"Ce que femme veut, Dieu le veut."
C'est l'adage bien connu de tous les hommes et savamment entretenu par toutes les femmes. Il suffit de
lire les volumes "histoires d'amour de l'histoire de France" de Guy Breton pour se persuader que, de tout temps, nos hauts dirigeants ont été les jouets de leurs compagnes légales ou illégales.
Tous les rois, empereurs, présidents, sont passés sous les fourches caudines de l'amour sentimental ou physique de ces dames.
Tous, sauf un, le dernier des mohicons, le génie de la connerie, le pourfendeur des banquiers, le
créateur des retraites égalitaires, du Kärcher à banlieues ou de l'identité nazi-onale, le messie (mais si) du réchauffement, le seul à avoir bonne opinion de lui-même, le mètre et ta long, notre
saigneur et Roisident Sar Co.
Pour lui, le proverbe, c'est :
-"Ce que je veux, tout le monde le veut."
Et nous voilà encore embarqués, pauvres français, dans des histoires à vomir couché (c'est moins
pratique mais plus facile que dormir debout et puis avec lui, pas question de dormir, il vaut mieux veiller).
Qui a dit "caprice est fini" ? Non, avec lui c'est "plus loin, toujours plus loin". Le caprice est, chez
lui, comme la trahison, une seconde nature, presque un art de vivre, un art d'agir, l'art d'imposer sa volonté à défaut de ses compétences.
Il a décidé, unilatéralement, que l'Elysée devait faire réaliser des enquêtes d'opinion à foison sur
tout et rien, sur une simple lubie due à un rêve nocturne du roi. Il a choisi de partager ces sondages avec la presse imprimée sur papier hygiénique qui lui sert de faire valoir et de les
facturer au peuple de France. Mais voilà, des députés un peu scrupuleux ont demandé des comptes car il est bien normal que l'on sache ce qu'il advient de notre argent. Eh bien NON ! Les descentes
de lit, carpettes et autres tapis ont décidé de se dérouler devant lui, par peur, par fourberie ou par incompétence et ont déclaré la demande légitime du peuple inconstitutionnelle au motif,
cramponnez-vous, que le chef de l'Etat n'a de comptes à rendre qu'à la Nation et pas aux députés. Ah le vice ! Les députés, ce n'est certainement pas la Nation aux yeux des cancrelats de l'UMP,
mais alors, qu'il vienne à la télé nous parler des comptes du château depuis son bureau pour éviter les frais de déplacement et les huées du français moyen. Qu'il nous la donne l'explication des
fortunes dilapidées pour savoir si les français le trouvent assez grand ou moins con qu'il en a l'air.
N'y comptez pas, il tranche, brise, décide et la seule opinion qui l'importe est la sienne. En se
rasant, il pose la question à son miroir "est-ce que j'ai toujours raison" et son miroir de répondre "oh oui !" Par peur de se faire casser.
Et la toute dernière, celle qui force l'admiration du motodidacte et de Fion, l'affaire de la
rémunération du nouveau patron d'EDF, elle n'est pas à croquer ?
Le sieur Proglio, transfuge de Véolia, issu des milieux autorisés de PACA, dont le frère jumeau est
patron de Morgan Stanley France, a été imposé par Sa Majesté Sark Ubu. Au passage, on peut noter que MSF (pas Médecins Sans Frontières, Morgan Stanley France) possède 38,2 % de Numéricable avec
Carlyle (le fonds d'investissement du demi frère Sarko).
Pour Fion, l'Etat est allé chercher Proglio qui ne demandait rien, il est normal que son salaire soit
augmenté de 45% par rapport à son prédécesseur. Le pauvre, lui qui va être obligé d'encaisser en plus la paye de PDG de Véolia, c'est scandaleux de reprocher toute cette gabegie à cet homme alors
que le nombre de chômeurs a encore augmenté de 52400 nantis qui vont être payés par l'Etat à ne rien faire.
Eh oui ! Parce que le Dieu de l'UMP a décidé qu'il n'y
avait pas mélange des genres à être à la fois payé par le public et le privé surtout quand on sait que le but avoué de Véolia est de prendre des participations chez Areva dont EDF est
actionnaire. S'il le dit, c'est que ce doit être vrai puisque c'est lui qui dicte la vérité.
Bon, que le motodidacte soutienne son voisin de ville, on peut le comprendre, d'autant qu'il est
toujours prompt à faire du lèche au roi, mais que Fion trouve normales les exigences d'un gus qui peut être remplacé par des dizaines de personnes à un moment ou toute la France souffre, c'est
vraiment d'un niveau inférieur au tout à l'égout.
Pendant ce temps, le micro président est au Brésil (alors qu'il a des brésiliennes au bois de Boulogne)
pour sauver le monde du tsunami dû au réchauffement et communique par téléphone les noms des candidats à adouber pour les régionales françaises. Il est partout où le danger guette, partout ou il
y a de la merde à touiller, et il touille.