini" ? Non, avec lui c'est "plus loin, toujours plus loin". Le caprice est, chez lui, comme la trahison, une seconde nature, presque un art de vivre, un art d'agir, l'art d'imposer sa volonté à défaut de ses compétences.

Il a décidé, unilatéralement, que l'Elysée devait faire réaliser des enquêtes d'opinion à foison sur tout et rien, sur une simple lubie due à un rêve nocturne du roi. Il a choisi de partager ces sondages avec la presse imprimée sur papier hygiénique qui lui sert de faire valoir et de les facturer au peuple de France. Mais voilà, des députés un peu scrupuleux ont demandé des comptes car il est bien normal que l'on sache ce qu'il advient de notre argent. Eh bien NON ! Les descentes de lit, carpettes et autres tapis ont décidé de se dérouler devant lui, par peur, par fourberie ou par incompétence et ont déclaré la demande légitime du peuple inconstitutionnelle au motif, cramponnez-vous, que le chef de l'Etat n'a de comptes à rendre qu'à la Nation et pas aux députés. Ah le vice ! Les députés, ce n'est certainement pas la Nation aux yeux des cancrelats de l'UMP, mais alors, qu'il vienne à la télé nous parler des comptes du château depuis son bureau pour éviter les frais de déplacement et les huées du français moyen. Qu'il nous la donne l'explication des fortunes dilapidées pour savoir si les français le trouvent assez grand ou moins con qu'il en a l'air.

N'y comptez pas, il tranche, brise, décide et la seule opinion qui l'importe est la sienne. En se rasant, il pose la question à son miroir "est-ce que j'ai toujours raison" et son miroir de répondre "oh oui !" Par peur de se faire casser.

Et la toute dernière, celle qui force l'admiration du motodidacte et de Fion, l'affaire de la rémunération du nouveau patron d'EDF, elle n'est pas à croquer ?

Le sieur Proglio, transfuge de Véolia, issu des milieux autorisés de PACA, dont le frère jumeau est patron de Morgan Stanley France, a été imposé par Sa Majesté Sark Ubu. Au passage, on peut noter que MSF (pas Médecins Sans Frontières, Morgan Stanley France) possède 38,2 % de Numéricable avec Carlyle (le fonds d'investissement du demi frère Sarko).

Pour Fion, l'Etat est allé chercher Proglio qui ne demandait rien, il est normal que son salaire soit augmenté de 45% par rapport à son prédécesseur. Le pauvre, lui qui va être obligé d'encaisser en plus la paye de PDG de Véolia, c'est scandaleux de reprocher toute cette gabegie à cet homme alors que le nombre de chômeurs a encore augmenté de 52400 nantis qui vont être payés par l'Etat à ne rien faire.

Eh oui !  Parce que le Dieu de l'UMP a décidé qu'il n'y avait pas mélange des genres à être à la fois payé par le public et le privé surtout quand on sait que le but avoué de Véolia est de prendre des participations chez Areva dont EDF est actionnaire. S'il le dit, c'est que ce doit être vrai puisque c'est lui qui dicte la vérité.

Bon, que le motodidacte soutienne son voisin de ville, on peut le comprendre, d'autant qu'il est toujours prompt à faire du lèche au roi, mais que Fion trouve normales les exigences d'un gus qui peut être remplacé par des dizaines de personnes à un moment ou toute la France souffre, c'est vraiment d'un niveau inférieur au tout à l'égout.

Pendant ce temps, le micro président est au Brésil (alors qu'il a des brésiliennes au bois de Boulogne) pour sauver le monde du tsunami dû au réchauffement et communique par téléphone les noms des candidats à adouber pour les régionales françaises. Il est partout où le danger guette, partout ou il y a de la merde à touiller, et il touille.

Par Lucien Aymard - Publié dans : aymard
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /2009 17:59

Une fois n'est pas coutume, je ne vais pas tirer sur le pianiste, il est tellement insignifiant que je risquerais de le rater, je vais tirer sur l'ambulance tout en essayant d'épargner les blessés qui sont à l'intérieur.

Dans notre pays, le sport national consiste à donner des leçons en tout genre. Nous sommes politiquement entourés de "il faut" et "y a qu'à", parfois même de "je veux" ce qui est d'autant plus farfelu.

J'ai donc voulu faire ressortir ce travers qui touche le PS tout autant que la cacophonie des ego qui pollue une image déjà difficile à décrypter.

Voici donc la lettre que j'adresse à la camarade Martine Aubry pour lui rappeler que les citoyens de base sont là et ont des idées, voire des convictions dont elle devrait imposer les grandes lignes au parti dont elle est première secrétaire en titre.

 

Madame Aubry, chère camarade,

 

Je ne suis qu'un élément du peuple de gauche, ce peuple que attend des dirigeants de partis comme le votre, à la fois une réponse à ses préoccupations essentielles et une exemplarité qui semblent vous faire défaut.

Je me permets cette intervention car je ne suis encarté dans aucune formation, ce qui me permet de rester un électron libre, libre de mes choix, libre de mes critiques et surtout libre de ma voix lors des scrutins locaux et nationaux. Je dois même vous avouer que ma voix ne peut aller au PS que dans le cadre de la discipline républicaine, en tout cas pour l'instant, ceci pour vous persuader qu'aucun "courant" ne guide ma pensée.

Que, comme toujours, le PS, mosaïque d'idées, soit un trait d'union balançant entre gauche et centre, n'est en soi que le reflet d'un débat normal d'idées entre courants qui forment un parti démocratique et il n'est rien là que de normal. Par contre, que quelques égocentriques, pour mieux imposer leurs vues et par besoin d'exister, se sentent obligés de détruire les idées de leurs camarades, me parait intolérable et indigne d'une famille, si tant est que l'on puisse encore appeler ainsi le PS.

Il vous appartient, me semble-t-il, de mettre de l'ordre dans tout ce remue-ménage quitte à exclure les fauteurs de trouble, cela vous rendra plus "lisibles" et surtout plus crédibles.

Pour mieux illustrer le problème de crédibilité, je prendrai le dernier exemple en date des dissonances qui arrivent aux oreilles des citoyens.

Tous les caciques du parti se sont retrouvés autour d'une critique du chef de l'état lorsque celui-ci a fait fi de la présomption d'innocence déclarant coupables par avance Dominique Colonna ou Dominique de Villepin. (C'est peut-être le prénom qui le hérisse tant). J'ai approuvé sans réserve cette prise de position citoyenne et conforme au regard de la loi sur la présomption d'innocence.

Seulement, voilà que le PS se met en action pour jouer les jésuites et se ridiculiser aux yeux de la majorité présidentielle  qui va très vite se gausser du "faites ce que je dis et pas ce que je fais". Et cette majorité aura raison car votre action est de nature à soulever la critique et brouiller un peu plus l'image du PS.

Ce que vous reprochez vertement au président, vous le faites au sein même du parti en refusant à Julien Dray, conseiller régional sortant, de figurer sur la liste de l'Essonne à moins que le tribunal ne le déclare innocent de ses accusations avant la fin de l'année. Vous seriez plus crédibles de le mettre à la place qui lui revient quitte à l'en sortir s'il était déclaré coupable. L'application du principe que vous réclamez pour les autres, il faudrait commencer par se l'appliquer à soi-même, il y va de la crédibilité de votre parti.

Pour Colonna et Villepin, ce sont des accusations scandaleuses et pour  Dray, c'est pendez-le haut et court.

Ce n'est pas ainsi que vous attirerez des sympathies autour du PS, ce n'est pas ainsi que les citoyens vont se précipiter pour vous apporter leurs voix, ce n'est pas ainsi que l'on prépare l'avenir. Ne me parlez pas de débat d'idées qui avancent dans l'établissement d'un programme car il n'est nul besoin d'être grand clerc pour se rendre compte qu'en fait de débat, chacun veut imposer ses idées aux autres. Ce n'est pas ainsi que vous construirez les bases d'une entente avec d'autres partenaires et ce n'est pas ainsi que vous préparerez une alternance que pourtant tout un peuple opprimé attend de vous.

Ressaisissez-vous, chère camarade, n'ayez pas peur de couper les branches malades ou mortes de l'arbre socialiste, il ne pourra que mieux donner des fruits par la suite, mais faites vite, le temps presse, les citoyens attendent impatiemment.

Finalement, lorsque j'y repense, les quadras et les quinquas sont peut-être pires que les "éléphants" tant critiqués, à part les quelques vieux, dont je tairai le nom par pure compassion, qui font le grand écart entre PS et UMP et que vous auriez dû mettre à la porte depuis pas mal de temps pour clarifier votre et leur situation ambiguës.

Je vous remercie d'avoir pris le temps de me lire et vous prie d'accepter mes salutations républicaines.

Par Lucien Aymard - Publié dans : aymard
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /2009 20:12

Aujourd'hui, il faut à tout prix faire la pub du nano président sur tous les médias. Il revient dans les banlieues pour expliquer que le nouveau thème (qui a dit ancien ?) pour les prochaines élections est la sécurité. Ah, ils l'ont vue la sécurité les banlieusards où il est passé !

On a bouclé les quartiers à grand renfort de forces de l'ordre et on a choisi quelques "bons" citoyens parqués derrière des barrières de sécurité pour faire la claque, comme d'habitude pour plaire à razmoket. J'ai allumé ma télé juste au moment où un plan très serré du cadreur montrait le guignol qui touchait la pogne à un invisible en lançant :

-" Détend-toi, je suis là !" … superman va !!!!

Avec lui, pas de soucis, tout va changer, comme d'habitude, dans les mots car sur le terrain, à part emmerder le mec et la nana en couple illégitime qui risquent de se faire gauler par les caméras mouchardes qu'il va faire installer, il fait rire les vrais truands, ceux qui ne connaissent que les rapports de violence.

Je ne vous parlerai donc pas de l'hurluberlu à talonnettes et de ses envolées lyriques applaudies par ses amis, mais ce qui se passe de plus important pendant qu'il nous amuse de ses fadaises.

Le coût de la santé pour les ménages a augmenté de 40 à 50% entre 2001 et 2009. Juste pendant que l'Etat UMP se prélasse langoureusement dans les ors de la république aux frais du contribuable : bizarre, vous avez dit bizarre.

Voilà un sujet qui mérite qu'on s'y penche, seulement, il n'est pas électoraliste et risque de fâcher les amis du CAC 40 de notre saigneur.

Je ne vous rappellerai pas toutes les mesures prises pendant ces 8 années pour sauver la SECU, mais je prendrai quelques exemples pour illustrer mon propos.

Augmentation du forfait hospitalier, allongement démesuré des listes de déremboursements, franchises médicales, franchises sur les boites de médicaments, report de remboursements sur les mutuelles forcées mécaniquement d'augmenter leurs tarifs … etc … voici quelques cas d'espèce qui viennent grever le budget santé des familles. Vous noterez qu'il s'agit d'une part de l'assurance maladie, d'autre part de mesures qui touchent les plus fragiles.

D'un autre côté, l'Etat exonère les entreprise pour des causes apparemment louables, comme la compétitivité liée à la baisse des coûts, mais ne compense pas ou le fait partiellement la perte de recette de la SECU. Mieux encore, il se sert de l'argent de l'assurance maladie pour financer des mesures comme le financement de la taxe de transport pour les titulaires de la fonction publique. En d'autres termes, la Sécurité Sociale paye pour l'Etat, et pas qu'un peu, autour de 7 milliards d'euros.

Je suis allé fouiner dans les comptes de l'aco SS, banque de la SECU, pour me rassurer sur l'utilité de faire des économies sur le dos des assurés et là, je suis tombé en arrêt devant la preuve d'un gros mensonge d'Etat relayé non moins honteusement par les medias et les politiques de tous bords.

D'abord, la branche maladie ne représente que 42,6% (156,3 Milliards) des dépenses de la Sécurité Sociale, par contre, les encaissements de cotisations correspondantes s'élève à 50,5% (181,7 Milliards). Donc, l'assurance maladie est BENEFICIAIRE juste un peu, de 25,4 Milliards.

Quand on sait que les dépenses de l'assurance maladie ont augmenté de 41,8% entre 2001 et 2009, on comprend mal, c'est le moins qu'on puisse dire, que les assurés aient eu à régler 40 à 50% de plus. La différence serait alors de 80 à 90% entre ces deux dates ?

Oh ! La pharmacienne, tu ne te payerais pas notre tête par hasard ? Et vous les sinistres de la finance et du budget, vous ne pousseriez pas le bouchon un peu loin ? Et vous, les élus syndicalistes, vous est-il arrivé de faire des opérations du genre addition ou règles de trois ?

Je commence à me dire que je suis nul en math, incrédule en politique ou en manque de confiance envers les élus syndicaux. Et puis non, j'ai toujours été un cador en math, donc c'est le reste qui me titille le cervelet.

Finalement, je crois que je vais penser à autre chose car cette vision apocalyptique de la Sécu me déprime. Allez, je vais me faire filmer par les caméras de sécurité que le bon docteur Sarko (et mister âne) va installer devant ma porte.

Par Lucien Aymard - Publié dans : aymard
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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /2009 23:02

Ah, nous étions jeunes! Nous écoutions la radio car la télé était encore en recherche d'identité et la loi Evin n'avait pas encore sévi dans les cantines, sur les ondes ou les affiches publicitaires. Les émissions de Paris Inter sur la TSF nous envoyaient de la pub avant les infos, aux heures de plus grande écoute et les informations (appelées nouvelles) étaient sponsorisées par Dubonnet ou Bergé. Une pub résonne encore aujourd'hui dans ma tête :

-"Midi, sept heures, l'heure du Bergé".

Aujourd'hui, la pub "alcoolisée" est interdite mais le Bergé amène toujours son lot de "pastis".

Seulement, le Bergé en question n'a plus rien à voir avec l'anis (non, je ne ferai pas la vilaine allusion à la lettre près), il n'a aucun rapport avec l'alcool, par contre, il prend la parole à contre temps pour soulever une grosse polémique sur le Téléthon.

Président du Sidaction, monsieur Bergé reproche au Téléthon de "parasiter la générosité des français" en ce sens qu'il apporte d'énormes sommes à une seule organisation alors que d'autres pourraient en prendre une partie.

L'affaire fait réagir à gauche où Manuel Valls dénonce une "concurrence ignoble entre les grandes causes", ce qui a le don de me mettre en colère et à droite Mon saigneur l'inutile qui se gausse des liens de proximité entre Ségolène Royal et Pierre Bergé, ce qui a le don de me faire réagir.

Pourquoi réagir ?

Parce que ce qui est le plus ignoble en l'occurrence, c'est l'argent.

Je ne prendrai jamais position pour une cause aussi noble soit-elle au détriment ou en faveur d'une autre. En l'espèce, qu'il s'agisse de myopathie, de SIDA, de leuco dystrophie ou de leucémie, toutes les associations méritent le respect de la population, mais je ne peux pas laisser passer une dénonciation de Manuel Valls et encore moins une quelconque prise de position du chien de garde de la présidence.

Comment, pour l'un, ne pas dénoncer et pour l'autre oser réagir à ce combat entre causes qui ne devraient pas exister. Je dis bien que ces causes ne devraient pas exister car elles sont approvisionnées par ce que j'appelle l'impôt du cœur ou de la générosité.

Comment admettre au vingt et unième siècle, alors que l'Etat, à l'exemple de son chef, jette l'argent par les fenêtres, que le recherche autre que militaire soit financée par des dons de la population déjà oppressée par les impôts et taxes de toutes natures ?

Oui ! Ces associations ne devraient exister que pour apporter aide morale et réconfort aux patients, mais en aucun cas pour financer la recherche en substitution à l'Etat qui compte sur cette manne pour se désengager.

Comment un Valls n'a-t-il pas honte de ne pas dénoncer cet abus légal et comment Lefebvre peut-il s'appuyer sur une cause que son "saint patron" devrait prendre en charge pour polémiquer sur son apposition ?

Des enfants cassent leur tirelire, des parents se privent, des personnes âgées sautent un ou plusieurs repas pour apporter leurs oboles à ces causes pendant que nos ministres députés et autres sénateurs regardent les émissions qui leur sont consacrées en mangeant caviar et langouste. Cela ne vous paraît pas ignoble monsieur Valls ? Cela ne vous coupe pas l'envie de polémiquer Mon saigneur l'inutile ?

Heureusement qu'elles existent ces associations, comme d'autres, des restos du cœur aux banques alimentaires en passant par les secours populaire et catholique, car si on comptait sur vous dont l'ego est plus important que tout au monde, le citoyen de base pourrait crever, l'argent de l'Etat, votre argent, notre argent ne ferait rien pour le sauver. Pire que tout, on ne nous parle jamais des sommes que vous investissez dans la recherche militaire pour fabriquer la mort avec nos deniers pendant que vous vous gargarisez de la solidarité des français pour financer la recherche pour la vie.

Il y a quelque chose d'indécent à prendre la parole sur ces sujets quand on est une personnalité politique, autrement que pour regretter que l'état ne fasse pas son devoir, celui de sauver des vies en finançant la recherche sous toutes ses formes. Et on trouve encore des abrutis de droite reprocher aux collectivités de financer les associations, ce qui oblige à des dépenses inconsidérées débouchant sur l'augmentation des impôts locaux.

On n'est pas à une contradiction près au sommet de l'Etat, c'est même un lieu de con … centration.

Par Lucien Aymard - Publié dans : aymard
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