REQUIEM
Si, comme moi, vous portez le deuil de la démocratie depuis 2007, venez me lire, vous êtes chez vous.
Merci à SONYA
Si, comme moi, vous portez le deuil de la démocratie depuis 2007, venez me lire, vous êtes chez vous.
Bonjour et merci à
qui viendra ici donner son avis, quel qu'il soit. Je suis un français moyen qui n'est membre d'aucune organisation politique ou syndicale. Je ne m'exprime donc qu'en mon
nom et, en toute humilité, au nom de celles et ceux qui se reconnaîtront dans mes propos.
Les élus sont si loin des réalités quotidiennes qu'ils se rendent inaccessibles (sauf en périodes électorales). Je ne remets pas en cause leur légitimité mais leur manière d'appliquer la démocratie. Ils sont adeptes de promesses non tenues, décisions unilatérales et dédain du citoyen.
J'ai tenté d'analyser nos institutions, la manière de les gérer et les motivations de ceux qui les appliquent, et j'en viens à leur faire des propositions. Comme ces gens-là, enfermés dans leurs tours d'ivoire, sont inapprochables, j'ai décidé d'écrire un essai dans l'espoir qu'ils en auront l'écho. Plus nous serons nombreux à en parler et plus grand sera l'écho.
Si, comme moi, vous en avez assez de la politique spectacle, du hasard qui fait se trouver un ministre au bon endroit au bon moment, des déclarations d'intention lénifiantes, des fausses affirmations, des trucages de chiffres et des justifications de fautes; exprimez-moi vos sentiments.
Si l'humilité débute par trois affirmations; savoir, savoir être et savoir faire, les élus confondent avec : science infuse, savoir paraître et faire savoir … voyez à quel niveau se hisse leur humilité …
Ceci est le
deux centième article que je poste sur ce blog. Je jure ne pas avoir fait exprès qu'il tombe justement le jour de la St Brice ami de trente ans du petit nique ola, mais c'est ainsi, la vie
réserve parfois des surprises … pas toujours agréables.
Comme ce fameux k ma rade n'écrira jamais à son dieu vivant, je me suis senti l'obligation, le devoir même, d'adresser cette lettre à qui de droit (surtout pas de gauche) pour que celui qui se verra le mieux placé la lui transmette.
Messieurs Nicolas Sarkozy, Nicolas Nagy, Nicolas Bosca,
Si, par le plus grand des hasards, l'un d'entre vous venait à rencontrer notre très, très cher Président de la Raie Publique, je vous serais éternellement reconnaissant de lui transmettre la missive suivante par laquelle je lui fais part de quelques désapprobations quant à la politique de monopoly qu'il mène au nom du peuple français qui ne le supporte plus et le renie de jour en jour.
Si je m'adresse à vous, c'est parce que j'ai ouï son jeune fils expliquer qu'il existait un père auquel il ne disait pas les mêmes choses qu'au Président. J'en ai conclu qu'il y avait duplication, peut-être duplicité, mais je ne voudrais pas être oiseau de mauvais augure. J'ai donc pensé que vous dire ce que m'exprimer par votre entremise me porterait probablement moins préjudice que d'en parler au Chef de l'Etat lui-même, le choc étant amorti par vos soins.
Voici donc ce que je vous charge de transmettre à votre ego, dût-il en souffrir.
Pourquoi, depuis que vous êtes élu, vous acharnez-vous à détruire les acquis sociaux qui ont fait de la France un exemple au travers de son histoire mouvementée ?
A l'heure où vous vous gargarisez de l'identité nationale dont vous avez créé le concept dans le seul but électoraliste qui vous anime, vous vous évertuez à détruire ce qui pourrait différencier notre nation des autres, vous prenez toujours nos voisins en exemple lorsque ceci vous arrange et vous tentez de transformer le pays en mini USA.
Vous avez une notion très sélective de l'égalité que vous prônez. J'en veux pour exemple votre destruction des régimes de retraite qui ne concerne pas les élus du parlement entre autre ou vos ministres carpettes ou bien l'aide que vous avez généreusement apportée aux banques alors que vos concitoyens souffrent nettement plus et que vous ne leur jetez que des miettes. Faut-il vous rappeler que les sans abris sont de plus en plus nombreux, que les retraités font les poubelles pour vivoter ou que les restos du cœur et autres associations ne peuvent plus fournir une demande qui explose ? Et tout ceci pendant que vous et votre aréopage jetez l'argent de l'Etat, notre argent, par les fenêtres en organisant des déplacements inutiles qui mobilisent des moyens techniques et humains démesurés dans le seul but de satisfaire votre gloriole.
Est-il nécessaire d'attirer votre attention sur le bombardement continu que vous faites sur l'assurance maladie au prétexte fallacieux qu'elle accuse un gros déficit que, d'ailleurs, vous contribuez à creuser pour le plus grand plaisir de vos amis du CAC40. Les déremboursements, c'est vous, les franchises médicales, c'est vous, les restructurations des hôpitaux, c'est vous, la suppression d'établissements de soin, c'est vous, l'oubli du versement de certaines redevances à la sécu, c'est vous, et j'en passe.
Pourquoi, depuis que vous êtes président, nous imposez-vous des lois qui n'ont rien à voir avec le programme sur lequel vous avez été élu ?
Pendant votre campagne, vous n'avez jamais évoqué la prise de contrôle de la télévision nationale, la tentative d'étouffement d'Internet ou la possibilité de prendre la parole devant le congrès, par contre, vous aviez bien parlé du référendum d'initiative populaire pour lequel vous n'avez encore signé aucun décret bien qu'il soit adopté par les parlementaires.
Pourquoi vous comportez-vous comme un chef de parti et non comme le président de tous les français que vous vous vantez d'être ?
Vous assistez aux "sauteries" organisées par l'UMP en prenant bien soin de dicter "ce que vos disciples doivent penser et comment ils doivent agir" alors que votre rôle devrait être mesuré et neutre. La neutralité est un mot que votre langage ne possède pas. On pense comme vous, on agit comme vous le souhaitez, on vous obéit, on vous encense ou bien on est votre ennemi, voilà votre façon de diriger la nation, vous agissez comme un autocrate, un dictateur au sens littéral du terme.
Vous bafouez quotidiennement la constitution que vous êtes censé faire appliquer et qui vous commande de proposer une politique que le gouvernement doit mettre en œuvre sous le contrôle du parlement. En ce sens, vous imposez vos lois et faites revoter tant qu'elles ne sont pas adoptées. Vous détournez la démocratie à votre profit.
Pourquoi mentez-vous au peuple qui vous a porté à ces hautes fonctions que vous interprétez à votre manière ?
Pour l'exemple, vous vous êtes engagé à ne pas privatiser France Télécom, vous vous êtes renié. Vous deviez aller chercher la croissance "avec les dents", vous avez certainement perdu votre dentier, vous ne deviez pas envoyer de renforts en Afghanistan, vous l'avez fait, vous deviez augmenter les retraites de 5% par an, vous avez sur le sujet une crise d'amnésie.
Le pire, c'est votre promesse de ne pas augmenter les impôts. Vous avez un tel vice que ce sont des taxes qui ont été créées ou augmentées.
Pourquoi noyautez-vous toutes les institutions de ce pays par la mise en place de personnes appartenant à votre intelligentsia ?
Je ne vous ferai pas l'injure de rappeler les noms des personnes, qui faisaient partie de votre "premier cercle", que vous avez propulsées ou tenté de propulser à la tête de sociétés, banques et autres administrations.
Je ne vous listerai pas la liste des méfaits que vous infligez à la justice comme les projets d'amnistie des délits en col blancs ou la suppression du juge d'instruction.
Tout ceci est très certainement dans le but qui ne vous honore pas de "remettre le couvert" en 2012, négligeant ainsi le suffrage universel dont vous ne vous souciez que lors des élections.
Vous êtes, quoique vous vous en défendiez, le champion d'un népotisme recouvert de mauvaise foi.
Pourquoi les autres ?
Oui, j'appelle "les autres" tous ces m'as-tu-vu que vous qualifiez de conseillers de la présidence, qui ne sont pas élus, donc illégitimes, et qui prennent la parole au nom de l'Etat dont il ne sont que les commis très (trop) bien payés. Ces gens-là peuvent exister, on peut le comprendre, mais de grâce, pourquoi viennent-ils dans les médias faire des ronds de jambes, donner des leçons ou commenter des décisions qu'ils ne devraient pas prendre. Etes-vous si nul en politique que vos larbins soient obligés de se substituer à vous pour expliquer des décisions que d'ailleurs vous devriez laisser prendre au parlement et à lui seul ?
J'ai comme cela, des tas de "pourquoi", des tas de griefs que je pourrais vous envoyer au visage si vous étiez face à moi, mais, rassurez-vous, je ne risque pas de vous envoyer quoique ce soit au visage, car même devant mon écran de télé, je détourne la tête lorsque votre image apparaît. Comme certaines personnes ont une phobie des serpents ou des rats, j'ai la phobie de votre image. Je suis prêt à fermer mes volets pour ne pas vous voir passer devant chez moi si d'aventure la chose arrivait, ce qui m'étonnerait d'ailleurs car vous n'auriez pas le courage de venir dans mon village eu égard à sa couleur politique.
J'éprouve le dégoût du personnage que vous vous êtes forgé au point que je préfèrerais me faire couper la main plutôt que de voter pour vous ou l'un de vos disciples.
Je vous reconnais tout de même un grand mérite, celui d'avoir débarrassé la gauche d'un lot d'épines qui la gangrenaient et qui viennent par là même porter la gangrène chez vous.
Cette lettre ne se veut pas une critique mais elle dresse un constat non exhaustif auquel je vous propose d'apporter des réponses teintées de bon sens, ce vieux bon sens terrien que vous ignorez pour ne connaître la campagne qu'au travers du château de Versailles ou de la pinède du Cap Nègre.
Je ne peux pas me permettre de vous saluer, nos différences sont beaucoup trop importantes pour un quelconque rapprochement, fut-il physique avec vous.
Je vous quitte donc sans autre forme de procès et sans vous formuler le moindre souhait.
Vous connaissez certainement le mot anglais "low-cost", vous savez qu'il s'applique essentiellement au transport aérien ou ferroviaire, aux locations de voitures, voire à la grande
distribution, mais vous ignorez certainement sa dernière application. C'est notre mètre à talonnettes qui est à l'origine de sa déclinaison pour l'agriculture.
Personne n'a oublié, j'en suis certain, la fameuse histoire du plombier polonais qui devait venir réparer nos canalisations pour permettre à son employeur d'engranger plus de bénéfices car à facture égale, l'ouvrier pouvait être moins payé grâce à la directive Bolkestein.
Cette directive avait été amendée et votée par les députés européens de droite, mais jamais transposée dans notre législation. Ainsi, jusqu'à présent, aucun travailleur européen étranger à la France n'était venu se faire exploiter par des patrons ripoux de notre pays, mais c'est terminé, la porte va s'ouvrir, certes en catimini, mais en grand, très grand, la porte va béer.
Notre inventeur d'anciennes nouveautés vient, sur les indications de son conseiller agricole Malvezin (traduisez mauvais voisin), de donner une feuille de route au sinistre Bruno Le Maire pour qu'il suggère aux agriculteurs de les aider à créer à l'étranger des structures d'intérim pour faire venir des travailleurs. Ainsi, le problème de la main d'œuvre trop chère serait réglé, mais pas celui du chômage en France.
Une fois encore, pour satisfaire le syndicat marron des agriculteurs, qui prêche pour sa paroisse, Naboléon ne recule devant aucun sacrifice, si ce n'est celui de ses travailleurs dont manifestement il n'a rien à cirer. Il nous crée le travailleur low-cost, celui que l'on va chercher dans les pays de l'est où n'existe pas de SMIC ni de durée légale du travail de manière à les payer un minimum et les faire bosser un maximum. Pour bien enfoncer le clou, le sinistre de l'agriculture a rencontré à plusieurs reprises et dans plusieurs départements des représentants de la FNSEA, le syndicat de soutien à Sarko, il leur a expliqué comment "faire baisser les coûts de production en réduisant celui de la main d'œuvre".
Ce système est déjà en vigueur dans certains pays européens comme l'Allemagne, à titre d'essai probablement, et les dégâts sont impressionnants. La filière porcine par exemple n'utilise pratiquement plus que des ouvriers polonais, roumains ou bulgares.
Voilà donc comment, lorsqu'on ne peut pas délocaliser les champs, les animaux, les serres ou le soleil, on délocalise la main d'œuvre. Ainsi, le coût est de 7 euros de l'heure pour les industriels de l'abattage allemand au lieu de 15 avec un ouvrier autochtone.
Quand on sait que l'heure en France revient à 20 euros, on comprend pourquoi le nabot veut importer la main d'œuvre des pays de l'est. Ce système permet de baisser le coût au kilo de 5 centimes.
En conséquence, s'il est vrai que le prix de la viande baisse de 5 centimes le kilo, on est en droit de se poser des questions sur la hausse potentielle du bénéfice des patrons et surtout sur la hausse future et indubitable du chômage dans l'agriculture.
Une fois de plus, on voit bien comment l'incompétence, l'inconséquence et le dédain de l'ouvrier amène notre petit, très petit Président à pousser les salaires des ouvriers vers le bas.
Comment avoir un seul instant l'idée qu'un pareil personnage pourrait revenir au pouvoir en 2012 ?
Non ! Il faut le zapper à chaque occasion et dès la prochaine élection.
Vous voyez, Noël approche, le sapin qui fait partie de l'agriculture va trôner dans nos foyers. Je vous conseille vivement de suspendre, comme moi, une photo de Sarko au sommet de l'arbre, ça vous fera des économies car vous êtes certains qu'il vous mettra les boules.
Je sais que je vais choquer certains d'entre vous, mais, comme disent mes chats, quand j'ai une puce, je dois me gratter coûte que coûte.
Le 11 novembre est une date que je ne peux pas oublier, que je n'ai pas le droit d'oublier, tout particulièrement celui de cette année.
Ne vous y trompez pas, ce n'est pas parce que les festivités ont été plus "grandioses" que les autres années, ce n'est pas non plus parce que le dernier "poilu" de 14/18 a été remplacé, au pied levé, par Angéla Merkel la blanche neige européenne, c'est particulièrement pour l'hommage rendu par notre saigneur et mètre au tigre, père la victoire, Georges Clemenceau.
Fallait-il rendre un hommage à ce vendéen qui ne déparerait pas aujourd'hui dans le gouvernement de godillots. Parti de l'extrême gauche dont il est le chef de file en 1876, il atterrira on ne sait trop où vers la droite lors de la guerre de 14 après être passé par la case "destruction populaire" en 1906 et 1907. En effet, il a ordonné un nombre impressionnant d'arrestations de mineurs grévistes à la suite de leur révolte après la catastrophe de Courrières près de Lens en 1906 et provoque deux morts en faisant tirer par l'armée sur les vignerons manifestants à Narbonne en 1907 lors de la "révolte des gueux" conduite par Marcellin Albert.
Pour la guerre de 14 / 18, il mate irrémédiablement révolte, mutinerie ou grève dans les usines en 1917 et "pousse à la guerre" en pourchassant les défaitistes et les pacifistes.
Enfin, l'armistice, de "père la victoire", il a été traité de "perd la victoire" car ses exigences tellement lourdes se heurtent aux Etats-Unis et au Royaume Uni qui l'obligent à un compromis tel qu'on retrouvera l'Allemagne face à nous en 39 tant le traité de Versailles comportait d'erreurs.
Alors, il a rendu hommage à qui a-t-il rendu hommage notre rase mottes ? Au gauchiste? Au persécuteur ? A l'assassin de manifestants ? Au bricoleur du traité ?
C'est quand même Foch et Joffre qui ont mené l'armée à la victoire, mais ceux là, il les oublie, peut-être parce que leurs statues sont un peu trop éloignées de l'Elysée et il était difficile de faire déplacer la presse jusqu'à Rivesaltes et à l'arc de triomphe dans la même journée.
Résumons cette journée du 11 novembre qui, aux dires des médias et de Naboléon, restera dans l'histoire.
Après un battage sans précédent et le rassemblement de dizaine de journalistes, on a pu voir le ratage de la ranimation de la flamme par le duo d'enfer Angéla Nico. Et notre petit homme a expliqué en interview que c'était pratiquement plus fort que l'image de Kohl et Mitterrand main dans la main.
A noter au passage, toujours le même enthousiasme courageux de notre chef qui a attendu la disparition du dernier poilu pour le cocufier. C'est beau comme de la poésie hugolienne.
Personnellement, je ne retiendrai de ce jour que deux choses qui me paraissent d'une importance primordiale :
- l'hommage à un homme qui a oppressé des ouvriers et des vignerons au bord de l'asphyxie financière.
- le jour de l'anniversaire de mon épouse Béa.
Finalement, c'est quand même ce dernier point qui me tient le plus à cœur (sans mauvais jeu de mot) car j'ai bien failli, malgré moi, lui faire un cadeau empoisonné avec mon problème de santé.
Alors, oui, je suis certain de ne pas oublier le 11 novembre, et surtout celui de 2009.
Le mur, le mur, il n'y a plus que cela, ma parole, ils sont mûrs!
Certes, je ne juge pas du bien fondé ou non de la chute du mur quoique j'aie quand même mon idée sur la question, simplement, je trouve que dans notre pays on en fait beaucoup pour un anniversaire qui, somme toute, ne nous concerne que de loin.
On célèbre la chute du communisme à cette occasion et je ne comprends pas trop pourquoi. Mis à part les abus des dirigeants dont on devrait célébrer la disparition, la philosophie du communisme ne nous aurait pas conduit au carnage financier que nous avons connu cette année, à condition, bien sûr qu'elle soit appliquée en tant que telle et pas au profit d'une caste ou d'une poignée d'individus peu recommandables.
Quoique l'on puisse en dire, les allemands de l'est étaient certes malheureux par rapport à ceux de l'ouest, mais ils mangeaient à leur faim ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.
Soit, c'est un problème purement allemand et je me garderai bien de faire une quelconque morale, je me contente de constatations. Dans ces constatations, il y a la fête organisée pour le vingtième anniversaire à laquelle assistait notamment notre nain de jardin préféré.
Mais que faisait-il dans ce monde de festivités à regarder les dominos chuter en cascade ?
Vous me direz que sa présence n'était pas indispensable en France où, par ailleurs, était organisée une fête à la gloire du capitalisme triomphant, celui là même qui a plongé le monde entier dans une indescriptible merde financière et surtout sociale. Ce capitalisme libéral qui ne profite qu'à une poignée d'êtres humains dont le jeu principal est d'écraser la majorité de la population du globe au nom de leurs seuls portefeuilles.
Je disais donc que sa présence aux côtés de la Blanche Neige teutonne n'était pas plus importante que celle du roi du Tonga, du prince du Bhoutan ou du Président des USA qui a envoyé sa ministre des affaires étrangères. Une affaire d'intelligence, mais certaines personnes n'ont pas besoin de se montrer pour prouver qu'elles existent, d'autres saisissent toutes les occasions de parader. En plus, Weißer Schnee (Blanche Neige en allemand) le place systématiquement à sa droite pour lui donner l'importance, ou le rôle de Simplet, ainsi, elle peut l'embobiner chaque fois qu'elle en a besoin. Elle a compris qu'il fallait flatter son ego pour en tirer la quintessence.
Il a donc assisté à ces fêtes au titre de Président de la République française, mais il a omis, au passage, lui, le nobliau, qu'il était également prince. Il l'a oublié ou volontairement occulté eu égard au courage habituel qu'il démontre dans les occasions difficiles quand il est entouré d'une armée de flics et de gorilles. Il a dédaigné, lui si prompt à honorer les morts militaires de sa présence, la catastrophe survenue dans le pays dont il est le co-prince.
N'aurait-il pas dû se rendre en Andorre pour honorer de sa présence les morts et les blessés retirés des décombres occasionnés par l'effondrement d'un pont en construction ?
Entre une présence utile sur la catastrophe et une présence honoraire à Berlin, il n'a même pas réfléchi, d'ailleurs le peut-il ?
Alors qu'il est en quelques sortes constitutionnellement le co-chef de l'Etat de cette principauté, comment peut-il montrer autant de dédain pour des travailleurs qui laissent leur vie au nom d'un progrès pour aller faire le charmant aux côtés de la chancelière qui, entre nous, n'a invité les "grands" du monde que pour "faire la foule" des approbateurs de sa sauterie réunificatrice. Il a été là pour faire "banquette" comme les vieilles mères dans les bals populaires où elles venaient surveiller leurs filles, et par-dessus le marché, il n'a pas eu une meilleure météo qu'au Pas de la Case.
Jusqu'à maintenant, je croyais que nous étions dirigés par un représentant de commerce (mauvais vendeur d'ailleurs), eh bien je crois aujourd'hui qu'il s'agit d'un figurant.
Bonjour, je suis heureux de vous retrouver après ces quatre jours de doutes.
Tout d'abord, et avant de le faire individuellement, je vous remercie du fond du cœur (enfin, c'est une façon de parler) pour tous vos "com." qui m'ont vraiment touché.
Un merci tout particulier à Pat 59 qui a aidé Béa pour vous informer que je risquais de ne plus mettre d'articles pendant un certain temps qui, aux dires du SAMU, pouvait s'avérer long.
Finalement, la médecine était plus pessimiste que moi. Voici donc quel était mon mal.
J'ai fait un infarctus en 2003 et c'est ce qui, cette fois, a affolé tout le monde moi compris.
A la suite de 40 ans de rugby et de nos travaux titanesques d'un an dans notre maison, j'ai quelques problèmes de vertèbres qui ont provoqué de vives douleurs intercostales au niveau de la poitrine. Parallèlement, à force de m'immiscer dans son esprit tordu, j'ai contracté une "sarkozyte" (malaise vagal).
Les deux symptômes réunis ont conduit le SAMU et les pompiers à me diriger sur les urgences. C'est ainsi que je me suis retrouvé perforé de toutes part et enrubanné de fils tel un scoubidou sur un lit du service de soins intensifs. Une kyrielle de prises de sang, de passages dans des appareils aux bruits étranges et d'enregistrements graphiques plus tard, il a été décidé que je ne refaisais pas un infarctus ni une péricardite et que mes ressorts de 2003 étaient toujours en fonction. Donc, le cardiologue qui a diagnostiqué les vrais problèmes m'a autorisé à retourner chez nous et m'a ordonné du repos. Entre nous, il n'avait pas besoin de préciser, car depuis ma sortie d'hier, je n'ai pas beaucoup d'énergie, les nuits sans sommeil, les injections de dilatateurs artériels et autres fluidifiants m'ont carrément coupé les jambes.
Me voilà donc de retour, un peu fourbu, mais pas assez pour passer sous silence l'ensemble des inepties de notre cher (très cher) Roisident et de sa cour et les invraisemblables bévues de son opposition. Je reprendrai donc, dès que mon ressort sera au top, mes diatribes et mes griffures, pour vous donner mon analyse des situations cocasses, dramatiques ou farfelues dans lesquelles nous mettent tous ces gens (aussi bien les gens bêtes que les gens bons … je sais, c'est vieux, mais il faut me réhabituer).
Ce sera tout pour aujourd'hui, mais je reviens bientôt.
Encore mille mercis à tous les aminautes connus et inconnus qui m'ont prouvé qu'on pouvait compter parfois plus sur Internet que sur certains proches.
Je vous embrasse à tous.
Lucien
PS : Vous n'êtes pas obligés de me chambrer sur la "sarkozyte" comme l'ont fait mon fils et Pat59, mais si vous le faites … ça me fera bien rigoler.